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POINT DE PRESSE DU 19 MARS 2001


Le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères s'est exprimé ce jour sur les sujets suivants :

BAHREIN-QATAR

Je vous rappelle en premier lieu la déclaration que le porte-parole du ministère a faite samedi 17 mars :
La France, qui prône avec constance le règlement pacifique des conflits, a pris connaissance avec intérêt de l'arrêt de la Cour internationale de Justice concernant le contentieux territorial entre Bahreïn et Qatar. Elle félicite Qatar et Bahreïn à cette occasion et se réjouit de leur détermination à mettre en oeuvre les dispositions de cet arrêt. Elle est convaincue que le règlement de cette affaire permettra à ces deux pays de poursuivre et d'amplifier le rapprochement qu'ils ont déjà entrepris et de contribuer ainsi à la stabilité de la région du Golfe à laquelle la France est attachée.

FRANCE/ISRAEL

(Confirmez-vous l'information que donne aujourd'hui un quotidien israélien selon lequel la France aurait demandé à ses partenaires européens de prendre des sanctions contre Israël ?)

Vous connaissez notre réticence à commenter les informations de presse. Il s'agit en l'occurrence d'une allégation dénuée de tout fondement . Notre position sur le Proche-Orient a été exprimée par le ministre, à plusieurs reprises, et à l'occasion de nos points de presse .

La France propose de prendre des sanctions économiques contre Israël

Ora Koren, Haaretz, cahier économique, 19.3.01, page 1C (et mention du titre à la une du journal).

Le gouvernement français a diffusé à l'attention des Etats-membres de l'Union européenne un document virulent appelant à prendre des sanctions économiques contre Israël en raison de la "violation des droits de l'Homme dans les territoires", selon les termes employés. C'est ce qu'on a appris hier par des sources politiques en Israël. La Belgique s'est associée à cette initiative. Selon ces mêmes sources, ces sanctions économiques envisagées par la France et la Belgique sont, entre autres, l'abrogation de l'accord d'association signé en 1995 (qui comprend un accord commercial et un agrément d'approfondissement de la coopération économique et politique) et l'exclusion d'Israël du sixième plan de Recherche et de Développement qui sera mis en oeuvre en 2003.
Aujourd'hui, à l'occasion de la réunion mensuelle des ministres des Affaires étrangères européens, le Commissaire aux Relations extérieures, Chris Patten, fera un compte rendu de sa visite de la semaine dernière en Israël. Patten avait demandé au gouvernement israélien de débloquer les sommes dues à l'Autorité palestinienne, mais s'était vu opposer une fin de non recevoir sur ce point.
Au lendemain de cette réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union, une rencontre préparatoire israélo-européenne devrait avoir lieu en vue de la première réunion, le 21 mai prochain, de la Commission stratégique conjointe entre Israël et l'Union européenne, à laquelle prendront part les ministres des Affaires étrangères des divers pays concernés.
L'objectif de cette réunion est de mettre en oeuvre les accords d'approfondissement du dialogue politique entre Israël et l'Union européenne. Israël sera représenté par le sous-directeur chargé des affaires économiques au ministère des Affaires étrangères, Victor Harel. Dans l'état actuel des choses, Jérusalem ne sait pas clairement si ces discussions à venir vont pâtir du contrecoup de la réunion d'aujourd'hui des ministres européens des Affaires étrangères et des pressions exercées par les gouvernements français et belges.
Le plan de Recherche et de Développement, dont la France et la Belgique veulent exclure Israël, représente plusieurs milliards de dollars répartis sur quatre ans. Le 5ème plan, qui incluait Israël, promettait une enveloppe de quelque 15 milliards d'euros. Des compagnies et divers organismes israéliens ont bénéficié, durant les deux dernières années dans le cadre ce plan, de subsides s'élevant à un total de 105 millions d'euros.
Israël a déployé beaucoup d'effort par le passé pour être associé à ce plan dans le cadre duquel des subsides ont été accordés notamment aux Universités de Tel-Aviv et de Jérusalem, ainsi qu'aux Universités Ben Gourion et Bar-Ilan, au Technion (l'institut des Hautes études technologiques de Haïfa), à l'institut Weizman, à des société telles que Brizcom, Gilat et Scitex. Le plan vise, entre autres, à créer une base relationnelle commune aux compagnies israéliennes et européennes qui participent conjointement au développement de ce programme.
Réagissant aux messages de fermeté émis par les gouvernements français et belge, Victor Harel a déclaré hier que les communiqués transmis directement par l'Union européenne au gouvernement israélien différaient de ceux parvenus par des voies indirectes. Harel a précisé que Chris Patten a clairement fait savoir, lors de sa visite en Israël, au ministre des Affaires étrangères Shimon Peres que l'accord d'association était maintenu et que l'Union européenne souhaitait continuer de le promouvoir. "J'espère", a ajouté Harel, "qu'en Europe, on fera nettement la distinction entre les relations bilatérales avec Israël et le processus de paix."
Lors de la rencontre israélo-européenne de demain, les discussions auront trait notamment à l'association d'Israël au programme spatial européen. On préparera également la conférence de l'organisation mondiale du Commerce, qui se tiendra à la fin de l'année au Qatar.
Israël devrait participer à cette conférence, indépendamment de la situation du processus politique au Moyen-Orient.
De même, les discussions sur la coopération financière dans les domaines de la banque et des assurances se poursuivront demain dans le cadre de la rencontre. Il sera également question de mesures supplémentaires d'allégements pour les exportations israéliennes agricoles (essentiellement dans le domaine de la floriculture), ainsi que de la reconnaissance éventuelle par l'Union européenne de la coopération en matière de production – pour des besoins d'allégements – des taxes douanières, entre Israël et les pays d'Europe de l'est et d'Europe centrale./.