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D'autres "adresses" pour le contre-désinformateur
Vendredi 30 Août 2002 - 22 Eloul 5762
  • Une palestinienne, accusée d'avoir aidé Israël, exécutée en pleine rue à Tulkarem

    Des membres des Brigades des martyrs d'al Aksa, mouvement proche du Fatah de Yasser Arafat, ont abattu d'une balle dans la tête une jeune fille de 18 ans qu'ils accusaient de collaboration avec Israël.

    Il s'agirait de la seconde femme tuée pour ce motif en une semaine par les Brigades. Rajah Ibrahim a été abattue trois jours après avoir été enlevée à Tulkarem.

    Elle aurait fourni aux services de sécurité israéliens des informations leur ayant permis de traquer puis de tuer en janvier dernier Raed Karmi, chef des Brigades pour la région de Tulkarem, a-t-on déclaré de même source.

    Son frère, également enlevé, est toujours détenu par les Brigades, et sa mère a été relâchée après avoir été kidnappée et durement frappée, indique-t-on dans l'entourage de la famille.

    Les deux enfants de mêmes parents sont la nièce et le neveu d'Ikhlas Khouli, mère de 35 ans de sept enfants qui a été enlevé de sa maison de Tulkarem et abattu après avoir reconnu sa collaboration avec Israël.

    La soeur de Khouli, qui est mère de deux enfants avait été arrêtée jeudi, elle a été aussi interrogée, mais a été libérée après avoir admis sa collaboration avec Israël. Elle a dit avoir reconnu les charges après torture.

    Plusieurs dizaines de Palestiniens accusés d'avoir aidé Israël à arrêter ou tuer des activistes recherchés ont été abattus, leurs corps parfois mutilés et traînés dans la ville depuis le début de la seconde intifada, il y a 23 mois.

    Mais Ikhlas Yassin, mère de trois enfants âgée de 35 ans abattue le 24 août, a été la première femme à être ainsi exécutée pour collaboration présumée. Elle était la tante d'Ibrahim. Sa confession avait été filmée.

    Les Brigades des Martyrs d'Al Aqsa sont dans une liste des groupes que les Etats-Unis considèrent des organisations terroristes.

  • “ Des gens viennent de votre propre bord, et creusent le sol sous vos pas. Cela me rend parfois fou ” - Interview avec le chef d’état-major général, le général Moshé Yaalon
    Ari Shavit (supplément du Haaretz) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
    (le texte en entier en anglais)

    Le nouveau chef d’état-major général accorde sa première interview depuis sont entrée dans ces fonctions.
    Il souligne que son discours devant l’assemblée annuelle des rabbins du Grand Rabbinat participent de sa conception globale des choses : selon lui, l’affrontement avec les Palestiniens constitue une menace existentielle et “ cancéreuse ”, ce qui oblige la société israélienne à “ serrer les rangs ” et à revenir à l’ethos de la lutte pour la survie.

    Yaalon attaque ceux qui le critiquent et dit qu’ils “ mettent les choses sur la tête ”. Il y a une sorte de “ pathologie israélienne ” dans laquelle nous faisons retomber sur nous-mêmes la faute de la cause palestinienne – chose dans laquelle la presse aurait une part non-négligeable.

    [Extraits et citations :]
    • Je ne pense pas que les Palestiniens soient sous le coup d’une menace existentielle. C’est nous qui sommes menacés dans notre existence. Il y a là une asymétrie inversée. Tout le monde à l’impression que nous sommes Goliath, et les Palestiniens – David. Moi je vous dis que c’est exactement le contraire.

    • Dans la situation où se trouve Israël, l’idée de “ La Paix maintenant ”, de la solution instantanée, est du faux messianisme. Peu importe si l’on accole au mot “ maintenant ” le Messie, ou n’importe quoi d’autre.

    • Je voudrais souligner que lorsque Arafat brandit le nom de Yitzhak Rabin, c’est un trompe-l’œil et un mensonge. Il considère les accords d’Oslo comme un cheval de Troie qui a permis aux Palestiniens d’entrer en Eretz Israël, et septembre 2000 a été le moment où ils sont sortis du ventre du cheval.

    • La nouvelle direction palestinienne doit être élue selon le modèle de l’Allemagne d’après 1945 : aucune figure du parti nazi n’était éligible, et quiconque a trempé dans le terrorisme ne pourra pas être candidat ici non plus !

    • L’élimination de Shehadé : “ Ces derniers temps, nous nous étions dit que même si sa femme est avec lui, nous devrons tirer. Puis la question s’est posée de savoir quoi faire si ses filles sont avec lui. Nous avons pris la décision de ne pas toucher à ses filles ”.

      (…)

    On dit que vous êtes passé à droite. Un kibboutznik qui aurait adopté l’idéologie du “ Mur de fer ” de Jabotinski ?

    “ Un des facteurs qui rend superficiel le débat public en Israël est cette tendance à placer les gens sous des étiquettes toutes faites, au lieu de les écouter. Personnellement, je me considère comme un Juif, un Israélien, un humaniste, un libéral, un démocrate, amoureux de paix et de sécurité. Mais je sais que je suis confronté à une réalité cruelle et que je dois me défendre. Je dois lutter contre le cancer. Et je suis inquiet qu’à propos de la question palestinienne, il y a chez nous des gens qui reviennent sans arrêt au “ discours ” et au “ diagnostic ”. En dépit de tout ce qui s’est passé, il y a des gens qui débattent encore du diagnostic. Si nous ne tombons pas d’accord sur celui-ci, il n’y a aucune chance que le remède prescrit soit le bon ”.

    Est-ce que vous discernez en Israël, dans la dernière décennie, un phénomène d’enfermement et de repli sur une “ conception ” toute faite, bine ficelée, bien arrêtée, comme ce qui prévalait avant la Guerre de Kippour ?

    “ Je pense que le problème de la conception est aujourd’hui beaucoup plus grave. Nous avons là un problème psychologique profond : les gens ont beaucoup de mal à appréhender une situation qu’il ne contrôle pas, il est pour eux plus facile d’accuser le côté israélien. Ou l’armée. Ou le chef d’état-major général. Ou celui qui leur dépeint la réalité en montrant que celle-ci n’est pas tout à fait celle qu’ils voudraient voir. En plus, il y a des gens pour lesquels la conception est à ce point devenue le centre du monde qu’ils refusent de s’en séparer ”.

  • Interview avec Mohamed Dahlan : Il était une fois trois frères

    Nahoum Barnéa (Yedioth Aharonoth) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël
    “ Ne perdez pas de temps à rêver ” s’exclame Dahlan, “ Qui selon vous succèdera à Arafat ? Bon ou mauvais, Arafat représente le consensus palestinien. Tout le reste n’est que littérature, y compris mon très bon ami Abou Mazen et y compris Mohamed Dahlan. ”

    (..) “ Le plan Gaza et Bethléem d’abord ” a vu le jour car il n’existe pas d’autres alternatives. Les chances sont minces, mais les propos de Binyamin Ben-Eliezer sont encourageants, en théorie. Or sur le terrain, l’armée israélienne fait tout pour torpiller les ententes. 24 heures après notre rencontre à tel Aviv, pas moins de 8 maisons ont été démolies à Khan-Younès dans la bande de Gaza. Mohamed Saadat a été arrêté et une attaque a été lancée à Rafiah ”.

    Le nouveau chef d’état-major Moshé Yaalon dit des dirigeant palestiniens qu’ils sont semblables à un cancer.
    “ Le cancer est dans sa tête ”, dit Dahlan. “ la maladie de Yaalon, c’est qu’il croit connaître les Palestiniens mieux que quiconque ”.

    Arafat a-t-il encore le contrôle de l’Autorité palestinienne ?
    “ Il n’y a plus d’Autorité palestinienne . Tsahal a tout détruit. Il ne reste plus qu’Arafat et les salaires. La rue palestinienne est en colère, vous n’avez qu’à demander aux habitants de Jérusalem-Est ce qu’ils pensent d’Arafat, la plupart sont contre lui. Mais dès que Sharon ouvre la bouche pour accabler le président de l’Autorité palestinienne, les Palestiniens recommencent à le soutenir.

    Pensez-vous qu’il y aura une guerre en Irak ?
    “ Oui ”.

    Et les Palestiniens danseront de nouveau sur les toits ?
    “ Oui. Non pas parce que nous le souhaitons, mais parce que le peuple se comporte comme il le souhaite. “

    Vous semblez bien pessimiste
    “ Au contraire je suis optimiste. Je pense que la paix entre nous est pour bientôt, un an, deux ans maximum. ”

    Vraiment ?
    “ Vraiment. Nous sommes en train de vivre le dernier round ”.

  • Le ministre de l’Intérieur palestinien, Abdel Razek Yihié appelle au boycott des organisations qui commanditent des attentats suicide

    Roni Shaked (Yedioth Aharonoth) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    °Dans une première interview accordée à la presse israélienne, le ministre de l’Intérieur palestinien, Abdel Razek Yihié, a appelé toutes les organisations palestiniennes à cesser promptement leurs attentats suicides, et à employer des moyens légitimes et reconnus par la communauté internationale pour lutter contre l’occupation israélienne.

    “ Les attentats suicide sont contraires à la tradition palestinienne et au droit international, et desservent la cause palestinienne ” a-t-il souligné dans une interview au Yedioth Aharonoth.. “ Des enfants ont été exploités à ses fins (les attentats suicide) alors qu’ils auraient pu contribuer de manière beaucoup plus positive à l’édification de la future société palestinienne ”

    “ Il ne faut pas riposter ou se venger après chaque opération de l’adversaire. Les deux parties doivent faire preuve de retenue afin de donner une chance à l’accalmie sur le terrain ” a-t-il fait valoir.


  • La présidence danoise de l'Union européenne a confirmé qu'elle allait présenter en fin de semaine un plan de paix pour le Proche-Orient visant à remettre le processus de paix sur les rails et à parvenir à la création d'un Etat palestinien d'ici 2005.

    Le quotidien "Berlingske Tidende" avait révélé le premier l'existence de ce plan en trois étapes, citant des sources diplomatiques à Bruxelles. Selon le journal, il a été discuté en coopération avec la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne.

    Alors que les autorités de Copenhague avait refusé de commenter ces informations, le ministre danois des Affaires étrangères Per Stig Möller a précisé dans un communiqué qu'il discuterait avec ses homologues européens, vendredi et samedi à Helsingör (35km au nord de Copenhague), de la façon dont l'UE peut soutenir "activement" l'idée de la création d'un Etat palestinien d'ici trois ans.

    M. Möller a précisé que les ministres "travailleront sur un plan de route" qui sera ensuite remis au "quartet" (Etats-Unis, UE, Russie et ONU), ainsi qu'aux Palestiniens et aux Israéliens. Ensemble, les membres du quartet oeuvreront à la rédaction d'un document "concret" qui détaillera "les phases, les périodes et les engagements" des deux parties.

    Selon le "Berlingske Tidende", la première phase entrera en vigueur avant les élections palestiniennes prévues en janvier 2003. Elle comprendra un accord de sécurité entre l'Etat hébreu et l'Autorité palestinienne pour faire cesser les violences, la création d'un service de sécurité palestinien unfifié et une discussion sur le rôle de Yasser Arafat.

    La seconde phase, d'après le journal, couvrira une période post-électorale au cours de laquelle on discutera de frontières temporaires, d'une nouvelle administration et d'une nouvelle Constitution pour les Palestiniens. La dernière phase, allant de la mi-2003 à 2005, sera consacrée aux sujets-clés que sont le statut final de Jérusalem, le retour des réfugiés palestiniens et le tracé des frontières définitives.
  • le plan de paix dans le détail
  • Les principaux points du plan européen

  • Pendant que l'Union Européenne négocie avec la Syrie un accord d'association, Amnesty international affirme que Damas viole délibérément les droits de l’homme

    L’organisation internationale de défense des droits de l’homme Amnesty International a violemment réagi hier à la condamnation à la prison de trois nouveaux militants pour la démocratie en accusant ce pays de « violer systématiquement les droits de l’homme ».
    « La condamnation mercredi par la Cour de sûreté de l’État de trois prisonniers de conscience entre dans le cadre de la violation systématique et flagrante par la Syrie des conventions internationales de défense des droits de l’homme auxquelles elle a adhéré », affirme Amnesty dans un communiqué.

    Le texte relève que Fawaz Tello, ingénieur, a été condamné à cinq ans de prison pour « atteinte à la Constitution », Kamal Labouani, médecin, à trois ans de prison pour « incitation à la sédition armée », et Hassan Saadoun, professeur émérite, à deux ans de prison pour « propagation d’informations mensongères ».

    Amnesty rappelle que les trois condamnés sont les derniers d’un groupe de dix opposants arrêtés durant l’été 2001. Parmi eux figurent deux députés, Maamoun al-Homsi, Riad Seif, le militant communiste Riad Turk, 73 ans, condamné à deux ans et demi de prison pour « atteinte à la Constitution », après avoir passé 17 ans sous les verrous sans jugement, et l’économiste de renom Aref Dalila, condamné à dix ans d’emprisonnement pour le même chef d’accusation.
    L’organisation estime que ces condamnés « sont des prisonniers de conscience » et appelle à « leur remise en liberté immédiate ».

    Le 8 août, la présidence de l’Union européenne, assurée actuellement par le Danemark, avait souligné « la préoccupation que lui inspirent les arrestations et les procès pour raisons politiques de personnalités de la société civile, coupables d’avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression (...) et engage la Syrie à libérer tous les prisonniers politiques ».
    L’UE mène actuellement des négociations avec Damas pour la conclusion d’un accord d’association comportant un volet des droits de l’homme.

  • Les Etats-Unis sont décidés pour une action préventive en Irak

    Le vice président américain Dick Cheney a à nouveau pris position en faveur d'une action préventive contre l'Irak, malgré les pressions des Etats musulmans et européens.

    Prenant la parole devant un auditoire d'anciens combattants de la guerre de Corée (1950-53), il a accusé le président irakien Saddam Hussein de se procurer des armes de destruction massive et de constituer une "menace mortelle" pour les Etats-Unis.

    Réitérant les propos très fermes tenus lundi à Nashville (Tennessee) qui avaient semé la consternation dans le monde musulman et le malaise dans certains pays européens, le n°2 de l'exécutif américain a martelé: "Les risques que comporterait l'inaction sont bien plus forts que ceux qu'entraînerait le passage à l'acte".

    Cheney a également minimisé les risques, exprimés jusqu'au sein du Parti républicain au pouvoir et relayés à l'étranger, de voir une attaque américaine compromettre la coalition anti-terroriste laborieusement montée dans le monde au lendemain du 11 septembre.

    "Pour le dire simplement, il n'y a pas de doute que Saddam Hussein dispose aujourd'hui d'armes de destruction massive. Il n'y a pas de doute non plus qu'il est train de les amasser pour les utiliser contre nos amis, nos alliés et contre nous-mêmes."

    "Il ne faut pas que nous nous dérobions, que nous espérions pour le mieux et que nous laissions à une future administration le soin de régler (ce problème)", a expliqué le vice-président.

  • Jacques Chirac dénonce la "tentation" américaine de l'usage "unilatéral et préventif de la force".

    Le chef de l'Etat français a invité en outre Bagdad à accepter de retour sur son sol des inspecteurs de l'Onu chargés de veiller à ce que l'Irak ne fabrique plus d'armes de destruction massive
    [OSIRAK...]

    "On voit poindre la tentation de légitimer l'usage unilatéral et préventif de la force. Cette évolution est inquiétante", a déclaré le président de la République aux ambassadeurs français réunis à l'Elysée.

    "Elle est contraire à la vision de la sécurité collective de la France, une vision qui repose sur la coopération des Etats, le respect du droit et l'autorité du Conseil de sécurité", a-t-il ajouté. "Nous rappellerons ces règles chaque fois que nécessaire et notamment à propos de l'Irak".

    "Si Bagdad s'obstine à refuser le retour sans conditions des inspecteurs, il faudra alors que le Conseil de sécurité (de l'ONU), et lui seul, soit en mesure de décider des mesures à prendre", a-t-il déclaré.

    Dans l'entourage du chef de l'Etat, on souligne que ces mesures éventuelles pourraient couvrir "toute la gamme", y compris le recours à la force, afin d'empêcher l'Irak de reconstituer un arsenal d'armes de destruction massive.
    [OSIRAK...]

    Il y a deux jours M. de Villepin a déclaré« La communauté internationale se trouve toujours confrontée au problème d’un régime qui, depuis des années, défie les règles internationales fixées par le Conseil de sécurité des Nations unies, prend son peuple en otage et fait peser une menace sur la sécurité, notamment celle de ses voisins ». 

    « Une telle attitude n’est pas acceptable. Nous, Européens, savons trop le prix de la faiblesse face aux dictatures pour fermer les yeux et accepter d’entrer dans le jeu de la passivité », a-t-il dit. 

    Ces propos virulents contre l’Irak tranchent avec ceux de Jacques Chirac et de son prédécesseur Hubert Védrine qui répétait à l’envi que ce pays ne représentait plus une menace pour ses voisins. 

  • Opinions internationales et offensive "diplomatique" de Saddam Hussein

    Faisant irruption dans le débat qui agite la communauté internationale, le vice-président irakien, en visite à Damas, a quant à lui affirmé ne voir aucune raison justifiant le retour des inspecteurs de l'Onu, puisque l'administration américaine, "folle et criminelle" est déterminée à lancer une opération militaire contre son pays.

    Tandis que Saddam Hussein dépêchait ses ministres à Damas, à Beyrouth ou à Pékin pour plaider sa cause, l'opposition irakienne en exil annonçait la tenue fin septembre en Europe d'une conférence dont l'objectif sera l'élection d'un gouvernement soutenu par les Etats-Unis.

    Allié essentiel des Etats-Unis dans la campagne antiterroriste engagée en Afghanistan, le président pakistanais Pervez Musharraf a rejoint le camp des adversaires d'une intervention militaire contre Bagdad, affirmant que les Etats-Unis risquaient de provoquer de nouvelles secousses dans le monde islamique s'ils attaquaient l'Irak.

    "Cela aurait des conséquences très négatives dans l'ensemble du monde islamique", a-t-il déclaré à la BBC-radio.

    "Les musulmans ont l'impression de payer les pots cassés partout. Il y aura donc un sentiment d'aliénation dans la communauté musulmane et je crois qu'il en résultera de nouvelles frustrations."

    L'Inde, la Chine, l'Arabie Saoudite et la Turquie, ont également manifesté leur opposition.

    En Europe, le chancelier allemand Gerhard Schröder a dit ne pouvoir se rallier à une attaque contre le régime de Saddam Hussein.

    La Grande-Bretagne, alliée traditionnelle de Washington, insiste sur le retour des inspecteurs plutôt que sur l'envoi de troupes. Le Foreign Office n'a toutefois pas exclu d'imposer un ultimatum à l'Irak afin qu'il respecte les résolutions des Nations unies. Jack Straw a par ailleurs indiqué au New York Times que le retour des inspecteurs ne constituait qu'une première étape, ajoutant que Londres n'excluait pas le recours à la force.

    La Belgique a elle aussi introduit une subtile modification dans son discours, estimant qu'il revenait à l'Irak de faire la preuve du respect des résolutions de l'Onu s'il souhaitait éviter une initiative militaire.

    "L'Europe jugera très difficile de rester catégoriquement opposée à une action préventive si Bagdad refuse de se soumettre aux résolutions, a déclaré Louis Michel, ministre belge des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie a en outre espéré que la question figure au menu du sommet des ministres des Affaires étrangères des Quinze, vendredi et samedi au Danemark.

  • Les Américains jugent les Palestiniens responsables des violences

    43 % des Américains estiment que les Palestiniens sont responsables de la violence au Proche-Orient, mais 60 % ont une mauvaise opinion du Premier ministre israélien Ariel Sharon, selon un sondage publié hier.

    Selon cette enquête d’opinion réalisée par l’institut Harris Interactive, seules 12 % des personnes interrogées font porter la responsabilité des violences sur les Israéliens. 30 % d’entre elles estiment toutefois que les deux parties sont également à blâmer.

    En novembre 2000, lors de la première édition de ce sondage réalisé tous les six mois, 34 % seulement des personnes interrogées jugeaient les Palestiniens responsables.
    83 % des sondés ont assuré avoir une opinion négative du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat (7 % une opinion positive), mais ils étaient 60 % à penser la même chose d’Ariel Sharon (12 % d’opinions positives).

    Ces chiffres sont à peu près stables si on les compare à ceux de l’enquête précédente effectuée il y a six mois, estime Harris Interactive.

    « Dans l’ensemble, le public américain continue de se montrer assez pessimiste au sujet de la situation en Israël, à Gaza et en Cisjordanie », commente David Krane, vice-président de l’institut de sondages.

  • Al-Jazira fait un recours à la Cour suprême d’Israël pour récupérer ses cartes de presse... 

    La Cour suprême d’Israël a étudié hier matin le recours déposé par la chaîne de télévision satellitaire qatariote al-Jazira contre le gouvernement israélien qui a retiré leur carte de presse à plusieurs de ses correspondants.

    « Ce recours est un précédent puisque c’est la première fois qu’un média arabe traduit Israël en justice pour demander les mêmes droits que n’importe quel autre média étranger travaillant dans le pays », a dit l’avocat de la télévision avant l’ouverture de l’audience.

    « Tous les journalistes avaient leur carte de presse mais elle leur a été retirée recevant pour seule explication une accusation d’être propalestiniens », a-t-il ajouté.

    Al-Jazira avait annoncé ce recours la veille, indiquant que sept de ses correspondants en Israël et dans les territoires palestiniens avaient été privés de leur carte de presse par le Bureau de presse gouvernemental israélien (qui délivre lesdites cartes). Selon la chaîne, seul un de ses journalistes avait pu garder sa carte.

    Al-Jazira assure, depuis ses débuts en 1996, une couverture agressive du conflit israélo-palestinien. Ses émissions sont très suivies dans les pays arabes et chez les téléspectateurs arabophones à travers le monde.

  • Du matériel militaire israélien en route pour l’Iran a été perquisitionné - De Binyamina à Téhéran
    Gay Lashem et Eldad Beck (Yedioth Aharonoth) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    Est-il question d’une nouvelle affaire de trafic d’armes avec l’Iran, l’un des ennemis jurés d’Israël ?
    Dans les prochains jours, une enquête devrait être ouverte pour jeter la lumière sur cette énigme et pour savoir si les marchands d’armes israéliens étaient informés de la destination finale de la cargaison.
    Les services de douane allemands ont dévoilé hier des documents prouvant qu’un navire israélien qui faisait route vers Hambourg contenait une cargaison de matériel militaire israélien destiné à être vendu en Iran.

    Selon ces mêmes sources, le matériel aurait été expédié par une compagnie israélienne du nom de P.A.D, siégeant à Binyamina et dirigée par Avihaï Weinstein (35 ans). Weinstein, originaire de Nétanya, est connu du ministère de la défense israélienne pour ses fonctions de marchand d’armes dans le monde entier durant ces dix dernières années.

    La cargaison, arraisonnée hier dans le port de Hambourg par un navire israélien “ Zim Antwerpen ”, contenait des pièces de chenilles en caoutchouc pour des transports de troupes blindés. Officiellement, la cargaison avait reçu un permis d’exportation pour la Thaïlande. Toutefois, si l’on en croit les documents perquisitionnés et selon les informations allemandes, me destination souhaitée était l’Iran..
    La cargaison contenait des pièces de rechange fabriquées en Israël pour des transports de troupes blindés de type “ M-113 ”, utilisés notamment par l’armée israélienne. Dès que la cargaison a été perquisitionnée, les autorités allemandes ont informé les représentants israéliens en Allemagne, et ceux ci ont ordonné de renvoyer la cargaison en Israël.

    Un haut responsable israélien a affirmé hier qu’au vu des élements recueillis sur l’affaire , il était pour l’heure impossible de déterminer si la compagnie israélienne était informé de la transaction frauduleuse et que la police mènerait une enquête en tenant compte des enseignements du passé.
    Le ministère de la Défense a indiqué que la compagnie israélienne avait reçu tous les permis nécessaires à l’exportation de la cargaison. La porte-parole du ministère de la défense a indiqué qu’une enquête serait ouverte sur l’affaire.

    Selon des informations exclusives au Yediot Aharonoth, la compagnie israélienne aurait tenter de vendre du matériel à l’Iran en dissimulant la destination réelle de la cargaison. La compagnie israélienne aurait vendu le matériel à une compagnie malaise (Petinia) qui l’aurait à son tour transmis à une compagnie allemande chargée de vendre le matériel à un acheteur iranien, et non thaïlandais tel que l’avait déclaré Weinstein au ministre de la Défense israélien pour obtenir un permis d’exportation.

    Selon notre correspondant à Bangkok, Gay Sharet, la cargaison aurait du être transférée sur un navire iranien, l’“Iran Bakhri ” qui appartient à la flotte iranienne IRISL. Le “ Iran Bakhri ” était supposé faire route de Hambourg vers le port iranien de Bander-Abbas.
    Le ministre de la Défense israélien interdit la vente d’armes et de pièces de rechange à l’Iran.
    L’inventaire du matériel militaire trouvé à bord de la cargaison suscite une nouvelle question : Selon les Allemands, seuls 300 patins en caoutchouc ont été trouvés, alors que le ministre de la Défense israélien prétend avoir donné un permis d’exportation pour 3000 pièces. Où sont donc passés les autres pièces ?


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