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Mercredi 27 Août 2003 — 29 Av 5763
  • "Résurrection" politique ? Arafat s'offre "le luxe" de remettre Washington à sa place

    Yasser Arafat a rappelé mercredi aux Etats-Unis, qui s'efforcent depuis des mois de le marginaliser, comme Israël le souhaite, qu'il reste maître du jeu dans le camp palestinien.

    Profitant de l'impasse créée par l'effondrement, la semaine dernière, de la trêve des mouvements radicaux palestiniens obtenue le 29 juin par son Premier ministre Mahmoud Abbas, le président palestinien a relevé la tête.

    Dans un entretien accordé à Reuters dans son QG en ruines de Ramallah, le "vieux raïs" s'est déclaré prêt à assumer la mise au pas des mouvements extrémistes "si Israël cesse ses attaques".

    Arafat fait référence par là à la reprise par Tsahal des assassinats "ciblés" d'activistes palestiniens, qui a poussé les groupes armés -- Hamas, Djihad islamique et Brigades des martyrs d'Al Aksa -- à dénoncer la trêve de trois mois concédée à Abbas pour favoriser ses efforts de paix.

    Rappelant qu'il est le véritable "patron", Arafat a invité mercredi tous les groupes radicaux à renouer avec cette trêve pour "redonner une chance" au plan de paix international auquel "le gouvernement israélien refuse de se conformer".

    La semaine dernière, prenant acte de l'éclatement de la trêve, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell avait dû "manger son chapeau" en faisant appel publiquement à Arafat pour qu'il laisse Abbas mettre au pas les mouvements radicaux.

    Cet appel, conjugué au désarroi d'Abbas devant la reprise de la confrontation entre Israël et les groupes armés palestiniens, semble avoir paradoxalement remis en selle Arafat, qui, à l'inverse de son Premier ministre, jouit d'un grand prestige parmi son peuple.

    Au grand dam des Etats-Unis, Arafat n'a jamais accepté de renoncer à sa mainmise sur l'appareil de sécurité palestinien, privant de ce fait Abbas des moyens de museler les mouvements extrémistes qui, tout en observant la trêve, n'entendaient pas désarmer.

    La Maison blanche a critiqué mardi sa décision de se doter, en la personne de Djibril Radjoub, ancien chef de la sécurité en Cisjordanie, d'un conseiller à la sécurité dont la nomination ne pouvait qu'être interprétée comme une volonté de court-circuiter son Premier ministre dans ce domaine.

    "En bloquant la consolidation des services de sécurité palestiniens sous la responsabilité du Premier ministre Abbas, Arafat affaiblit le combat contre le terrorisme et sape un peu plus les espoirs de paix du peuple palestinien", a estimé le porte-parole de la Maison blanche.

    Autre indice de sa "résurrection" politique, Arafat s'est offert le luxe de remettre sur ce point Washington à sa place: "Je n'autoriserai personne à s'ingérer dans nos affaires intérieures. J'aimerais savoir si quelqu'un s'ingère dans les affaires israéliennes."

    "Yasser Arafat est en train de dire au monde qu'il est le seule à contrôler la situation", traduit, pour Reuters, Mahdi Adoul Hadi, un analyste politique palestinien.

    Dans son interview à Reuters, Arafat affirme ne pas être outre mesure affecté que Washington ne traite plus avec lui directement. "J'ai été élu par le peuple palestinien. Nous sommes en Palestine, pas en Afghanistan."

    Mais, en privé, son entourage le dit amer. "Il s'indigne parfois qu'Abou Mazen (nom de guerre d'Abbas) soit reçu avec tous les honneurs à la Maison blanche et qu'on ne fasse appel à lui-même que pour jouer les gendarmes."

    De même source, on déclare pourtant qu'Arafat est prêt à reprimer les mouvements islamistes, comme il l'a déjà fait en 1996, si les Etats-Unis traitent de nouveau directement avec lui et poussent Israël à faire des concessions politiques.

    Il exige plus particulièrement la levée du siège de son QG de Ramallah, où il est coincé depuis près de deux ans, une exigence qu'Abbas a lui-même formulée, sans succès, dans ses contacts avec les Israéliens.

    Le pouvoir de négociation de Mahmoud Abbas, a souffert dès sa nomination, en avril, de la conviction répandue au sein de la population palestinienne que ce négociateur pourtant chevronné ne doit son poste qu'aux pressions américaines pour qu'Arafat lui cède l'essentiel de ses pouvoirs.

    Le sentiment de son impuissance à faire bouger les choses s'est ensuite accru avec la multiplication des actions ciblées d'Israël contre des activistes palestiniens en dépit de la trêve qu'Abbas, leur interlocuteur privilégié, avait arrachée aux mouvements radicaux.

    Cet affaiblissement a favorisé le retour au premier plan d'Arafat, qui n'a jamais vraiment accepté que son bras droit lui fasse de l'ombre. Mais, de source palestinienne au fait des tenants et aboutissements de leur bras de fer, on souligne que les deux hommes ne sont pas en désaccord sur le fond.

    "Leur désaccord n'est pas politique, et il ne porte même pas sur la volonté de l'un ou de l'autre de réprimer les activistes. Abou Mazen et Arafat sont sur la même ligne politique.

    "Arafat pourrait même s'avérer plus pragmatique qu'Abbas. Ils s'opposent parce que chacun des deux cherche à prouver aux Américains qu'il est le seul à même de répondre à leurs voeux."

    La querelle sera portée la semaine prochaine devant le Conseil législatif palestinien, qui pourrait la trancher au profit de l'un ou de l'autre -- à moins qu'il ne les renvoie dos à dos.

    Mais, ajoute-t-on de même source palestinienne, "si cette lutte de pouvoir continue, il aura blocage du processus de paix, et peut-être même une guerre civile" -- une hypothèse que chacun des deux hommes jure vouloir éviter.

  • L'AFP fait son cinéma
    Alain Legaret
    Quel que soit le scénario, on sait bien que la première accroche d’un film, c’est son titre
    .Dans ce domaine, l’AFP fait fort. La dépêche d’aujourd’hui s’intitule :
    Arafat appelle à la reprise de la trêve, Israël veut poursuivre ses raids (AFP)
    Je ne sais pas vous, mais chez moi, ça a fait tilt. J’ai tout de suite pensé au film de Sergio Leone, " le bon, la brute et le truand " présenté de la sorte :
    Le bon, la brute (LE TRUAND)
    Franchement, n’y a-t-il pas une certaine similitude ?

    Original de la dépêche :
    « Arafat appelle à la reprise de la trêve, Israël veut poursuivre ses raids
    GAZA (AFP) - Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a appelé mercredi à la reprise de la trêve rompue la semaine dernière, alors qu'Israël annonçait vouloir poursuivre ses raids contre le Hamas.
    "Le président Yasser Arafat a appelé tous les groupes et mouvements à s'engager à respecter un cessez-le-feu pour donner une chance aux efforts de paix internationaux en vue de mettre en oeuvre +la feuille de route+", le dernier plan de paix international pour le Proche-Orient, a indiqué un communiqué publié par l'agence Wafa.

    Mais la Maison Blanche a ignoré l'appel de M. Arafat, estimant que celui-ci "a une fois de plus montré qu'il constitue une partie du problème. Il ne fait pas partie de la solution".
    Les islamistes du Hamas et du Jihad islamique ont affirmé le 22 août qu'ils suspendaient leur trêve unilatérale de trois mois vis-à-vis d'Israël proclamée le 29 juin.

    Cette annonce avait suivi la mort, la veille à Gaza, d'un haut responsable du Hamas, Ismaïl Abou Chanab, tué dans un raid lancé par Israël en représailles à l'attentat suicide perpétré le 19 août à Jérusalem et qui a fait 21 morts et 130 blessés.
    Israël accuse l'Autorité palestinienne de ne rien faire pour démanteler les groupes armés et a lancé mardi soir un troisième raid en cinq jours contre le Hamas qui a fait deux morts, l'un des 23 blessés ayant succombé mercredi soir à ses blessures.


    "Nos opérations de liquidation vont se poursuivre contre tous ceux qui sont impliqués dans des activités terroristes, dans des préparatifs d'attentats ou des tirs de roquettes", a déclaré à l'AFP un responsable israélien sous le couvert de l'anonymat.

    "Aucun terroriste ne peut espérer bénéficier de la moindre impunité. Nous continuerons à agir quand et où nous le jugerons utile avec tous les moyens nécessaires, jusqu'à ce que l'Autorité palestinienne se décide à lutter contre les terroristes comme elle s'y est engagée", a-t-il prévenu.

    De son côté, à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet palestinien à Gaza, le ministre de l'Information Nabil Amr a indiqué que son gouvernement tenait Israël pour "totalement responsable de la détérioration" actuelle de la situation.

    M. Amr a annoncé également que le cabinet présenterait la semaine prochaine le bilan de ses 100 premiers jours au pouvoir, devant le Conseil législatif palestinien (Parlement).

    MM. Abbas et Arafat s'affrontent pour le contrôle des services de sécurité. Ce conflit s'est accentué cette semaine quand M. Arafat a rappelé le colonel Jibril Rajoub, un homme à poigne, pour restructurer les forces de sécurité palestiniennes.

    Israël a écarté d'avance tout dialogue avec un cabinet qui dépendrait de M. Arafat en cas de renversement de M. Abbas par le Parlement.

    En Cisjordanie, près de Bethléem, un Palestinien de 17 ans armé d'un couteau a été tué par des tirs israéliens à un barrage militaire. Depuis le début de l'Intifda (fin septembre 2000), les violences israélo-palestiniennes ont fait 3.433 morts, dont 2.574 Palestiniens et 798 Israéliens.

    D'autre part, deux Palestiniens ont été blessés à Ramallah lors de heurts entre soldats israéliens et manifestants après que l'armée eut fermé les bureaux du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) dans la ville.

    Les manifestants, partisans de ce groupe radical, entendaient commémorer le second anniversaire de la mort d'Ali Abou Moustapha, chef du FPLP, tué dans un raid israélien le 27 août 2001 à Ramallah, et une quinzaine d'entre eux ont été interpellés.

    Le chef actuel du FPLP, Ahmed Saadat, interné dans une prison de Jéricho sous garde internationale, a ensuite prononcé par téléphone un discours retransmis par haut-parleurs dans le centre de la ville.

    Enfin, selon une source militaire, l'armée a découvert mercredi durant ses perquisitions dans la vieille ville de Naplouse (nord de la Cisjordanie) une importante cache du Jihad islamique contenant des armes, des explosifs et des produits chimiques.
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