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Rapport de nouvelles économiques

Le 16 décembre 2002 N° 36

Nouvelles économiques régionales

Coût des emprunts en hausse

Le directeur général du Fonds arabe monétaire, Djasem Al-Mena, a attiré l’attention sur le fait que l’augmentation des risques au Moyen-Orient allait entraîner une augmentation du coût des emprunts, ce qui rendrait plusieurs nouveaux projets non rentables. Il a ajouté que si la guerre éclatait en Irak, d’autres pays, tels l’Egypte et la Jordanie, seraient touchés, l’Irak représentant un marché important pour les exportations de ces derniers. Le risque de guerre a déjà provoqué une baisse des investissements. Il est à noter que le rapatriement d’une petite partie du capital arabe est dû à la crainte d’une confiscation des avoirs plutôt qu’à l’existence d’opportunités économiques dans la région. (1)

La cinquième rencontre annuelle des banques islamiques et le gel des avoirs

La cinquième conférence annuelle des banques islamiques avait pour thème " l’élaboration d’une stratégie pour la complémentarité des banques islamiques ". La rencontre (du 12 au 14 octobre) a été organisée par l’Académie arabe des opérations bancaires et des sciences de la finance à Amman, en Jordanie.

Parmi les 130 participants, plusieurs, essentiellement des chefs d’entreprises liées à la finance et la banque, ont soulevé le problème du gel de fonds appartenant à des organismes de bienfaisance par les banques islamiques. Le Dr Naïm Beidha, directeur de la comptabilité à la banque Baraka, au Liban, a pour sa part estimé que les propriétaires devaient pouvoir accéder aux fonds, notamment dans le cas d’organismes de bienfaisance éloignés du terrorisme.

En revanche, un chercheur en sciences économiques de la Banque du développement islamique de Djedda a affirmé que tant que ces institutions [de bienfaisance] demeuraient sur la liste des organisations soutenant le terrorisme, les banques islamiques ne pouvaient pas libérer leurs avoirs sans risquer d’être accusées de soutenir le terrorisme. (2)

Manama, capitale de Bahreïn, est devenue le centre d’activité mondial des banques islamiques. Dans une déclaration prononcée au cours de ce meeting, le cheik Ahmed Ben Mohammed Aal-Khalifa, gouverneur du Fonds monétaire national, a précisé que 26 institutions bancaires islamiques exerçaient actuellement à Bahreïn, ainsi que 5 compagnies d’assurance islamiques, et que le pays abritait également 32 fonds islamiques d’investissements. (3)

D’importants investissements sont nécessaires au développement du secteur du pétrole et de l’eau dans le monde arabe.

Des spécialistes du secteur pétrolier estiment que les investissements nécessaires se montent à 113 milliards de dollars — pour les deux prochaines décennies. Cette somme inclut les domaines du gaz, du pétrole et des projets pétrochimiques. (4)

La Banque mondiale a quant à elle évalué à 40 milliards de dollars (pour les dix ans à venir) la somme nécessaire pour faire face à la grave pénurie d’eau qui menace les secteurs stratégiques de l’agriculture, du tourisme et des services municipaux dans les pays arabes situés entre l’océan Atlantique et l’Iran.

On estime que 45 millions de personnes au Moyen-Orient n’ont pas accès à l’eau potable pour cause de pauvreté ou parce qu’elles résident dans des régions rurales très excentrées. Ces personnes sont particulièrement exposées aux maladies liées à l’insalubrité de l’eau.

De riches pays producteurs de pétrole ont résolu le problème de l’insuffisance des ressources en eau par le dessalement de celle-ci. Le Qatar vient en tête avec 98% d’eau dessalée, suivi du Koweït (80%), des Emirats arabes unis (60%), de Bahreïn (50%), de l’Arabie Saoudite (44%), de la Libye (20%). En Algérie et en Israël, la quantité d’eau dessalée ne dépasse pas les 5%. (5)

Dure concurrence sur le marché du pétrole

L’Arabie Saoudite, le Koweït et l’Iran tentent d’augmenter leurs parts de marché respectives en Asie, notamment en Corée du Sud et en Chine. (6) Cette concurrence est amenée à s’amplifier face à l’arrivée d’une quantité croissante de pétrole russe sur les marchés asiatiques.

Les pays arabes maintiennent des surplus commerciaux avec les Etats-Unis

Selon les données sur le commerce publiées par le ministère américain du Commerce, les Etats-Unis ont exporté pour une valeur de 8.3 milliards de dollars vers les pays arabes au cours des sept premiers mois de cette année, contre une valeur totale de 15.6 milliards de dollars en importations, ce qui a donné lieu à un surplus de 7.3 milliards de dollars au bénéfice des pays arabes (22 pays en tout). Le pétrole demeure la principale composante des exportations arabes (90% des exportations arabes en direction des Etats-Unis), mais il est sujet à de fortes fluctuations de prix qui influent sur l’ampleur de l’excédent. (7)

Conflit entre l’Arabie Saoudite et l’Egypte au sujet du dumping

Dans une décision sans précédent affectant les relations commerciales inter arabes, l’Egypte a imposé des tarifs spéciaux sur les importations pétrochimiques saoudiennes. Cette mesure vient en réaction au dumping que pratiquerait l’Arabie Saoudite au détriment des producteurs égyptiens. Le ministre saoudien de la Finance, Ibrahim Al-Assaf, a menacé l’Egypte de contre mesures visant les produits égyptiens si ces mesures anti-dumping n’étaient pas annulées. Il n’a toutefois pas donné de détails. (8)

Normalisation économique entre l’Irak et l’Arabie Saoudite

Les autorités irakiennes ont réouvert le passage Ar-Ar à la frontière saoudienne, permettant la circulation des personnes et des biens, pour la première fois depuis sa fermeture (au cours de la guerre du Golf, en 1990). Il est à noter que la " guerre du Golf " n’est plus qualifiée que de " crise du Golf " dans le communiqué officiel.

Une importante délégation saoudienne de responsables commerciaux et d’hommes d’affaires, présidée par le président du Centre saoudien du développement des exportations, Abd El-Rahman Al-Zamel, s’est rendue en Irak pour y représenter 43 grandes compagnies saoudiennes à la 35ème foire irakienne, ouverte à Bagdad du 1er au 10 novembre. (9) 46 pays y ont participé.

Les Etats-Unis s’opposent à l’activité du pipeline joignant l’Irak et la Syrie

Les Etats-Unis ont à nouveau soulevé le problème de l’écoulement illégal de près de 200 000 barils par jour de pétrole par un pipeline irakien qui joint Karkuk (en Irak) au port de Banyas (Syrie), en infraction par rapport aux sanctions de l’ONU imposées à l’Irak. Ils se sont heurtés au refus des responsables syriens de débattre du sujet. Ces derniers se sont contentés d’affirmer que le pipeline " en est encore à sa phase d’essai et doit être réhabilité. " (10)

 

  1. Al-Hayat, le 25 octobre ‏2002
  2. Al-Hayat, le 20 octobre ‏2002
  3. Al-Ahram, le 3 novembre ‏2002
  4. Al-Hayat, le 13 octobre ‏2002
  5. Al-Hayat, le 18 octobre ‏2002
  6. Al-Hayat, le 2 novembre ‏2002
  7. Al-Hayat, le 26 septembre ‏2002
  8. Al-Hayat, les 30 et 31 octobre ‏2002
  9. Al-Qods al-Arabi, le 1er novembre ‏2002
  10. Al-Hayat, le 26 octobre 2002

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