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Mercredi 16 Avril 2003 — 14 Nissan 5763 - Erev Pessah mise à jour 14:11 (heure de Paris, GMT+1)
  • Les Américains capturent le terroriste palestinien Abou Abbas en Irak

    Le terroriste palestinien Abou Abbas, cerveau du détournement d'un paquebot italien en 1985, a été capturé par les forces spéciales américaines à Bagdad, a fait savoir l'armée américaine.

    Abbas a été arrêté lors d'une opération menée lundi soir dans le sud de la capitale irakienne, annonce dans un communiqué le Commandement central américain, pour qui cette capture "supprime une partie du réseau terroriste soutenu par l'Irak et représente un nouvelle victoire dans la guerre menée contre le terrorisme dans le monde."

    Prié de dire ce qu'il allait advenir d'Abbas, un porte-parole du Commandement central, le commandant Brad Bartelt, a répondu sans donner de détails que "justice sera faite."

    Abou Abbas, aussi connu sous le nom de Mohammed Abbas, est le chef du Front de libération de la Palestine (FLP), qui avait organisé il y a 18 ans le détournement du navire Achille Lauro en Méditerranée orientale.

    Au cours de cette opération, un juif Américain âgé et handicapé, Leon Klinghoffer, avait été tué et son corps en chaise roulante jeté par dessus bord.

    Les filles de Kinghoffer, Lisa et Ilsa, ont salué l'arrestation d'Abbas.

    "Nous sommes ravies que le meurtrier terroriste Abou Abbas soit prisonnier des Américains. Nous demandons personnellement justice pour le meurtre de notre père, mais le problème global est celui du terrorisme", écrivent-elles dans un communiqué.

    "Traduire Abbas devant la justice enverra un signal fort aux terroristes partout dans le monde, qu'il n'y a nulle part où aller, nulle part où se cacher."

    Bien qu'il n'ait pas été à bord de l'Achille Lauro, Abbas a été condamné par contumace en Italie à cinq peines de prison à vie pour avoir organisé ce détournement.

    Aujourd'hui âgé d'une cinquantaine d'années, Abbas a passé la majeure partie de ces 17 dernières années en Irak. Il a toutefois voyagé au Proche-Orient et notamment au Caire.

    Washington a retiré il y a quelques années un mandat d'arrêt délivré à son encontre.

    Lors d'un entretien accordé à Reuters en 1998, Abbas avait qualifié ce détournement d'erreur et déclaré que le projet du FLP était en fait d'aller attaquer une base navale israélienne.

    "Le navire était juste un moyen de transport, à l'instar de tous les autres moyens que nous avons utilisés pour atteindre notre objectif", avait-il dit.

    En 1999, la Cour suprême israélienne lui avait procuré l'immunité dans l'affaire de l'Achille Lauro, une commission de sécurité israélienne l'ayant autorisé à se rendre à Gaza après avoir conclu qu'il avait renoncé à la violence.

    Sa présence avait été signalée en janvier dernier en Egypte, où il aurait pris part à des pourparlers visant à faire cesser les attaques palestiniennes contre des civils en Israël. Les autorités égyptiennes avaient alors démenti cette information.

    Abbas, qui est marié, est né à Haïfa. Il est ensuite allé vivre en Syrie, où il a étudié la littérature arabe et l'anglais à l'université de Damas.

    Il a rejoint en 1965 le FLP, un mouvement qui s'est divisé à plusieurs reprises. Abbas s'est retrouvé à la tête d'une aile du mouvement favorable à Yasser Arafat, dont il a profité de la protection et de celle de l'Organisation de libération de la Palestine.

    "Je suis poursuivi par le monde entier depuis 20 ans maintenant. Quand l'Amérique vous poursuit, le monde entier vous poursuit", avait-il déclaré en 1998 lors d'un entretien accordé à Reuters dans son bureau de Gaza.

    Le Commandement Central a fait savoir que l'un des objectifs de la guerre en Irak était de "rechercher, capturer et chasser les terroristes qui ont trouvé refuge en Irak."

    "Le succès de cette mission souligne la détermination des Etats-Unis et des partenaires de notre coalition à vaincre le terrorisme à travers le monde", ajoute-t-il.

    Dans un entretien accordé au New York Times en fin d'année dernière, Abbas s'était démarqué du réseau Al Qaïda d'Oussama ben Laden et avait condamné les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

    Un mois avant ces attentats, Abbas avait dénoncé la politique du président George W. Bush et celle du Premier ministre israélien Ariel Sharon, et avait tenté de justifier la décision de son mouvement de s'engager dans une lutte violente contre Israël et les Etats-Unis au milieu des années 1960.

    "Si vous ne frappez pas fort à la porte, les gens n'entendent pas", avait-il déclaré en août 2001 au journaliste finlandais Michael Franck.

    Interrogé à son domicile de Bagdad, il avait alors expliqué avoir accepté l'invitation du gouvernement à s'installer dans la capitale irakienne "parce que je n'ai nulle part où aller."

    lire à ce propos deux archives de desinfos.com
    1. sur Abbas et ses relations avec Arafat et l'Autorité Palestinienne (lire)
    2. sur Abbas chef du Front arabe pro-irakien de Libération qui était chargé depuis Bagdad, de distribuer "l'aide" de Saddam Hussein aux terroristes et à leurs familles (lire)
  • La Syrie "dénonce" les menaces américaines et s'en prend à Israël

    Le gouvernement syrien a rejeté en bloc mardi les accusations américaines selon lesquelles Damas posséderait des armes chimiques et abriterait des responsables irakiens, avançant que ces allégations trouvent leur origine en Israël.

    Des responsables de l'administration Bush ont menacé la Syrie de représailles économiques et diplomatiques en raisons de ces accusations qui ont soulevé la crainte d'une intervention à la frontière entre l'Irak et la Syrie, si Damas refusait de coopérer.

    Le secrétaire d'Etat Colin Powell a affirmé mardi que les Etats-Unis avaient fait part de leur inquiétude concernant les actions syriennes, mais qu'ils n'avaient pas de plan concernant une opération militaire contre le gouvernement de Damas.

    S'exprimant devant le Centre de la presse étrangère à Washington, il a assuré que l'Irak était «un cas unique» qui nécessitait une action militaire américaine. Il a rejeté l'idée que les Etats-Unis aient une liste de pays contre lesquels ils pourraient aussi agir militairement.

    De son côté, le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk al-Chareh s'est entretenu au téléphone avec son homologue espagnole Ana Palacio, 24 heures après que Madrid eut accepté la requête américaine d'intervenir auprès de Damas pour qu'elle n'offre pas l'asile aux membres du régime irakien.

    L'agence de presse officielle SANA a rapporté que les chefs de la diplomatie des deux pays ont évoqué «les développements en Irak et des sujets d'intérêt commun».

    En visite en Pologne, le Premier ministre espagnol José Maria Aznar a assuré pour sa part que la Syrie ne deviendrait pas une cible militaire. Fervent partisan de l'intervention américaine en Irak, M. Aznar a téléphoné dans la soirée au président syrien Bachar el-Assad. Ce dernier a affirmé que la Syrie essayait de «mettre fin aux souffrances» du peuple irakien et de préserver l'intégrité territoriale de l'Irak, selon SANA.

    D'après SANA, le gouvernement syrien «dénonce le langage menaçant et les fausses accusations dirigés contre la Syrie par certains responsables américains». Ces accusations viennent «en réponse à l'instigation d'Israël et pour servir les buts et les ambitions expansionnistes» de l'Etat hébreu, souligne l'agence officielle.

    Un commentaire diffusé sur la radio d'Etat syrienne affirme qu»'Israël et le lobby sioniste ont infiltré l'administration américaine et qu'ils ont l'intention de prendre le contrôle total de notre région tout en en redessinant la carte».

    Dans une interview publiée mardi, le Premier ministre israélien Ariel Sharon n'a pas davantage maché ses mots, qualifiant le président syrien Bachar el-Assad de responsable «dangereux», qui a fait une «erreur de jugement» en soutenant l'Irak et en accueillant des membres du régime de Saddam Hussein.

    Le chef du gouvernement israélien a également souhaité que les Etats-Unis exercent une pression «économique et diplomatique» sur la Syrie pour qu'elle expulse les militants palestiniens présents à Damas et les hommes du Hezbollah du Liban-Sud.

    D'autre part, le quotidien israélien «Haaretz» a rapporté mardi, citant des responsables du renseignement britanniques et israéliens, que des officiers de haut rang irakiens s'étaient réfugiés en Syrie.

    Selon des responsables américains, la première épouse de Saddam Hussein, Sadjida Khairallah Telfah, pourrait aussi se trouver en Syrie.

    Le Premier ministre israélien a également affirmé qu'avant l'offensive de la coalition contre l'Irak, Saddam Hussein avait transféré des armes en Syrie, pour les cacher ou pour armer le Hezbollah, la milice libanaise qui a combattu les troupes israéliennes stationnées dans le sud du Liban pendant 18 ans.


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