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On a le droit de s'interroger.

Naomi - 30 Avril 2002

Lorsque l'on sait tout ce qui a été capturé à Ramallah, notamment dans le QG d'Arafat, les quantités d'armes et de munitions, les explosifs et les ceintures explosives, les téléphones cellulaires préparés pour activer à distance des voitures piégées, une imprimerie de faux billets (des Shekels) ainsi qu'une quantité de faux billets, des documents précis et détaillés dont certains signes de la main d'Arafat en personne - autorisant et débloquant des budgets pour des opérations terroristes contre des civils, et que rien de tout cela ne mérite plus que de tres rares allusions dans les médias, ".

On a le droit de s'interroger.

Lorsqu'on a vu partout dans les médias les références à un "massacre de 30 Palestiniens à Ramallah", et que deux jours plus tard, sans explication, plus personne n'en parle, personne ne croit nécessaire de préciser que c'etait une fausse rumeur, de l'intox, laissant au petit lecteur- auditeur- téléspectateur l'impression que cela a bien eu lieu".

On a le droit de s'interroger.

 

Lorsque l'on sait qu'à Ramallah et à Naplouse, des arrangements ont été faits, coordonnés entre les autorités militaires et les autorités municipales, pour permettre des funérailles dignes aux miliciens palestiniens, et que malgré cela des responsables palestiniens ont pris la décision de ne pas enterrer pendant quelque jour les morts pour les inhumer ensuite dans une fosse commune devant des caméras dûment convoquées et pleinement consentantes".

On a le droit de s'interroger.

 

Lorsqu'on sait que Tsahal a distribué des tonnes d'aliments, de lait, des médicaments et d'autres produits dans les villes palestiniennes, et que l'on ne l'évoque nulle part pour ne relayer que les mensonges dévergondés d'un José Bové sur "des destructions systématiques de stocks de médicaments".

On a le droit de s'interroger.

 

Lorsque l'on a vu les dépêches sur le prétendu meurtre par Tsahal d'un prêtre et de sept religieuses à Bethlehem, et le silence médiatique qui s'est imposé ensuite lorsqu'il s'est avéré que ceux-ci n'etaient non seulement pas morts mais pris en otages par une dizaine de Palestiniens armés qui s'en sont servi comme bouclier humain dans l'église Sainte-Marie à Bethléem, et qu'il ne s'est trouvé personne pour protester, induisant en erreur même l'Express.

On a le droit de s'interroger.

 

Lorsqu'on a vu ces derniers jours une vingtaine de Palestiniens (au moins) assassiné par d'autres Palestiniens parce que soupçonnés de "collaboration", puis leurs corps traînés dans les rues, mutilés et pendus en public, y compris devant la Basilique de la Nativité à Bethléem que l'on sait que des films de journalistes ont été confisqués sous les menaces des miliciens palestiniens, sans la moindre protestation des ONG ou de Reporters Sans Frontières et dans le silence presque total des médias.

On a le droit de s'interroger.

 

Lorsque l'on sait que la situation dramatique autour de la Basilique de la Nativité a été générée par "l'invasion violente d'hommes armes", donc de Palestiniens, puisque c'est ce qu'annonce un communiqué de la Custodie de Terre Sainte et que c'est repris par l'organe officiel du Vatican, L'Osservatore Romano (6/4/02), et que l'on sait que ces Palestiniens tirent de temps en temps de l'intérieur de la Basilique, et que l'on a vu (furtivement) sur LCI le prêtre orthodoxe sortant enfin de l'enceinte pour embrasser... un soldat israélien, et que personne n'ose condamner les responsables de la profanation en laissant entendre au petit lecteur-auditeur-téléspectateur que les Israéliens ont pris d'assaut ce lieu saint parce que les Palestiniens ont fait circuler cette rumeur,

On a le droit de s'interroger.

Lorsque l'on laisse dire que les Palestiniens n'ont pas d'armes, sauf des pierres et quelques vieux fusils, et que l'on occulte les stocks de mortiers, grenades, roquettes anti-chars, missiles Qassam et autres explosifs saisis pendant l'opération Rempart, et que l'on feint d'ignorer que Tsahal a perdu 29 soldats (et précédemment deux chars Merkava) en combattant des "désarmés",

On a le droit de s'interroger.

Lorsque l'on sait que le 4 avril, le Hezbollah a sauvagement battu trois casques Bleus de la Finul, au Sud Liban, dont un Français, au point ou ils ont dû être hospitalisés (en Israël) et que Koffi Anan a sévèrement condamné cette agression, et que l'on constate que cela passe sous silence total, tout comme le meurtre, le 26/3/02, de deux observateurs internationaux de la TIPH à Hébron par un policier palestinien, comme l'a déclaré un troisième observateur blessé dans le même incident, alors que l'on rivalise d'appels à l'envoi d'une "force internationale" comme panacée au conflit du Proche-Orient.

On a le droit de s'interroger.

Lorsque l'on entend ces plaintes concernant des "entraves" au travail de la presse par des interdictions des zones de combat pour quelques jours, et que l'on entend relayer les accusations d'atteinte a la liberté de la presse en Israël, alors qu'un millier de correspondants étrangers et divers envoyés spéciaux est accrédités à Jérusalem, dont un certain nombre venant de pays arabes et musulmans n'entretenant pas de relations diplomatiques avec Israël, et que tout ce beau monde a parfaitement le droit de diffuser ce que bon lui semble, y compris des propos et des images noircissant l'image d'Israël, ce qui est le propre de la vraie démocratie, et que l'on se souvient de l'opacité médiatique totale imposée, par exemple, aux Malouines, au Golfe, en Tchétchène, au Kosovo ou encore a Mururoa,

On a le droit de s'interroger.

Lorsque l'on décrit, en montrant du doigt Israël, les énormes et violentes manifestations anti-israéliennes de par le monde arabe, et que l'on omet de rappeler que pendant de tres longues années, processus de paix ou pas, la "rue arabe" a été alimentée par une presse globalement haineuse à l'égard d'Israël, une presse systématiquement virulente, a la pensée unique aussi inique que tendancieuse, a quelques rares exceptions pres, et que cette presse n'arrête pas aujourd'hui la surenchère dans le matraquage d'images, parfois montées et retouchées, toujours unilatéralement violentes, multipliant les zooms sur des cadavres palestiniens sur fond de musique militaire ou religieuse, sans le moindre début de débat ou d'analyse, avec en prime des fausses informations les plus folles sur des horreurs, voire des "meurtres rituels", commis par les "juifs", et que l'on feint de croire qu'il s'agit d'une colère simple dans un cadre où l'information et le débat se font librement,

On a le droit de s'interroger...