Ven 24 jan 2003 17:25

Les " poids lourds de l'Europe et les Mariés de l'année "
Gretchen et Jules ou Betty et Asterix ?
Simon Pilczer


Le 22 janvier 2003 restera un grand jour dans les annales (les anales ?) de la manipulation de la pensée des peuples européens par les agences de presse type AFP, porte-voix de notre quai d'Orsay, que je propose d'appeler désormais " la voix de son maître ".

Une analyse au premier degré et demi de l'ensemble des déclarations concernant la célébration du 40ème anniversaire du traité franco-allemand laisse pantois devant tant de faux-culterie, de tartufferie, de mensonges officiels enrobés dans une épaisse couche de démagogie, avalée avec délices par nos parlementaires français et allemands réunis en grandes pompes à Versailles.

La démagogie, cet outil si prisé des politiciens, qui endorment les foules, avec toujours ensuite une lourde gueule de bois au réveil.

Voyons de plus près de quoi il s'agit :
(Citation de l'AFP)
" Irak : Chirac et Schroeder à l'unisson pour une solution pacifique.
Jacques Chirac et Gerhard Shroeder ont solennellement redit leur détermination à trouver une issue pacifique à la crise en Irak, lors des festivités du 40ème anniversaire du traité de l'Elysée fondateur de l'amitié franco-allemande, mercredi à Paris et à Versailles "

Commentaires : certains se souviennent sans doute que dans les listes d'entreprises commerçant illégalement avec l'Irak en contravention avec l'accord de l'ONU " pétrole contre nourriture ", pas moins de 80 entreprises allemandes, dont certaines bien connues pour leur savoir-faire en matière de chimie des gaz toxiques, spécialité très germanique, et 24 entreprises françaises, dont certaines spécialisées dans les armements de pointe, sont épinglées parmi les contrevenants.

Elles sont là aussi les preuves recherchées, de la détention d'armes de destructions massives, chimiques, c'est sûr (utilisées dans la guerre Iran-Irak, et contre le peuple Irakien lui-même), biologiques (germes de la variole, du charbon, et autres charmantes toxines botuliques et autres), nucléaires, peut-être, avec équipements en ogives de lancement qui ont fait la preuve qu'elles peuvent atteindre l'Arabie, le Koweit, et bien sûr Israël.

Mais pour eux, vous êtes prêts à courir le risque, comme un médecin déclarant la main sur le cœur qu'il est prêt à courir le risque d'une intervention… pour son patient.
N'est-ce pas, messieurs Chirak et Shroeder qui soulevez l'enthousiasme des foules comme un vieil amant qui connaît les manies de sa maîtresse.

N'est-ce pas, mesdames et messieurs les Verts, Mamère, Farbiaz, et autres Benhamias, affirmant la main sur le cœur, lors d'une réunion citoyenne le 19 janvier à la mairie du XIXème, que jamais dans un congrès des Verts, le slogan " Vive le Hamas, le Hamas vaincra " n'avait été prononcé : il l'a été devant de nombreux témoins par M. Farbiaz, qui excipe aujourd'hui de ses origines juives pour tenter de se disculper.
Et même si M. Lipietz, le polytechnicien allumé au rouge (qui tâche) et au vert (transgénique ?), peut se réjouir de la bourde de l'assistant parlementaire de son ennemi intime, le Noël stalinien, il n'en n'est pas lavé pour autant de ses élucubrations sur les viols systématiques d'enfants palestiniens par les cruels soldats israéliens, à son retour de Ramallah : il a disjoncté à l'orange de Jaffa.
Doit-on commencer à croire, Mesdames et messieurs les Verts, qui tournez au brun, que la couleur que vous arborez n'est pas différente de celle de l'islamisme fasciste le plus flamboyant ?

Autre citation quasi-hilarante de tartufferie (rapportée par l'AFP) :

" Pour autant, M. Chirac a assuré que Paris et Berlin ne voulaient pas imposer une " hégémonie " aux petits pays de l'union. " l'accord entre la France et l'Allemagne est essentiel " mais il ne signifie pas " qu'elles veulent exercer je ne sais quelle hégémonie sur l'Europe. Ce n'est pas du tout, du tout notre sentiment " a dit le président ".
Ben voyons, puisqu'il l'a dit, il faut le croire sur paroles !

Avez-vous remarqué comme, à chaque qu'on vous prépare un sale coup, on tente de vous rassurer d'un : " ne vous inquiétez pas ! ".
De mémoire personnelle et historique, à chaque fois que j'entends cette expression, une alarme intérieure se met en route, et j'ouvre très grands les yeux et les oreilles, je ferme la bouche, je reprends mon souffle, et je dors mal.
Malgré les troubles du sommeil que cette attitude génère, elle permet souvent d'éviter nombre de guet-apens que nos contemporains nous assurent ne devoir jamais arriver.

Je serais vous, " les petits pays de l'union ", je commencerais d'organiser une union de défense des petits qui n'ont pas peur de l'hégémonie des poids lourds de l'Europe.
Vous rappelez vous le slogan " les routiers sont sympas ? Ouais, mais ils sont tout de même impliqués dans près de 50% des accidents mortels de la circulation.

En politique aussi, l'excès de poids et de puissance nuit, c'est un fait vérifié par des millénaires d'histoire politique. Et si les Etats-Unis d'Amérique font tellement d'envieux, c'est qu'ils détiennent l'imperium.
Et que ça plaise ou non aux anti-américains primaires, on peut affirmer qu'ils exercent cet imperium avec beaucoup de bénignité. Mais ça fait un bon siècle qu'ils s'entraînent.
Ca s'apprend la maîtrise du pouvoir. Mettez un débutant au volant d'une Porsche, un désastre est assuré. Laissez lui du temps pour apprendre que la vitesse ne sert à rien, ce qui vaut, c'est d'arriver à bon port.

Questions :

1 - Qu'avez-vous de si indécent à cacher, messieurs Chirak et Schrussein, derrière votre pacifisme puant la démagogie ? (il faut lire à ce sujet l'excellent document de Jean Bouvier, publié le 23.01.2003 sur le site de Reinfo-Israel).

Autrefois, quand les Russes avaient installé des missiles à tête nucléaire dans l'ex-Allemagne de l'est, dirigée par les communistes les plus durs de l'histoire, Erick Honecker et ses sbires, nos pacifistes bêlants manifestaient encore contre la réplique de l'OTAN, emmenée encore une fois par les américains, qui sont bien bons de se soucier du sort de l'Europe. C'est Mitterrand, à cette époque qui remarquait : " les missiles nucléaires sont à l'est, et les pacifistes sont à l'ouest. "

Et la réplique américaine préventive fut encore une fois efficace, comme elle le fut lors de la crise de Cuba en 1962, où les gens de mon âge se souviennent que nous sommes passés assez près de l'abîme, et c'est la détermination du président Kennedy qui nous valut de préserver, et la paix dans le monde, et notre mode de vie démocratique.
Mais bien entendu, les communistes qui noyautaient le " Mouvement pour la Paix " hurlaient déjà contre l'impérialisme américain.

2 - Pourquoi les pacifistes demeurent-ils aujourd'hui du côté menacé, et les tyrans agresseurs restent protégés, excusés, expliqués, pardonnés, de crainte " d'humilier les masses musulmanes " ?
Croit-on vraiment qu'on va s'éviter des attentats et des désagréments en composant avec les féaux des islamo-fascistes ?

3 - Pourquoi ne s'interroge-t-on pas sur l'oppression dans laquelle le tyran sanguinaire et impitoyable qui règne à Bagdad fait vivre son peuple depuis plus de trente ans ?
Pourquoi n'est-ce pas lui que l'on oblige à partir ?
Pourquoi accepte-t-on que son ministre des Affaires étrangères se répande partout en disant que cette proposition est une plaisanterie ?

Non ce n'est pas une plaisanterie : imaginez qu'on ait arrêté Milosevic à temps, quand il venait négocier à Genève, avec son acolyte, le psychiatre fou Karadzic, alors que les crimes Serbes en Croatie, et en Bosnie étaient déjà avérés : ne se serait-on pas épargné beaucoup de peurs, beaucoup de morts, beaucoup de destructions, si on l'avait arrêté à temps ?

De même que pour Hitler bien entendu, si on l'avait arrêté dès qu'on avait appris qu'il réarmait massivement en 1935-36, contrairement au traité de Versailles de 1919 (tiens, déjà un Versailles qui avait versé du mauvais côté…).

Réponse à ces trois questions :

Votre démagogie pacifiste, Messieurs Chirac et Schroeder, ne cache rien d'autre que la volonté de continuer à faire des affaires avec les tyrans du Moyen-Orient, et vous croyez avoir trouvé avec le conflit israélo-palestinien l'abcès de fixation qui vous permettrait de cacher vos turpitudes.

Vous voulez jouer dans la cour des grands de ce monde, et vous en êtes fort incapables.
Et j'ajouterai D. merci ! Que D. nous protège de dirigeants démagogues à la courte vue !

Pourquoi tant d'aveuglement volontaire, pourquoi tant de poudre aux yeux des peuples européens ?

Vous croyez vraiment, comme un enfant qui se structure en s'opposant à son père, structurer l'Europe en vous opposant à la politique des USA, en fédérant autour de vous la lâcheté, et la démission ?

Le mariage entre la France et l'Allemagne, pour célébrer le 40ème anniversaire du traité de paix franco-allemand : la double nationalité accordée d'emblée à tous les nationaux français et Allemands ???

Attendez Messieurs, minute papillon ! Il y a changement de la Loi fondamentale, il y a changement essentiel de la constitution : il faut donc un référendum au minimum pour un tel changement constitutionnel.

Et vous ne pouvez pas éviter ce débat en réunissant le congrès (parlement et sénat, encore à Versailles !) avec les 400 godillots de l'UMP au parlement et la majorité sénatoriale de droite, certes un peu plus sage, mais qui ne peut se substituer à l'avis populaire.
S'il est une circonstance où un référendum s'impose, c'est bien celle où la configuration du pays changerait profondément, avec des questions d'ordre culturel et linguistique qui ne seraient que menu fretin comparées aux questions de politique régionale et internationale que ce rapprochement provoquerait.

Vous proposez le " mariage des deux poids lourds de l'Europe " : notre centre de gravité va se déplacer à Munich, c'est ça votre ambition ?

Vous n'allez pas nous la jouer " embrassons nous Gretchen ", sous prétexte qu'il existe des mariages franco-allemands qui marchent, parce que les allemandes sont éduquées à se soumettre à la volonté de leur " seigneur et maître ".
Non, messieurs Chirak et Schrussein (tiens h'ussein en Yddish, c'est le fiancé !), 4 fois remarié : et si nous préférons, Marianne, ou même Betty, vous permettez qu'on choisisse, tout de même !

Souvenez-vous, du temps du général de Gaulle, Mauriac disait avec humour, mais une profonde sagesse : " Moi, j'aime tellement l'Allemagne que je préfère qu'il y en ait deux ! ".

Après la chute du mur de Berlin, Mitterrand a bien essayé de poser quelques questions dérangeantes. Mais on lui a vite fait comprendre qu'il retardait, que c'était de vieilles lunes qui le hantaient. Et allez, il est allé à Verdun embrasser le chancelier Kohl, et tout est oublié...Et la brigade franco-allemande a descendu les Champs Elysées lors du défilé du 14 juillet 1994, le dernier auquel Mitterrand assista en tant que président.

A-t-on oublié que nous avons voté pour l'Europe vertueuse de Maastricht, qui se promettait d'interdire un déficit budgétaire supérieur à 3% du PIB, d'assurer la sécurité des frontières par la création de l'espace " Schengen ", d'assurer l'équivalence de diplômes universitaires pour des pays ayant une tradition universitaire de niveau vérifiable ?
Oublié tout ça : M. Romano Prodi, président de la commission européenne l'a déclaré en manière de test : la stabilité monétaire, en période de récession, pffft, billevesées que tout cela. Oublions la vertu, oublions les promesses.
Les hommes politiques savent tous qu'elles n'engagent que ceux qui les écoutent…

Oublier? Non, il est dangereux et indécent d'oublier les leçons de l'Histoire avec un grand H.

Bien sûr, l'Europe en paix depuis 57 ans est un facteur de développement, de richesse, d'épanouissement pour les peuples européens.
Mais il ne faudrait pas qu'à travers un tour de passe-passe diplomatique, la France donne à l'Allemagne l'absolution pour les crimes inexpiables qu'elle a commis pendant douze ans, de 1933 à 1945, faisant disparaître d'Europe centrale une civilisation fertile, pleine d'esprit, d'humour, d'espoir et de désespoir mêlés, qui avait nom Yddishland.

Les Français, comme les Hollandais, comme les Polonais et les Lituaniens et les Hongrois qu'on vient d'intégrer à l'Europe, ont largement prêté la main au massacre des Juifs : Eux n'ont pas oublié, et c'est aux Juifs, à leurs enfants que l'on traite bien mal depuis deux ans en Europe, de dire s'ils veulent ou non pardonner.
Et même s'ils le voulaient, c'est aux victimes en définitive d'accorder le pardon : elles ont disparu, ou les survivants de l'holocauste, se font vieux. Mais leurs enfants veillent.

Les Autrichiens, à qui on n'avait pas osé poser de questions dérangeantes lors de leur intégration à l'Europe des quinze, avaient largement participé au massacre. N'oublions pas qu'Hitler et Eichmann étaient autrichiens, parmi les plus connus des bourreaux.
De même que Kurt Waldheim, ancien secrétaire général de l'ONU, devenu président de l'Autriche autour de laquelle fut installé un " cordon sanitaire " pendant sa présidence. Seuls le Pape, et le président Syrien de l'époque, Hafez el Assad, le reçurent en visite officielle.
On a vu que l'oubli du passé a permis aux Autrichiens de nous refaire une petite crise de dérapage d'extrême droite qui leur valut une cure salutaire de quarantaine politique.

Demande de pardon, et retour sur soi pour devenir meilleur… (démarche de la Techouvah en hébreu)
- On a entendu le Pape demander pardon aux Juifs, pour l'indifférence de l'église pendant qu'on assassinait les frères et les sœurs du Christ,
- On a entendu le président de la République demander pardon aux juifs, le 17 juillet 1995, quelques mois après son élection, reconnaissant officiellement la responsabilité de l'administration française dans le massacre des Juifs, pendant la période du gouvernement de Vichy.
- On a entendu la magistrature demander pardon aux Juifs, pour son attitude indigne envers eux pendant cette même période.
- Par contre, on n'a jamais entendu l'université demander pardon aux Juifs pour avoir accepté sans sourciller que les professeurs d'origine juive soient exclus des écoles et des universités.
On devrait s'en souvenir quand on voit, ahuri, ce que trament des présidents d'université d'obédience communiste comme Glbert Béréziat, ou gauchiste, comme Levy-Leblond, préconiser le boycott des universitaires israéliens : est-ce une réédition d'un crime et d'une lâcheté dont vous êtes coutumiers à travers les générations, messieurs et mesdames les donneurs de leçons pacifistes, antisionistes primaires, antisémites secondaires, et jaloux de toujours ?

Oui, Mesdames et messieurs les Européens, vous avez une dette de sang envers les Juifs.
Et ne croyez pas qu'en faisant célébrer le jour de la Shoah, le 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz en 1945, vous êtes libérés de vos obligations de mémoire et de respect envers les Juifs bien vivants.

Et si comme dit le proverbe, " pêché avoué est à moitié pardonné ", l'autre moitié ne peut l'être que si l'on fait un travail sur soi pour s'amender, s'améliorer, ne pas reproduire les erreurs et les crimes du passé.

Or tout se passe comme si le pardon demandé, par une opération magique, il était accordé, et qu'on pouvait recommencer comme par le passé.
Eh bien non, ce n'est pas si facile, ce n'est pas si simple : il n'y a pas de coup de baguette magique qui disculpe l'Europe de la responsabilité du passé.
Bien sûr les enfants ne porteront pas la culpabilité des pères, mais ils auront la décence de s'en souvenir, pour ne pas retomber dans les mêmes errements.

Sinon, c'est comme ça qu'on finit par désespérer de l'humanité.

Autre exemple de démagogie de la politique étrangère française toute fraîche :
Ne pas s'opposer à la nomination de la Libye à la tête de la commission des Droits de l'Homme à l'ONU.
Est-ce une farce ? Non, c'est vrai, et ce machin qu'est devenu l'ONU, aussi impuissant que la SDN de nos grands pères face aux abus des tyrans sanguinaires comme Saddam Hussein, Milosevic le Serbe, Kim Dae Jung le nord Coréen, l'ONU devrait être le seul instrument du droit international autorisant l'usage de la force aux dires de M. Chirak?

La France joue toujours la vertu du droit pour s'incliner devant la force.

Et au fait, on a demandé l'avis de l'ONU avant d'aller rétablir l'ordre en Côte-d'Ivoire ?
C'est qui les colons ? c'est qui les colonialistes qui ont des problèmes de conscience à régler ?

Jacques Chirak s'est indigné tout récemment de l'irresponsabilité des pollueurs ayant provoqué le désastre de la marée noire à répétition du pétrolier " Prestige ".

Il existe une autre marée noire dont il devrait s'inquiéter et s'indigner encore plus sérieusement : c'est cette marée noire de l'antisémitisme qui monte, qui monte en Europe, orchestré par les médias bien pensants, politiquement corrects, relayé par une gauche en déshérence, et une extrême gauche jamais sortie de " la maladie infantile du communisme " si bien décrite par Lénine.

Nous ne nous laisserons pas submerger : vigilance !


2ème texte :

Désinformation et vigilance


Ce à quoi nous assistons depuis deux ans est intolérable :

- On admet que des lieux de cultes juifs soient profanés, brûlés : on prétend les protéger en plaçant des fonctionnaires de police à proximité. N'est-ce pas déjà un signe d'atteinte à la tranquillité d'une communauté qui ne demande qu'à vivre en paix, et qui prie lors de toutes les grandes fêtes pour la paix et la prospérité de la République ?
On aimerait que les Recteurs de toutes les mosquées de France en fassent autant.

- On admet que des enfants et des adultes juifs soient agressés physiquement dans la rue, parce qu'ils sont juifs, portant kippa, ou reconnus par des énergumènes qu'on désigne pudiquement sous le terme de " jeunes des banlieues ".

- On admet d'entendre dans l'enceinte de nos universités des énergumènes crier " dehors les sionistes, dehors les Juifs ", en terrorisant des étudiants juifs à qui est interdite l'innocence de la jeunesse (voir le texte de Paul Bernard, secrétaire général de l'UEJF, et Patrick Klugman, président de l'UEJF, publié dans le Monde du 21 janvier 2003).


- On a consacré beaucoup d'efforts, via les médias nationaux, à diaboliser l'état d'Israël et ses dirigeants.

Il serait intéressant à ce sujet, de s'interroger sur la substitution d'une culpabilité collective concernant les évènement de Charonne (le 8 février 1962, 8 manifestants défilant avec le parti communiste pour la paix en Algérie furent tués, morts écrasés contre les grilles de la station de métro " Charonne " sur le boulevard Voltaire.

Rappelez-vous, à l'époque, c'était Maurice Papon qui était préfet de police de Paris. Oui, le Maurice Papon que l'on vient de libérer de prison pour " état grabataire ", et qui est ressorti de la prison de la " Santé " fringant comme un jeune homme.

C'est ce même Papon que certains ont désigné comme le responsable du meurtre de dizaines d'Algériens durant cette même période, passés par-dessus les ponts de Paris, et dont on retrouva les cadavres dans la Seine à Rouen. Officiellement, il y eut deux morts à la suite de " bavures ". Papon, toujours lui, " couvrait ses hommes ".

N'est-ce pas ce Charonne là qui ne passe pas ? Et que l'on aurait tendance à confondre avec le leader Israélien, Ariel Sharon, que son peuple s'est choisi démocratiquement, et qui sera réélu avec un score de maréchal - et pas Pétain cette fois - j'en prends le pari, dans quelques jours.

Quelle est l'arrogance de nos journalistes, universitaires et diplomates français qui se permettent de commander aux Israéliens les leaders qu'ils devraient se choisir ?

Se permettrait-on de s'ingérer dans la politique intérieure française, fût-on même Belge, qu'on serait promptement et vertement rabroué !

Quand on se souvient du martyr du pauvre peuple bosniaque, et du peuple Kosovar, et les tergiversations des Européens, avant que les Américains se décident à prendre l'initiative pour tenter d'arrêter le massacre, on se persuade sans peine que le général Sharon en particulier, et les Israéliens en général, ne prennent pas au sérieux le " Quartet " : quand leur sécurité est en cause, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

Et il est bon de relire Françoise Giroud dans son texte " cette shoah qui ne passe pas " nous assurer que le monde devra se trouver d'autres boucs émissaires pour accepter de se sacrifier pour la culpabilité des autres.

Il est étrange d'ailleurs que la haine de soi ne soit bien portée que chez les Juifs : on a toujours son " Juif de cour " :

- Guy Sorman, qui déclarait tout récemment, lors d'une émission télévisée (100 minutes pour convaincre) qu'Israël est une " erreur historique " appelée à ne pas durer plus longtemps que le royaume latin de Jérusalem (1099 - 1189).
C'est le même discours que l'on répète outre-Quiévrain, où nos amis Belges, qui n'ont pas encore jugé Dutroux et fait le ménage dans leurs écuries d'Augias, viennent de voter une loi de " compétence universelle qui leur permettrait de remettre Ariel Sharon en accusation, pour sa non participation aux massacres de Sabra et Chatila, perpétrés par des chrétiens libanais emmenés par Elie Obeika, mort récemment sans avoir été jamais inquiété.
" Ce que vous dites est intolérable lui répliquèrent Bénichou, suivi par Minc.
Et Sorman, avec un bon sourire à la Galabru, de nous expliquer qu'une partie de sa famille vit en Israël. Boker Tov Eliahou !
Présentant son livre " les enfants de Rifaa ", du nom d'un musulman pratiquant et éclairé, lettré égyptien envoyé par son sultan en 1820 à Paris, ville des Lumières à l'époque, pour rapporter des idées et recettes de développement, Sorman s'étonne que tous les enfants spirituels de Rifaa soient aujourd'hui en prison. Pourquoi ne s'interroge-t-il pas sur le caractère totalitaire de l'Islam quand il est religion officielle ?
- Daniel Lindenberg, auteur d'un pamphlet médiocre sur les " nouveaux réactionnaires ", où cet auteur démontre encore une fois son inaltérable nullité, en voulant s'attaquer par exemple à Alain Finkielkraut.
- Michel Warshawski, invité dans tous les colloques où on a besoin de la caution d'un Juif qui pratique à merveille la haine de soi, comme un certain Ofer Bronstein, prétendu israélien qui a quitté le pays depuis des années, et qui sert la soupe à un Pascal Boniface et à un Olivier Roy lors des journées de la Réussite à la Sorbonne.
- Gisèle Halimi, qui a une longue histoire de détestation d'elle-même, et de ses racines. Ne vient-elle pas d'aller proposer ses services à Marwan Barghouti, assassin patenté de dizaines d'Israéliens, qui est actuellement jugé pour les crimes et les attentats qu'il a fomentés. Cette même Gisèle Halimi, qui a eu l'indécence d'évoquer dans des termes avilissants sa mère tout fraîchement enterrée, avec qui elle n'avait pas pu régler ses comptes de son vivant. Quel courage Gisèle, à Bagneux, votre mère peut reposer en paix !

J'arrête là cette litanie fatigante pour ne rien dire des demi-juifs qui n'ont jamais réglé leurs problèmes d'identité, comme ce Pr. Levy-Leblond, de Nice, organisateur du boycott des universités israéliennes, notamment celui de PARIS VI qui tourna court grâce à la vigilance de quelques uns.
Ou encore cette Olivia Zemor, mariée à un syrien paraît-il, et si fidèle en amour qu'elle organise le boycott des produits israéliens via le CAPJPO " comité pour une paix juste au Proche-Orient " : laissez nous rire jaune. C'est de la paix des cimetières que vous nous parlez ?

Honte à eux, honte à ces névrosés graves qui ignorent la richesse de leurs racines, et crachent dessus avec le mépris qu'ils méritent eux-mêmes !

Je m'interroge pourtant sur l'absence de haine de soi chez les Musulmans et les Chrétiens.
Ma réponse, très sommaire, est que quand on appartient à une majorité silencieuse, ou à une forte minorité, on ne se sent pas mis en cause dans son identité propre.

Mais les Juifs eux seraient tenus de porter la misère du monde comme Atlas le soutenait dans la mythologie grecque.
Et encore, s'il ne s'agissait que de la misère du monde. Mais c'est la bêtise du monde qu'on leur demande d'assumer. Et comme le rappelait Einstein, "deux choses sont infinies : l'univers, et la bêtise humaine. Pour l'univers, on n'a pas pu encore vérifier ".
L'antisémitisme, reposant sur des inventions abracadabrantesques, comme les Protocoles des Sages de Sion, on nous les ressert de nos jours, et en France. Le feuilleton en 42 épisodes intitulé " le cavalier sans monture " est passé pendant le Ramadan et au-delà en Egypte et dans tous les pays arabes qui le relayaient par satellite, et ça fait beaucoup de monde. Et le Président Moubarak de nous affirmer qu'il s'était assuré lui-même de l'absence de traits antisémites, en nous servant le sophisme des Arabes sémites donc forcément pas antisémites …
Doit-on ajouter qu'il a été diffusé ensuite par le canal des télévisions câblées servies par l'opérateur NOOS : et qu'ils viennent nous démentir !

Parmi le bouquet de médias qu'il faut citer dans ce festival anti-israélien préparant le lit de l'antisémitisme - judéophobe, selon le néologisme créé par Pierre André Taguieff pour éviter le sophisme des Arabes sémites déjà cité,

Citons des faits récents concernant nos médias nationaux :

- TF1et Claire Chazal sur l'agression du rabbin Gabriel Farhi, pour ne rien dire des Ardissonades provocatrices répétées destinées à faire monter l'audimat.
- France 2, et " scoopy " Enderlin et Olivier Mazerrolles qui refusent de remettre en cause l'imposture de la mise en scène de la mort du petit Mohamed al Dura, pas plus mort que vous et moi : le film Décryptage, qui démonte cette imposture parmi d'autres, n'est sorti que dans une seule salle à Paris, l'Arlequin, rue de Rennes, et il n'y en aurai que cinq copies pour la France : devra-t-on attendre 2025 pour qu'une télévision d'audience nationale accepte de le diffuser ?
Cela nous rappelle le début des années 70 où sortirent les 2 épisodes de " Français si vous saviez " qui commencèrent d'interroger la mémoire " résistante " du peuple français pendant la seconde guerre mondiale.

Le livre de Gérard Huber, " Contre expertise d'une mise en scène ", publié aux éditions Raphaël, démonte méthodiquement cette imposture, ce Timisoara journalistique qu'on refuse de nous révéler parce qu'il est l'étendard qui a lancé la fable d'une intifada n° 2 spontanée, quand les dirigeants palestiniens reconnaissent eux-mêmes son caractère organisé et planifié, avec utilisation préférentielle des enfants, pour émouvoir le monde à travers la manipulation des informations et des images.
- Le Monde qui y va de son venin anti-israélien et antisémite quasi-quotidien, les exactions journalistiques des Ternisien, Paris, Cypel, Naïm, et autres Morin, Sallenave et Naïr sont trop nombreuses pour qu'on puisse toutes les relever : désabonnez-vous ! Faites une cure de désintoxication ! C'est salutaire !
- Le Monde diplomatique, mensuel outrageusement anti-israélien, dont le rédacteur en chef, Alain Gresch, est un autre Juif torturé par ses racines.
- Le Courrier international, autrefois créé et dirigé par Alexandre Adler, évincé par les dirigeants du Monde qui viennent de se racheter une tribune où ils peuvent diffuser leur venin à un rythme hebdomadaire.
- le Nouvel Obs où la seule à se souvenir de la Shoah, Françoise Giroud, vient de disparaître, alors que le toujours hésitant Jean Daniel passe son temps à nous expliquer ses erreurs dans une diarrhée verbale qu'heureusement personne ne lit plus.
Si, sa fille Sara Daniel peut-être, qui relaie une accusation de viols systématiques de femmes palestiniennes par des soldats israéliens, et fait l'objet de poursuites en justice par l'agence de presse la MENA.
- Télérama qui encense Mermet et ses provocations ;
- Libération, dont le parti pris anti-israélien de ses dirigeants aux méthodes trotskistes/staliniennes apprises dans les années 68 et suivantes, l'autorise à se tromper aussi souvent que son parrain fondateur, le très célèbre, et très faux Jean-Paul Sartre.
- Le Canard Enchaîné, qui n'a pas hésité, il y a quelques semaines, à encenser dans sa rubrique livres, celui de Randa Ghazi : livre destiné à la jeunesse, publié par Flammarion, qui appelle au meurtre des Israéliens et des Juifs " où qu'ils soient ", et fait l'apologie des attentats suicides.
Ce livre tombe sous le coup de la loi des publications destinées à la jeunesse, mais nul au gouvernement ne s'est avisé de l'interdire, comme on n'a pas interdit " rose Bonbon ", parce que c'est une création littéraire. Et si un petit Hitler publiait aujourd'hui son " Mein Kampf ", nos défenseurs de la liberté d'expression s'élèveraient contre son interdiction.
Contre qui devra-t-on se retourner quand le prochain attentat au couteau d'un " jeune des banlieues ", excité par la lecture de " rêver la Palestine " fera sa première victime ?
Rappelons ici que c'est la même maison Flammarion, sous la direction du fondateur de la dynastie au XIXème siècle, qui réédita plusieurs dizaines de fois " la France juive ", d'Edouard Drumont : une vieille tradition familiale bien française en somme, non ?

Les députés français ont voté tout récemment à l'unanimité la loi proposée par Pierre Lellouche, aggravant les peines punissant les déclarations et les actes à caractère raciste et/ou antisémite. Cette loi passe actuellement au Sénat (voir l'article du Forum citoyen juif à ce sujet) avec plusieurs amendements déposés.
Est-ce un autre coup d'épée dans l'eau ?
Nous disposons déjà de tout un arsenal répressif des crimes et délits à caractère raciste et/ou antisémite.
Ce qui manque, c'est la volonté politique d'appliquer la loi.

Pourquoi ? Pour ne pas humilier les jeunes des banlieues ?
Mais bon sang, s'ils veulent entrer dans la vie active, s'il veulent participer à l'effort commun, s'ils veulent s'intégrer, comme ne le veulent pas leurs ayatollahs et autres imams intégristes qui prêchent sans contrôle dans les mosquées de quartier, en " évangélisant leurs ouailles ", à la satisfaction étonnée d'éducateurs de quartier, qui ne savent pas les manipuler avec les discours de l'Islam militant, s'ils veulent participer à la vie de la société française, ils doivent en accepter les lois et les devoirs, comme tous les autres citoyens.

Les " jeunes manquent de repères " nous dit-on : et si on demandait à leurs pères d'assumer leurs responsabilités éducatives ?

En Angleterre, au nord de Londres, les Bobbies se sont enfin décidés à mettre le nez dans la " mosquée intégriste de Finsbury road ", après la terreur d'une intoxication à la ricine. Pour ceux qui ont bonne mémoire, c'est bien de la même plante que se servaient les fascistes italiens quand ils faisaient ingurgiter à leurs ennemis politiques de l'huile de ricin, pour leur flanquer la diarrhée, et les humilier de la manière scatologique qu'on peut attendre de crétins patentés investis d'une parcelle de pouvoir.

Le communisme s'agite dans les derniers hoquètements de l'agonie, le gauchisme fait toujours sa crise d'adolescence violente, l'islamisme monte, monte, monte…

Nous ne le laisserons pas nous submerger : vigilance.



Fermer la fenêtre