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Dimanche 21 Septembre 2003 — 24 Elul 5763
  • Arafat a détourné 900 millions $

    Un audit de l'Autorité palestinienne a révélé que son président, Yasser Arafat, avait détourné 900 millions de dollars (792 millions d'euros) de fonds publics sur un compte bancaire dont il avait le contrôle, et la plus grande partie de cet argent a ensuite été investi dans des avoirs palestiniens, a annoncé samedi un responsable du Fonds monétaire international (FMI).

    Lors du sommet des ministres des Finances des pays du G7 à Dubaï (Emirats arabes unis), Karim Nashashibi, représentant du FMI dans la Rive Occidentale et à Gaza, a insisté sur l'ouverture et la transparence dont avait fait preuve le ministre palestinien des Finances Salam Fayad concernant les comptes de l'Autorité palestinienne, pour avoir fait état de ces transferts d'argent entre 1995 et 2000.

    Il a ajouté que Salam Fayad, qui était représentant du FMI dans les territoires palestiniens en 2000, avait dit à Yasser Arafat qu'il devait dévoiler l'existence de ce compte.

    «Nous estimons que le montant est d'environ 900 millions de dollars sur une période de cinq ans», a annoncé ce responsable du FMI.

    La plus grande partie de l'argent a été investi dans des avoirs palestiniens dans les territoires et à l'étranger, a souligné Karim Nashashibi. Un Fonds d'investissement palestinien a été créé pour gérer ces avoirs et les privatiser, a-t-il ajouté.

    Mais le responsable du FMI n'a pas exclu la possibilité que les fonds qui restaient aient été détournés, ajoutant qu'il croyait qu'un audit des fonds restants serait réalisé plus tard.

    L'Autorité palestinienne a été accusée de corruption et de mauvaise gestion. Selon un numéro spécial du magazine Forbes, Yasser Arafat aurait le contrôle de 300 millions de dollars (264 millions d'euros), ce qui ferait de lui un des hommes les plus riches dans la catégorie des «Rois, reines et despotes»

  • Arafat "associé" à la formation du gouvernement palestinien 

    Le nouveau cabinet palestinien sera formé par le président Yasser Arafat et son Premier ministre Ahmed Koreï et comprendra un sympathisant du Hamas ainsi qu'une personnalité ayant les faveurs des États-Unis, ont déclaré jeudi des responsables palestiniens.

    "Le gouvernement sera formé la semaine prochaine", a précisé l'un de ces responsables, à l'issue d'une réunion du Fatah, principale composante de l'OLP et formation d'Arafat.

    La décision associant le président de l'Autorité palestinienne au choix des 24 membres ne manquera pas d'irriter Washington qui s'efforce de le mettre "hors jeu".

    Jeudi, George W. Bush a renouvelé ses critiques à son égard, stigmatisant son échec en tant que dirigeant palestinien et l'accusant d'avoir sapé les efforts de son Premier ministre démissionnaire Mahmoud Abbas pour faire appliquer la "feuille de route" pour la paix au Proche-Orient.

    Après avoir pris la semaine dernière la décision de principe d'exiler Arafat à la suite de deux attentats-suicide ayant fait 15 morts, les autorités israéliennes ont pour leur part rappelé qu'elles refuseraient de négocier avec un gouvernement qui lui serait "associé".

    Dans un entretien accordé au Yedioth Ahronoth, l'intéressé a pour sa part exhorté Israël à suspendre sa campagne d"'assassinats ciblés" à l'encontre des activistes islamistes et l'a invité à renouer le contact en vue d'un nouveau cessez-le-feu avec les mouvements radicaux.

    La réunion du Fatah a par ailleurs permis de fixer les critères d'attribution des portefeuilles ministériels et l'un d'eux a été proposé à Moussa al Zabout un médecin de Gaza, "sympathisant du Hamas", indiquent des responsables palestiniens.


    Zabout ne sera pas le premier proche du mouvement dont Israël et les États-Unis exigent le démantèlement à faire partie de l'exécutif. Imad al Falloudji, ancien dirigeant de la branche armée du Hamas, a occupé les fonctions de ministre des Télécommunications durant plusieurs années.

    Le ministre des Finances sortant, Salam Fayyad, qui a supervisé les réformes de l'Autorité palestinienne tout en s'attirant les bonnes grâces de Washington devrait en outre conserver son maroquin, a-t-on précisé de même source.

    Hatem Abdoul Kader, juriste du Fatah a insisté sur le fait que la liste des ministres serait dressée par Arafat et Koreï. Le nouveau gouvernement, a-t-il ajouté, aura pour tâche prioritaire la poursuite des réformes internes et le rétablissement de l'ordre et de l'unité nationale dans les zones en proies aux troubles.

    Koreï a quant à lui indiqué qu'il poursuivrait ses consultations avec les représentants des différentes composantes de l'opinion en ce qui concerne la formation de son gouvernement.

    "Je veux un gouvernement soutenu par le peuple palestinien et la direction palestinienne", a-t-il souligné à l'issue de la réunion du Fatah.

  • Le chef spirituel du Jihad Islamique dans la Bande de Gaza quitte son poste
    Arnon Regular - Ha'aretz

    Le chef spirituel du Jihad Islamique dans la Bande de Gaza a quitté l'organisation il y a quelques semaines, en ce qui semble être une crise sévère dans ses rangs.

    Le scheik Abadallah Al-Shami, qui était aussi le porte-parole de l'organisation, a présenté sa lettre de démission au contrôle du comité de l'organisation datée du 2 août, dont une copie a été donné à Haaretz par des sources de sécurité palestiniennes

    "Après beaucoup de débats et de retards ... j'ai décidé de démissionner tranquillement du mouvement, avec amertume et douleur, dans l'espoir que cela permettra de surmonter la crise interne ... je vais partir, mais je continuerai à servir les Palestiniens de chaque façon possible," a écrit. Al-Shami Il a aussi informé de ses décisions les chefs des organisations palestiniennes de la Bande de Gaza.

    Al-Shami n'a pas détaillé les raisons de sa démission dans sa lettre, mais des sources du Jihad Islamique ont dit que la direction du mouvement à l'extérieur des territoires a graduellement enlevé des budgets et des ressources à Al-Shami et a fermé quelques services de presse du Jihad qu'il avait contrôlés dans les mois récents.

    La goutte d'eau qui a fait déborder le vase a été apparemment la nomination de Khaled Albatash, un autre membre senior du mouvement dans la Bande de Gaza, comme porte-parole officiel du Jihad dans la Bande.

    Al-Shami, 50 ans, était considéré un des chefs les plus éloquents, populaires et charismatiques dans la Bande de Gaza. Il avait été un des activistes en vue pendant le premier intifada et était parmi les 400 activistes du Hamas expulsés au Liban en 1993. A son retour dans la Bande de Gaza, il a été arrêté environ six fois par l'Autorité Palestinienne après plusieurs déclarations attaquant l'Autorité Palestinienne et Yasser Arafat dans ses sermons du vendredi.

    Al-Shami a passé un certain nombre d'années dans les prisons de l'Autorité Palestinienne de la Bande de Gaza et en détention administrative israélienne. En fait, pendant les années précedant la présente intifada, on l'identifiait au Jihad Islamique dans la Bande de Gaza

    Des sources palestiniennes ont dit samedi que dans cette intifada Al-Shami s'est trouvé face à une nouvelle génération de chefs, comme le docteur Mohammed Alhindi et le Scheik Nafaz Azam, qui est décrit comme obstiné et dogmatique et avait eu de la difficulté à les rejoindre. Alhindi Albatash et Azam a repris l'activité de l'organisation et ont poussé Al-Shami dehors. Dans les récentes semaines son nom a été enlevé des publications de l'organisation et de ses sites Internet, qui sont dirigés principalement depuis l'Iran.

    Le Jihad Islamique a été fondé en 1979 par docteur Fathi Shkaki, qui a été éliminé par Israël à Malte en 1995. Shkaki avait construit l'organisation sur le raz-de-marée de la révolution iranienne et était toujours un mouvement militaire partiellement relié à la population palestinienne, par contraste avec le Hamas, qui est profondément enraciné dans la communauté. Un certain nombre d'activistes seniors du Jihad l'ont quitté. Un de ses trois fondateurs, Abed Alaziz Uda, qui a été expulsé de la Bande de Gaza par Israël dans les années 80, est revenu avec le consentement d'Israël et de l'Autorité Palestinienne après avoir abandonné le Jihad en raison de différences avec Shkaki.

    L'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et l'Autorité Palestinienne , qui voyait toujours le Jihad comme plus subversif que le Hamas et craignait qu'il puisse même assassiner ses chefs, essayait toujours de limiter l'activité de l'organisation en formant des organisations avec des noms semblables, comme les Brigades des Martyrs Jihad-Al-Aqsa Islamiques, qui ont été fondées au début des années 80 et agissaient sous les ordres du Fatah. L'Autorité Palestinienne a aussi essayé de donner envie aux chefs du Jihad Islamique de la rejoindre avec des bénéfices substantiels divers.

  • Israël va négocier le tracé de sa "clôture" avec les USA 

    Ariel Sharon a décidé de dépêcher la semaine prochaine à Washington une délégation de haut niveau chargée de trouver un compromis avec les dirigeants américains sur le tracé de la "clôture de sécurité" en cours de construction en Cisjordanie, apprend-on vendredi de source haut placée israélienne.

    Les États-Unis ont désapprouvé la construction de cette ligne de défense visant à mettre les Israéliens à l'abri des attentats suicide, dans la mesure où elle s'écarterait de la frontière de 1967 pour inclure terres agricoles palestiniennes et colonies juives de peuplement.

    L'administration Bush a décidé lundi de bloquer une partie des fonds accordés à Israël à proportion des sommes dépensées par celui-ci pour ses activités de colonisation, mais elle n'a pas pris de décision concernant la clôture, présentée par les Palestiniens comme un "Mur de Berlin" local.

    De source haut placée israélienne, on indique que deux options sont sur la table: soit l'extension de la barrière en construction très à l'intérieur de la Cisjordanie pour inclure des colonies abritant 30.000 personnes, comme le demandent les ministres d'extrême droite, soit la construction de barrières séparées autour de chacune de ces colonies.

    Les dirigeants américains ont fait savoir que la "clôture de sécurité" devait longer autant que faire se peut la "ligne verte" marquant la frontière internationale et non pas pénétrer jusqu'à 20 km en territoire palestinien pour protéger par exemple une colonie aussi importante que celle d'Ariel.

    Sharon a déclaré vendredi aux ministres de son parti, le Likoud, que le choix entre les deux options devra "prendre en compte les implications économiques, politiques et stratégiques" mais il n'a pas fait part de sa préférence, dit-on, toujours de même source.

    Le Premier ministre a seulement précisé que, au retour de la délégation israélienne des États-Unis, il réunirait le cabinet restreint de sécurité pour trancher définitivement.

  • Arafat, obstacle à la paix

    Au Proche-Orient, Israël se félicite de la déclaration du président américain Bush sur Yasser Arafat. Les Etats-Unis estiment que le chef palestinien est un obstacle à la paix.

    Israël s'est déclaré "particulièrement satisfait" vendredi de la déclaration du président américain George W. Bush selon laquelle les Palestiniens devraient écarter le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, s'ils veulent un Etat à eux. "Nous sommes particulièrement satisfaits de cette déclaration car elle confirme ce que nous disons sur Arafat", a déclaré un porte-porte parole du gouvernement israélien, Avi Pazner.

    "M. Arafat a échoué en tant que dirigeant. (L'ex-Premier ministre palestinien Mahmoud) Abbas a vu son action sapée par l'ordre ancien et cela veut dire Yasser Arafat", a affirmé jeudi le président américain lors d'une conférence de presse conjointe avec le roi Abdallah II de Jordanie. "Les Palestiniens doivent comprendre que s'ils veulent la paix, ils doivent avoir une direction engagée à 100% à combattre le terrorisme", a ajouté M. Bush, dont le pays a opposé mardi un veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'Onu "exigeant" d'Israël qu'il revienne sur ses menaces d'expulsion envers le président de l'Autorité palestinienne.

    La menace israélienne a déclenché les foudres de la communauté internationale, et notamment celles des pays arabes, qui ont demandé une réunion extraordinaire de l'Assemblée générale de l'Onu vendredi pour discuter d'un texte demandant qu'Israël y renonce. "C'est devenu évident de par le monde qu'Arafat a fait tout son possible pour que Mahmoud Abbas ne réussisse pas", a estimé le responsable israélien.

    Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a de son côté accusé une fois de plus le dirigeant palestinien d'être un "chef terroriste", dans une interview à la radio publique. "Yasser Arafat est un chef terroriste et a prouvé qu'il est l'obstacle principal" à une relance du processus de paix, a dit le ministre.

    "Aussi longtemps qu'il sera à la tête des Palestiniens, il sera impossible d'avancer" en vue d'un règlement, a affirmé M. Mofaz. Par la même occasion, il a annoncé que l'armée israélienne allait poursuivre ses "frappes préventives" contre des activistes du Hamas, en référence aux opérations de liquidations des dirigeants du mouvement radical palestinien.

  • Ahmed Qorea défend son chef Yasser Arafat face aux États-Unis

    Alors que l'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution demandant à Israël de cesser ses menaces d'expulsion à l'encontre de Yasser Arafat, le premier ministre palestinien Ahmed Qorea a déclaré vendredi que le refus américain de traiter avec le président palestinien était préjudiciable au processus de paix.

    Réagissant aux propos du président américain George W. Bush affirmant jeudi qu'Arafat avait «échoué en tant que dirigeant», Ahmed Qorea a estimé qu'il s'agissait là d'une «déclaration regrettable qui ne sert pas le processus de paix».

    «Arafat est le dirigeant élu du peuple palestinien et en représente la volonté», a-t-il expliqué à l'Associated Press. «Nous voulons donc que le président Bush et l'administration américaine respectent la volonté du peuple palestinien. Arafat est un partenaire à part entière», a précisé le premier ministre palestinien.

    Le président de l'Autorité palestinienne a également répondu vendredi aux commentaires du chef de la Maison-Blanche. «Vous devez comprendre que nous sommes l'autorité des Palestiniens reconnue par tous les Palestiniens», a-t-il déclaré sur ABC News. George W. Bush «doit se souvenir que le président Clinton traitait avec moi, que son père traitait avec moi et que lui-même le faisait au début».

    Vendredi, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution demandant à Israël de cesser ses menaces d'expulsion à l'encontre de Yasser Arafat et condamnant les attentats-suicide perpétrés par des groupes palestiniens.

  • L'Union Européenne refait son unité par le soutien unanime à la résolution "Arafat" aux Nations Unies contre Israël

    L'ensemble des pays membres de l'Union Européenne, y compris ceux qui n'en feront officiellement partie qu'en 2004, a voté unanimement à l'ONU en faveur du projet de résolution concernant Yasser Arafat. Le texte exige d'Israël de ne pas expulser le leader palestinien.

    C'est la première fois que ces 25 pays européens votent ensemble un texte auquel les Etats-Unis avaient opposé leur veto, ont noté plusieurs diplomates. La résolution a été adopté par 133 voix pour, 4 contre (Etats-Unis, Israël, Micronésie et îles Marshall) et 15 abstentions dont le Canada, l'Australie et le Kenya.

    Cette démonstration d'unité dépasse le clivage que les dirigeants américains aiment à souligner entre ce qu'ils appellent la «vieille» Europe, qui s'est notamment opposée à la guerre contre l'Irak, et la «nouvelle» Europe qui l'accepte.

    Elle a également été faite à trois jours du débat général de l'Assemblée générale de l'ONU, dont l'un des premiers orateurs, sur quelque 80 chefs d'Etat et de gouvernement ayant annoncé leur présence, est le président américain George W. Bush. Celui-ci devrait demander à la communauté internationale d'aider les Etats-Unis à stabiliser et reconstruire l'Irak.

    Cette unité européenne sans précédent n'a été cependant possible qu'après des tractations de dernière minute, qui ont retardé le passage au vote du texte, a-t-on appris de sources diplomatiques.

    La rédaction d'un préambule du texte dissociant les attentats-suicide à la bombe qui sont «condamnés» et les exécutions extra-judiciaires qui ne sont que «déplorées» a finalement convaincu la Grande-Bretagne qui voulait s'abstenir. «Il n'est pas certain que ce vote créera un précédent», a cependant constaté sous le couvert de l'anonymat un diplomate européen.


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