Jeu 17 avr 2003 9:48

cet article tiré du journal algérien El Watan du 14 Avril relate des évènements qui en disent long sur l'état d'esprit des acteurs de" l'unité arabe " prônée par les baathistes irakiens , idéologie faut-il le rappeler créée au Liban dans les années 50, et dont les adeptent pullulent aujourd'hui dans les sphères du pouvoir dans les pays du magreb où la population berbère est soumise à une arabisation forçée avec la menace d'une extermination totale à tout moment !!!

Sur les tentatives génocidaires en Kabylie la censure française aussi fait des ravages !!!


Des volontaires algériens tués en Irak
Par A. Djabali - envoyé spécial - journal algérien El Watan du 14 Avril


Plusieurs dizaines sur les quelque 600 volontaires algériens partis combattre les forces américano-britanniques en Irak ont péri les armes à la main. C’est ce qui ressort de nombreux témoignages recueillis auprès d’une trentaine d’entre eux qui avaient réussi à rejoindre Damas, la capitale syrienne. Inexpérimentés ou sachant à peine manier les armes, la majorité de ces volontaires avaient été affectés aux premières lignes du front, loin devant les troupes irakiennes de la Garde républicaine.

Aux côtés de 6000 autres de différents pays arabes, les Algériens furent à l’origine de faits d’armes et de pertes subies par les GI’s à l’aéroport Saddam international de Baghdad, au palais présidentiel El Kout et sur le pont du même nom. Les témoignages attestent que les troupes de Saddam Hussein étaient totalement démobilisées et désorganisées. Lors des premières attaques terrestres et aériennes américaines dans la banlieue de la capitale, ces troupes avaient abandonné leurs positions et leurs armes pour fuir, laissant les volontaires arabes seuls face aux agresseurs. Samedi dernier, bon nombre d’entre eux avaient réussi à atteindre la capitale syrienne pour tenter de rejoindre Alger. Les récits de leurs péripéties à travers les routes et les campagnes de Baghdad à la frontière syrienne mettent en relief les assassinats perpétrés sur des volontaires arabes par les Américains. Interceptés par ces derniers, alors qu’ils n’avaient opposé aucune résistance, cinq Yéménites et trois Algériens avaient été mis à genoux avant d’être froidement exécutés. Leurs récits confirment que la Garde républicaine à Baghdad était déjà défaite bien avant l’arrivée des GI’s dans la capitale, comme ils confirment également que plusieurs officiers irakiens et officiels du gouvernement irakien s’étaient préparés à cette défaite en faisant traverser la frontière irakienne à destination de la Syrie leurs familles. Pour ces volontaires, l’armée irakienne a commis l’une des plus grandes trahisons qu’ait connue le monde arabe. Alors qu’ils combattaient les forces américaines, les volontaires arabes auraient été pris à revers par des militaires et civils irakiens. Faits prisonniers, nombre d’entre eux ont été livrés pieds et poings liés aux Américains en contrepartie de récompenses offertes sur un barème préalablement établi : 2500 dollars pour la capture d’un volontaire algérien, 1500 dollars le Syrien et 1000 dollars en ce qui concerne les autres nationalités entre Jordaniens, Libanais, Yéménites, Soudanais, Libyens, Tunisiens. Ce barème aurait été établi en fonction de la dangeriosité que représentaient les uns et les autres pour les troupes américaines. Toujours à la pointe des combats en chair à canon, les Algériens avaient fait parler d’eux lors de la bataille de l’aéroport Saddam international. Ils avaient repoussé les GI’s avant de les encercler en ce samedi 5 avril. Dans la nuit, ils réussirent à s’infiltrer dans leurs rangs et à passer sous le fil de leur baïonnette une cinquantaine d’entre eux. Deux jours après, les volontaires algériens furent confrontés à des tirs de kalachnikovs et à un bombardement intensif de leurs positions par des éléments de la Garde républicaine irakienne. Des témoignages recueillis auprès d’autres volontaires, notamment syriens et jordaniens, confirment ces faits. Menouar A. (Syrien) : Marié, père d’un enfant, propriétaire d’un restaurant à Damas, j’ai tout abandonné pour répondre à l’appel du devoir. Aux côtés de nombreux compagnons algériens, j’ai participé à des combats contre les Américains. Des militaires irakiens nous ont pris à revers et ont tiré sur nous. J’ai vu tomber un des Algériens, Abdelghani Aïssaoui, natif de la région de Constantine. J’ai eu le temps de récupérer ses papiers pour les remettre à un de ses compatriotes. Face à cette traîtrise, j’ai su qu’il n’y avait plus rien à faire, d’autant que les militaires irakiens avaient refusé de tirer une seule balle. Abdelmadjid T. (Algérien) : Je suis un simple salarié venu pour combattre aux côtés des Irakiens l’agresseur américano-britannique, finalement, ils nous ont trahis. Je regrette beaucoup d’être venu car les Irakiens avaient d’autres soucis que de défendre leur pays.Abbou Abas Adnène : Nous avons été contraints de laisser tomber car la trahison était partout. Nous n’avions pas pour ennemi les Américains seulement, mais aussi les militaires irakiens. Avec des Algériens et des Yéménites, nous avons été interceptés par une troupe mobile américaine. Huit d’entre nous, qui s’étaient rendus, ont été exécutés sur place. Nous avons réussi par la suite à nous replier.

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