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Jeudi 31 octobre 2002 - 25 Cheshvan 5763

  • Trois membres du Hamas tués dans un apparent " accident de travail '"dans la ville de la Bande de Gaza
    Haaretz

    Trois Palestiniens, membres du Hamas, ont été tué dans une explosion qui semble avoir été causée par une bombe qui est partie prématurément.

    Six autres personnes ont été blessées dans la détonation, qui est arrivée dans le garage d'une maison d'un quartier bondé de la ville de la Bande de Gaza. Deux des blessés, membres aussi du Hamas, était dans un état sérieux, ont dit les membres du personnel médical. Parmi le blesséil y a un homme de 75 ans et une fille de 10 ans, la fille d'un activiste du Hamas.

    Abdel Aziz Rantisi, un haut fonctionnaire du Hamas, a dit que la cause de la détonation allait être examinée et "cela devait être une explosion interne" - signifiant que cela n'avait pas été causée par Israël.

    Après avoir visité les trois hommes du Hamas blessés par l'explosion, Rantissi a dit que les morts et deux des blessés étaient tous membres de l'aile militaire d'Hamas.

    "Jusqu'à présent nous n'avons pas l'information précise sur l'incident. Nous avons trois martyrs et deux blessés est dans un état critique, " a dit Rantisi." Nous n'avons pas pu parler avec le blessé pour connaître les détails, mais l'incident a été le plus probablement local. Le Hamas publiera une déclaration après l'ouverture d'une enquête. "

    Un porte-parole israélien de l'armée, parlant sur condition d'anonymat, a dit que l'armée n'avait aucun rapport avec cela, les troupes d'un poste de surveillance voisin ont été témoin de la détonation.

    Un groupe de journalistes qui est parvenus sur la scène de la détonation, y compris un journaliste d'Associated Press et un photographe et un cameraman pour les Nouvelles de Télévision d'Associated Press, a été assailli par plusieurs partisans du Hamas, qui ont les ont poussé et les ont battus et ont jeté des pierres dans leur direction.

    Les journalistes ont quitté le secteur après quelques minutes. Personne n'a été blessé, mais deux caméras de TV ont été détruites.

    La maison de deux étages appartient à Salah Nassar, un membre de Hamas dont le frère, Wael Nassar, est un haut fonctionnaire dans l'aile militaire du groupe Islamique, ont dit les résidents locaux.

    Salah Nassar a réchappé aux explosions, mais a été brûlé ainsi que son père. Son frère n'était pas dans la maison à ce moment là.

    "Nous avons entendu deux grandes explosions à l'intérieur du bâtiment au rez-de-chaussée suivi par une série d'explosions, "a dit un témoin à Reuters.

    La police a dit qu'elle examinait la cause des détonations, qui ont englouti la maison dans les flammes.

    Le Hamas est le groupe principal qui est derrière une série d'attentat-suicide qui ont tué un grand nombre d'Israéliens depuis le début du soulèvement palestinien contre Israêl qui a commencé en septembre 2000.

  • Malheur à moi – la manœuvre a réussi !

    Hémi Shalev (Maariv)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    Un orage plutôt rare s’est abattu hier soir sur Jérusalem, accompagné d’une pluie battante, quelques heures à peine après la démission retentissante des ministres travaillistes. Signe du Ciel ?

    Effectivement, les coups ne vont pas tarder à tomber du ciel. Sur le plan international, Israël va devenir le suspect par avance pour chacun de ses faits et gestes.

    (…) A Washington, on s’arrache sûrement les cheveux de désespoir. La dernière chose dont l’Administration Bush a besoin maintenant, à la veille de la campagne contre l’Irak, c’est un gouvernement israélien considéré comme extrémiste et aventuriste, qui provoque la nervosité dans les capitales arabes. De ce point de vue, il se peut que ce soit Sharon, et non Ben-Eliezer, qui soit le grand perdant de la situation… Même si ce dernier risque de perdre de toute façon les élections primaires chez les Travaillistes…

    (…) La majorité de l’opinion était persuadée à ce jour que le gouvernement d’union nationale est une source de force dans la situation actuelle, elle refusait de laisser les faits démentir son sentiment. Parfois, il n’y a pas de mal sans bien : dans la situation catatonique où Israël était plongé dernièrement, le changement viendra peut-être en bien. Nous serons peut-être surpris de découvrir qu’il y a une alternative à la paralysie actuelle – avant ou après les élections.

  • Sharon qui perd
    Shalom Yeroushalmi (Maariv)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.


    Le Premier ministre a perdu hier le principal capital politique qui était le sien depuis 20 mois, et dont il prenait le plus grand soin : le gouvernement d’union nationale.

    Dorénavant, Sharon n’est plus que le chef d’un gouvernement minoritaire – dans le meilleur des cas, un gouvernement de droite à la majorité étroite. Il sera tributaire des caprices de personnalités politiques marginales, et contraint de manœuvrer au plus près face aux élus de la gauche et du centre hâtifs de le renverser… Ses deux prédécesseurs, Netanyahou et Barak, se sont retrouvés dans de semblables situations et n’ont pas survécu longtemps…

    Le gouvernement d’union nationale a conféré à Sharon une légitimité nationale et internationale. Jusqu’à son élection en février 2001, il avait la réputation d’être lui-même un homme d’extrême droite, l’homme de la Guerre du Liban, de Sabra et Chatila et du limogeage par la « Commission Kahane » ; et aussi l’homme qui avait visité l’esplanade du Temple et hâté le déclenchement de l’Intifada.

    Agissant avec intelligence, Sharon avait formé une large coalition englobant des partis de droite et de gauche, se plaçant lui-même au centre et soulignant ses positions « étatiques » et pseudo-modérées. Sa popularité a atteint les sommets par moments, par exemple quand il alla à contre-courant du Comité central du Likoud et parla d’Etat palestinien – ou quand il limogea les ministres du Shass.

    (…) Sharon a fait de ce gouvernement un usage génial dans sa guerre contre les Palestiniens : il a tout d’abord fait preuve d’une grande retenue – pour amener ensuite progressivement, petit à petit, la gauche à relancer avec lui l’occupation des territoires… Les critiques venues de l’intérieur furent minimes. A l’extérieur aussi, Sharon a réussi à tenir le coup : il est devenu persona grata à Washington ; le ministre des A.E. Shimon Pérès, Prix Nobel de la Paix, le sauva (et nous avec) de l’isolement diplomatique total en Europe.

    (…) Toutes ces prouesses politiques de Sharon tombent maintenant à l’eau… Fini le paradis politique de 20 mois, maintenant c’est la descente en enfer, avec tous les chantages dans la coalition et toutes les menaces hors de celle-ci, d’abord à gauche.

    Même la première manœuvre de survie de Sharon présente de grosses difficultés. Il va faire la cour à Avigdor Lieberman. Mais ce dernier a déclaré hier qu’il préfère faire tomber le gouvernement de Sharon, qui n’est pas un véritable gouvernement de droite à ses yeux – plutôt que d’y entrer.

  • Sharon
    Aluf Benn (Haaretz)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    Les membres du Cabinet de Sharon affirmaient hier que la dissolution du gouvernement d’Union nationale n’inciterait pas le Premier ministre à dévier de la ligne politique arrêtée. Selon ses collaborateurs, le maintien du soutien dont bénéficie Sharon dans les sondages lui permettra de remporter les élections primaires au Likoud, puis les élections à la Knesset. Ainsi, Sharon évitera de se lancer dans une opération militaire de grande envergure et fuira comme la peste tout imbroglio diplomatique. Par ailleurs, Sharon s’est engagé auprès du Président Bush à maintenir le calme sur le front israélo-palestinien tant que l’offensive anti-irakienne n’aura pas été lancée.

    Pour se faire, Sharon peut compter sur deux alliées : Arafat qui, pour recouvrer la légitimité qui était la sienne et rester en place, ne luttera certes pas contre le Hamas mais s’efforcera d’éviter toute aggravation au plan intérieur. Nasrallah est l’autre allié: le Hezbollah aurait décidé de se faire oublier, pour ne pas être la prochaine cible des Américains.

    Le problème de Sharon se trouve donc dans son entourage proche : il s’agit des membres de la coalition gouvernementale.
    (…)
    Dans la configuration d’un gouvernement restreint, Sharon sera l’objet de fortes pressions de l’extrême droite et des colons, qui chercheront à orienter différemment sa politique. Ainsi, le démantèlement des colonies illégales sera vraisemblablement suspendu. De même, la construction de la barrière de sécurité s’effectuera au ralenti ou sera même stoppée.
    (…)
    Contre les pressions de la majorité de droite, Sharon est actuellement protégé par Pérès et Bush. Le Premier ministre vient de perdre Pérès, son vieil ami, son allié, l’unique ministre avec qui il aime se concerter. Il ne reste donc que Bush, qui est bien loin et pas toujours disponible.

    Dès le début de la semaine, un glissement de Sharon vers la droite s’est fait sentir lorsqu’il a violemment critiqué la « feuille de route » américaine lors de la réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, alors qu’il prenait soin à ce jour de ne pas faire de reproches aux Etats-Unis. Depuis, la conjoncture politique a changé. Le Cabinet Sharon a renvoyé avant-hier la réaction israélienne à la « feuille de route » au Centre de Prévision de Tsahal, en demandant d’y insérer plusieurs modifications. La réponse israélienne risque désormais d’être beaucoup plus sévère.

  • Sharon : Je n’irai pas remettre ma démission au Président de l’Etat
    Menahem Rahat, Ben Caspit, Ron Levine (Maariv)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël..

    Le Premier ministre, Ariel Sharon, a décidé de ne pas aller remettre sa démission au Président de l’Etat, Moshé Katsav, et il ne cherchera pas non plus d’accord avec les Travaillistes sur la date des élections générales. Son objectif est un gouvernement restreint ; mais la réussite en ce domaine dépend des 7 députés du groupe « Union nationale-Israël Beiténou », dirigé par l’ancien ministre Avigdor Lieberman. Selon l’entourage de ce dernier, Sharon serait prêt à lui offrir le portefeuille des Affaires étrangères.

    Sharon a déclaré hier au Maariv : « Je ne vais pas chez le Président de l’Etat, je vais former un gouvernement de composition différente et j’ai des raisons de croire que je vais y réussir. Le nouveau gouvernement agira selon la même plate-forme que le sortant, je n’accepterai pas qu’on y change quoi que ce soit ».

    Or le parti de Lieberman exige que le gouvernement modifie sa plate-forme, et que celle-ci stipule qu’Israël rejette la « feuille de route » du Président Bush. Et lundi prochain, Sharon devra faire face à la Knesset à 2 motions de défiance.

    Les possibilités :
    1. Lieberman entre au gouvernement – il y a une coalition étroite ;
    2. Lieberman refuse – les élections sont anticipées.

  • Ariel Sharon entame ses pourparlers

    Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a commencé de reconstruire sa coalition de gouvernement après la démission des ministres travaillistes.

    Après le départ des travaillistes mercredi sur fond de dispute sur la dotation allouée aux implantations dans le budget 2003, Sharon se retrouve avec un gouvernement minoritaire qui ne dispose de fait que de 55 voix sur les 120 sièges que compte la Knesset.

    L'opposition pourrait ne pas obtenir les 61 voix nécessaires pour renverser le gouvernement mais il va devenir de plus en plus difficile pour Sharon de gouverner.

    D'après les analystes politiques israéliens, Ariel Sharon, qui s'apprêterait à prendre lui même en charge le ministère des Affaires étrangères, ne souhaiterait pas pour l'instant programmer d'élections législatives anticipées.
    Il préfère attendre pour être en mesure d'affronter, le moment venu, Benjamin Netanyahou, qui s'apprête à lui disputer la direction du Likoud. Aucune date n'a été fixée pour cette élection au sein du parti conservateur.

    "Nous allons continuer à servir le peuple d'Israël, même dans les difficiles conditions qui ont été créées", a assuré Gideon Saar, ministre fidèle à Ariel Sharon.

    »Sharon va maintenant découvrir à quoi ressemble l'enfer de la coalition, avec toutes ses exigences, ses chantages et ses menaces», écrit ainsi un éditorialiste du quotidien «Yediot Ahronot».

    Mais en dépit d'une situation particulièrement instable, Ariel Sharon n'envisage pas pour autant d'avancer les élections générales prévues en novembre 2003. «J'ai l'intention de fournir tous les efforts pour mettre en place un gouvernement d'alternance. Je n'ai aucunement l'intention de convoquer des élections anticipées», souligne-t-il dans les colonnes de «Yediot Ahronot».

    La principale cible des négociations lancées par Sharon est l'Union nationale-Israël Beitenou, un parti de sept parlementaires opposés à toute négociation avec les Palestiniens et partisans de l'extension des implantations.

    Selon le quotidien «Maariv», Sharon aurait proposé au leader d'Israël Beitenou, Avigdor Lieberman, le poste de ministre des Affaires étrangères ou des Finances. Un parlementaire de l'Union nationale, Benny Elon, a déclaré ne pas être informé de cette proposition et les services d'Ariel Sharon n'étaient pas disponibles dans l'immédiat.

    Dans l'immédiat, Ariel Sharon a proposé à Shaul Mofaz, l'ancien chef d'état-major des armées, le poste de la Défense laissé vacant par le leader travailliste Benyamin Ben-Eliezer. Un collaborateur d'Ariel Sharon, Arnon Perlman, a déclaré jeudi que Mofaz avait accepté.

    Le prochain test pour Ariel Sharon surviendra lundi quand le Parlement se prononcera sur plusieurs motions de défiance. Au cours de la session, la Knesset se prononcera également sur la nomination de Shaul Mofaz.
    Le parti de gauche Meretz s'est engouffré dans la brèche créée par le départ des ministres travaillistes pour demander l'organisation d'un vote de confiance lundi prochain à la Knesset.

    Prié de dire s'il envisageait de revenir sur sa décision de quitter le gouvernement, avant l'expiration du délai de grâce, à l'issue du sabbat, le ministre travailliste de la Défense Benyamin Ben-Eliezer a simplement répondu jeudi matin sur les ondes de la radio de l'armée israélienne: "Aucune chance."
    Ben-Eliezer, le "faucon" le plus en vue du Parti travailliste, courtise actuellement les "colombes" de la formation de gauche en vue du prochain renouvellement de la direction, le 19 novembre.
    Le ministre travailliste a nié tout lien entre la crise gouvernementale et la bataille d'influence au sein de son parti.

    Le ministre palestinien Saeb Erekat a estimé que la crise gouvernementale israélienne était une preuve supplémentaire de "l'éloignement grandissant d'Israël d'une atmosphère propice à la paix".

  • Meir Dagan, le nouveau chef du Mossad, a pris ses fonctions 

    Le nouveau chef du Mossad, le service de renseignement israélien, le général de réserve Meir Dagan, a pris ses fonctions, hier, lors d’une cérémonie officielle à la présidence du Conseil à Jérusalem.

    Il a exprimé à cette occasion l’espoir que les activités du Mossad « ne défraieraient plus la chronique » comme il sied à un service secret, en allusion à des affaires qui avaient terni le prestige du Mossad dans le passé.
    La plus grave fut la tentative avortée de septembre 1997 d’assassiner Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Mouvement palestinien de la résistance islamique (Hamas) à Amman.

    Le chef sortant du Mossad, Ephraïm Halevy, a pour sa part évoqué des « opérations particulièrement réussies » du Mossad au cours des dernières années, opérations destinées à rester secrètes pour très longtemps. M. Dagan, 55 ans, est considéré comme politiquement très proche de M. Sharon dont il a servi de conseiller politique pour sa campagne électorale.

  • Peres rejette l'offre de se joindre au nouveau gouvernement de Sharon
    Par Yossi Verter et Gideon Alon, Correspondants de Ha'aretz

    Le ministre des Affaires Etrangères et Vétéran des Travaillistes Shimon Peres a rejeté une offre des représentants de Premier Ministre Ariel Sharon de se joindre à son nouveau gouvernement restreint, a annoncé Kol Israël.

    Les conseillers de Sharon ont été occupés par des contacts avec les partis de droite dès mercredi soir dans une offre de former une coalition restreinte, seulement quelques heures après que les ministres Travaillistes aient remis leur démission sur la discussion de budget, mettant effectivement fin au gouvernement d'unité national de 20 mois.

    Parmi les candidats à la participation à un nouveau gouvernement , il y a les membres de Yisrael-Beitenu, bien que son président Avigdor Lieberman (proche de Natanyaou) ait annoncé que son parti n'a aucune intention de s'y joindre essayera au lieu de cela de renverser le gouvernement.

    Sans tenir compte de cet amalgame, quelques voix de Yisrael-Beitenu appellent à considérer sérieusement l'option de rejoindre un gouvernement restreint mené par Sharon qui dirigerait le pays pendant une année en menant une politique diplomatique différente de celle suivie jusqu'ici par le gouvernement d'union. Le député Benny Elon est parmi ceux qui préconisent cette option.

    Peu de temps après que le Ministre de la Défense Nationale et Président des Travaillistes, Ben-Eliezer ait remis sa démission, la Knesset a néanmoins approuvé en première lecture du budget 2003 par 67 à 45 - avec l'aide de partis extérieurs à la coalition.

    La démission de Ben-Eliezer est venue après une réunion ultime à la Knesset avec Sharon qui visait à négocier un compromis pour empêcher le départ des Travaillistes du gouvernement et qui a abouti à un désacord animé.

    Pendant un discours précédant le débat de la Knesset, Ben-Eliezer a expliqué pourquoi il avait décidé de voter contre le budget : "nous n'avons pas reçu beaucoup de promesses et rien de concret, j'ai donc recommandé que les Travaillistes votent contre le budget."

    "Nous avons été calmes jusqu'à présent parce que nous avons préféré l'unité, mais maintenant il n'y a aucun autre choix, que de prendre aux implantations," a dit Ben-Eliezer se référant à sa demande que 145 millions de $ du financement aux implantations soit réattribué aux villes de développement.

    En s'adressant à la Knesset après Ben-Eliezer, le Premier Ministre Ariel Sharon a critiqué Ben-Eliezer : "en cette heure néfaste, l'économie israélienne est sous surveillance mondiale et tous ceux de la coalition et de l'opposition doivent voter pour le budget," a dit Sharon se référant aux craintes que l'instabilité politique d'Israël mène à une baisse de la réputation de solvabilité du pays.

    "C'est sur cela vous voulez casser le gouvernement d'unité national ?" a demandé Sharon clairement exaspéré.

    Vers midi, il était apparu qu'une possibilité de compromis avait été mise au point sur la demande des Travaillistes stipulant qu'une partie du financement des implantations dans la Rive occidentale et la Bande de Gaza soit réattribuée aux secteurs les plus faibles de la société. Les Travaillistes avaient aussi exigé que plus de fonds soient alloués aux étudiants et aux pensionnés.

    Le départ des Travaillistes du gouvernement d'unité national ne renversera pas Sharon immédiatement, il le forcera à compter sur les partis de droite, ou finira en fin de compte à des élections prématurées.

    Malgré les demandes des Travaillistes, le Secrétaire du Cabinet Gidon Sa'ar, un cooseiller proche de Sharon, avaient dit mercredi que le Premier ministre ne tolérerait aucun changement au budget 2003 après que la Knesset l'ait voté en première lecture.

    Hier des personnalités du Likoud et des Travaillistes avait joint leurs forces pour retarder le vote dans le débat de la Knesset dans l'espoir qu'une formule de compromis puisse être trouvée.

    À l'origine prévu pour 11h30, le vote a été repoussé à 16h00 et ensuite à 18h00, suite à la discussion en coulisses visant à négocier une solution de compromis qui désamorce la crise.

  • Moustafa Barghouthi évoque une « défaite et un affaiblissement du Conseil législatif palestinien »
    À peine né, le nouveau cabinet palestinien vivement critiqué

    Le dirigeant palestinien Yasser Arafat faisait face hier, au lendemain du vote de confiance à son cabinet, aux critiques de ceux qui lui reprochent d’avoir choisi la continuité au lieu des réformes.

    Pour les critiques, le nouveau cabinet formé de fidèles au vieux dirigeant serait très peu armé pour faire face à la situation qui n’a jamais été aussi difficile pour les Palestiniens.

    « Aucun changement fondamental na été apporté à la formation du cabinet comme l’a exigé le Conseil législatif palestinien », a estimé Hanane Achraoui, députée indépendante, qui a refusé d’y figurer et n’a pas voté la confiance.

    Sur les 79 élus ayant pris part au vote à Ramallah, en Cisjordanie, 56 ont voté pour et 18 contre tandis que cinq se sont abstenus. Quatre nouveaux ministres sont entrés au gouvernement qui en compte 18 membres au lieu de 20.

    « C’est la démocratie palestinienne qui a permis à tous de s’exprimer », a déclaré M. Arafat après le vote, ajoutant: « Nous sommes unis pour la création de notre État avec Jérusalem comme capitale. »

    « Ce gouvernement ne rompt pas avec le passé, ses méthodes et la mentalité qui y prévalait, et na pas été formé selon le critère de la compétence », a ajouté Mme Achraoui.

    Selon elle, le vote na pas tellement porté sur le cabinet mais a été un « vote pour confirmer la légitimité du président palestinien face aux attaques extérieures », en allusion aux États-Unis et à Israël qui veulent mettre à l’écart M. Arafat.

    Moustafa Barghouthi, membre du bureau politique du Parti du peuple (gauche), va jusqu’à parler de « défaite du Conseil législatif » et d’évoquer « un affaiblissement de l’Assemblée », tout comme Mme Achraoui.

    Les États-Unis ont quasiment ignoré le vote, un responsable du département d’État déclarant que « ce qui compte, c’est ce que nous voyons sur le terrain ainsi que les progrès pour remplir les objectifs que les Palestiniens eux-mêmes ont déterminés ».

    Israël, empêtré dans une crise gouvernementale, n’avait pas encore réagi.

    Dans le camp palestinien, deux mouvements radicaux islamistes, le Hamas et le Jihad islamique, ainsi qu’une formation de gauche, le Front populaire de libération de la Palestine, ont critiqué dès mardi le nouveau cabinet et appelé à la poursuite de la résistance contre Israël.

    Le cabinet précédent, formé en juin, avait été contraint de démissionner le 11 septembre pour éviter un vote de défiance du Conseil législatif.

    Ziad Abou Amr, député indépendant, a mis en doute la capacité du nouveau cabinet d’ « apporter un changement qualitatif » à l’action des Palestiniens et à les « sortir de leur crise politique et économique ».
    « Nous avons besoin d’un gouvernement formé de gens compétents et crédibles, deux qualités que peu parmi les membres du nouveau cabinet ont », a-t-il ajouté.

    Il a relevé le ton critique des interventions des députés et expliqué leur vote par « leur volonté de soutenir politiquement Arafat face aux pressions d’Israël et des États-Unis ».

    Mais le député arabe israélien, Azmi Béchara, a relevé le rôle important joué par les cadres du Fatah, le mouvement d'Arafat, dans les tractations qui ont précédé la formation du cabinet, y voyant un signe de vitalité de la plus importante des formations politiques palestiniennes.

    Cela signifie également, selon cet observateur de la scène politique palestinienne, que Arafat n’est plus le seul à prendre les décisions et que des responsables de son mouvement ont été associés au choix des membres du cabinet.

    Par ailleurs, sur le terrain, un Palestinien a été tué hier par des tirs de gardes de sécurité israéliens qui assuraient la protection de travailleurs israéliens sur la Rive Occidentale, après qu’il eut ouvert le feu sur eux, a annoncé l’armée israélienne, alors que de la veille, l’attentat contre l'implantation de Hamesh avait causé la mort de trois Israéliennes.

  • Un terroriste-suicide potentiel arrêté après la publication accidentelle de son nom

    Dans un communiqué revendiquant la responsabilité de l'attaque terroriste d'Ariel (27 octobre 2002), les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa ont par erreur indiqué que l'activiste Muhammad Shakir était responsable de l'attaque. Il s'avère que Shakir n'était pas le terroriste-suicide impliqué dans l'attentat d'Ariel, mais qu'il s'apprêtait à perpétrer une attaque suicide en Israël. Le communiqué erroné a permis aux forces de Tsahal de procéder à son arrestation le 29.10.02 à Naplouse, ainsi qu'à celle de 13 autres activistes recherchés. ©Copyright IDF

  • Les Services de Sécurité Générale ont arrêté un Canadien, expert en explosifs du Hezbollah

    Les Services de Sécurité Générale ont récemment procédé à l'arrestation d'un expert en explosifs envoyé par le Hezbollah en Judée-Samarie afin d'assister le Hamas et le Jihad Islamique dans la préparation de bombes et la planification d'attentats terroristes. Cette arrestation a pour conséquence d'éviter une série d'attaques terroristes sophistiquées qui auraient pu avoir lieu à l'intérieur de la ligne verte, ainsi qu'à l'encontre des forces de Tsahal en poste dans les Territoires.

    Fauzi Ayub, activiste du Hezbollah, a été arrêté 3 mois plus tôt à Hébron. L'homme, d'origine libanaise shiite, est entré en Israël avec un passeport canadien. Envoyé dans les Territoires afin de faire profiter de son "enseignement" les terroristes du Hamas, du Jihad Islamique, et du Hezbollah-Palestine, il était supposé leur apprendre à préparer des explosifs de façon professionnelle et à planifier des attaques d'une envergure jamais atteinte par les organisations palestiniennes. Il a été arrêté avant d'avoir pu transmettre ses connaissances.

    Le Hezbollah a recruté Ayub au Canada, lui a fait subir de longues séries d'entraînements au Liban et l'a placé dans une unité européenne: “l'Unité des étrangers”. Deux autres activistes du Hezbollah appartenant à cette unité ont été arrêtés ces dernières années: Ibrahim Muqaeder responsable d'une attaque à l'hôtel “Lauwrence “ de Jérusalem en 1996, et Gérard Shuman, arrêté il y a deux ans, à Jérusalem.

    Le Hezbollah, ayant un intêret politique à ne pas voir s'éteindre l'Intifada, agit par tous les moyens afin de s'insinuer dans les Territoires pour influencer la quantité et la qualité des attaques terroristes perpétrées à l'encontre d'Israël.
    © IDF \ Yediot Aharonot


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