Accueil   Les Infos Envoyez l'adresse du site à un ami   retour
Textes Courriers Liens Dérapages Emails rédactions Dates Presse Archives Metula News Agency
Critiques palestiniennes de l'utilisation d'armes dans l'Intifada

Dans un article du quotidien de l'autorité palestinienne Al-Ayyam, le journaliste palestinien Tawfiq Abu Bakr, critique l'utilisation palestinienne d'armes dans l'Intifada. Voici des extraits de l'article :


"Mieux vaut tard que jamais . Il est bon que les responsables palestiniens découvent finalement que les attaques continues de mortier et les fusillades des Palestiniens sur des secteurs peuplés donne au gouvernement de Sharon et àl'Armée israélienne la justification pour attaquer les Palestiniens et démolir leurs maisons. Mieux vaut arrêter que de continuer à payer le prix cher des destructions, expulsions et de nouveaux réfugiés."

"J'ai ouvert le nid d'un frelon quand j'ai écrit, au début de l'Intifada, que la détérioration dans l'utilisation d'armes est la plus grande erreur palestinienne, qui aura des conséquences épouvantables. Après des mois sanglants ... les fonctionnaires palestiniens de haut rang déclarent la même chose et demandent ce que j'avais exigé au début."

"J'ai été écrasé par les sentiments de joie et de douleur quand j'ai entendu mon ami (le chef des Fatah "Tanzim" en Cisjordanie) Marwan Al-Barghuthi à la TV palestinienne dire qu'il est de l'intérêt suprême des Palestiniens de s'abstenir d'employer des armes dans des secteurs peuplés parce que cela mène à une réaction dure de l'Armée israélienne..."

"J'étais heureux parce que finalement une juste position a été approuvée, une position qui appuie l'accablement des Palestiniens de la Cisjordanie et du territoire de Gaza. Cependant, j'ai senti la douleur parce que à ce jour des maisons ont été démolies ... et des familles ont perdu leurs fils, en raison du long retard à la prise de décision nécessaire qui aurait pu sauver ces gens."

"C'est de la responsabilité d'un leader, de n'importe quel leader, de prendre la décision juste même si cela ne semble pas populaire au premier abord. À notre regret et douleur, la direction palestinienne a pris la décision juste seulement après que nous ayons payé le prix fort et seulement après que cette position soient devenue populaire en raison de la pression publique."

"Nous devons nous rappeler que les dictatures les plus dures se sont effondrées durant la dernière décennie sans un tir de balle. Ils ont été défaits par l'"Intifada"populaire et par les masses qui ont rempli les rues et les places de villes principales... C'est la caractéristique principale du la lutte de l'opprimé contre les oppresseurs dans le monde moderne. Nous Palestiniens devons adhérer à cette voie de lutte plus que les autres."

"Nous étions parmi les premiers à inventer cette voie de lutte. Mais c'est précisément quand cela est devenu une question de conduite commune des peuples cherchant la justice et la liberté -que nous l'avons renié et nous sommes tournés vers des types différents de lutte militaire ... qui ne nous profite d'aucune façon."


"Nos concitoyens aimés ont beaucoup de doutes sur les balles qui tuent sans but et ils ont beaucoup d'annecdotes pour le dire que j'ai seulement enregistré pour l'instant, mais que je n'ai pas publié, parce qu'il est impossible de les publier à ce stade tandis que le sang coule toujours ."

"Les heurts armés et les attaques de mortier ont dérangé les implantations israéliennes dont les gens ne représente pas plus que quelques milliers. Les cinq millions de Juifs résidant à Haifa, Jaffa, Tel-Aviv et dans le reste des villes israéliennes et des villages, cependant, n'estiment pas qu'ils ont perdu leur sécurité. Au lieu de cela ils commencent à montrer de la sympathie pour ce petit groupe de plusieurs milliers colons bien que la plupart des Israéliens croient que ces implantations doivent être retirées."

"Ce qui est plus important, nous avons perdu la sympathie de grandes forces politiques en Israël. Ces forces sympathisaient avec nous quand nous conduisons notre Intifada de façon paisible et exigeions nos droits légitimes. Mais ils n'osent plus - et ne veulent plus - montrer de la sympathie pour l'activité militaire palestinienne qui frappe leurs fils."

"J'ai lu le discours fait par Yossi Sarid, le leader de l'opposition de l'aile Gauche à la Knesset, qu'il a adressé à la direction palestinienne. Ce discours prouve tout ce que je dis. Des sondages d'opinion publique israéliens pendant ces derniers quelques mois montrent aussi clairement la perte de l'appui politique dont nous avons souffert parmi le public israélien."

"Après tout, nous cherchons la paix avec eux et nous sommes intéressés par cette [au moins] moitié d'entre eux qui sont convaincus par la justice de nos demandes... Nous n'avons aucune autre solution."

"Souvenez-vous, les forces de gauche en Israël sont parties manifester avec nous aux points de contrôle quand la voix des armes s'est arrêtée. La logique de l'Israélien moyen pense : ' nous leur fournissons des armes pour maintenir la sécurité et maintenant ils les dirigent contre nous. Comment pouvons-nous leur donner plus de terre ?"

"Ils apporteront seulement plus d'armes et d'activité militaire contre nous."

"Dans des cercles internationaux aussi, il y a eu un déclin sérieux dans l'appui à l'Intifada à partir du moment où on a entendu le son des armes et des mortiers même sans blessés. Mais lune impression fausse a déjà été créée : c'est un combat entre deux camps. Cela n'est peut être pas un combat égal, mais tout de même, il y a échange de coups de feu..."

"Il y en a certains qui prétendent que les Israéliens ne seront pas prêts à ne faire des concessions avant qu'ils ne perdent leurs fils dans la bataille. Même si cette logique était correcte - la situation, en réalité, est beaucoup plus compliquée. Trente ou quarante Israéliens tués en une moitié d'année sont un nombre qui pourrait être ajouté au rapport annuel d'accidents de de la route israéliens, sans que chacun y prête attention.En 2000 il y a eu 552 victimes de la route en Israël. Ni Israël, ni un autre pays dans le monde, ne changera sa politique à cause d'un si petit nombre. Dans la guerre de 1973 Israël avait eu des milliers de victimes qui ont seulement mené l'aile droite au pouvoir en Israël, mené par Menachem Begin..."

" Le modèle du Sud Liban, avec un retrait israélien obligatoire, avait des caractéristiques historiques et circonstancielles distinctes qui ne peuvent pas s'appliquer en d'autres endroits et d'autres temps. Pouvons nous accepter la logique d'inquiéter cent colons dans une implantation à la frontière de la Bande de Gaza par des mortiers qui font seulement du bruit, quand le prix de cette "perturbation" est la démolition de maisons dans Beit Hanoon, l'expulsion de centaines de gens, la mort d'enfants et une perte nette d'appui parmi les cercles israéliens qui ont soutenu nos juste demandes aussi bien qu'une perte nette d'appui dans l'opinion publique du monde. Je me le demande vraiment ..."