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Vendredi 1 Novembre 2002 - 26 Cheshvan 5763

  • ISRAËL : Boycott scandaleux
    Le Figaro

    Le boycott des produits israéliens et des sociétés accusées de sionisme ou de collaboration avec Israël (dont la liste infâme est désormais publique, comme marquée d'une étoile jaune économique), lancé l'été dernier dans notre pays par des personnalités et des associations diverses, doit faire légitimement réagir.

    Peu efficace en général sur le plan économique (on se rappelle des appels infructueux contre Danone), la démarche insidieuse qui consiste à utiliser le boycott au nom des droits de l'homme contre certains secteurs économiques marchands mondiaux n'a pas de sens. Il s'agit en réalité d'un contre-effet économique et politique, puisqu'au nom de la solidarité le procédé contribue en fait à augmenter un peu plus les difficultés d'une région du monde déjà parcourue par la violence et le terrorisme, aggravant les conditions de vie économiques de ceux, Israéliens ou Palestiniens, que l'on fait semblant de défendre.

    Nous n'aurions pas relevé cette manipulation classique si elle n'était une occasion supplémentaire de conforter des idées racistes et antisémites dont la France ne parvient pas à se débarrasser. On peut ne pas être d'accord avec la politique de l'Etat d'Israël, mais l'amalgame commis entre Sharon, Israël, les juifs et le capitalisme international a des consonances historiques trop fortes pour qu'on le laisse se développer en toute impunité.

    Le gouvernement actuel a décidé de réagir contre la dérive raciste et antisémite qui parcourt la France depuis le retour de l'intifada. C'est la raison pour laquelle nous, parlementaires de l'UMP et de l'UDF, demandons avec fermeté au ministre de la Justice, garde des Sceaux, d'appliquer la loi française sur la pratique et l'appel au boycott dans toute sa rigueur (article 225-2, 2° du Code pénal, article 23 de la loi du 29 juillet 1881). Nous demandons que la chancellerie déclenche l'action publique auprès des procureurs généraux à l'encontre des personnes et associations, quelle que puisse être leur notoriété, à l'origine de ce boycott favorisant la haine : aucune tolérance ne peut être admise contre ceux qui sont les adversaires de la tolérance.

    Claude GOASGUEN, Jacques-Alain BENISTI, Roland BLUM, Bernard BROCHANT, Charles COVA, Olivier DASSAULT, Daniel GARD, Jean-Pierre GIRAN, Pierre HERIAUD, Maryse JOISSAINS, Geneviève LEVY, Alain MADELIN, Hervé MARITON, Josette PONS, Eric RAOULT, Jérôme RIVIERE, Rudy SALLES, Michèle TABAROT, Jean-Sébastien VIALATTE, députés.
  • Les attentats-suicide sont des crimes contre l'humanité, selon Human Rights Watch

    Les responsables d'attentats-suicide contre des civils israéliens se rendent coupables de "crimes contre l'humanité" et Yasser Arafat n'a rien fait pour y mettre un terme, selon un rapport d'une organisation internationale de défense des droits de l'Homme.

    Dans un rapport de 170 pages rendu public vendredi, Human Rights Watch espère accentuer la pression sur les militants palestiniens qui se trouvent derrière ces attaques. Elle réclame des poursuites judiciaires à l'encontre de ces responsables et affirme qu'aucune action militaire israélienne ou violation des règles internationales ne saurait justifier ces attentats.

    "Les personnes qui mènent des attentats-suicide ne sont pas des martyrs, ce sont des criminels de guerre, tout comme les personnes qui les aident à mettre en oeuvre" leur projet, dénonce dans un communiqué Kenneth Roth, le directeur exécutif de l'organisation basée à New York.

    L'organisation a étudié les attentats-suicide perpétrés par le Hamas, le Djihad islamique, les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Human Rights Watch affirme que le dirigeant spirituel du Hamas, cheikh Ahmed Yassine, et le dirigeant du Djihad, Ramadan Abdullah Shallah, devraient être poursuivis pour leur rôle dans ces attentats.

    Selon les chiffres de l'Associated Press, 80 attentats-suicide ont été commis depuis le début de la deuxième Intifada le 29 septembre 2000, tuant 294 personnes.

    Human Rights Watch déclare ne pas avoir trouvé de preuve que Yasser Arafat ou l'Autorité palestinienne aient jamais participé à la mise en oeuvre de ces attaques, mais souligne que l'Autorité n'a pas fait suffisamment pour poursuivre les organisateurs.

    "Le plus grand échec du président Arafat et de la direction de l'Autorité palestinienne réside dans leur réticence à déployer un système judiciaire pour empêcher les attentats-suicide", note le rapport, qui souligne que Yasser Arafat ne semble pas capable d'exercer un quelconque contrôle sur les actions de ces mouvements.

    Lors d'une interview accordée jeudi à Associated Press Television News (APTN), le président de l'Autorité palestinienne a qualifié d'immoral les attentats-suicide. "Nous condamnons à chaque fois ces attaques", a-t-il assuré. AP
  • Sharon consulte le parti de l'Union nationale-Israël Beitenou et offre la défense à Shaul Mofaz

    Le Premier ministre israélien Ariel Sharon s’est assuré hier la participation de l’ancien chef d’état-major, le général Shaul Mofaz, à son cabinet, après la démission des ministres travaillistes, tout en engageant des consultations avec le parti de droite "Union nationale-Israël Beitenou".

    Le général Mofaz a accepté l’offre de M. Sharon de devenir ministre de la Défense, a indiqué un responsable qui a requis l’anonymat. Le général de réserve devrait remplacer Binyamin Ben Eliezer, numéro un travailliste, qui a démissionné avec les autres ministres de sa formation pour protester contre les subventions allouées aux implantations dans les territoires dans le projet de budget 2003.

    « Le Premier ministre va engager dans la journée une série de contacts en vue de former un gouvernement stable et disposant d’une majorité à la Knesset », a affirmé le secrétaire du gouvernement Gidéon Saar. Ariel Sharon « entend vérifier que cette possibilité existe, ce qui est le cas à mon avis, car la majorité des membres de la Knesset ne souhaitent pas des élections », a poursuivi M. Saar. Les prochaines législatives sont prévues normalement le 28 octobre 2003.

    Ariel Sharon devait aussi s’entretenir avec Avigdor Lieberman, chef d’un bloc de droite, l'Union nationale-Israël Beitenou, comptant sept députés, qui lui assurerait une majorité de rechange de 62 députés sur 120 au Parlement, selon Kol Israël. Il y a quelques jours, M. Lieberman avait affirmé ne pas vouloir servir de « roue de secours » à Ariel Sharon, après un départ des travaillistes. Selon Kol Israël, il pourrait toutefois changer d’avis, notamment sous la pression de ses partenaires.

    Un membre d'Israël Beitenou, le député Benny Elon, s’est ainsi déclaré favorable à l’entrée dans le prochain gouvernement. « Ariel Sharon, dont la marge de manœuvre ne sera plus limitée par les travaillistes, va pouvoir mener la politique qu’il souhaite et il n’y a aucune raison pour que nous n’entrions pas dans ce gouvernement de droite », a-t-il dit.

    Selon Galei Tsahal, Ariel Sharon veut « à tout prix reporter le plus tard possible » d’éventuelles élections afin de pouvoir choisir le moment le plus opportun pour affronter son rival, l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de primaires au sein de leur parti, le Likoud. Selon les derniers sondages, M. Netanyahu talonne M. Sharon pour la direction du grand parti de droite.

    Pour éviter d’inquiéter les Américains et les Européens avec un gouvernement trop ultra, M. Sharon a toutefois proposé à Shimon Peres, qui était opposé au départ des travaillistes du gouvernement, de rester aux Affaires étrangères ou de devenir « un émissaire spécial du gouvernement israélien à l’étranger ».

  • Les Travaillistes tentent de retrouver leur identité

    En retournant dans l’opposition pour marquer sa différence avec le Likoud d’Ariel Sharon, le parti travailliste se prépare aux prochaines élections générales et tente de retrouver son identité.

    Le parti est rongé par des querelles internes et plusieurs clans se disputent la suprématie au sein de la première force politique du pays compte tenu du nombre de ses députés au Parlement.

    Des primaires doivent être organisées le 19 novembre pour désigner le chef de la formation qui sera son candidat au poste de Premier ministre lors d’un éventuel scrutin anticipé. La fin normale de la législature est prévue dans un an.

    Le numéro un du parti, le ministre démissionnaire de la Défense Binyamin Ben Eliezer a clairement indiqué son intention de susciter une consultation anticipée, après la rupture du cabinet d’union nationale mercredi soir.

    Depuis leur déroute électorale en février 2001, les travaillistes sont sur le déclin, les sondages leur prédisant une catastrophe aux urnes. Selon un sondage publié mardi par l’Institut Minna Tzemach, le parti n’obtiendrait que 21 sièges au Parlement contre 25 actuellement. Le nombre des élus du Likoud passerait en revanche de 19 à 29.

    « Quitter le gouvernement n’a pas été une décision sage des travaillistes, car l’opinion publique, désireuse d’union nationale, les accuse désormais d’en être responsables », a estimé le politologue Ephraïm Inbar. M. Ben Eliezer, lui, est perçu par l’ensemble des commentateurs comme le grand perdant de l’effondrement du cabinet d’union dont il fut pourtant jusqu’au bout l’un des plus fervents partisans. Considéré comme « un faucon », il a appuyé presque sans réserves la politique d’Ariel Sharon, en s’éloignant des objectifs de la gauche, au point que son parti a été ironiquement surnommé « Likoud B » par certains commentateurs. Confronté à une contestation croissante parmi ses camarades de parti, M. Ben Eliezer a changé de cap, en s’attaquant au démantèlement des implantations sauvages et en exigeant des coupes dans les crédits octroyées aux implantations israéliennes de la Rive Occidentale et dans la bande de Gaza.

    Selon le même sondage, il n’obtiendrait que 22 % des suffrages dans des élections primaires, contre 34 % au maire de Haïfa Amram Mitzna et 27 % au député Haïm Ramon. Lors de la dernière Convention travailliste début octobre, M. Ramon a été particulièrement féroce à l’adresse de la politique menée par son parti. « Nous sommes devenus les brebis de Sharon. Nous sommes au garde-à-vous, nous nous taisons (...) et nous savons tous ce qui arrive aux brebis dans la ferme de Sharon : c’est exactement ce qui va nous arriver », avait-il martelé. Bien placé dans les sondages pour prendre la direction des travaillistes, le maire de Haïfa, le général de réserve Amram Mitzna, affirme vouloir un règlement politique avec les Palestiniens.

    Une inconnue de taille subsiste dans cette bataille : Shimon Peres, dernier représentant de la vieille garde travailliste. Très courtisé à droite, M. Peres a défendu jusqu’à la dernière minute le gouvernement d’union, ce qui lui a valu les félicitations appuyées de M. Sharon. Les commentateurs n’excluaient pas qu’une fois oubliée la rupture, Ariel Sharon propose à M. Peres de le rejoindre seul dans son nouveau cabinet. D’ailleurs, le quotidien Yediot Aharonot titrait hier à sa une : « Peres, émissaire spécial (de M. Sharon) sur la scène internationale ». Un précédent historique existe déjà. Le fameux général borgne Moshé Dayan, un travailliste, avait rejoint en 1977 le gouvernement de droite de Menahem Begin, devenant son ministre des Affaires étrangères et frayant la voie à un traité de paix avec l’Égypte.

  • Sur le terrain

    Un Palestinien a été tué hier lors d’échanges de tirs avec un officier israélien près de l'implantation de Beit El, près de Ramallah. Selon un responsable des Brigades des martyrs d’al-Aqsa, il s’agissait d’un activiste de ce groupe armé, lié au mouvement Fatah du dirigeant palestinien Yasser Arafat, qui voulait attaquer un officier supérieur israélien responsable du secteur de Ramallah.

    À Gaza, trois activistes du mouvement islamiste palestinien Hamas ont été tués et six autres blessés jeudi à Gaza par une explosion accidentelle dans un atelier de fabrication de bombes, selon des sources médicales et des témoins.
    « C’était un accident. Nos frères ont été tués en travaillant. Il n’y a pas eu d’intervention étrangère », a déclaré un dirigeant du Hamas, Abdelaziz al-Rantissi, en référence à Israël.
    L’explosion a complètement détruit la maison de la famille Nasser, qui compte un blessé et abritait l’atelier. À Naplouse, trois enfants palestiniens qui lançaient des pierres ont été blessés par des soldats israéliens qui ont ouvert le feu.

    Un échange de tirs entre une douzaine de soldats israéliens et des terroristes s’est produit à Tulkarem, faisant au moins deux blessés, un Palestinien et un Israélien.


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