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lundi 26 Mai 2003 — 24 Iyar 5763 
  • Le Hezbollah ne désarme pas et crie "aux loups"

    Le chef du Hezbollah libanais, cheikh Hassan Nasrallah, a appelé dimanche les partis anti-israéliens du Liban à s'armer pour être prêts à faire face à une éventuelle attaque israélienne.

    «Lorsque le pays fait face à une agression, nous devons tous être prêts à résister», a déclaré le chef de la formation intégriste chiite devant plusieurs dizaines de milliers de personnes à Baalbeck, dans l'est du Liban sous contrôle syrien, à l'occasion du troisième anniversaire de la libération du Liban sud.

    «Celui qui n'a pas d'armes doit à s'en procurer, et celui qui n'a pas de volonté doit chercher comment s'en doter», a-t-il insisté en rejetant les invitations à dissoudre la Résistance islamique, branche armée de son parti, dont les opérations ont été à l'origine du retrait israélien du Liban sud en mai 2000 après 22 ans d'occupation.

    «Nous n'avons pas besoin de réviser (nos positions) quant à la résistance, au contraire, j'invite tous les partis nationaux, en particulier les principales forces, à réactiver leurs structures de résistance, car il faut que nous soyons tous prêts à faire face à tout défi», a-t-il ajouté.

    Se basant sur une «lecture réaliste» de la puissance militaire d'Israël, cheikh Nasrallah a expliqué que ni l'armée libanaise, ni la Résistance islamique ne pourraient, seuls, l'affronter.

  • Voyage de Bush dans la région
    Jerusalem Post

    Les équipes organisatrices des déplacements du président Bush sont en train d'examiner les lieux possibles pour un séjour du président : Sharm el Sheikh ou Akaba sont envisagés. La date prévue se situe début juin mais la décision risque d'être prise en dernière minute et selon les évènements régionaux. On ignore si Bush verra Sharon et Abou Mazen ensemble ou séparément.
    Dans un premier temps, le président va rencontrer Vladimir Poutine à Moscou avant de se rendre au sommet du G8 à Evian.

  • Hausse record à la bourse de Tel-Aviv
    Jerusalem Post

    L'adoption par le gouvernement de la feuille de route pour la paix a participé à la plus forte hausse de la bourse depuis 1997. En effet, hier les cours de l'indice TA 25 ont grimpé de 7.2%. Le dollar a encore reculé devant le shekel et son cours s'établit à moins de 4.5 shekels.

    D'autres facteurs peuvent expliquer ces chiffres positifs : le plan de relance économique du gouvernement et les hausses à Wall Street. On attend également aune baisse de 0.3 ou 0.4% des taux d'intérêts de la banque d'Israël.

  • Situation sécuritaire
    Jerusalem Post

    Ce matin, une position de Tsahal a été attaquée à la grenade dans la bande de Gaza. Un soldat a été légèrement blessé.

    Onze arrestations ont eu lieu au cours de la nuit et à l'aube à Naplouse et Hébron. Il s'agit de suspects recherchés par les services de sécurité et dont certains appartiennent au Hamas et au Fatah.
    Tsahal s'est retiré de Toulkarem après un raid de 2 jours qui a permis d'interpeller deux suspects. La ville reste sous couvre-feu.

  • "Yasser Arafat est un obstacle à la paix"
    Benny Morris, historien israélien

    L'histoire officielle israélienne ne laissait pas de place au doute: les Palestiniens fuyant le nouvel Etat hébreu en 1948 répondaient à des appels lancés par les dirigeants arabes. Israël, par conséquent, n'avait rien à se reprocher si des centaines de milliers de Palestiniens avaient alors préféré abandonner leur maison et leur village.

    Voilà une dizaine d'années, quelques historiens israéliens ont osé remettre en cause la vérité consacrée. Benny Morris, professeur d'histoire à l'Université Ben Gurion est l'un d'entre eux. La réalité, sous sa plume, est quelque peu différente.

    "Ces appels des leaders arabes à la fuite sont de la propagande. Il y a bien eu de tels appels, à des niveaux locaux, comme à Haïfa, mais en aucun cas un appel général lancé à la radio. La plupart des réfugiés palestiniens ont été chassés par les Israéliens", explique Benny Morris, dont son célèbre ouvrage sur le conflit arabo-sioniste vient d'être traduit en français (1). "A l'été 1948, le gouvernement israélien est bien décidé à ne pas laisser les réfugiés revenir. Ben Gurion déclarera d'ailleurs en conseil espérer que les réfugiés ne reviendraient pas après la guerre".

    "J'ai voulu être objectif dans cet ouvrage", plaide donc Benny Morris, tout en reconnaissant que son analyse des dernières années du conflit l'est sans doute moins, marquée, consciemment ou non, par la résurgence de la violence et la crainte, à tout instant, d'être victime d'un attentat.

    L'historien israélien a d'ailleurs la dent très dure à l'égard de Yasser Arafat et stigmatise le droit au retour des réfugiés palestiniens réclamé à cor et à cri par le leader de l'Autorité palestinienne. "Dès le moment où vous faites la demande d'un droit au retour de tous les réfugiés palestiniens, c'est que vous voulez toute la Palestine. Si vous laissez entre 3 et 5 millions de Palestiniens en Israël, il n'y a plus d'Etat israélien. C'est comme cela que les Israéliens le comprennent: un retour, même limité en nombre, de réfugiés ouvre la porte à la destruction d'Israël."

    L'historien estime d'ailleurs que Yasser Arafat joue la montre et n'est pas intéressé par le processus de paix. "Arafat pense que le temps joue en faveur des Palestiniens. C'est vrai, Israël est plus fort aujourd'hui. Mais, il estime que, tôt ou tard, le rapport de force s'inversera et que la force démographique submergera Israël".

    Benny Morris est toutefois bien conscient que le droit au retour des Palestiniens est une question très sensible. Tout leader palestinien qui se prononcerait contre ce droit sera immédiatement mis sur la touche.

    Reste qu'il ne voit aucune possibilité de percée tant qu'Arafat sera aux commandes. "Rien n'arrivera tant qu'Arafat sera là. Je crois qu'il incarne réellement l'opinion publique palestinienne et, qu'au fond de lui, il rejette la légitimité israélienne."

    Benny Morris estime en fin de compte que Yasser Arafat a commis une grossière erreur historique en refusant le plan de paix présenté en 2000 par le président américain Bill Clinton. "Les leaders arabes ne sont pas très compétents. Voyez, par comparaison, ce que les dirigeants israéliens ont fait pour leur peuple et ce que les dirigeants palestiniens ont obtenu pour leur propre peuple. Les Israéliens ont d'ailleurs beaucoup de chance d'avoir des Palestiniens en face d'eux, et non des Viet-congs."

    (1) Benny Morris, Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, aux éditions Complexe, 853 pages.

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