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INTERVIEW DU PREMIER MINISTRE ISRAELIEN A L’OCCASION DU NOUVEL AN JUIF
traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

Les menaces d’attaques non-conventionnelles

« La Libye est en passe de devenir le premier Etat arabe à posséder des armes de destruction massive ».
« Israël est le pays le plus préparé à une attaque chimique ou biologique » (Yedioth Aharonoth)

Les tensions au nord

« J’observe que l’Irak se rapproche de la Syrie et de l’Iran. Des hauts gradés iraniens se sont rendus dernièrement au sud Liban. La Syrie soutient pleinement le Hezbollah, et elle en subira les conséquences. » (Yedioth Aharonoth)

Le bilan de l’Intifada

« Essayons d’analyser le bilan de l’Intifada. Notre ténacité et notre endurance ont fini par porter leurs fruits, même s’il est vrai que nous avons parfois beaucoup souffert. A l’inverse, j’observe des failles chez les Palestiniens, qui sont de plus en plus nombreux à comprendre qu’ils n’obtiendront rien par le terrorisme. C’est quelque chose que je distingue également à travers les documents de renseignements que j’ai entre les mains » (Yedioth Aharonoth)


L’échéance électorale

« Arafat ne parviendra pas à me tordre le cou. En tout cas, ce qui est certain, c’est que les élections auront lieu en 2003, et pour ma part je souhaite que le scrutin ait lieu à la date prévue (octobre 2003, NdT). J’envisage de former un gouvernement d’union nationale après ma réélection, mais s’il faut choisir entre responsabilité nationale et gouvernement d’union nationale, j’opterai toujours pour la première option. » (Yedioth Aharonoth)

Les bavures de Tsahal

« En principe, nous ne touchons pas les civils. En ce sens , les normes de Tsahal n’ont pas changé. Mais quelquefois, comme pour l’opération contre Shéhadé, qui était un terroriste redoutable, nous avons décidé de donner notre feu vert. » (Yedioth Aharonoth)


Les perspectives de reprise du processus politique

« Nous sommes dans une époque dont les développements sont susceptibles de changer la face d’Israël et du Proche-Orient. Sans prétendre être le seul à en être capable, je crois sincèrement que je suis l’un des rares hommes politiques à pouvoir arriver à un règlement politique. J’ai un plan de paix qui est dans l’ensemble approuvé par l’administration américaine. Si les Palestiniens souhaitent avancer et mettent en œuvre ce que l’on attend d’eux, on devrait pouvoir ouvrir le dialogue. » (Yedioth Aharonoth)

« Il y a quelques jours, un haut responsable palestinien, un des « Abou », m’a téléphoné pour me proposer de le rencontrer. J’ai tout de suite accepté et nous devons nous rencontrer prochainement. » (Yedioth Aharonoth)


« Le calme actuel est d’abord dû à nos succès dans la prévention des attentats. Jusqu’à présent, à mon grand regret, nous ne voyons aucun effort sérieux de leur côté pour faire échec au terrorisme ».

« J’entends tous les jours dire ‘Il n’a pas de plan de règlement politique’. Pour commencer, il y en a un. Je l’ai également exposé, et la majorité de ses principes sont connus de l’Administration américaine. Le principe est une solution par étapes. En premier lieu, la cessation totale du terrorisme, de la violence et des incitations à la haine. La deuxième étape, celle du règlement intérimaire, comprendra l’évolution progressive du système des rapports mutuels ; et au troisième stade, le statut final où sera fixée la frontière entre Israël et les Palestiniens ».


Les rapports avec les Etats-Unis

« Nos rapports avec les Etats-Unis sont de tout premier ordre… Cela ne s’est pas passé tout seul. Un effort énorme a été investi, des explications, des efforts de persuasion, et aussi les rapports personnels qui se sont créés ». (Maariv)

Le rival Nétanyahou

« J’ai beaucoup d’estime pour Nétanyahou. Je suis convaincu qu’il pourrait être un excellent ministre au sein de mon gouvernement. » (Yedioth Aharonoth)


Les Arabes israéliens

« Cessons de constamment juger notre rapport aux Arabes israéliens. Beaucoup de ressources ont été investies pour la population arabe en Israël. Pour vivre ensemble dans un Etat juif et démocratique, les Arabes israéliens doivent impérativement respecter la loi et cesser de parler de séparation. Ceux qui vivent ici sont des citoyens qui ont des droits et des obligations ». (Zman Tel-Aviv, supplément local, Yed)


La clôture de sécurité

« La clôture que nous sommes en train d’édifier ne représente en aucun cas une frontière, ni politique, ni sécuritaire. Elle est tout au plus un moyen supplémentaire de lutter contre le terrorisme ». (Zman Tel-Aviv, supplément local, Yed)


Les accords d’ Oslo.

« Oslo fut une erreur historique. En 1988, j’avais recommandé à mes amis du Likoud de déterminer une frontière définitive et de partager le territoire avec les Palestiniens après avoir fait le tracé topographique des intérêts israéliens ». (Zman Tel-Aviv, supplément local, Yed)

« Le mal véritable est causé quand vous ne pouvez plus faire machine arrière. C’est une chose qui n’existe pas. Vous révéler comment nous l’avons échappé belle ? Il semble que le Très Haut a volé à notre secours, et ce n’a pas été à cause de l’intelligence des Juifs. Mais bel et bien à cause de la stupidité et des intentions cachées des Palestiniens ».

« Les intentions d’Arafat, dès le premier jour, étaient d’amener progressivement la fin de l’Etat d’Israël. Il y avait des gens naïfs, il y en avait qui faisaient les naïfs, il y en avait peut-être qui n’avaient pas assez réfléchi. Quoi qu’il en soit, tout cela n’existe plus. Oslo n’existe plus, Camp David n’existe plus, et Taba non plus. Nous ne reviendrons plus dans ces endroits.
Notre problème fondamental avec le monde arabe est beaucoup plus profond que celui du terrorisme. Le problème, c’est le refus des Palestiniens de reconnaître le droit du peuple juif d’avoir un Etat juif dans sa patrie. Si l’on parle de la fin du conflit, nous n’y parviendrons que lorsque cette reconnaissance sera un fait ».