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LE DECLENCHEMENT DE LA VIOLENCE PALESTINIENNE
Réponse à des questions souvent posées

Actualisation - janvier 2001

    Qui est responsable de l’explosion de violence ?

Dans les troubles récents du Moyen-Orient, on a oublié de mentionner quelques vérités simples, pour diverses raisons. Les événements auxquels on a assisté dans notre région sont le résultat de la détermination évidente des Palestiniens à continuer à utiliser la violence comme instrument politique. Le gouvernement et le peuple israéliens aspirent à la cessation de cette violence, contrairement à nos voisins palestiniens. Israël cherche à résoudre ses différends avec les Palestiniens à la table des négociations, tandis que Yasser Arafat et l’Autorité Palestinienne ont choisi — et souvent glorifié — la poursuite des confrontations violentes.

Yasser Arafat doit être tenu pour responsable de la vague de violence qui s’étend encore sur les territoires. Ce soi-disant " soulèvement " n’est rien d’autre que l’effort calculé, cynique, d’Arafat pour atteindre par la violence le plus grand nombre d’objectifs politiques qu’il n’a pas réussi à atteindre par des négociations.

Même si beaucoup de gens aimeraient que nous pensions différemment, ce dont nous sommes témoins correspond bien à un choix délibéré des dirigeants palestiniens de poursuivre les actes de violence plutôt que les négociations.

Récemment, des médias palestiniens ont clairement témoigné de cette évidence. Le 5 décembre, le quotidien semi officiel " Al-Ayyam " rapportait ce qui suit :

" Lors d’un symposium à Gaza, le ministre palestinien des Communications, Imad al-Falouji, a confirmé que l’Autorité Palestinienne avait commencé à préparer le déclenchement de la " nouvelle Intifada " depuis la conclusion des entretiens de Camp David, et ceci conformément aux instructions d’Arafat lui-même. M. Falouji a poursuivi en déclarant qu’Arafat avait lancé cette Intifada comme le ‘nec plus ultra’ de la position palestinienne immuable dans les négociations, et n’était pas uniquement l’expression d’une protestation de l’opposition israélienne contre la visite d’Ariel Sharon sur le Mont du Temple. " Al Ayyam, 6 décembre 2000.

D’autres officiels palestiniens ont émis des déclarations similaires, dans la presse et les média palestiniens et arabes.

L’actuelle confrontation a été délibérément engagée et poursuivie par le leadership palestinien comme option stratégique. Ceci a été vrai dès les premiers jours de la crise, et cela demeure vrai aujourd’hui. A cette fin, Yasser Arafat et l’Autorité Palestinienne ont :

  • autorisé les milices du Fatah — les Tanzim — à faire feu contre des Israéliens, avec des fusils fournis par l’Autorité Palestinienne.
  •     Pourquoi cette violence ?

    Contrairement à ce qui a été proclamé dans divers milieux, la visite d’Ariel Sharon au Mont du Temple, fin septembre, n’a pas déclenché le " soulèvement ". Elle n’a été que le prétexte d’une campagne de violence orchestrée. En réalité, l’actuelle vague de troubles date de la mi-septembre, avant la visite de Sharon, lorsque des cocktails Molotov et des pierres ont été lancés sur des positions israéliennes au carrefour Netzarim, à Gaza. Peu de temps après a eu lieu l’assassinat d’un soldat israélien par une bombe jetée du bord de la route, au même endroit, le 27 septembre. Deux jours plus tard, un officier de police israélien a été tué par un policier palestinien qui avait servi avec lui dans une patrouille conjointe.

    L’origine des événements actuels remonte au sommet de camp David, en juillet, soit moins de trois mois auparavant, lorsque Arafat manifesta clairement son refus d’un compromis équilibré, en rejetant toutes les propositions avancées par le gouvernement américain. Le Premier Ministre Barak, quant à lui, souhaitait prendre ces propositions en considération. En conséquence, le Président Clinton a rendu Arafat pleinement responsable de l’échec des entretiens.

    Ce n’est pas par accident que cette violence a éclaté à un moment où Israël exprimait sa volonté de parvenir à des compromis sans précédent et d’une portée considérable, dans le but de parvenir à un accord réalisable et durable. Une réelle occasion était offerte à Arafat de parvenir à une solution par des négociations et un compromis, et d’offrir des avantages concrets considérables au peuple palestinien.

    Mais la branche d’olivier brandie par Israël a essuyé une grêle de tirs de roquettes et de cocktails Molotov. Arafat a préféré se montrer un révolutionnaire implacable plutôt que de prendre le risque d’être considéré comme " faible " par les extrémistes palestiniens opposés à toute forme de compromis ou de conciliation avec Israël. Il a opté pour l’usage de la violence comme moyen de négociation.

        La violence et les négociations de paix sont elles compatibles ?

    Depuis le début des négociations entre Israël et l'OLP, il y a sept ans, Israël s’est attelé à la tâche de répondre aux aspirations nationales palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza. Se fondant sur la promesse d’Arafat en 1993 d’abandonner le terrorisme et de s’engager dans une solution négociée, Israël a négocié l’établissement d’une Autorité Palestinienne élue qui a progressivement étendu sa juridiction et ses compétences et administre maintenant 97% de la population de Cisjordanie et de la bande de Gaza.

    Mais Israël ne s’en est pas tenu là. Le gouvernement israélien a fait connaître aux Palestiniens, lors du sommet de Camp David - et publiquement aujourd’hui -, sa volonté de progresser dans les négociations de paix, en vue de l’établissement d’un état palestinien dans le cadre de l’accord sur le statut permanent — un état contigu, viable, et prospère économiquement, un état qui renforcerait la stabilité régionale et non l’inverse. En agissant ainsi, le gouvernement israélien a réalisé des compromis politique, historique et stratégique très importants.

    Cependant, malgré ces compromis, lorsqu’il devint clair pour les dirigeants palestiniens qu'Israël ne pourrait satisfaire à toutes les exigences palestiniennes, et que nous avons, nous aussi, des aspirations et des intérêts à prendre en compte dans des compromis, ils ont choisi d’interrompre les négociations et de s’engager de nouveau sur la voie de la violence qu’ils avaient promis d’abandonner.

    D’un point de vue israélien, mettre fin à ce que les Palestiniens appellent une " occupation " ou un " déni de droits " n’est pas un sujet de dispute. Pour nous, la question fondamentale aujourd’hui est la violation par les Palestiniens du principe fondamental du processus de paix — une solution fondée sur un compromis et non sur l’intransigeance, sur la négociation et non sur la violence.

    A cette fin, le gouvernement israélien a décidé que la première mission, dans tout contact avec les Palestiniens, serait de mettre un terme à la violence.

        L’armée israélienne répond-elle à la violence de manière excessive ?

    L’accusation maintes fois répétée qu’Israël a employé une force excessive est pire qu’une distorsion ; c’est une contrevérité. Au cours des derniers mois, des soldats israéliens et des civils ont été confrontés, à peu près tous les jours, à des douzaines d’attaques palestiniennes organisées, violentes et mortelles, dont seul un faible pourcentage est mentionné dans les médias. Ces attaques ont inclus des fusillades dirigées contre des quartiers résidentiels, des cocktails Molotov, des attaques sur les routes, des colis et des voitures piégés dans des zones commerciales très peuplées, et des manifestations violentes. Dans ces circonstances difficiles, l’armée israélienne a agi avec une très grande retenue, faisant tout son possible pour éviter de faire des victimes.

    Israël n’a pas intérêt à l’escalade de la violence. Au contraire, Israël pense qu’il est impératif d’y mettre fin, afin que les deux parties puissent de nouveau s’asseoir à la table des négociations. Israël maintient qu’une solution juste et durable ne peut être trouvée que par le dialogue et non par un conflit armé. Cependant, tant que la violence subsistera, il incombera à l’armée israélienne de protéger les citoyens israéliens et le personnel israélien de sécurité.

    Le gouvernement israélien regrette toute perte en vie humaine, qu’elle soit arabe ou juive. En dernière analyse, cependant, la responsabilité de ces morts incombe à l’Autorité palestinienne, qui a initié la violence et refuse obstinément un cessez-le-feu. Par exemple, Arafat n’a pas signé d’accord mettant un terme à la violence, après avoir promis de le faire, à la Secrétaire d’état Madeleine Albright, lors de leur rencontre à Paris, le 4 octobre 2000. Pas plus qu’il n’a respecté ses engagements lors des arrangements de Charm el-Cheikh le 17 octobre 2000, incluant sa promesse d’une déclaration officielle sur la cessation de la violence, de restaurer la coopération en matière de sécurité et de reprendre les négociations de paix. A ce jour, Arafat doit s’exprimer officiellement et publiquement pour qu’un terme soit mis à la violence.

    Israël a, en revanche, respecté tous les engagements qu’il avait pris à Charm el Cheikh, y compris le redéploiement de son armée.

        Pourquoi y a t-il plus de victimes palestiniennes qu’israéliennes ?

    L’armée israélienne a fait tout ce qui était en son pouvoir pour agir avec retenue face à des centaines de tirs, de manifestations de violence et autres actions mettant en danger des vies humaines. étant donné l’étendue des violences qui s’abattent sur les territoires, elle a assez bien réussi à restreindre le nombre de pertes en vies humaines.

    S’il y a moins de victimes du côté israélien, c’est principalement parce qu’un faible nombre d’Israéliens s’engagent dans des actions violentes. La plupart des incidents violents dans les territoires ont été le fait de centaines de manifestants palestiniens attaquant une petite poignée de soldats israéliens.

    Il est important de faire remarquer que pour affronter des soldats israéliens, les manifestants palestiniens doivent quitter leurs zones de résidence et se rendre dans les banlieues de leurs villes et de leurs villages. C’est seulement là qu’ils trouveront des militaires israéliens tenant les positions qui leur ont été spécifiées par les accords israélo-palestiniens signés par les deux parties.

    En outre, Israël rejette l’idée que la justice puisse être déterminée par le nombre relatif de pertes de chaque côté. A titre de comparaison : le nombre total de pertes humaines parmi les forces alliées dans la campagne Tempête du Désert en Irak, et parmi les forces de l’OTAN en Yougoslavie, étaient bien plus faibles que celles des Irakiens et des Serbes — qui comprenaient également des civils pris tragiquement dans les tirs croisés lors de ces conflits. Pourtant, contrairement aux victimes civiles d’Irak et de Yougoslavie, les civils palestiniens touchés dans l’Intifada avaient délibérément choisi de s’engager dans des confrontations violentes avec les forces armées israéliennes.

        Qu’est-il arrivé aux lieux saints juifs et musulmans ?

    Dans le cadre de leur décision de poursuivre la violence, les Palestiniens ont également mené une campagne de destruction et de vandalisme contre les lieux saints juifs. L’exemple le plus flagrant s’est produit lorsque la foule palestinienne a mis à sac, démoli puis mis le feu à la Tombe de Joseph à Naplouse. Ceci a eu lieu juste après le retrait des troupes israéliennes du lieu saint, conformément à l’accord par lequel l’Autorité Palestinienne entreprenait de protéger le lieu saint juif de tout dommage. Après cette attaque, l’Autorité Palestinienne a réparé le site et a décidé d’en faire une mosquée. Puis ont suivi d’autres attaques palestiniennes contre des synagogues juives, y compris l’antique synagogue de Jéricho, qui a été gravement endommagée par un incendie criminel, de même que la synagogue de la ville juive d’Efrat.

    En fait, ce n’est que lorsque les lieux saints de l’Islam, du Christianisme et du judaïsme ont été sous contrôle israélien que la liberté de culte et le caractère sacré des sites ont été garantis. Même au cours de l’actuelle vague de violence, le Mont du Temple, à Jérusalem, est resté ouvert au culte musulman, bien que les prières soient devenues un moyen d’inciter à la violence et aux émeutes. Les Musulmans ont même utilisé l’aire du Mont du Temple comme base de lancer de pierres. Les attaques proviennent d’un village voisin, Beit Jala, dont la population est arabe chrétienne. Israël pense qu’il s’agit d’une tentative délibérée des milices palestiniennes pour attirer le monde chrétien dans le conflit en provoquant des représailles israéliennes. Israël fait donc tout son possible pour réagir avec un maximum de retenue à ces attaques non provoquées sur Guilo, en visant uniquement les bâtiments d’où proviennent les attaques.