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Jeudi 3 Juillet 2003 — 3 Tammouz 5763
  • La signification du "cessez le feu - houdna" proclamé par les organisations terroristes palestiniennes 

    Le 29 juin, les 3 plus importantes organisations terroristes palestiniennes, le Fatah, le Jihad islamique et le Hamas ont annoncé une "trêve " de 3 mois - "houdna" dans la tradition musulmane - dans leurs attaques contre Israël. Il ne faut néanmoins pas se méprendre sur la nature et les objectifs de ce cessez le feu.

    En effet, dans la conception musulmane, la houdna signifie un armistice tactique, dont le seul objectif est de permettre, en cas de changement du rapport de forces et lorsque le contexte sera plus propice, de transgresser l’armistice. La notion de houdna a depuis longtemps acquis un statut semi-légal en droit et philosophie islamique et elle est utilisée par les organisations terroristes comme mesure tactique.

    Elle trouve son origine dans la lutte que menait le prophète Mahomet contre les tribus rivales de Koraysh en 628. Ses forces étant trop faibles, il conclut un armistice de 10 ans avec les Koraysh, qu'il viola moins de 2 ans plus tard, le rapport de force ayant changé.

  • Le Ministre des Affaires Etrangères Espagnol offre d'accueillir une conférence de paix du Moyen-Orient en Espagne
    Haaretz

    L'Espagne a offert mercredi d'accueillir une conférence de paix du Moyen-Orient et un officiel palestinien supérieur a dit qu'il serait heureux de voir la conférence se tenir à Madrid.

    Madrid a accueilli une conférence en 1991 qui a lancé une série de mouvements de paix Israélo-arabes. Le Ministre des Affaires Etrangères espagnol Ana Palacio a profité d'une réunion avec le Ministre des Affaires Etrangères palestinien Nabil Sha'ath pour affirmer la volonté de Madrid de tenir une deuxième conférence maintenant que les efforts de paix au Moyen-Orient ont repris


    "Pour l'Espagne, ce serait un très grand honneur que d'accueillir une conférence... Si une telle décision est prise, nous la faciliterions, en fournissant un lieu pour la conférence," a dit Palacio à une conférence de presse tenue conjointement avec Sha'ath.

    Sha'ath a dit que l'administration palestinienne serait "très heureuse et fière si la conférence prochaine de paix était ici à Madrid". Il a dit que le gouvernement espagnol avait essayé d'accueillir une conférence de paix l'année dernière mais le moment n'était pas bon. "Selon la feuille de route, cette conférence sera nécessaire à la fin de 2003 ou au commencement de 2004," a-t-il dit.

    Palacio et Sha'ath étaient d'humeur optimiste, tous les deux ayant exprimé, que c'était "un moment d'espoir" au Moyen-Orient.

    Les Palestiniens et les Israéliens ont pris cette semaine les premiers mesures expérimentales pour à mettre en oeuvre "la feuille de route", qui prévoit un état palestinien avant 2005 dans la Rive occidentale et la Bande de Gaza à côté d'Israël en sécurité.

    Sha'ath a dit qu'il croit à un accord sur Jérusalem, que la revendication des Israéliens et des Palestiniens comme leur capitale n'est pas un des obstacles les plus durs à surmonter,. "Je ne vois vraiment rien comme impossible. Au contraire, je vois que nous pouvons atteindre un accord," a-t-il dit.

    Jérusalem Est serait la capitale de la Palestine et l'autre partie de la ville la capitale d'Israël, a-t-il dit. Ensemble Palacio et Sha'ath ont dit qu'ils pensaient que les trois Palestiniens qui ont trouvé refuge en Espagne l'année dernière doivent dans quelque temps retourner à Bethléem.

    Les trois font partie des 13 Palestiniens réfugiés aux pays européens en mai 2002 après l'affaire qui a clos le siège par les forces israéliennes de l'Église de la Nativité de Bethléem. "Il y a un accord européen pour que tous les Palestiniens (qui sont partis l'année dernière) retournent à Bethléem," a dit Sha'ath.

    Palacio et Sha'ath ont signé un accord selon lequel l'Espagne fournira 10 millions d'euros pour l'aide aux Palestiniens cette année pour financer la santé, "l'éducation" et la création de travail. On s'attend à ce qu'environ 80 véhicules soient expédiés depuis l'Espagne bientôt pour être utilisé par la police palestinienne.

  • Paris soutient le Hamas
    Sefi Hendler - Maariv - traduction: service de presse de l'Ambassade de France en Israël
    (…)
    La "patrie des droits de l’homme" prétend souvent considérer les relations internationales sous un angle moral.(…)

    Ces dernières semaines, la France est de nouveau partie en guerre contre les Etats-Unis mais cette fois-ci, même avec une bonne dose d’auto-persuasion, il est plus difficile de discerner les principes moraux pour lesquels se bat la France. Cette dernière se dresse sur ses ergots et tente d’empêcher que le Hamas, y compris son aile politique, ne soit décrétée "organisation terroriste" par l’Union européenne. Telle était la demande présentée par le Président Bush aux Européens -- pour qui, à l’heure actuelle, seule la branche armée du Hamas est considérée comme organisation terroriste – dans le but de saper les circuits de financement du Hamas en provenance d’Europe. (…)

    L’opposition de Paris fait que l’on se trouve actuellement dans une impasse. La semaine dernière, le porte-parole du Quai d’Orsay expliquait ainsi la position de son pays : "L’Autorité palestinienne a engagé des négociations avec les dirigeants politiques du Hamas sur un arrêt des attentats. Ces négociations se poursuivent actuellement. Nous devons leur donner toutes leurs chances".

    Selon des sources israéliennes, la position de la France est à la fois étrange et problématique : "D’étroits intérêts français sous-tendent cette position, qui, par ailleurs, porte préjudice au processus de paix, ce même processus que les Français se plaisent tant à porter aux nues. Il faut espérer que la France ouvrira les yeux et prendra conscience que la distinction qu’elle s’efforce de faire entre le •bon• et le •mauvais• Hamas, est erronée et dangereuse". La tension entre ces faux frères que sont la "morale" et le "bien de l’Etat" est permanente. Trouver un équilibre à propos du Hamas, organisation qui sème la terreur et la mort, ne devrait pas être une mission impossible, pas même pour les Français.

  • Tsahal dit à l'armée égyptienne : Vous devez arrêter les infiltrés
    Par Amos Harel - Haaretz

    Des officiers de Tsahal ont transmis une protestation aux miltaires égyptiens en ce qui concerne les nombreuses infiltrations de terroristes - surtout des Palestiniens - depuis l'Egypte en Israël pendant les deux années passées. La protestation a été exprimée pendant la plus récente réunion périodique entre les officiers des deux armées.

    En 2002, TSAHAL a compté environ 1.000 incidents d'infiltrations à travers la frontière avec l'Egypte - entre le poste frontière de Rafah et Eilat. Cette année a vu une diminution légère dans les infiltrations.

    Environ 80 pour cent des infiltrations sont arrivés dans la section du nord de la frontière et le plus souvent a été à but criminel - la drogue et des produits de contrebande, des femmes amenées dans le pays pour du racket de prostitution. Néanmoins, certaines des infiltrations ont concerné la sécurité.

    Depuis 2001, Tsahal a annoncé six incidents dans lesquels les terroristes se sont infiltrés à travers la frontière avec l'Egypte dans le but d'effectuer des attentats. Pour la plupart, les infiltrés on été appréhendés près de la barrière de la frontière après des confrontations avec des patrouilles de Tsahal.

    Dans la plupart de ces incidents, les infiltrés se sont avérés être des résidants palestiniens de la Bande de Gaza qui était incapables d'effectuer des attentats terroristes à l'intérieur de la ligne Verte en raison du périmètre clôturé de la Bande et voulait au lieu de cela traverser à Rafah en Egypte, clef du sud et essayer ensuite de réentrer en Israël à travers le Sinaï et la frontière du Negev, qui est moins protégée.

    La dernière infiltration de cette sorte, en janvier, a mené à la mort d'un soldat israélien dans la région Nitzana. Deux terroristes ont été tués dans l'incident.

    Pendant la dernière réunion de coordination de sécurité, les officiers égyptiens ont parlé de leurs intentions de déployer 200 policiers complémentaires le long de la frontière avec Israël. Les officiers de Tsahal ont estimé que ce n'était pas assez. Votre problème, ont dit les officiers de Tsahal à leurs homologues égyptiens, n'est pas le long de la frontière avec Israël. Il commence à l'aéroport du Caire et les frontières de Suez, ont-ils ajouté.

    Selon les officiers de Tsahal , l'Egypte ne conduit pas de contrôles de sécurité suffisants à ces points, ne filtre pas les individus ayant des liens avec les organisations de terrorisme et n'empêche pas de tels individus de s'approcher de la frontière avec Israël.

    L'établissement de défense croit que la pression sur Le Caire de Washington mènera à une amélioration de la coopération dans ce secteur.

  • Les petites cellules affiliées aux Brigades des martyrs d’al-Aqsa pourraient jouer les trouble-fête

    La direction des Brigades des martyrs d’al-Aqsa, un groupe armé lié au Fatah de Yasser Arafat, a certes proclamé un cessez-le-feu, mais rien ne prouve encore que les petites cellules et unités de ce groupe dans la Rive Occidentale, qui sont quasiment autonomes, obéiront à cet appel.

    C’est une de ces cellules d’ailleurs qui avait revendiqué l’attaque meurtrière de lundi, premier jour de la trêve des attaques anti-israéliennes proclamée par les principaux groupes palestiniens.
    Mais un peu plus tard, dans un communiqué attribué à l’ensemble des Brigades des martyrs d’al-Aqsa, celles-ci ont annoncé qu’elles se ralliaient à la trêve conditionnelle et temporaire des attaques contre Israël.

    « Nous nous engageons à respecter la position du mouvement (Fatah) qui appelle à une trêve temporaire et conditionnelle » des attaques anti-israéliennes, précisait un communiqué. Le groupe explique avoir pris cette décision « en réponse aux instructions de notre autorité légitime à la tête de laquelle se trouve le dirigeant Yasser Arafat et pour donner une chance au gouvernement dirigé par Mahmoud Abbas et garantir l’unité nationale ».

    Toutefois, « quelques cellules de ces Brigades estiment qu’elles ont été ignorées lors des tractations secrètes ayant abouti à la trêve et ont poursuivi leurs attaques considérant que le cessez-le-feu ne les engageait pas », explique Nayef Souitat, dirigeant du Fatah à Jénine. Il a fait néanmoins état d’« efforts tous azimuts pour amener ces cellules à adhérer à la trêve ».

    Selon ce dirigeant, les Brigades, qui agissent essentiellement à partir de Jénine et de Naplouse, dans le nord de la Rive Occidentale, ne sont pas un « groupe homogène, d’où la difficulté de trouver un interlocuteur avec lequel on peut négocier ». « Seul Marwan Barghouthi, dirigeant du Fatah dans la Rive Occidentale et détenu en Israël depuis plus d’un an, est capable de contrôler la situation sur le terrain et les éventuels débordements de ces Brigades », affirme M. Souitat. « Sa libération est très utile pour que la trêve dure », estime-t-il.

    Cet avis est partagé par un autre dirigeant du Fatah, Abdelrahmane al-Choumali qui estime que sa libération est « urgente et nécessaire », pour contrôler les groupes dissidents. Selon lui, « Barghouthi jouit d’une personnalité charismatique, d’un pouvoir d’influence et a la confiance des différentes formations palestiniennes ». « Ces diverses cellules n’obéissent pas à une seule direction. Le noyau dur est basé à Jénine, notamment dans le camp de cette localité et à Naplouse », indique M. Choumali.

    Selon diverses sources palestiniennes, le ministre palestinien délégué aux affaires de sécurité Mohammed Dahlane et l’ancien ministre de l’Intérieur Hani al-Hassan avaient proposé d’intégrer les membres de ces Brigades dans les services de l’Autorité palestinienne, mais la proposition est restée sans suite.

    Nées avec le déclenchement de l’intifada en 2000, après les affrontements sanglants du 29 septembre sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, ces Brigades ont depuis revendiqué une série d’opérations anti-israéliennes. Israël accuse Barghouthi d’avoir lancé les Brigades dans la lutte. Âgé de 43 ans, il est poursuivi devant un tribunal israélien pour « meurtres, complicité de meurtre, tentatives de meurtre, appartenance à une organisation terroriste, détention d’armes et d’explosifs », chefs d’accusation pour lesquels il encourt la prison à vie. Mais c’est depuis sa prison que ce dirigeant a réussi, selon des responsables palestiniens, à convaincre les groupes islamistes radicaux de la nécessité de donner une chance au processus de paix et à obtenir une trêve.

  • La majorité silencieuse des Israéliens et des Palestiniens exige la paix, affirme Moratinos

    Les chances sont désormais élevées d’une paix durable entre Israël et les Palestiniens, qui est devenue une exigence de la majorité silencieuse en Israël et dans les Territoires palestiniens, a affirmé Miguel Angel Moratinos qui achève son mandat d’émissaire de l’Union Européenne pour le Proche-Orient.

    Les Israéliens et les Palestiniens dans leur majorité « veulent renaître de ce qui a été deux années et demie de cauchemar », a expliqué M. Moratinos, dans le sillage de l’annonce, dimanche dernier, d’un cessez-le-feu de trois mois par quatre organisations palestiniennes.

    « La majorité silencieuse des deux sociétés exige la sortie de la crise. C’est pourquoi les leaders (des deux camps) ont compris qu’il fallait s’engager dans cette nouvelle voie, avec l’aide de la communauté internationale », a-t-il dit.

    À la question de savoir si l’on sortait de la deuxième Intifada entamée fin septembre 2000, il a répondu : « Je crois que oui. Le plus important sur le plan psychologique sera maintenant qu’Israël, par son retrait (de Gaza et Bethléem) et le transfert d’autorité à Gaza, redonnera confiance à l’Autorité palestinienne pour prendre en charge le contrôle de la sécurité. Si on arrive à démontrer qu’il est possible de conférer à l’Autorité palestinienne la sécurité dans d’autres villes et territoires palestiniens et que l’on retourne à la situation qui prévalait en septembre 2000, alors je crois que oui, nous serons sortis » de l’intifada, a-t-il dit.

    Le Premier ministre israélien Ariel Sharon « est convaincu que c’est son rôle historique de faire la paix avec ses voisins et il est prêt, pour arriver à cette paix, à faire un compromis très douloureux », a encore indiqué M. Moratinos. Lors d’une dernière rencontre le mois dernier, « il m’a de nouveau affirmé qu’il est le leader politique israélien disposant des meilleures possibilités d’appui politique et de la plus grande capacité politique de rassembler » pour parvenir à cette paix, a-t-il dit.

    Pour M. Moratinos, plusieurs facteurs ont amené les organisations palestiniennes à accepter une trêve, y compris la nouvelle réalité internationale née des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis et de la guerre en Irak. Or, dit-il, « il faut que tout le monde s’adapte aux nouvelles réalités ». « C’est vrai que le monde a changé après la guerre en Irak, c’est vrai que les mouvements islamistes doivent réfléchir à leur avenir. » Le message de l’Union européenne aux organisations palestiniennes a en outre été clair : « L’Europe n’est pas anti-islamiste, elle ne veut pas créer de forteresse chrétienne, elle veut pouvoir ouvrir ses portes à tous ceux qui choisissent le dialogue et la voie politique comme expression de leurs aspirations », a-t-il dit.

    Mais un autre facteur déterminant de la trêve et de la recherche de la paix est la lassitude des populations palestiniennes et israéliennes et du très mauvais état de leurs économies. « Les sociétés (israélienne et palestinienne) sont fatiguées, a-t-il dit, les Palestiniens en ont assez, les Israéliens en ont assez. Les Israéliens sont vraiment ravis (de cette trêve), c’est la même chose pour la société palestinienne. »

    Bien sûr la route vers une paix durable entre les Israéliens et les Palestiniens et le reste du monde arabe est « encore longue et difficile » mais clairement « on inaugure une nouvelle phase » et « ce serait une erreur de nous replacer dans une situation d’impuissance politique et d’accepter comme une fatalité l’idée d’un drame éternel entre Palestiniens et Israéliens », a ajouté le diplomate espagnol.

    M. Moratinos a été pendant sept ans l’un des principaux artisans du dialogue entre Israéliens et Palestiniens. Il a quitté ses fonctions le 30 juin.

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