Accueil

Google

Août 2002
D L M M J V S
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
téléphones des rédactions pour réagir rapidement
emails des rédactions pour réagir rapidement
D'autres "adresses" pour le contre-désinformateur
Mardi 6 Août 2002 - 28 Av 5762
  • Les Palestiniens rejettent encore une fois des propositions israéliennes allant dans le sens de la paix

    Israël a proposé d'alléger certaines restrictions pesant sur les Palestiniens dans la bande de Gaza, un premier geste en vue de restaurer la coopération sécuritaire entre les deux parties qui a toutefois été immédiatement rejeté par les Palestiniens.

    Ces derniers estiment que le plan "Gaza d'abord" n'est qu'une opération de relations pubiques et affirment qu'il n'y a eu aucune avancée majeure lors des discussions de lundi soir entre le ministre israélien de la Défense, Benyamin Ben-Eliezer, le ministre palestinien de l'Intérieur, Abdel Razzak al-Yahya, Mohammed Dahlan - collaborateur du président Yasser Arafat - et Amine al-Hindi, chef des renseignements palestiniens.

    "En vertu de cette proposition, les forces de sécurité palestiniennes agiront pour réduire la terreur et ensuite les forces de sécurité israéliennes prendront des mesures pour alléger les conditions en matière de sécurité", précise dans un communiqué le cabinet de Ben-Eliezer.

    "C'est rejeté en bloc", a cependant déclaré Ahmed Abdel-Rahman, conseiller d'Arafat. "Cela n'exprime rien d'autre que le fait qu'Israël n'a pas sérieusement l'intention de mettre complètement fin à l'agression et au siège."

    La violence a de nouveau repris le devant de l'actualité ce week-end, en dépit de la réoccupation par Tsahal de sept villes sous contrôle palestinien dans la Rive Occidentale en réponse à deux attentats à Jérusalem à la mi-juin.

    Dimanche, un attentat suicide dans un autocar et différentes attaques ont coûté la vie à 13 Israéliens.

  • Actions préventives contre le terrorisme

    A Jérusalem, les forces de l'ordre ont arrêté d'une Palestinienne de 17 ans qui avait, selon elles, l'intention de commettre un attentat suicide. La police a retrouvé une ceinture explosive, que l'adolescente projetait d'utiliser, dans un champ à l'extérieur de la ville.

    Lors d'un autre raid dans la ville de Gaza, des hélicoptères de combat israéliens ont tiré trois missiles sur une usine métallurgique que l'armée israélienne considérait comme un atelier de fabrication d'armes. Les installations ont pris feu et deux personnes ont été blessées.

    Cette attaque aérienne était la première depuis le raid opéré par l'aviation israélienne le 22 juillet sur la ville de Gaza, où avaient été tués le chef militaire du mouvement Hamas, son adjoint et treize autres Palestiniens dont neuf enfants.

    Israël a également réagi aux attentats des derniers jours en interdisant tout déplacement entre les principales villes palestiniennes de Cisjordanie et en bouclant la ville de Rafah, ainsi que son camp de réfugiés, dans le sud de la bande de Gaza.

  • La majorité automatique arabo-msulmane et européenne de l'ONU exige le retrait israélien.

    A New York, l'Assemblée générale de l'Onu a adopté lundi une résolution, mise au point conjointement par les délégués de l'UE et des Palestiniens, exprimant sa grave préoccupation devant l'occupation persistante de villes palestiniennes par Israël et la "terrible situation humanitaire" que connaissent les Palestiniens.

    Le texte a été approuvée par 114 voix contre quatre - dont Israël et les Etats-Unis - et onze abstentions - dont le Canada et l'Australie. Il réclame le retrait immédiat des villes et localités palestiniennes et souligne la nécessité d'un libre accès aux secteurs palestiniens, à tout moment, pour les organismes médicaux et humanitaires.

    Côté israélien, les porte-parole du Premier ministre Ariel Sharon ont assuré que ce dernier cherchait des moyens d'alléger les restrictions qu'endure la population palestinienne tout en continuant de traquer les activistes.

    "Nous devons améliorer les conditions économiques pour les Palestiniens", a déclaré pour sa part le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres à la radio militaire israélienne. "Sans les Palestiniens, il sera très difficile de combattre le terrorisme."

    Pour les Palestiniens, cependant, les efforts israéliens sont purement symboliques et les mesures restrictives israéliennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ne font qu'attiser la haine et le ressentiment.

  • Hommage de l'UEJF (Union des étudiants juifs de France) à David Gritz tué dans l'attentat de Jérusalem

    L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a rendu hommage vendredi à David Gritz, l'étudiant franco-américain de 24 ans tué dans l'attentat à l'université hébraïque de Jérusalem et à Franck Sullaper, 30 ans, l'étudiant franco-israélien, grièvement blessé, "un de ses anciens militants les plus dévoués de l'UEJF".

    Dans un communiqué, l'UEJF "appelle toutes les personnes émues par le décès de David à se joindre dans la dignité au recueillement de la famille et de ses amis le mardi 6 août à 15H30 au cimetière du Montparnasse" à Paris.

    • Chers tous,

      Plusieurs d'entre vous ont connu David Gritz z"l. Ce merveilleux garçon de vingt-quatre ans a été assassiné avec six autre victimes, mercredi, dans l'odieux attentat qui a frappé l'Université Hébraïque de Jérusalem, à Har Hatsofim. Ceux en particulier qui étaient présents le 30 juin dernier à Boulogne, à notre soirée de fin d'année, se souviennent de ce jeune violoniste qui a pris part, avec tant de musicalité, à notre petit "récital" klezmer final.

      David était de nationalité franco-américaine. Après de brillantes études aux Lycées Lavoisier et Henri IV en classes préparatoires, il avait obtenu une maîtrise de philosophie en présentant un mémoire sur l'esthétique chez Lévinas, sous la direction de Catherine Chalier, à l'Université de Paris X. Il terminait le cycle de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, parallèlement à des études d'hébreu biblique à l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, et en plus de leçons particulières d'hébreu moderne.

      David s'était rendu en Israël à l'invitation de l'Institut Hartmann d'Etudes Juives de Jérusalem. Titulaire d'une bourse, il devait y étudier un an et y préparer un DEA sur le thème du Politique et de la Tour de Babel. C'était la première fois qu'il se rendait à Jérusalem, c'est la première fois qu'il se rendait en Israël. Son séjour n'aura duré que deux semaines. Il était fils unique.

      De tous les attentats dirigés contre Israël, celui de l'Université Hébraïque est peut-être le plus ignoble, s'il est possible d'en hiérachiser l'horreur. Il visait tout à la fois le peuple juif, la pensée juive, la jeunesse, la culture, la science, et l'estime entre peuples et civilisation qui sont au coeur du projet éducatif de l'Université. David ne demandait qu'à étudier. Indépendamment de la perte humaine qui nous frappe, c'est sans aucun doute une perte considérable pour la vie intellectuelle juive que nous avons à déplorer. David était aussi brillant que modeste, et il était l'un des meilleurs espoirs du judaïsme francophone.

      Ne l'oublions jamais.

      Les obsèques de David Gritz auront lieu ce mardi 6 août à 15h30 au cimetière de Montparnasse, entrée principale, côté Bd Edgar Quinet. On se rassemblera préalablement au funérarium des Batignoles, à Clichy, à 12 h.
      HaCh.em yiqom damo. Amen.

      Autour du Livre.

  • Frappes aériennes sur Gaza

    Israël a tiré plusieurs missiles sur une usine de fabrication d’armes à Gaza et annoncé la fermeture de la Samarie interdisant tout mouvement aux palestiniens. Ceci en réponse aux nombreux attentats de la journée du 4 août. 4 palestiniens ont été blessés durant l’opération.

  • Peres : il est temps d’aider les palestiniens

    Le ministre des Affaires étrangères a annoncé ce matin à la radio israélienne qu’Israël devait prendre en considération la situation économique dans les territoires de l’AP et agir avec responsabilité face à ce problème. Peres a ajouté qu’Israël devait subvenir aux besoins des palestiniens et leur apporter une assistance humanitaire.

  • Les palestiniens déboutés


    La Cour Suprême de Justice a débouté ce matin la requête de 43 familles palestiniennes qui avait porté plainte contre la destruction de leur maison par les forces de sécurité.
    Les maisons concernés sont la propriétés de palestiniens impliqués dans des actes terroristes envers Israël.
    Les mouvement des droits de l’homme se sont élevés contre ces mesures dissuasives que Tsahal avait abandonné depuis plusieurs années.
    La Cour a aussi décidé aujourd’hui que les familles des terroristes dont la maison devait être détruite ne seraient pas prévenues avant l’opération ceci afin de ne pas mettre en danger la vie des soldats israéliens.
  • Un "expéditeur" de terroristes-suicide et un terroriste armé tué dans une attaque d'hélicoptère
    Jerusalem Post

    Des hélicoptères israéliens et des jeeps ont pris en embuscade et ont tué le leader des Brigades Al Aksa et un autre Palestinien armé mardi dans un village près de Djénine, ont dit des témoins et des rapports.

    Un des corps trouvés dans le village de Jabaa a été identifié comme Ali Ajouri, 23 ans, un leader des Brigade des Martyrs d'Al Aksa dans le camp de réfugiés Askar près de la ville de la Rive occidentale de Naplouse.

    Le groupe a des liaisons avec le mouvement Fatah de l'Autorité Palestinienne avec à sa tête d'Yasser Arafat.

    Kol Israël a dit qu'Ajouri avait expédié un terroriste-suicide à Tel-Aviv à l'ancienne gare d'autobus centrale le 17 juillet. Cinq personnes avaient été tuées dans cette attaque le 9'Av, dont trois ouvriers étrangers et deux Israéliens.

    La maison de la famille d'Ajouri a été démolie peu de temps après l'attentat et les autorités ont expulsé son frère et sa soeur dans la Bande de Gaza. Cet ordre est examiné par la Haute Cour.

    Le corps du deuxième homme tué dans Jabaa a été calciné, rendant l'identification immédiate impossible.

    Tsahal n'a fait aucun commentaire immédiat.

    Les témoins et des fonctionnaires du Fatah ont dit que tôt ce matin, des jeeps sont entrées dans le village de Jabaa près de Djénine et que des troupes israéliennes ont commencé à tirer à la mitrailleuse.

    "Nous avons entendu des coups de feu. Nous avons vu deux hélicoptères dans le ciel. Les hélicoptères tiraient et les jeeps tiraient," a dit Walid Alawneh, 26 ans, un résident de Jabaa.

    À l'aube , les villageois ont trouvé les deux corps dans un champ près de Jabaa

  • La clôture de séparation : beaucoup de paroles pour très peu d’actes
    Yoav Limor et Arié Bender (Maariv) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    On a beaucoup parlé de la clôture de séparation mais à ce stade du moins, sur le terrain, peu de choses ont été faites. Il y a un an, le gouvernement a décidé de construire une séparation continue longue de 120 kilomètres, le long des 350 kilomètres de Ligne verte qui longent la Judée-Samarie. A ce jour, ce qu’on peut appeler clôture véritable ne se trouve que sur 2 kilomètres, sur le tracé de la route trans-Israël (entre Kalkilya et Kfar-Saba). Des travaux de construction ne sont en cours que sur 10 kilomètres, mais il ne s’agit que de travaux préparatoires nécessaires pour mettre en place l’infrastructure. Le ministère de la Défense promet que d’ici un mois, les travaux d’infrastructure seront engagés sur 80 nouveaux kilomètres, et que d’ici 2 mois, la construction de la clôture sera bel et bien engagée.
    (…)
    Le colonel (rés.) Netzah Mashiah, responsable de l’Administration de la zone de séparation au ministère de la Défense, a fait savoir hier que les seuls tronçons sur lesquels des travaux effectifs étaient engagés actuellement s’étendent sur 5.5 kilomètres entre l’intersection de Salem et A-Taya (à proximité d’Oum El-Fahem), et sur 5.3 kilomètres entre la route des Tunnels et Har Homa, au sud de Jérusalem.
    (…)
    D’ici une semaine, des travaux d’infrastructure commenceront sur 7 autres kilomètres (au nord de Jérusalem, dans la région du camp militaire d’Ofer, et entre Oum El-Fahem et la localité de Mei Ami. Une semaine plus tard, des travaux seront engagés sur les tronçons suivants :
    - 5 kilomètres entre Har Homa et la route de contournement de Beit-Sahour.
    - 11 kilomètres dans la région de Tul-Karem (entre El-Akaba et Baka El-Garbiya, et entre Kfar A-Til et Bat Hefer).

    Des travaux d’infrastructure commenceront le mois prochain sur 56 autres kilomètres :
    - 2 kilomètres entre le barrage Rama et le camp Rama au nord de Jérusalem ;
    - 4 kilomètres entre les localités de Mei Ami et Hinanit.
    - 9 kilomètres entre Baka El-Garbiya et le village de A-Til .
    - 25 kilomètres entre Tul Karem et Kalkiliya.
    - 2 kilomètres entre Kalkilya et Matan.
    - 9 kilomètres entre Matan et Alfei Menashe.
    - 5 kilomètres entre Nirit et Shaarei Tikva.

    Le ministère de la Défense espère que d’ici un mois, 120 km de clôture seront construits : 100 km entre le poste de contrôle de Salam et le village de Kafar Kassam au nord de la Cisjordanie, et 20 km autour de Jérusalem.
    En attendant , la commission parlementaire du contrôle de l’Etat s’est réunie hier pour débattre des manquements du gouvernement au sujet de l’édification de zones-tampons le long de la ligne verte. Le président de la Commission, le député Ran Cohen du Meretz a affirmé que “ s’il n’y avait pas d’avancée significative dans les travaux de construction d’ici un mois ”, il “ userait de ses compétences pour recommander la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire sur les irresponsabilités du gouvernement ”.
    Le président de la commission parlementaire des AE et de la Défense, Haïm Ramon, a indiqué durant la réunion que le Premier ministre israélien et le ministre de la défense portaient tous deux la responsabilité directe de l’une des plus graves négligence de l’histoire d’Israël ”.
  • Tsahal opte pour la politique de l’attente ; le succès dépendra de l’endurance de l’opinion israélienne

    Amir Oren (Haaretz) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    Selon une estimation bien sombre, Israël devra vivre encore plusieurs années (au bas mot deux à trois années) de terrorisme avec un bilan de victimes israéliennes semblable à celui de 2002 (de septembre 2000 au 1er août 2001, 136 civils israéliens, étrangers et membres des forces de sécurité ont été tués. Depuis, 467 nouvelles personnes ont trouvé la mort, soit un total de 603 victimes).
    En dépit de ces estimations, Tsahal – avec l’aval du Premier ministre Sharon – compte rester le plus longtemps possible en “ stand by ”, dans l’attente de développements qui permettront de réprimer la violence palestinienne avec une ingérence israélienne minime. Sharon -- qui est l’un des pères de la méthode des représailles et des ripostes immédiates à toute attaque arabe, attaques qui exigent un lourd tribut et entraînent une escalade de la violence -- demande à présent de faire preuve de retenue face aux provocations dont le seul but est d’entraîner Israël dans une offensive. Une politique de retenue permettra à Israël de préserver ses acquis.
    (…)
    Le plan d’action de Tsahal soumis la semaine dernière à Sharon est diamétralement opposé aux attentes des membres de gauche et de droite qui profèrent des critiques simplistes. Tsahal, avec l’accord de l’échelon politique, ne propose pas de s’élancer pour se mettre sur le devant de la scène et assener un bon coup aux Palestiniens, bien au contraire : le but recherché est d’empêcher toute escalade pendant les semaines et les mois à venir, dans l’attente de développements locaux et régionaux d’envergure. Trois de ces développements sont les suivants :
    - L’opération américaine qui ne saurait tarder contre Saddam Hussein.
    - L’émergence d’une direction palestinienne qui abandonnera la ligne intransigeante de Yasser Arafat.
    - La construction d’une “ nouvelle voie ” (110 kilomètres de clôture et d’obstacles du nord au sud de la Cisjordanie).

    Ce plan a été conçu ces dernières semaines lors de consultations qui se sont déroulées à l’état-major, en vue de l’année de travail 2003.
    (…)
    Ce projet a été examiné par les généraux de l’état-major et a été présenté à l’échelon politique avec la bénédiction du nouveau chef d’état-major, Moshé Ayalon. Avant toute chose, il faut savoir qu’il est le résultat de réflexions orchestrées par deux hauts gradés : le responsable de la programmation stratégique au département de la programmation, Inbal Guildi, et du chef de la section de la recherche aux Renseignements militaires, Yossi Kuperwasser. Le point faible de ce plan d’action pour 2003 réside dans le fait que sa réussite dépend de deux éléments sur lesquels ses géniteurs n’exercent aucun contrôle : il s’agit de la société israélienne et des organisations terroristes.
    Selon les estimations du Département des opérations de Tsahal, l’armée israélienne aura à lutter sur trois fronts -- le front palestinien, le front nord et le front irakien – avec une intensité égale si ce n’est supérieure à ce qui est exigé d’elle actuellement ; il lui faudra affronter les attentats palestiniens, se préparer à une éventuelle dégradation de la situation sur le front libano-syrien, et s’organiser en vue de frappes irakiennes contre la population civile, et d’une opération israélienne.
    Ce plan a pour axiome que la tendance générale actuelle joue en notre faveur, et au détriment de Yasser Arafat. Ainsi, il est préférable qu’Israël serre les dents, même suite aux attentats les plus durs, et se contente de maintenir la lutte actuelle menée contre le terrorisme.
    (…)
    D’ici le printemps 2003, le régime de Saddam Hussein aura disparu, Yasser Arafat se retrouvera sur la touche et n’occupera plus que des fonctions honorifiques dénuées de toute influence, et les habitants de Tulkarem et de Kalkilya ne pourront plus contempler de loin le rivage de la Méditerranée ; face à eux, ils n’auront qu’une clôture qui symbolisera la fin de l’expansion du monde arabe – clôture dont l’importance même virtuelle prime sur sa véritable efficacité (ceci est vrai également pour les Israéliens car cette clôture met un terme à leur expansion vers l’Est).
    La question qui se pose est donc de savoir comment nous allons réussir à passer ces six prochains mois tout en supportant le terrorisme ?
    (…)
    La réponse à cette question réside dans l’endurance de l’opinion israélienne, et dans la manière dont les ministres et les partis politiques composant le gouvernement, interpréteront les réactions du public israélien aux pressions. Les prévisions stratégiques à la base du plan de Tsahal pour 2003 risquent d’être balayées par les hommes politiques qui redouteront que l’absence de représailles ne mette en danger leur avenir politique.
    (…)
    L’état-major s’engage à terminer la construction de la “ nouvelle voie ” d’ici le 1er mai 2003. Elle suivra le tracé actuel, qui n’est pas identique à la Ligne verte, et sera même plus large que prévu dans les régions du Guilboa, de Latroun et de “ l’enveloppe de Jérusalem ” ; elle s’étendra donc tout le long de la Cisjordanie, à l’exception de la région du sud du Mont Hébron..

  • Le ministre de la Défense a rencontré hier les hauts responsables de la sécurité de l’Autorité palestinienne

    Rony Shaked, Itamar Eichner (Yediot Aharonot) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    Ont participé : le ministre palestinien de l’Intérieur, Abdel Razek Yehiyeh, Mohammed Dahlan et Amin al-Hindi.

    Pour la première fois depuis de longs mois, une rencontre à un haut niveau a eu lieu hier soir à Jérusalem entre des responsables palestiniens et le ministre de la Défense, Binyamin Ben-Eliezer.
    Le sujet qui a été débattu était la proposition israélienne intitulée “ Gaza d’abord ”. De leur côté, les Palestiniens ont exigé le repli total d’Israël de tous les territoires de l’Autorité palestinienne conquis depuis le début de l’Intifada – comme préalable à la reprise de la coordination sécuritaire. (…)

    Des sources palestiniennes autorisées ont précisé que l’exigence fondamentale des Palestiniens est l’évacuation totale des territoires de l’Autonomie. “ Nous aurons le plus grand mal à accepter le découpage de la Bande de Gaza en tronçons, pour tenter d’appliquer dans chacun d’entre eux un plan de réduction du terrorisme ”, a fait valoir une de ces sources. “ Nous ne pourrons pas reprendre l’action contre le terrorisme et la violence aussi longtemps que les forces israéliennes occupent les territoires de l’autonomie et empêchent nos forces d’agir en toute liberté ”, a ajouté cette source palestinienne.

    Ben-Eliezer a présenté à ses interlocuteurs le plan “ Gaza d’abord ”, qui stipule que la Bande de Gaza servira de “ banc d’essai ” et de secteur-témoin de la mise en œuvre de l’action anti-terroriste – Israël consentant en regard des allègements pour la population. Selon la proposition israélienne, Bethléem et Hébron pourraient elles aussi être concernées par ledit plan. Les actions anti-terroristes se dérouleront sous la supervision de l’Egypte et de la Jordanie. De son côté, Israël s’engagera à faciliter l’existence des populations et viendra en aide à l’Autorité palestinienne après chaque action de sa part qui produira des changements sur le terrain.
    Les Palestiniens ont fait valoir que la rencontre a eu lieu avec l’autorisation d’Arafat, après une discussion avec lui où ont été examinées les questions qui seraient ensuite débattues avec les Israéliens.


Août 2002
D L M M J V S
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31