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D'autres "adresses" pour le contre-désinformateur
Dimanche 18 Août 2002 - 10 Eloul 5762
  • Le chef des inspecteurs de l'ONU ne sait pas si l'Irak dispose d'armes de destruction massive

    Alors que Washington réfléchit à l'éventualité d'une opération militaire contre l'Irak, Hans Blix, le patron des inspecteurs en désarmement de l'ONU, refuse de se prononcer: il ne sait pas avec certitude si Bagdad dispose d'armes de destructions massives.

    Les inspecteurs de la CCVINU (Commission de contrôle de vérification et d'inspection de l'ONU) ont "beaucoup de questions ouvertes" sur l'arsenal irakien, précise Hans Blix dans un entretien à l'Associated Press.

    "Si nous savions, si nous avions ici de véritables preuves qu'ils ont des armes de destruction massive, nous les apporterions au Conseil de sécurité", a-t-il ajouté.

    Washington veut le renversement du régime de Saddam Hussein, qu'il accuse de tenter de reconstruire son programme d'armes de destruction massive et la semaine dernière, l'administration américaine faisait état de mouvements signalés par les services de renseignement sur un site présumé d'armes biologiques et de constructions de missiles près de Bagdad.

    Hans Blix a précisé recevoir des rapports des services secrets de plusieurs gouvernements, mais a dit ne pas avoir été informé d'une quelconque activité sur le complexe en question, celui de Taji.

    "Ce n'est pas mon travail que de spéculer sur la véracité de ce que les différentes agences de renseignement recueillent. Je ne pars pas du principe qu'ils ont raison. Mais ça serait naïf de ma part de penser le contraire. C'est une question qui reste ouverte, et qui nécessite donc une inspection sur le terrain", a-t-il ajouté.

    Il a en outre jugé qu'il était dans l'intérêt de Bagdad d'autoriser sans conditions aucunes le retour des inspecteurs. "Si l'Irak veut vraiment marquer l'opinion mondiale, ils devraient simplement dire: 'allons-y. Nous pensons que c'est injuste, mais nous n'avons rien à cacher. Venez quand vous voulez, où vous voulez'".

    Ces propos interviennent alors que l'ONU attend la réponse de Bagdad à une lettre du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, réclamant une "invitation en bonne et dûe forme" aux inspecteurs et l'acceptation de la procédure réclamée par le Conseil de sécurité. Le chef de la diplomatie irakienne Naji Sabri s'est contenté lui de dire que Bagdad continuerait le dialogue sur la question du retour des inspecteurs, tout en posant à nouveau des conditions déjà rejetées par Kofi Annan.

  • Les Etats-Unis insistent sur le retour des des inspecteurs en désarmement en Irak
    Ha'aretz

    Un journal Britannique a annoncé pendant le week-end que l'administration américaine a changé la direction de sa politique envers l'Irak et Saddam Hussein et désire employer la pression diplomatique avant une quelconque action militaire.

    Selon le "Financial times", la nouvelle stratégie de Bush implique de pousser l'Irak à accepter la reprise des inspections en désarmement des Nations unies, une action qu'il croit illustrera la réticence de Saddam Hussein à coopérer et à renforcer le besoin de le renverser.

    Le papier a cité à un représentant de l'administration qui a annoncé que la stratégie est pour "une pression pour y faire retourner les inspecteurs avec accès libre afin que les peuples comprennent, comme nous le faisons presque unanimement, qu'il ne va jamais les laisser faire."

    Selon l'article, pour le Président George W.Bush "le nouveau accent mis sur l'activité diplomatique" prouve la prise de conscience croissante de l'administration que d'autres nations, aussi bien que des personnalités aux Etats-Unis, exigent plus pour être convaincues du besoin d'évincer Saddam.

    "Je suis conscient que des gens très intelligents expriment leur avis sur Saddam Hussein et l'Irak. J'écouterai soigneusement à ce qu'ils ont à dire," a dit Bush à des journalistes pendant le week-end.

  • Nouveau raid anglo-américain sur le sud de l'Irak

    L'aviation anglo-américaine a confirmé samedi avoir lancé, pour la deuxième fois cette semaine, un raid dans le sud de l'Irak.

    L'information avait auparavant été communiquée par l'armée irakienne, selon qui les tirs ont touché des civils et des bâtiments dans la province de Dhi-Qar, à 375 kilomètres au sud de Bagdad. Les défenses anti-aériennes irakiennes ont tiré sur les avions, les forçant à retourner vers leurs bases au Koweït, précise-t-elle dans un communiqué.

    Le Commandement central américain, responsable des opérations menées dans le Golfe, a indiqué que l'aviation anglo-américaine avait "utilisé des armes précises" et pris pour cible samedi vers 10h30 GMT un système radar dans le sud de l'Irak.

    "Les frappes de la coalition dans les zones d'exclusion aérienne sont exécutées en tant que mesure d'auto-défense en réponse aux menaces hostiles et aux actions menées contre les forces de coalition et leurs appareils", indique un communiqué de l'armée américaine.

    La Grande-Bretagne a également confirmé le raid "d'auto-défense" et "entrepris contre une unité de radar mobile qui avait accroché notre aviation". L'opération n'a fait à sa connaissance aucune victime.

    "Un avion de la coalition ne prend jamais pour cible des populations ou des infrastructures civiles, prenant soin d'aller loin pour éviter de blesser des civils ou d'endommager des infrastructures civiles", ajoute le Commandement central dans son communiqué.

    Le commandement irakien avait annoncé cette semaine que quatre civils avaient été blessés lors d'un raid anglo-américain dans le sud du pays.

    Le raid de samedi constitue la 27e attaque déclenchée cette année par l'aviation alliée dans les zones d'exclusion aérienne du sud et du nord du pays décrétées après la Guerre du Golfe en 1991 pour protéger les minorités kurdes et chiites.

    Ces raids interviennent alors que Washington ne cache plus sa volonté de renverser le président Saddam Hussein, accusé de développer des arsenaux chimiques, biologiques et militaires.

  • Israël ne cherche pas à faire pression sur Washington au sujet de l'Irak, selon Shimon Pérès

    Le chef de la diplomatie israélienne Shimon Pérès a déclaré samedi qu'Israël ne cherchait pas à faire pression sur Washington pour qu'il ne diffère pas son attaque sur l'Irak. La décision et le moment sont de l'unique ressort des Etats-Unis, a-t-il jugé.

    La veille, plusieurs responsables israéliens, dont le porte-parole du Premier ministre Ariel Sharon, avaient exhorté Washington à attaquer le régime de Saddam Hussein sans tarder, estimant qu'attendre ne ferait que permettre à Bagdad d'étendre son arsenal.

    Dans un communiqué, Shimon Pérès qualifie Israël de "soldat dans le camp des nations luttant contre le terrorisme, à la tête duquel se trouve le président des Etats-Unis. En tant que tel, Israël ne fait aucune proposition, et ne pousse pas les Etats-Unis", ajoute-t-il.

    Selon le conseiller de Sharon Ranaan Gissin, les services de renseignement israéliens avaient des preuves montrant que Bagdad accélère sa production d'armes biologiques et chimiques.

    "A ce stade, tout report d'une attaque contre l'Irak ne servirait à rien", estimait donc Ranaan Gissin vendredi. "Cela ne ferait que lui donner (à Saddam Hussein) l'occasion d'accélérer son programme d'armes de destruction massive"
  • L'ancien trésorier de l'OLP, Al-Ghussein accuse Arafat de corruption
    Sharon Sadeh, Correspondant de Ha'aretz

    LONDRES - L'ancien trésorier de l'Organisation de Libération de la Palestine, Jaweed Al-Ghussein, qui avec l'aide Britannique a été libéré de l'assignation à domicile de l'Autorité Palestinienne, accuse le Président de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat de corruption.

    La direction de l'Autorité Palestinienne est corrompue et les Palestiniens méritent une démocratie, a dit Al-Ghussein, 71ans à Ha'aretz. Il a dit qu'il est un homme d'affaires qui a fait sa fortune dans des projets de construction dans les Emirats arabes unis.

    Arafat ne l'a pas laché pendant des années avec de fausses accusations après qu'il ait exposé la corruption d'Arafat et après qu'il l'avait ouvertement critiqué pour son appui à Saddam Hussein au début des années 90, Al-Ghussein a dit. "J'ai découvert comment il a mis l'argent de l'aide et les contributions qui étaient affectés aux Palestiniens sur son propre compte," a-t-il dit.

    L'Autorité Palestinienne nie les allégations d'Al-Ghussein et l'accuse lumême d'être impliqué dans la corruption et les irrégularités financières. L'Autorité Palestinienne dit qu'il n'a jamais remboursé un prêt personnel de 6.5 millions de $ qu'il avaiteu en 1991. Al-Ghussein maintient que ce n'était pas un prêt, mais "un échec d'investissement."

    L'affaire a été plaidé devant plusieurs différents tribunaux. Al-Ghussein En 1999 Al-avait été déclaré en faillite en Grande-Bretagne, après que l'Autorité Palestinienne ait obtenu une décision judiciaire l'obligeant de rembourser le prêt. La Cour suprême d'Abu Dhabi, d'autre part, a pris son parti.

    À cause de ces différends, Al-Ghussein a démissionné comme le président du Fonds National de l'OLP, mais est resté membre du Conseil National palestinien. Arafat lui a alors refusé le traitement médical crucial pour son diabète et un cancer, soutient la famille d'Al-Ghussein.

    Son fils, Tawfiq, qui a l'intention de concourir contre Arafat dans les prochaines élections et sa fille, Mona Bauwens, ont dit à Ha'aretz que l'AP avait kidnappé leur père plusieurs fois pendant les deux dernières années.

    Al-Ghussein aurait été d'abord arrêté dans les Emirats arabes unis, où il vivait. Il a été alors expulsé sans charge vers la Bande de Gaza où il a été tenu au secret dans une résidence présidentielle. Sa condition médicale s'est détériorée et en octobre 2001, on lui a permis de rester sous assignation à domicile avec sa famille dans la Bande de Gaza.

    Le 25 novembre 2001 il a été transféré dans un hôpital au Caire pour le traitement d'un cancer possible du pancréas. L'Autorité Palestinienne avait confisqué son passeport pour s'assurer qu'il ne chercherait pas de traitement médical à l'étranger; Al-Ghussein a alors contacté le Haut Comité pour les Réfugiés de les Nations unies au Caire pour une aide humanitaire. Le 3 janvier 2002, il a été apparemment de nouveau kidnappé et ramené dans la Bande de Gaza.

    Jusqu'à il y a deux semaines Al-Ghussein était détenu sous assignation à domicile dans la Bande de Gaza et a été libéré grâce à l'intervention du fonctionnaire palestinien Sari Nusseibeh après beaucoup de pression internationale des Nations unies, la Grande-Bretagne et des organisations de droits de l'homme. Al Ghussein avait été admis dans un hôpital à l'Est de Jérusalem, mais sa famille a préféré s'envoler avec lui en Grande-Bretagne pour un nouveau traitement médical.

    La semaine dernière la Jordanie a consenti à délivrer à Al-Ghussein, qui est aussi un Jordanien national, un nouveau passeport et le consulat Britannique à l'Est de Jérusalem lui a donné un visa d'entrée. Le vice-ministre des Affaires Etrangères Michel Melchior a organisé son transport à l'Aéroport Ben-Gourion.


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