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Il ne faut pas se tromper de massacre,

par Hélène Keller-Lind - 30 Avril 2002

On nous rebat les oreilles du pseudo-massacre de Jénine. Massacre imaginaire, massacre-propagande, massacre-manipulation.

Les "témoignages" émanent de deux ou trois Palestiniens - qui n'ont certes pu voir tout ce qui se passait dans ce kilomètre carré où se sont déroulés des combats. Un kilomètre carré à peine et non pas la totalité de cette localité. Localité-bidonville, et non pas camp, puisque l'UNWRA et les pays occidentaux déversent depuis des lustres des sommes folles pour ces "réfugiés", maintenus honteusement dans ce statut de manière endémique par leur dirigeant [Arafat] et sa clique.

Les combats de Jénine ont été féroces, aux dires mêmes de l'armée israélienne. Pour preuve : le nombre de soldats israéliens morts au combat.

Les Palestiniens avaient eu tout le loisir de se préparer, l'opération "Rempart" ne s'étant déployée à Jénine qu'à une date tardive. Des Palestiniens surarmés - au mépris des accords d'Oslo, faut-il le rappeler ? Des Palestiniens qu'Ytzhak Rabin avait armés pour qu'ils luttent contre le terrorisme et maintiennent l'ordre, faut-il le rappeler ?

ls se sont préparés avec armes et explosifs, en piégeant des maisons, en transformant jeunes gens et enfants en bombes humaines. Au mépris total de leur propre peuple.

Madame Arafat, "réfugiée" à Paris, prône l'utilisation des bombes humaines. Qu'attend-t-elle donc ? Même en tailleur Chanel on peut devenir sainte !

Lors de ces combats, des hommes qui prétendaient se rendre étaient en fait ceints de ces terrifiantes et obscènes ceintures explosives. Des corps, des maisons étaient piégés. Des enfants innocents transportaient des explosifs dans leur cartable.

L'armée a-t-elle utilisé sa "pleine puissance de feu", comme le déclarait un journaliste imbécile sur les ondes d'une radio nationale ?

Où est le massacre dans tout cela ?

Mais massacre il y a bien eu. A Aroma, le 28 avril au matin. Des hommes armés sont entrés dans des habitations civiles et ont froidement et méthodiquement abattu ou blessé des femmes, des hommes, et des enfants. Dont une fillette terrifiée qui s'était réfugiée sous son lit.

Imaginez, un homme, un père, peut-être, qui poursuit une enfant de cinq ans affolée, qui la vise et tire. Imaginez de quel barbare, de quel monstre il s'agit !


Et que Saib Erekat, "négociateur" palestinien justifie ! Avec son hideuse autosatisfaction coutumière.

Un massacre après maints et maints assassinats délibérés de civils israéliens. A commencer par celui de Kfar Darom, il y a des mois de cela, quand un bus scolaire, rempli d'enfants, a été délibérément pris pour cible par des terroristes.

Pensez à ces enfants rescapés de Kfar Darom, mutilés à vie, avec leurs moignons en guise de jambes ou de bras. Petites silhouettes dans leurs petits fauteuils roulants.

Pensez à Shalhevet, ce bébé pris froidement pour cible, dans les bras de son père, par un autre sniper-monstre palestinien.

Ajoutez ce piège de Machiavel de bas étage auquel s’est laissé prendre un adolescent israélien qui avait cru rencontrer l'amour sur Internet, et qui fut assassiné à petit feu par des hommes armés -s'attaquant, là encore, à un enfant désarmé - encouragés par les cris et l'exultation d'une furie du Fatah

Pensez à ces deux enfants de Tekoa, qui se promenaient dans les collines de Samarie et ont été tués à coups de pierre, mutilés, défigurés, leur visage réduit à une masse sanguinolente. Uniquement parce qu'ils étaient juifs.

Ou encore ces personnes réunies à Netanya pour célébrer Pessah - une fête religieuse - et massacrées ou rendues infirmes à vie.

Mais qu'a donc fait l'ONU jusqu'ici pour enquêter sur ce "massacre des innocents" qui dure depuis vingt mois aujourd'hui ? Qui s'en est indigné parmi les bonnes âmes promptes à dénoncer "l'humiliation" des Palestiniens ?

Humiliation réelle ou supposée, mais sans aucune commune mesure avec la souffrance, générée par ces massacres en règle perpétrés méthodiquement depuis des mois, et dont les Israéliens, femmes, hommes, enfants et vieillards confondus, sont victimes.