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Vendredi 20 Décembre 2002 - 15 Tevet 5763 mise à jour 14:06 (heure de Paris, GMT +1)
  • Le Rabbin d'une implantation proche tué ce matin dans une attaque à l'arme à feu dans la Bande de Gaza
    Par Arnon Regular, Correspondant d'Ha'aretz

    Un civil israélien de 40 ans a été tué vendredi matin dans une attaque à l'arme à feu près du bloc d'implantations du Gush Katif dans le sud de la Bande de Gaza.

    L'homme a été identifié comme le Rabbin Yitzhak Arameh, le rabbin de l'implantation ultra-orthodoxe de Netzer Hazani. Le Jihad Islamique a revendiqué les coups de feu.

    Arameh voyageait avec sa femme et ses six de ses enfants quand les terroristes armés ont ouvert le feu sur leur véhicule dans une embuscade au bord de la route, le blessant d'une façon critique.

    Une équipe d'urgence de la Magen David Adom s'est précipitée sur place, mais a été incapable de sauver la vie de l'homme. Aucun des autres membres de la famille n'a été blessé.

    Les forces de sécurité parcourent le secteur à la recherche de terroristes armés, qui ont fui vers le secteur contrôlé par les palestiniens immédiatement après l'attaque du véhicule.

    Le rabbin Arameh a été enterré ce vendredi après-midi à Herzliya.
  • Le ministre israélien des Affaires Etrangères entame sa tournée par Rome et Paris
    Netanyahu demande aux Européens de prendre leurs distances avec Arafat

    Le ministre israélien des Affaires étrangères, Benjamin Netanyahu, a commencé hier à Rome une tournée en Europe pour demander à ses interlocuteurs de prendre leurs distances avec le dirigeant palestinien Yasser Arafat. M. Netanyahu effectue son premier voyage à l’étranger depuis sa nomination, début novembre, à la tête de la diplomatie israélienne. Après Rome, il s’est rendu à Paris et devra partir ensuite pour Londres et Moscou. 

    Le ministre a souligné, devant la presse, qu’il chercherait une « clarification politique » de la part des dirigeants européens. 

    Il a également qualifié « d’erreur » l’invitation de la France et de la Grande-Bretagne au président syrien Bachar el-Assad. « Je pense que c’est une erreur d’inviter le dirigeant d’un État terroriste par excellence comme Bachar el-Assad dans des capitales européennes, parce que cela fait passer le message que le terrorisme paye », a déclaré M. Netanyahu. 
    Le président syrien avait eu des entretiens à Paris avec le président français Jacques Chirac, après sa visite à Londres. 

    Lors de sa conférence de presse à Rome, M. Netanyahu s’est attaché à démontrer que « Yasser Arafat ne veut pas la paix » et n’est pas un interlocuteur valable. « Arafat, c’est Ben Laden avec de bonnes relations publiques, en particulier en Europe », a-t-il déclaré. M. Netanyahu s’était entretenu avec le chef du gouvernement Silvio Berlusconi mercredi soir. 

    « La différence, c’est que Arafat peut être pris au sérieux en Europe. Pas en Amérique », a ajouté M. Netanyahu. Il a comparé le processus actuel « à deux voitures dont les chauffeurs ne vont pas dans la même direction ». « La seule voie pour obtenir la paix est de changer le conducteur côté palestinien », a-t-il dit. « Arafat ne veut pas un État à côté d’un autre État, il veut un État à la place d’Israël », a-t-il ajouté. « Dire que Arafat mérite l’indépendance, ce serait dommageable pour les Palestiniens eux-mêmes, pour les Israéliens et pour les Européens », a-t-il poursuivi. 

    M. Netanyahu a aussi affirmé qu’il y avait « une prise de conscience croissante dans une partie de l’Europe, y compris l’Italie » sur le fait que « les personnes impliquées dans le terrorisme ne peuvent pas être des partenaires légitimes de paix ». « Nous avons été très satisfaits des réponses données par M. Berlusconi », a-t-il ajouté, sans préciser davantage. « Nous apprécions beaucoup l’amitié et l’appui de M. Berlusconi contre le terrorisme, et la nouvelle approche de la politique étrangère italienne sur ce problème », a-t-il déclaré. 

    M. Netanyahu a aussi indiqué vouloir « convaincre ses homologues européens qu’après l’Irak, il y a une possibilité de changement ». L’Irak et la possibilité d’une guerre des États-Unis a été un sujet « évidemment discuté » avec M. Berlusconi, a précisé M. Netanyahu. « C’est sur notre agenda commun à tous », a-t-il dit. « J’ai souligné deux points critiques pour Israël : pouvoir protéger notre population et pouvoir agir pour la défense de nos citoyens », a-t-il précisé. 
    Le chef de la diplomatie israélienne a ensuite quitté Rome pour Paris où il a rencontré en fin d’après-midi le ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin.

    Le ministre des Affaires étrangères israélien Binyamin Netanyahou a demandé à son homologue français Dominique de Villepin de mettre en garde la Syrie de ne pas « donner son feu vert au Hezbollah ».

    Au cours de leur conversation au ministère des AE français, M.Netanyahou a déclaré que « l’ouverture d’un front par le biais de tirs de roquette dans la profondeur d’Israël serait considérée comme une attaque syrienne contre Israël ».

    Le message israélien s’inscrit dans le contexte des craintes israéliennes qu’un « front du nord » ne s’ouvre dès le début de l’offensive contre l’Irak.

  • Arafat évince le principal Palestinien modéré, Sari Nusseibeh, de son poste à Jérusalem
    Par Akiva Eldar - Ha'aretz

    Le président de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat a pris sur la responsabilité du portefeuille de Jérusalem en déposant l'activiste de la paix palestinien, le professeur Sari Nusseibeh.

    Sari Nussibeh, président de l'Université Al Quds, a conclu un plan pour la paix avec l'ancien chef du Shin Bet, le Général de réserve. Ami Ayalon plus tôt cette année.

    Les sources du bureau de Nusseibeh ont hier dit dans la nuit qu'Arafat a proposé que l'officiel serve comme une de neuf personnes dans un conseil exécutif qui s'occuperait de la gestion quotidienne de Jérusalem Est. Arafat s'est auto-nommé comme le chef de ce comité aussi bien que président d'un comité plus large de plus de 30 membres qui feront office de quasi conseil municipal.

    Nusseibeh doit encore décider s'il accepte l'offre d'Arafat. Ses aides ont dit qu'il considère le mandat politique comme un tout.

    Un officiel palestinien senior qui a demandé de rester anonyme a dit que le déplacement de Nusseibeh et l'établissement des deux comités semblent faire partie d'un modèle de comportement excentrique exposé en ce moment par Arafat. L'officiel a mentionné, par exemple, l'annonce d'Arafat que l'éditeur de Jérusalem Est, Hanna Siniora serait l'ambassadeur de l'Autorité Palestinienne à Washington, mais quand le représentant éventuel est arrivé dans la capitale américaine, Arafat avait changé d'avis sur la nomination.

    Des visiteurs récents au bureau d'Arafat dans la Muqata ont dit que son comportement est devenu étrange. Ils ont dit qu'il n'était pas concentré, a parlé dans une façon embarrassée et ses lèvres tremblent de nouveau. Ses médecins attribuent les lèvres tremblantes aux dégâts neurologiques qui ont suivi un accident d'avion dans le désert libyen dans lequel Arafat a survécu.

    Nusseibeh a été nommé représentant de l'OLP à Jérusalem Est, il y a plus d'un an, après la mort soudaine de Faisal Husseini. L'année passée , Nusseibeh a joué un rôle très en vue comme un des principaux Palestiniens modérés, participant à des réunions innombrables avec des activistes israéliens pacifistes. Il a ouvertement appelé à une fin des attentats contre les civils israéliens et a été inondés de condamnations des chefs du Fatah et de l'AP aussi bien que par le Ministre de Sécurité Public Uzi Landau, qui a ordonné la fermeture des ses bureaux à l'université alléguant qu'ils servaient comme bureaux de l'Autorité Palestinienne.

    Pendant l'année passée, Nusseibeh et Ayalon ont mis au point un projet du plan de paix basé sur les frontières de 1967 sans droit de retour pour les réfugiés palestiniens. Le projet a été présenté publiquement il y a quelques mois dans une cérémonie modeste à Athènes suivies par l'ancien président américain Bill Clinton et le ministre des Affaires Etrangères grec.

    Hier, cependant, Nusseibeh a publié une déclaration disant qu'il protestait de l'arrestation de Musa Balawneh, un ancien activiste " tourné vers la paix" dans "la Campagne pour la paix Populaire"de Nusseibeh qui espère obtenir un million de signatures sur le plan de Nusseibeh-Ayalon,

    Nusseibeh doit cessé son travail d'activiste de paix dans la communauté palestinienne, son dialogue avec Israël et ses efforts pour transformer l'intifada armé en une campagne de résistance passive non violente - jusqu'à ce que Balawneh ne soient arrêté.

    Balawneh a été arrêté mercredi soir à un point de contrôle près de Naplouse sur la voie d'une réunion avec des activistes de paix dans Ramallah. Selon Nusseibeh, Balawneh n'a été accusé de rien, ni informé de la raison de l'arrestation. Le voyage de Balawneh était autorisé, selon la déclaration de Nusseibeh, il a été publié par Israël à la demande de Nusseibeh et les Israéliens ne comprenant s''il serait intercepté ou arrêté.

    "Donc, Nusseibeh a déclaré l'arrêt de tous ses efforts de paix dans la communauté palestinienne et de ses activités de dialogue jusqu'à ce que cette question ne soit résolue correctement et sans délai," dit la déclaration.

  • Une opération anti-terroriste de Tsahal dans la Bande de Gaza
    Par Arnon Regular, Correspondant d'Ha'aretz

    Les blindés de Tsahal sont entrés dans la ville de Dir al-Balah dans la Bande de Gaza en début de matinée, entourant la maison d'un activiste du Jihad Islamique. Un Palestinien a été tué dans un échange de feu, ont dit les Palestiniens.

    Tsahal n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat.

    Les opérations dans les secteurs palestiniens de la Bande de Gaza ont lieu presque chaque nuit, les forces israéliennes détruisant des maisons appartenant à des activistes soupçonnés. Les officiels israéliens ont dit que les actes de police ont un effet de dissuasion, mais les Palestiniens et des groupes de droits de l'homme se plaignent que les parents innocents de terroristes soient persécutés.

    Un passager palestinien a été tué dans la ville de Rive occidentale de Djénine dans une collision entre un blindé de Tsahal et un minibus jeudi soir, ont annoncé des sources palestiniennes.
    Les sources ont dit que c'était un accident, bien que le conducteur de minibus ait prétendu que le blindé soit délibérément entré en collision avec son véhicule.
    Tsahal n'a fourni aucune réaction immédiate.

    Hier, des sources palestiniennes ont annoncé qu'une fillette palestinienne de 11 ans a été tuée dans la ville de la Bande de Gaza de Rafah pendant un échange de coups de feu entre des troupes de Tsahal et des activistes armés palestiniens. L'armée israélienne a dit qu'elle vérifiait le rapport.

    Les témoins ont dit que les soldats placés à l'avant-poste militaire Tarmit à la frontière avec l'Egypte ont ouvert le feu à la mitrailleuse sur un secteur résidentiel d'où provenaient des tirs, ajoutant qu'un des coups de feu a frappé l'enfant à la poitrine.

    Des sources palestiniennes ont aussi annoncé jeudi que Tsahal a démoli six maisons dans Shabura, qui est dans le sud de Rafah.

  • George W. Bush estime que la feuille de route préparée par le Quartet n'est «pas encore prête» à être publiée

    Hier à la veille d'une rencontre des ministres du »Quartet» à Washington, George W. Bush a fait savoir jeudi à son homologue égyptien Hosni Moubarak que le projet de plan de paix israélo-palestinien élaboré par le groupe, qui réunit les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et les Nations unies, n'était «pas encore prêt» à être rendu public.

    George W. Bush, qui a appelé cette semaine plusieurs dirigeants du Proche-Orient, s'est entretenu par téléphone avec Hosni Moubarak. Le président des Etats-Unis lui a dit que la feuille de route n'était «pas encore prête», a rapporté le porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer.

    Le président a dit que, « même si les consutations sur la feuille de route ne sont pas encore terminées, nous sommes déterminés à aller de l'avant au moment approprié avec cette feuille de route pour aider les parties à trouver un chemin vers la paix au Proche-Orient», a ajouté Ari Fleischer.

    Aujourd'hui, le président George W. Bush doit se joindre à une rencontre des ministres du Quartet à Washington. Chacun s'attendait à ce que la feuille de route soit rendue publique à cette occasion mais les Etats-Unis préfèrent manifestement qu'elle soit reportée après les élections israéliennes du 28 janvier.

    L'Union européenne a elle «une approche différente», soulignait hier le ministère français des Affaires étrangères, qui notait que «les grandes lignes de la feuille de route sont déjà connues» et que son report risque «de jeter des doutes sur la détermination du Quartet à aller de l'avant».

    "Gagner du temps n'est pas une option. Chaque jour emporte de nouvelles victimes, élargit le fossé de la haine. Il y a urgence à agir pour le rétablissement d'une paix fondée sur le droit et la morale pour tous les peuples de la région", a déclaré à Paris le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, François Rivasseau.

    "Nous avons pris note des déclarations du secrétaire d'Etat américain Colin Powell exprimant le souhait que l'adoption formelle de la "feuille de route" soit reportée après les élections israéliennes", a indiqué le porte-parole.

    Cette «feuille de route» préparée par le «Quartet», qui regroupe l'UE, l'ONU, les Etats-Unis et la Russie, envisage la création d'un Etat palestinien provisoire en 2003 et d'un Etat palestinien permanent avant 2005. Le texte exige notamment qu'Israël mette un terme complet aux constructions d'implantations juives dans les territoires palestiniens.

  • Le dictateur syrien a été reçu hier par Chirac
    Assad critique la « politique de l’autruche » de l’Occident

    Le président syrien Bachar el-Assad a qualifié de « politique de l’autruche » la politique des pays occidentaux au Proche-Orient et averti qu’une guerre contre l’Irak renforcerait les attentats, selon le quotidien londonien The Times de mercredi.

    Le président syrien, qui venait d’achever une visite historique à Londres, a ponctué sa venue de commentaires fort peu diplomatiques, justifiant les attentats-suicide au Proche-Orient et prévenant les Occidentaux d’une menace terroriste en cas de guerre en Irak.

    Au moment même où les préparatifs de guerre contre l’Irak se précisent en Grande-Bretagne, Assad s’est entretenu mercredi matin avec le ministre de la Défense britannique Geoff Hoon. Il avait été reçu lundi par le Premier ministre Tony Blair et mardi par la reine Elizabeth et le prince Charles.

    Assad a une nouvelle fois prévenu qu’une guerre contre l’Irak entraînerait des attentats, selon le quotidien londonien The Times de mercredi.

    Tenant des propos lapidaires devant des journalistes, lors d’un séminaire mardi à l’Institut royal des affaires internationales à Londres, Assad a balayé l’intérêt de la dernière initiative de Tony Blair sur le Proche-Orient.

    Lundi, le Premier ministre britannique avait annoncé l’invitation à Londres en janvier de dirigeants palestiniens et de représentants de l’Union européenne, de la Russie, des États-Unis et des Nations unies, ainsi que de plusieurs pays de la région, pour discuter des réformes de l’Autorité palestinienne.

    Les Israéliens « veulent affaiblir Yasser Arafat en plaçant un groupe de personnes – nous connaissons leurs noms – entretenant de bonnes relations avec Israël », a déclaré le dictateur syrien selon le Times. « Il en résultera des troubles au Proche-Orient. Les réformes de l’Autorité palestinienne déboucheront sur le chaos », a-t-il ajouté.

    Assad a en outre souligné que la première cause du conflit au Proche-Orient était l’occupation de terres arabes par Israël, en défendant les attentats-suicide, comme il l’avait fait de manière fort embarrassante à Damas en octobre 2001 lors d’une visite officielle de Tony Blair.

    Assad a en outre assuré que l’Irak ne constituait pas une menace pour la région, en suggérant qu’une campagne militaire menée dans ce pays par les États-Unis serait davantage liée aux intérêts pétroliers qu’aux armes de destruction massive.

    Le président syrien a rencontré hier en fin de journée son homologue français Jacques Chirac pour un entretien devant porter sur la crise irakienne et la situation au Proche-Orient.
    Exceptionnellement, l’entretien n’a pas eu lieu au palais de l’Élysée où plusieurs centaines d’enfants avaient été invités un peu plus tôt pour fêter Noël, mais à l’hôtel de Marigny, la résidence des hôtes de marque de la France, situé juste à côté du palais présidentiel.

  • Le Canada travaille au projet d’un contingent international pour le maintien de la paix

    Le Canada s’efforce d’obtenir le soutien des Israéliens et des Palestiniens à un éventuel déploiement de troupes de maintien de la paix dans les territoires occupés afin de favoriser un retour au calme dans la région, a déclaré un responsable canadien.

    Steve Hibbard, représentant d’Ottawa dans les territoires palestiniens, a indiqué que le Canada s’entretenait avec les deux parties de plusieurs formules concernant une présence internationale de transition dans la région.

    Les Palestiniens réclament depuis longtemps le déploiement d’une force internationale dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, mais Israël s’oppose à la présence d’observateurs internationaux ou de soldats étrangers dans les Territoires depuis la guerre des Six-Jours de 1967.

    « Une présence internationale de maintien de la paix pourrait contribuer à une solution pacifique. Nous ne souscrivons pas à un modèle en particulier », a indiqué Hibbard.
    « Nous travaillons avec les deux parties pour avoir un plan au moment opportun. Rien ne serait imposé », a-t-il ajouté.

    Parmi les idées envisagées figure le remplacement des soldats israéliens dans certaines régions palestiniennes par des unités de maintien de la paix.

    À Ottawa, une porte-parole du ministère des Affaires étrangères a rappelé que le Canada était prêt à prendre part à toute mission internationale dans la région.

    « Nous travaillons avec les deux parties pour voir quelles options seront possibles en temps opportun », a indiqué Marie-Christine Lilkoff.

  • Les chefs d’État (démocratiques) du Golfe sont contre la liberté d'expression de la télévision al-Jazira

    Des chefs d’État du Golfe, suivant leur puissant voisin saoudien sont exaspéré par la télévision al-Jazira du Qatar, ont choisi de bouder le Sommet annuel du Conseil de coopération du Golfe (CCG), samedi à Doha, en dépit des bruits de bottes en Irak.

    Les quotidiens saoudiens ont annoncé mercredi en première page que le prince héritier Abdallah ben Abdel Aziz, qui dirige de facto le royaume en raison de la santé déclinante du roi Fahd, n’irait pas à Doha.

    Le roi Hamad ben Issa al-Khalifa de Bahreïn a aussi décidé de ne pas faire le déplacement au Qatar, pays de la chaîne al-Jazira qui a mécontenté plus d’un dirigeant de la région par sa liberté de ton.

    Selon des sources omanaises, la participation du sultan Qabous n’est pas encore acquise et dépendrait des consultations en cours avec Ryad.

    Avec l’émir du Koweït Jaber al-Ahmad al-Sabah et le chef d’État des Émirats arabes unis Zayed ben Sultan al-Nahyane, qui se déplacent rarement à l’étranger pour raison de santé, l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa al-Thani risque d’être le seul dirigeant à participer au Sommet.

    Insensibles aux arguments occidentaux accusant la chaîne d’être le porte-voix du terroriste Oussama Ben Laden, les dirigeants du Golfe sont exaspérés plutôt par les débats de cette télévision qui ne ménagent ni cheikhs ni rois dans une région où la presse se dit respectueuse des dirigeants.

    Le chef de la diplomatie du Qatar Hamad ben Jassem al-Khalifa a récemment affirmé que certains pays de la région, qu’il n’a pas nommés, avaient proposé 5 milliards de dollars en contrepartie de la fermeture d’al-Jazira.

    En octobre, l’Arabie saoudite n’a pas hésité à rappeler son ambassadeur à Doha pour protester contre une émission de la chaîne, au cours de laquelle des téléspectateurs ont violemment attaqué le plan de paix au Proche-Orient de son prince héritier et diffamé son fondateur, le roi Abdel Aziz.

    Ryad, comme Manama, n’ont pas donné d’explications au boycottage de leurs dirigeants du Sommet de Doha, mais le ministre de l’Information de Bahreïn Nabil al-Hamar avait récemment lancé une attaque frontale contre al-Jazira, accusant cette « chaîne diabolique d’être au service du sionisme ».

    Au même moment, le Koweït fermait le bureau de la chaîne accusée d’attitude « hostile ».

    Un mois avant, les ministres de l’Information des autres pays du CCG (Arabie saoudite, Koweït, Émirats arabes unis, Bahreïn et Oman) ont recommandé aux annonceurs de boycotter la chaîne.

    Actuellement, Ryad soutient avec force un projet de chaîne de la télévision à capitaux saoudiens MBC.

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