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Vendredi 12 Septembre 2003 — 15 Elul 5763
  • Communiqué de Nissim Zvili, Ambassadeur d’Israël en France
        
    En prenant la décision stratégique du recours à la violence et au terrorisme, Yasser Arafat a pris la responsabilité de semer à nouveau le chaos dans la région. Il a personnellement encouragé, financé, provoqué et incité son peuple à la haine et à la violence afin de saper et torpiller tout effort ou toute tentative d’apaisement et de dialogue politique.

    Parallèlement, une autre fraction palestinienne, représentée par les islamistes fondamentalistes du Hamas et du Jihad islamique, a agi exactement dans les mêmes intérêts que Yasser Arafat, c’est à dire dans le but de réduire le processus de paix à néant.

    Les motivations de ces mouvements fondamentalistes islamistes sont néanmoins quelques peu différentes, mais elles sont parfaitement claires : elles visent à la destruction de l’Etat d’Israël et à l’éradication de toute présence juive dans la région.

    Leur stratégie est simple : tuer le plus grand nombre possible de Juifs et d’Israéliens.

    Au milieu de ces deux franges extrémistes, le camp modéré, représenté par Mahmoud Abbas et la plupart des Ministres palestiniens, n’a disposé jusqu’à ce jour que d’une marge de manœuvre très limitée.

    Dans ce contexte, les conclusions de l’Etat d’Israël sont sans équivoque. Yasser Arafat ne constitue plus seulement un obstacle à la paix, mais un élément destructif empêchant toute possibilité d’avancée politique. En conséquence, sa présence dans la région met désormais en danger le sort de la paix mais aussi celui de nos deux peuples, palestiniens et israéliens.

    Cette décision de principe a été prise dans un souci d’équilibre et de prudence. Elle répond à une situation précise et déterminée. Le Gouvernement de l’Etat d’Israël décidera de son application au moment opportun

    Seul l’octroi de pouvoirs effectifs aux forces modérées palestiniennes permettra de trouver une solution pacifique au conflit. En attendant,  la tâche du Gouvernement israélien, comme celle de chaque gouvernement démocratique, est de protéger la vie de ses citoyens. Israël, pas plus qu’un autre Etat, ne saurait accepter de voir ses citoyens massacrés dans ses rues, ses cafés ou ses autobus.

  • Des journaux frappés de cécité
    Sefi Hendeler correspondant en France du quotidien Maariv

    Les médias français ont qualifié l’attentat de Bagdad d’acte terroriste - pas l’attentat de Jérusalem. Le problème ne se retrouve pas uniquement en France. Il s’agit d’une maladie européenne.

    Que sont les mots devant les corps déchiquetés de bébés ? Dans cette réalité sanglante, les caractères d’imprimerie auront du mal à soigner, consoler ou expliquer. Et malgré cela, une semaine après l’attentat, il est pertinent de se pencher sur les termes employés en France pour décrire le carnage de Jérusalem. Pertinent de souligner la vision sélective des Français, mise en évidence par la concomitance d’événements tragiques que nous a réservés le destin.

    Mardi dernier, quelques heures avant l’explosion à Jérusalem, la terreur avait frappé au cœur de Bagdad, enterrant vivant le représentant spécial de l’ONU en Irak et faisant vingt-deux autres morts. Deux attentats presque simultanés, mais pas exactement similaires. L’un a clairement choisi une cible civile - un autobus de fidèles - à Jérusalem Ouest. L’autre visait une organisation internationale, l’ONU, venue aider la force américaine qui occupe la capitale de l’Irak.

    Le ministère des Affaires étrangères français a aussitôt réagi par des déclarations indignées, condamnant ces attentats. Le Paris « officiel » n’a pas hésité à qualifier d’acte ignoble ce qui s’est passé à Jérusalem. Cependant, le lendemain, dans les principaux quotidiens français, les articles publiés côte à côte décrivaient deux réalités différentes. L’une terroriste, l’autre pas vraiment.

    La palme revient au Monde, qui a qualifié l’attentat de Bagdad de : « nouvelle étape dans la dérive terroriste en Irak ». Quant à l’attentat à Jérusalem, il s’agit, pour ce journal, d’un « attentat-suicide », perpétré par une « organisation radicale ». Le mot d’« assassinat » n’apparaît pas une seule fois dans l’article. Ce mot, le journaliste du Monde le réserve pour l’exécution d’Ismaïl Abou Chanab, qu’il décrit comme « connu pour son ton modéré et son caractère tranquille », se référant apparemment à une interview télévisuelle donnée par ce dernier la veille de sa mort, une interview au cours de laquelle il justifiait l’assassinat de bébés juifs. Abou Chanav s’exprimait-il alors aussi, (toujours selon l’appréciation du Monde) sur le ton modéré que lui dictait son caractère tranquille ?

    Juste derrière, vient se placer le quotidien de gauche Libération. Dans son éditorial et dans un reportage de Bagdad, Libération met en garde contre « les terroristes irakiens ». L’assassin de bébés à Jérusalem, est, lui, qualifié de « kamikaze ». Pour le journal de droite le Figaro, il est aussi question de deux événements totalement différents. À Jérusalem, c’est le « mouvement radical palestinien Hamas » qui a revendiqué l’attentat, alors qu’en Irak, il s’agit, sans l’ombre d’un doute, de « terroristes ».

    À droite comme à gauche, la distinction est donc claire. Dans l’Irak occupé, c’est la terreur qui frappe. En Israël, ce sont des palestiniens radicaux, des extrémistes, des kamikazes. Tout ce que vous voudrez – pour ne pas parler de terreur. Le seul qui a sauvé l’honneur de la presse française est le Parisien (tabloïde souvent dénigré par ses confrères qui lui reprochent son côté « populaire », ce qui n’empêche pas son tirage d’être en augmentation permanente). Le Parisien a été en effet le seul à appeler l’horreur par son nom, à parler de violence terroriste en Irak et d’acte de terreur en Israël.

    Quelques articles de plus ou de moins dans le Monde, le Figaro ou Libération ne changeront guère la triste réalité, cette spirale sanglante qui secoue le Moyen Orient. Il faut cependant qu’en Israël, on mette en perspective le vocabulaire des principaux journaux européens et la croisade terroriste meurtrière dont le but est d’effacer toute présence juive en Israël. Ce choix linguistique des Français est loin d’être fortuit. Il est le symptôme d’une cécité morale. Une cécité dont souffrent, malheureusement, non seulement les journalistes, mais une majorité de gens en France et sur tout le continent européen.

  • Bush a plaidé pour des mesures de répression contre les activistes palestiniens
    ("Washington Post")
    Le président Bush a appelé mercredi à des mesures de répression agressives contre les groupes terroristes palestiniens, disant que le démantèlement de ces groupes est "probablement la condition la plus importante pour faire prévaloir la paix ."

    Les remarques de Bush ont suggéré que l'administration n'essaye pas publiquement de dissuader Israël de viser les groupes ou les individus responsables de la vague récente d'attentats-suicide. Le travail du Premier ministre palestinien nouvellement nommé "doit consolider le pouvoir dans son administration, obtenir le contrôle des forces de sécurité - de toutes les forces de sécurité - et ensuite lâcher ces forces de sécurité contre les tueurs," a dit Bush.

    Les représentants de l'administration sont profondément contrarié par la capacité d'Arafat de contrecarrer les acquisitions dans le processus de paix initié par les Etats-Unis , même après que l'administration ait coupé le contact avec Arafat et ait essayé de le marginaliser.

    Mais ils ont aussi confidentiellement déconseillé aux fonctionnaires israéliens de ne pas agir en fonction du sentiment croissant en Israël pour bannir Arafat, pensant que cela suciterait de la colère à travers le monde arabe, ce qui compliquerait les efforts américains pour stabiliser l'Irak.

  • Rien de changé, les Brigades Al-Aqsa menacent de frapper Israël (si Arafat est expulsé)

    [La teneur du commniqué à l'afp est particulièrement violente, ce qui donne une preuve de plus - s'il en fallait -, que les terroristes d'Al-Aqsa ont pour chef : Yasser Arafat, qu'ils défendent comme leur véritable "patron"]

    « Les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, un groupe radical lié au Fatah, ont menacé vendredi de "frapper partout" en Israël si l'Etat hébreu mettait à exécution sa décision de principe de bannir le dirigeant Yasser Arafat, dans un communiqué reçu par l'AFP.

    "Nous proclamons à haute voix que si cette décision est mise à exécution, nous allons nous en prendre à tout Israël et frapper partout sans exception. Il n'y aura pas de ligne rouge et nous ne ferons pas la distinction entre grands et petits", affirme le communiqué de ce groupe.

    "Nous disons au criminel Sharon (le Premier ministre israélien Ariel Sharon) que ton peuple va payer cher car il y aura une vague de kamikazes qui fera exploser tout être vivant en Israël", ajoute le communiqué.

    "Toucher à Yasser Arafat et ses compagnons va faire éclater le volcan de la colère palestinienne, que personne ne pourra arrêter. Les immeubles et les bâtiments publics (en Israël) seront visés et nous ne ferons pas la distinction entre civils et militaires", mettent en garde les Brigades d'Al-Aqsa en exhortant leurs "cadres et combattants à se tenir prêts" à passer à l'acte.

    Le groupe appelle le peuple palestinien à s'unifier "pour prouver au monde entier que nous sommes capables de défendre notre symbole et notre président élu Abou Ammar (nom de guerre de Yasser Arafat)".

    Les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa sont une nébuleuse de cellules non hiérarchisées liés au mouvement Fatah, dirigé par M. Arafat. Elles ont revendiqué de nombreux attentats en Israël depuis fin 2000»

  • Israël veut «écarter l'obstacle à la paix» que représente Yasser Arafat

    Le gouvernement israélien veut «écarter l'obstacle à la paix» que représente Yasser Arafat: il l'a annoncé jeudi soir, s'abstenant de toute action immédiate afin d'éviter une confrontation avec les Etats-Unis opposés à l'expulsion du chef palestinien et de donner au Premier ministre désigné Ahmed Qureia une dernière chance d'intervenir contre les groupes extrémistes.

    Yasser Arafat a réagi à la décision de principe d'Israël par un signe de victoire, lors d'une brève apparition devant plusieurs milliers de partisans venus lui témoigner leur soutien devant son QG de Ramallah, dans la Rive Occidentale

    «Personne ne me chassera», avait-il clamé haut et fort avant même l'annonce d'Israël. Le président de l'Autorité palestinienne avait déclaré qu'il ne quitterait jamais les territoires. «C'est ma patrie», avait-il dit aux journalistes.

    Lors de sa sortie devant ses partisans, le chef palestinien a récité un passage du Coran sur la fermeté à opposer à un opresseur. «Nous sommes sur une terre sacrée, et nous protégerons nos lieux saints musulmans et chrétiens», a-t-il également lancé. Nous avons envoyé un message aux prisonniers: ensemble jusqu'à Jérusalem». Agé de 74 ans, Yasser Arafat a ensuite regagné son bureau, envoyant des baisers à la foule des deux mains.

    Ses partisans ont distribué des tracts du Fatah, exhortant les Palestiniens à «se rassembler autour du chef et à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire échec» à la décision d'Israël. Une expulsion de Yasser Arafat aurait des résultats «catastrophiques», pouvait-on lire sur les tracts du mouvement du chef palestinien.

    Des manifestations ont aussi eu lieu dans la Rive Occidentale et dans la Bande de Gaza après l'annonce d'Israël. A Gaza, des centaines d'hommes armés se sont rendus devant le Parlement, certains tirant en l'air. Brandissant des drapeaux et des portraits de Yasser Arafat, des milliers de personnes ont scandé «Sharon, écoute bien, nous t'enverrons en enfer».

    L'annonce d'Israël est intervenue à l'issue de trois heures de réunion des 11 membres du cabinet de sécurité. Les derniers jours «ont à nouveau prouvé que Yasser Arafat est un obstacle complet à tout processus de réconciliation», a estimé le gouvernement dans un communiqué. «Israël s'emploiera à écarter cet obstacle (...) au moment et par des moyens qui seront décidés séparément». Le choix des mots était intentionnellement vague, le terme d'expulsion n'étant pas employé explicitement. Selon des informations diffusées par deux chaînes de télévision israéliennes, le cabinet de sécurité à demandé à l'armée d'élaborer un plan visant à expulser Yasser Arafat.

    Signe d'une possible mise en garde, des soldats israéliens ont pris position jeudi sur deux bâtiments dominant le QG de Yasser Arafat, tandis que des F-16 ont survolé les lieux à plusieurs reprises.

    Des responsables israéliens s'exprimant sous couvert de l'anonymat ont précisé qu'il s'agissait d'une décision de principe et que les moyens que se donnerait Israël pour agir et la date à laquelle le gouvernement agirait dépendraient de nombre de facteurs, dont la réaction internationale.

    Celle-ci ne s'est pas fait attendre. Les Etats-Unis ont réaffirmé leur opposition à une expulsion du chef palestinien. «Nous estimons que l'expulser ne contribuerait pas» à une amélioration de la situation car «cela ne lui donnerait qu'une autre scène sur laquelle jouer», a déclaré le porte-parole du Département d'Etat, Richard Boucher. Et ce, même si Washington estime qu'il représente «une partie du problème et non une partie de la solution».

    Le président français Jacques Chirac a de son côté estimé en Espagne que le gouvernement israélien commettrait une «grave erreur» s'il expulsait Yasser Arafat, soulignant qu'il était «le représentant légitime de l'Autorité palestinienne». Le chef de la diplomatie française Dominique de Villepin a demandé «au gouvernement israélien de revenir sur cette décision», ajoutant avoir fait part de la position de Paris au Premier ministre désigné de l'Autorité palestinienne Ahmed Qureia ainsi qu'au vice-Premier ministre et ministre israélien des Affaires étrangères Silvan Shalom.

    La décision d'Israël vise semble-t-il à laisser du temps à Ahmed Qureia pour prendre des mesures destinées à apaiser la violence qui a frappé la région au cours des dernières semaines. Si Yasser Arafat était expulsé, le Premier ministre palestinien désigné a estimé que cela «éliminerait toute possibilité de paix dans la région», «toute possibilité de parvenir à la sécurité» et «toute possibilité (pour lui) de former un gouvernement palestinien».

    «Les Israéliens jouent avec le feu», a de son côté déclaré Nabil Abou Rdeneh, un conseiller de Yasser Arafat, estimant que les dirigeants israéliens avaient «ruiné la feuille de route» élaborée par le Quartet et qu'ils «devraient revenir à la table de négociations sans conditions».

    Selon le communiqué du gouvernement israélien, le Premier ministre Ariel Sharon a également ordonné à l'armée d'opérer «sans relâche» dans le cadre d'une série de raids contre les membres des groupes terroristes. «Israël négociera seulement avec un Premier ministre qui agira immédiatement pour démanteler et détruire les organisations terroristes», a ajouté le gouvernement, précisant qu'il rejetait la proposition palestinienne d'un nouveau cessez-le-feu. Le cabinet de sécurité a aussi décidé d'accélérer la construction d'une barrière de sécurité .

  • Apprendre aux Arabes israéliens à aimer la Palestine
    Par Itamar Marcus © Jerusalem Post - Edition française
    (...)
    Israël a perdu l'allégeance de 20 % de ses citoyens, qui en temps de guerre prennent le parti de l'ennemi. Comment cela est-il arrivé ?

    Les facteurs sont nombreux, mais l'évidence est que ce transfert d'allégeance était un objectif central de l'Autorité palestinienne bien avant le début de la guerre d'octobre 2000.

    L'Autorité palestinienne a mis en oeuvre une politique systématique et déterminée à destination des Arabes israéliens, en particulier la jeunesse, leur assenant sans discontinuité le message que leur allégeance devrait être dirigée vers l'Autorité seule. Selon ce plan, les événements éducatifs, sportifs et culturels fleurissent pour la jeunesse. Le message - explicite et implicite - est que l'histoire, la culture et la destinée des Arabes israéliens et des Palestiniens sont liées.

    Quand l'Autorité palestinienne a décidé de mettre en place en 1999 un concours de "Miss Palestine", elle a inclus des filles arabes israéliennes. Plus encore, l'Autorité palestinienne s'est assuré que six des dix finalistes, et la gagnante, étaient toutes Arabes israéliennes. Quand l'Autorité palestinienne a créé une équipe nationale de football, l'entraîneur était un Arabe israélien de Nazareth.

    Le bureau d'Arafat possède une unité spéciale : le Comité pour les Contacts avec les Résidents de la Palestine Occupée. Les termes "Arabes de l'intérieur" et "Résidents de la Palestine Occupée" sont des euphémismes de l'AP pour désigner les Arabes israéliens.

    L'Autorité palestinienne dément la possibilité de l'existence d'une identité israélo-arabe, comme l'exprime en 1999 un éditorial : "Comment le bourreau et sa victime peuvent-ils ne faire qu'un ?" (Al Hayat al Jadida, 18 août 1999)

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