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Dimanche 13 Avril 2003 — 11 Nissan 5763 mise à jour 14:07 (heure de Paris, GMT+1)
  • Arafat rejette le gouvernement réformiste anti-corruption proposé par Abou Mazen


    Yasser Arafat a rejeté dimanche la composition d'un futur gouvernement réformiste proposée par le Premier ministre désigné Mahmoud Abbas (alias Abou Mazen), a-t-on appris de source proche du président palestinien.

    L'opposition d'Arafat à la liste risque de décevoir Washington, qui a dit que la publication de la "feuille de route" devant aboutir à la création d'un Etat palestinien d'ici 2005 ne pourrait se faire que lorsqu'un gouvernement dirigé par Abbas serait en place.

    Arafat a apparemment peu apprécié qu'Abbas s'attribue le portefeuille de l'Intérieur, ce qui lui permettrait de superviser directement les forces de sécurité censées intervenir contre les activistes palestiniens dans le cadre des propositions de paix soutenues par les Etats-Unis.

    Des signes de divergences s'étaient fait jour entre Arafat et Abbas, le président palestinien passant pour vouloir confier le portefeuille de l'Intérieur à l'un de ses hommes de confiance pour tenter d'affaiblir le Premier ministre.

    "Arafat ne laissera pas passer cela", a déclaré une source à propos de la liste présentée par Abbas.

    Ce dernier n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat.

    Ce rebondissement intervient le jour où le Premier ministre israélien Ariel Sharon s'est dit prêt à renoncer à certaines implantations juives pour parvenir à la paix avec les Palestiniens.

    Mais, signe d'une poursuite des discussions sur la composition du gouvernement, Arafat a réuni dimanche soir ses principaux collaborateurs après l'annulation d'une réunion du Comité central du Fatah, sa faction, dont l'approbation est nécessaire pour ratifier la liste.

    "Non seulement Arafat, mais aussi le Fatah lui-même n'approuvent pas la liste d'Abou Mazen", a dit à Reuters un responsable palestinien. "Le sentiment général est qu'Abou Mazen ne les a pas consultés suffisamment sur la formation du gouvernement".

    Le cabinet proposé comprend plusieurs parlementaires, notamment Ziyad Abou Amr et Nabil Amr, qui réclament depuis 1997 une réforme des institutions palestiniennes pour en éradiquer la corruption.

    Plusieurs ministres actuels précisément soupçonnés de corruption sont absents de la liste présentée par Abbas.

    Le ministre des Finances réformiste Salam Fayyad conserverait son poste afin de poursuivre la politique de transparence appliquée aux finances de l'Autorité palestinienne, déclare-t-on.

    Le général Nasser Youssef, chef des forces de sécurité nationales palestiniennes, deviendrait vice-Premier ministre. Il avait établi d'étroits contacts avec le camp de la paix israélien avant le déclenchement de la deuxième intifada palestinienne en septembre 2000.

    Un porte-parole de Sharon a déclaré qu'Israël voulait voir la liste définitive avant d'exprimer son opinion.

    "S'il s'agit d'un gouvernement vraiment opérant, où Arafat ne contrôlera plus l'attribution des fonds et les ressources financières et ne commandera plus les forces de sécurité, je pense que ce sera un développement positif", a néanmoins ajouté le porte-parole, Raanan Gissin.

    Les Etats-Unis se sont employés à marginaliser Arafat, qu'Israël accuse de fomenter les actions terroristes anti-israéliennes. Arafat a désigné Abbas le mois dernier au poste de Premier ministre.

  • Projet d'accord d'association entre l'Union Européenne avec la Syrie
    - Protestation officiel de François Zimeray, Député Européen
    Membre de la Commission des Affaires Etrangères et de la Défense à M. Patrick COX, Président du Parlement Européen

    Strasbourg, le 9 avril 2003
     
    Monsieur le Président,
     
    Je veux vous exposer les raisons qui me conduisent à vous demander de suspendre toutes les négociations en cours entre la Commission Européenne et la République Arabe Syrienne visant à la conclusion d'un accord d'association.

     En effet, dans une interview publiée le 27 mars 2003 dans un journal libanais "Al Safir", (ci-joint), le Président syrien Bashar Al
    Assad a déclaré "qu'Israël ne serait pas reconnu comme un Etat légitime même si un processus de paix était conclu avec les Palestiniens" et que "de par sa nature, Israël construisait sa politique sur la trahison et la menace, et que la Syrie était  prête pour une confrontation".

     De tels propos sont inacceptables et contreviennent aux droits fondamentaux consacrés par l'Union Européenne. Ils sont contraires aux principes de coexistence pacifique et de reconnaissance mutuelle des Etats souverains que l'Union a toujours défendus.

     J'ajoute que la République Arabe Syrienne héberge plusieurs organisations terroristes dont elle justifie les actes et que plusieurs milliers de soldats syriens consacrent par leur présence l'anschluss du Liban.

     Dans ces conditions, vous comprendrez que l'Union Européenne ne peut sans se compromettre, poursuivre les discussions entamées avec la Républqiue Arabe Syrienne. Je vous demande d'inviter la Commission de les suspendre sans délai et de solliciter des explications officielles de la République Arabe Syrienne sur le sens et la portée de ces déclarations.
     
  • Dans une interwiew à Ha'aretz, Ariel Sharon se dit prêt à des concessions sous conditions

    Ariel Sharon a laissé entendre qu'Israël pourrait se retirer un jour de certaines implantations juives et qu'un accord avec les Palestiniens était possible. Le premier ministre a toutefois posé des conditions indispensables.

    Dans une interview au quotidien «Haaretz», Ariel Sharon s'est dit prêt à renoncer à certaines implantations de la Rive Occidentale notamment à «Bethléem, Shiloh et Beit El». C'est la première fois que le premier ministre désigne nommément ces sites en laissant entendre qu'Israël pourrait s'en retirer un jour. «En fin de compte, il y aura un Etat palestinien», a-t-il dit.

    Ces propos ont été accueillies avec la plus grande réserve. Nabil Abou Roudeina, conseiller du président palestinien Yasser Arafat, a exigé le retrait de l'armée israélienne des territoires palestiniens occupés, conformément à la «feuille de route» du Quartette (ONU, Etats-Unis, Russie, UE), qui prévoit notamment la création par étapes d'un Etat palestinien d'ici 2005.

    Le secrétaire général du parti travailliste israélien Ophir Pines a pour sa part estimé que «l'important n'est pas ce que le premier ministre dit, mais ce qu'il fait. Or il s'allie avec l'extrême droite et ne prend aucune mesure concrète» pour freiner la colonisation, a-t-il affirmé.

    Ariel Sharon a posé ses conditions à un accord avec les Palestiniens. Il a notamment exigé que les Palestiniens renoncent au «droit au retour» de près de quatre millions de réfugiés palestiniens. Pour les Palestiniens, ces conditions semblent totalement exclues. L'Autorité palestinienne a toujours réclamé qu'Israël reconnaisse le principe du «droit de retour».

    Dans «Haaretz», le chef du gouvernement israélien estime que la guerre en Irak «a provoqué un choc au Proche-Orient et elle apporte une perspective de grands changements». «Le monde arabe en général, et les Palestiniens en particulier, ont été ébranlés. C'est donc une chance pour parvenir à un accord plus vite que ce que les gens pensent», ajoute Ariel Sharon.

    D'après lui, la paix dépend toutefois des Palestiniens qui doivent d'abord changer leur direction et combattre le terrorisme. Mais le Premier ministre israélien estime que le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas «comprend qu'il est impossible de vaincre Israël par le terrorisme».

  • Trois arrestations lors d'une manifestation anti-américaine à Paris

    Malgré la chute du régime de Saddam Hussein, les membres de la coordination "Non à la guerre contre l'Irak" poursuivent la agitation-propagande, mais en moins grand nombre que les semaines précédentes.

    A Paris, le défilé n'a rassemblé que 11.000 personnes, selon la police, contre 18.000 le 29 mars dernier, et 80.000 le 22 mars.

    A Strasbourg les organisateurs ont reconnu une "petite mobilisation" de 350 personnes. Il n'y avait que 2.000 manifestants à Marseille.

    Le principal point d'interrogation des organisateurs est de savoir quel gouvernement s'occupera désormais de l'Irak et avec quelle légitimité.

    Certains soulignent que la guerre est loin d'être finie et que les Etats-Unis "veulent substituer à une tyrannie sanglante la férule d'une armée étrangère.

    Pour le Mouvement contre la racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), même si la chute de Saddam a été applaudie, la guerre "reste illégitime et injustifiée".


    Pour éviter des "dérapages", comme les agressions antisémite tant verbales que physiques de la manifestation du 22 mars dernier, des "médiateurs" étaient chargés de faire la chasse aux slogans "provocateurs".

    Théoriquement, il ne devait plus y avoir dans le cortège de portraits de Saddam Hussein et l'association des Irakiens de France avait été déclarée indésirable.

    Trois personnes en possession de pancartes anti-israéliennes ont été interpellées par la police, qui avait pris des mesures de "prévention et de répression des actes de type raciste et antisémite".

    L'une des personnes arrêtées s'apprêtait à déployer un drapeau israélien barré d'une croix gammée, a précisé la police.


    "Les trois personne sont été immédiatement placées en garde à vue pour être présentées à la justice", a dit un porte-parole.

    Pour faire politiquement correcte, les organisateurs ont fait retirer plusieurs pancartes de même nature.


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