Jeu 7 nov 2002 9:20

Bin Laden est de retour en Arabie Saoudite et travaille étroitement avec Bagdad
Basé sur un résumé de dernières révélations de DEBKA-NET-WEEKLY

DEBKAfile révèle que le leader d'Al-Qaeda, perdu de vue depuis longtemps, Osama Ben Laden le Saoudien, est vivant en Arabie Saoudite. On pense qu'il y a atterri secrètement à la fin de septembre, peu de temps avant la dernière recrudescence des attaques terroristes internationales notamment contre le pétrolier français le Limburg, les coups de feu contre des Fusiliers marins américains au Koweït, le désastre de la bombe à Bali.

Cette information exclusive est parvenue à DEBKA-NET-WEEKLY, le 18 octobre, de sources de renseignement et de contre-espionnage les plus crédibles. Sa réapparition en Arabie Saoudite, qui lui a retiré sa citoyenneté et l'a envoyé en exil, apporte à une fin au débat et à la spéculation répandue depuis la bataille de Tora Bora en Afghanistan il y a 11 mois sur le destin et l'emplacement. de Bin Laden

Deux observations du chef terroriste insaisissable ont maintenant été annoncées - les deux dans la plus sauvage des régions les plus inhospitalières de l'Arabie Saoudite, le Rub al Khali, une région vide de la Péninsule Arabe et Najran sur la frontière du Yémen.

Les sources de DEBKA-Net-Weekly's sont certaines que Bin Laden a amené avec lui à ses compagnons les plus proches - son numéro deux et chef d'opérations, l'Egyptien Ayman Zuwahri, le noyau dur commandant le groupe de terrorisme Islamique, sa famille proche et son garde du corps. La taille de cette partie indique que la direction d'Al-Qaeda a trouvé une cachette sûre, située dans le Rimar Ar Rakabh (les Dunes du Cavalier), profondément à l'intérieur d'une région vide, d'une étendue de 220.000-mètres carrés, la plus grande mer de sable sur la surface de la terre qui chevauche l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Yémen et Oman.

On y a vu le chef d'Al-Qaeda à cheval - comme il était souvent dépeint en Afghanistan avant l'invasion des Américains en 2001- chevauchant les terres stériles de la tribu nomade d'Al Murrah, à environ 100 milles au sud-ouest des gisements de pétrole d'Al Ghawar.
Aucun signe d'incapacité oude mauvaise santé n'était en vue.

Al Murrah, renommé comme un des premiers éclaireurs de terrain, est parmi les éléments les plus féroces de la secte des Musulmans extrémistes Wahabi, la religion d'état de l'Arabie Saoudite et catalogué comme un des disciples les plus fervents de Bin Laden. Sans ses amis d'Al Murrah, cette terre désolée et vide est infranchissable et inhabitable
.
La deuxième fois où l'on a aperçu Bin Laden, c'était dans le Najran, une région étendue à travers la frontière entre la province Saoudienne du sud de l'Asir et du Yémen. Là, il a été observé sur la terre tribale Saoudienne du Bani Yam Saudi en face d'Oman sur les bords de la région vide. Le Bani Yam est près des alliés des tribus Yéménites voisines du Hadhramauth, la patrie héréditaire du terroriste Saoudien.

Dans le Najran, Bin Laden est non seulement à portée de ses amis Yéménites et de ses parents, mais en position pour contrôler et déployer les 700 terroristes d'Al-Qaeda qui ont échappé en Afghanistan à la fin de 2001 et au début de 2002 et ont fondé une base dans la province d'Asir.

Les fugitifs d'Al Qaeda dans la guerre Afghane se sont installés à des points stratégiques dans le Golfe et la Région du Moyen-Orient, une légion de près de 2.000 fanatiques de combat chevronnés sont prêts et attendent des ordres.

Les évaluations de renseignements reçus par DEBKA-Net-Weekly placent autour de 1.000 combattants à l'intérieur de l'Arabie Saoudite, la plus grande concentration dans l'Asir, le reste dispersé autour du royaume; 300-400 au Yémen; 150 dans le camp palestinien libanais du sud à Ein Hilwa; 300 à Mashhad, au nord de l'Iran ; et 150 dans les zones Kurdes irakiennes du Nord de Bayara et Tawalla, où des instructeurs irakiens ont formé des agents secrets d'Al-Qaeda dans la guerre chimique plus tôt cette année.

Sa présence en Arabie Saoudite explique le flux facile et la fréquence des déclarations et des messages de Bin Laden et de son lieutenant atteignant la station de télévision satellite arabe Al-Jazeera et d'autres médias dans la région durant ce mois, qui ont succédé à l'enchaînement rapide des éruptions rapprochées du terrorisme. Certains spéculant même qu'à Washington le tireur isolé enveloppé de mystère qui a assassiné plus de neufs personnes dans le secteur de Washington récemment pourrait être un Al-Qaeda en action
.
La question la plus intrigante est, comment le maître du terrorisme Islamique a-t-il réussi à se glisser en Arabie Saoudite ? Quels éléments politiques et quels services de renseignements lui ont prêté main-forte ? Les Américains et les Britanniques entretiennent la présence de vastes services secrets militaires dans cette région du Golfe pour mettre en place la guerre à l'Irak. Sans l'aide de quelques corps gouvernementaux ou de fonctionnaires, Bin Laden et son personnel n'aurait pas pu atteindre le sol du Golfe Persique, sans parler de l'Arabie Saoudite.

Comment a-t-il réussit à se déplacer secrétement? Cela a été indiqué dans le témoignage présenté par le Directeur de l'Agence de Sécurité nationale Michel Hayden dans une audition au Sénat. Il a admis que ces terroristes ont appris à éluder la technologie d'interception Américaine. Tandis que les terroristes sont capables d'organiser la désinformation de l'Agence de Sécurité nationale, les services de renseignements Américains n'ont pratiquement aucun indice sur la provenance de l'attaque.

Quel service de renseignement américain a publié l'association mortelle prenant forme entre l'Irak et Al-Qaeda, dont la potentialité de dégâts donne des nuits blanches à ses chefs.

En employant Al-Qaeda comme mandataire, cela permettrait à Saddam de déléguer la frappe des forces Américaines dans le Golfe y compris des navires de guerre et des transports de troupes et l'attaque de cibles Américaines à l'extérieur de la région, aussi bien que le pouvoir de manipuler les prix de pétrole en sabotant les installations pétrolières et les itinéraires.

Et il y a plus.

Des sources de renseignement de DEBKA-Net-Weekly's annoncent le retour des Al-Qaeda durant les deux dernières semaines à leurs bases de formation précédentes à Bayara et Tawalla en Irak du nord. Environ 150-180 combattants sont rassemblés à pas plus de 200 km de l'avant-garde des Etats-Unis et des forces spéciales turques au nord. Ils ont été rejoints par un grand groupe d'officiers des services secrets militaires irakiens.

Ensemble, ils ont fondé une nouvelle enclave Pro-Saddam de Al-Qaeda , des services de renseignements irakiens et des extrémistes Islamiques Kurdes en Irak du nord servant à Bagdad comme aiguillon sur le côté de la campagne américaine.

Nos commentateurs des services de renseignements indiquent que si le renseignement irakien et Al-Qaeda travaillent si bien ensemble, il n'y aura rien pour les arrêter d'étendre leur opération commune à d'autres endroits, même aux Etats-Unis

C'est ce que le directeur de la C.I.A. George Tenet aurait pu laisser entendre quand il a dit au même comité du Sénat jeudi 17 octobre, que le danger d'une attaque terroriste sur le sol américain était aussi intense aujourd'hui qu'il ne l'était avant le 11 septembre 2001.

Le retour de Bin Laden en Arabie Saoudite et la mise ensemble de Al-Qaeda et de Saddam Hussein confronte l'administration de Bush à des dilemmes nouveaux et urgents, comme : Où aller d'abord ? au commandant de Al-Qaeda qui a échappé à la capture en Afghanistan, ou vers le dirigeant irakien ?