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Lundi 23 octobre 2000

Plus de mythes au Moyen-Orient, par Joseph Farah - journaliste Arabe Américain

( traduction française de Franck K…)
Texte original en anglais

Mes commentaires récents sur le Moyen Orient ont provoqué une virtuelle tempête internationale sur Internet.

Depuis que j’ai écrit " Mythes sur le Moyen Orient " il y a moins de 2 semaines, je suis inondé d’E-mails en provenance du monde entier — au moins 5000 lettres seulement d’Israël ! L’article a été traduit en une douzaine de langues. Il a été l’objet de débats télévisés. Il a été lu sur les radios nationales israéliennes. Et alors que la plupart des réactions ont été exceptionnellement favorables, des menaces ont été proférées sur ma vie et la vie de membres de ma famille. Il y a eu des condamnations haineuses, obscènes, vulgaires et impies.

Cela montre combien les Arabes et les Israéliens sont éloignés dans le soi-disant " processus de paix ".

Il n’y a clairement aucun progrès depuis 1947.

En fait, il y a toutes les preuves comme quoi certains leaders arabes tentent actuellement de réviser l’histoire en insistant sur le fait qu’Israël ne peut rien faire pour apaiser la violence dans leur cœurs.

Lors d’une interview au quotidien italien " La Repubblica " le 24 mars de cette année, Sheik Ikrama Sabri, la plus importante figure musulmane de l’autorité palestinienne à Jérusalem, a décrété que le mur occidental, le dernier reste du temple juif, n’a aucune signification religieuse pour les Juifs.

" Soyons clairs : le mur des Lamentations n’est pas un lieu saint pour les Juifs, c’est une partie intégrante de la mosquée (fondations). Nous l’appelons Al-Buraq, le nom du cheval avec lequel Mahomet est monté au paradis depuis Jérusalem " disait-il.

En fait, le périmètre du Mont du Temple et le mur occidental sont, selon les érudits juifs, le seul site véritablement saint du Judaïsme.

Yasser Arafat lui-même a fait récemment des déclarations similaires en disant que la ville de Jérusalem n’a aucune signification réelle pour les Juifs.

Il a annoncé le 28 juin 1998 à la télévision Al-Jezira : "Permettez-moi de vous dire une chose. La question de Jérusalem n'est pas seulement une question palestinienne. C'est une question palestinienne, arabe, islamique et chrétienne."

Questionné par l’interviewer si l’on pouvait également dire qu’il s’agissait d’une question juive, il a répondu : " Non. Permettez-moi d’être précis — Ils considèrent Hébron comme plus saint que Jérusalem. "

Arafat fait partie de ces leaders arabes qui font l’incroyable allusion comme quoi il n’y aurait jamais eu de temple juif sur ce site.

" Jusqu’à aujourd’hui, toutes les fouilles réalisées n’ont jamais pu attesté de l’emplacement du temple " affirme-t-il " Cela fait 30 ans qu’ils se sont emparés de la ville mais ils n’ont jamais réussi à donner une seule preuve de l’emplacement du temple ".

Pensez-vous réellement qu’il puisse y avoir un compromis avec un peuple à ce point illuminé ?

Ce qui suit était une remarque non fortuite d’Arafat. Dans un discours plus ancien tenu le 10 octobre 1996 sur " Voix de la Palestine ", il disait : "Commençons par le saint mur Buraq. Il s'appelle le saint mur Buraq et non le mur des Lamentations. Nous ne disons pas cela. Après la sainte révolution Buraq en 1929.... la comité international Shaw a annoncé qu'il s'agissait d'un mur saint pour les Musulmans. Ce mur débouche sur la Via Dolorosa. Ce sont nos lieux saints chrétiens et musulmans."

A présent, vous comprenez peut-être pourquoi même aujourd’hui la police musulmane, connue sous le nom de Waqf, essaye de refuser l’accès à ces sites aux Juifs et aux autres non-musulmans. A présent, vous comprenez peut-être pourquoi pendant les périodes où Jérusalem fut occupée par les Musulmans des églises chrétiennes et des synagogues juives ont été détruites ou profanées. 

Rien que ce point devrait faire comprendre de façon concluante à tout observateur impartial que les troubles du Moyen Orient aujourd’hui ne pourront pas être résolus par la création d’un " état palestinien ". Il est grand temps d’annoncer à ceux qui ne le savent pas encore que le leader de ce mouvement —Arafat — n’est pas " palestinien " du tout. Il est en effet né en Egypte.

Toutefois sa famille a un passé dans la région — bien qu’il y ait peu de chances qu’il le reconnaisse sur ABC " Nightline " ou CNN.

Voyez-vous, l’oncle d’Arafat occupa le poste de grand Mufti de Jérusalem dans les années 1920 et 1930. C’est son oncle qui pour la première fois annonça que Mahomet était monté au paradis depuis le site nommé dôme du Rocher sur le mont du Temple. Et ce fut son oncle qui, dans une alliance profane avec Adolf Hitler, condamna les Juifs et leurs visées sur la capitale éternelle.

La vérité est que Jérusalem a une importance unique pour les Juifs. Elle a toujours été un lieu décrit et vénéré dans la loi juive. Depuis des siècles depuis la diaspora, les Juifs de par le monde prient en direction de Jérusalem, pleurent la destruction de leur temple et répète avec espoir la phrase " L’an prochain à Jérusalem ".

De nouveau, je voudrais dire la chose suivante : tant que les protagonistes de la guerre et de la paix au Moyen Orient ne reconnaîtront pas les notions basiques d’histoire et d’archéologie, il y a peu d’intérêt à prétendre que des concessions sur des territoires périphériques puissent apporter la paix.