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D'autres "adresses" pour le contre-désinformateur
Mercredi 17 Juillet 2002 - 8 Av 5762
  • Trois personnes ont été tuées dans le double attentat près de la vieille gare d'autobus centrale au sud Tel-Aviv. Les fonctionnaires de Magen David Adom ont dit que des dizaines ont été blessées.

    Deux explosions à la bombe ont secoué le coeur de Tel Aviv ce soir, la police parlant d'un attentat terroriste. Kol Israël faisait dans un premier temps état de dizaines de blessés.

    Le Jihad islamique et le Hamas ont revendiqué l'attentat

    Selon le commandant de la police de Tel Aviv Yossi Setbon, il y a eu une deux explosions, sur la rue Neve Shaanan autour de 22h25, dans la partie sud du centre-ville, non loin de l'ancienne station des bus, précise la police. La radio faisait auparavant état de deux explosions.
    La plupart des blesses sont des travailleurs étrangers qui habitent l'ancienne station de bus centrale
    La police croit que deux terroristes-suicide différents ont effectué les attentats.

    Les deux terroristes se sont fait exploser à 5 mètres d'intervalle 

    Il semble que les deux terroristes avaient les explosifs dans des sacs, ils n'avaient pas de ceintures d'explosifs sur eux

    Il semblerait que deux personnes aient amené les terroristes sur le lieu de l'attentat

    Les ambulances et la police se sont précipitées sur les lieux, bouclant le secteur, où se trouvent de nombreux petits magasins et étals. Selon Kol Israël, l'attentat a eu lieu à l'entrée du Théâtre central, près d'un café, et un journaliste de la radio disait avoir vu les corps des victimes sur le sol.

    David Baker, responsable des services du Premier ministre, a immédiatement fait porter la responsabilité sur l'Autorité palestinienne. Celle-ci "continue à ne rien faire pour arrêter les attaques meurtrières lancées depuis son territoire. Cette attentat à Tel Aviv prouve que les terroristes palestiniens sont déterminés à assassiner, blesser et terroriser autant d'Israéliens qu'ils le peuvent, pensant qu'ils peuvent ainsi pousser Israël à des concessions", a-t-il dit à l'Associated Press.

    Le conseiller d'Ariel Sharon annonce "la riposte Israélienne sera rapide"

    Numéros des urgences
    Tel Hashomer - 1255131
    Ichilov Hospital- 1255133
    Beilinson Hospital - 1255134
    Wolfson Medical Center 1255135
    13 blessés ont été évacués vers Ihilov, 5 vers Tel Ashomer, 7 vers Wolfson et 4 vers Belinson

  • Nasser Assira, un chef du Hamas, relié à l'attentat d'Immanuel
    Jerusalem Post

    Les fonctionnaires de sécurité croient que les deux attentats près d'Immanuel ont été projetées par Nasser Assira, le chef du Hamas à Naplouse.

    Il a été aussi relié à un autre attentat plus tôt cette année près du Moshav Hamra dans la vallée du Jourdain.

    Le Hamas a revendiqué l'attentat d'hier, dans laquelle sept personnes ont été tuées et 17 personnes ont été blessées. (depuis l'attentat à fait une huitème victime, le bébé prématuré né par césarienne d'une femme griévement blessé dans l'attentat)

    Un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de Nasser Assira du Hamas de Naplouse. Il est soupçonné d'avoir organisé les deux attentats contre des autobus à Emmanuel, celui du mois de décembre et celui d'hier. Assira serait également suspect d'avoir participé à l'attaque du moshav Hamra dans la vallée du Jourdain.

    Nasser Awis, un commandant des Tanzims et des brigades el Aksa a été inculpé par le tribunal de Tel Aviv ce matin. Awis est soupçonné d'avoir organisé et pris part à plusieurs attentats terroristes.

  • Les noms des victimes de l'attentat terroriste d'hier ont été publiés. Ceux sont :

    *,Sara Shilon agée de neuf mois d'Immanuel
    * Gal Shilon, le père de Sara, 35 ans, d'Immanuel
    * Zilpa Kashi, la grand-mère de Sara, 67 ans, de Givatayim
    * Yonaton Gamliel, 16 ans
    * Ilana Siton, 35 ans
    * Galili Adas, 46 ans
    * Karen Pishani, 20 ans

  • La Syrie s'élève contre les déclarations du président Bush
    Jerusalem Post

    Au cours d'un dîner officiel donné en l'honneur d'une délégation de Corée du Nord, le président syrien a fait une allocution dans laquelle il s’est vivement opposé aux positions du président Bush. Bashir el Assad a expliqué que la paix au Proche Orient impliquait qu'Israël se retire des territoires qu'elle occupe avant toute "division du monde en axe du mal et du bien". Il a insisté sur la nécessité pour la Syrie et la Corée du Nord qui font partie de cet “axe du mal” de s'exprimer sur la paix et de défendre leurs droits. Sans toutefois nommer les USA, il a dit que le monde souffrait d'une tyrannie qui découlait d'un excès de pouvoir.

  • La Russie condamne l'attentat et envoie un émissaire
    Jerusalem Post

    La Russie a vivement condamné l'attentat d'Emmanuel et expliqué qu'il fallait dans ce contexte redoubler les efforts de paix. C'est dans cette perspective qu'Andrei Vodvin a été délégué par le ministre russe des affaires étrangères afin s'entretenir avec des responsables du gouvernement israélien.

    Par ailleurs, le chef du parti communiste russe a écrit à Yasser Arafat, lui enjoignant de participer aux efforts de médiation.

  • Ben Eliezer : pas question de se retirer des villes palestiniennes
    Jerusalem Post

    Le ministre israélien de la défense a déclaré qu’il était hors de question que Tsahal se retire des zones sous contrôle palestinien dans la situation sécuritaire actuelle. Sa prise de position fait suite à la déclaration du chef d’état major le général Yaalon. Ce dernier expliquait qu’un retrait équivaudrait à une capitulation.

  • Trois soldats ont été blessés dans l'échange d'armes à feu près d'Immanuel, un terroriste a été tué

    Par Arieh O'Sullivan - Jerusalem Post

    Trois soldats ont été blessés dans un affrontement avec des terroristes près d'Immanuel.

    Au moins un des terroristes a été tué et un autre blessé.

    L'affrontement est survenu lorsque les soldats pourchassaien les terroristes responsables de l'attaque d'hier, qui a fait huit morts

  • Trois des sept assasinés dans l'attentat près d'Immanuel étaient de la même famille.

    Sept personnes ont été assasinées et au moins 20 personnes ont été blessées par la mine qui a explosé près d'un autobus et par les rafales d'armes à feu sur les passagers peu de temps après 15h00. Mardi près de l'implantation de la Rive occidentale d'Immanuel.

    Parmi les morts, il y a trois membres de la même famille - une femme, son gendre et sa petite-fille.

    Les fonctionnaires de la Magen David Adom ont annoncé que huit personnes étaient dans une condition sérieuse et huit ont supporté des blessures légères.

    "Une mine sur la route a explosé comme l'autobus passait près de l'implantation d'Immanuel et un tir a alors suivi," a dit le porte-parole de la police Rafi Yaffe.

    Dans l'attentat, il y avait une femme Yéhoudit Weinberg à son huitième mois de grossesse.Yéhoudit, qui était gravement blessée à l’abdomen, a subi une césarienne et avait pu ainsi donné naissance à son bébé qui malheureusement est mort quelques heures après, amenant le bilan à huit morts.

  • L’illusion du calme
    Alex Fischman (Yediot Aharonot) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    L’opération « Voie ferme », a déclaré hier le tout nouveau chef d’état-major à la Knesset, est semblable à une « couverture » jetée sur les flammes pour éteindre le feu.
    L’embuscade d’Emmanuel prouve que la couverture est bien trop courte et qu’elle est amenée à se raccourcir davantage. En effet, les forces sur le terrain s’amenuisent et la division de réservistes mobilisée d’urgence il y a 3 semaines est en passe d’être libérée sans que d’autres appels ne soient prévus. Dans un tel contexte, le fait que les Palestiniens aient mis plusieurs semaines pour réussir à commettre un attentat d’envergure comme celui d’hier relève tout simplement du miracle.
    (..) Lorsque l’on possède une petite couverture, il faut, pour éteindre le feu, la plaquer au sol afin que les braises cessent de s’ailmenter en oxygène. C’est certainement ce que s’apprêtent à faire les forces israéliennes en « punissant » la population de la ville dont sont issus les auteurs du massacre d’Emmanuel. Il n’existe pas d’ « occupation humanitaire », et même si le Premier ministre israélien nomme des commissions de réflexion sur
    l’amélioration des conditions de vie des Palestiniens dans les territoires, la fonction d’une couverture est avant tout d'asphyxier.
    (..) Grâce à L’opération « Voie ferme », les services de renseignements israéliens possèdent des informations précises sur l ‘emplacement des cellules terroristes. A Jénine seulement, les forces israéliennes ont appréhendé en 3 semaines, 15 activistes « lourds » et 9 kamikazes et ont mis la main sur 9 laboratoires de confection d’explosifs, 2 camions et une voiture piégée et des missiles Kassem.
    La colonie d’Emmanuel , comme celle de Kyriat Sefer, est l’un des ventres mous de l’implantation juive dans les territoires, car ses habitants n’ont pas été formés à tenir une arme. L’armée a charge de les protéger, mais nous l’avons dit plus haut, la couverture est trop courte.
    La réoccupation des territoires a pour but d’attribuer à l’échelon politique une certaine marge de manœuvre pour faire avancer le processus politique. Mais sans réel programme politique, nous nous retrouverons plus tôt que prévu avec une couverture fripée.

  • Un calme fictif
    Editorial du MAARIV- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    “ Si les Palestiniens ont le sentiment qu’Israël capitule et qu’ils remportent une victoire, nous aurons un problème non seulement avec eux, mais aussi avec d’autres éléments, dont les Arabes israéliens ”. Telle est la mise en garde du nouveau chef d’Etat-major, exprimée lors de sa première intervention en Commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense. Ses propos ont déclenché les critiques de certains députés qui objectaient que cela revenait à dire que “ nous devrons rester éternellement dans les territoires ”.
    Ces députés exprimaient en fait une question fondamentale qui se pose depuis la création de l’Etat, et avec encore plus d’urgence depuis la deuxième Intifada : “ Devrons-nous éternellement manier les armes ? ”.
    (…)
    26 jours de calme fictif se sont écoulés depuis l’attentat d’Itamar, 26 jours de calme obtenus uniquement grâce à la présence de Tsahal dans les villes palestiniennes et grâce aux efforts incessants déployés pour déjouer les attentats.
    Et hier, une fois de plus, le terrorisme a frappé. Certains diront que si les habitants d’Emmanuel avait évacué leur implantation, les assassins ne les auraient pas massacrés. Mais un décompte des actes terroristes, qui ont fait 569 victimes à ce jour, démontre que les terroristes ne distinguent pas entre ceux qui se trouvent d’un côté ou de l’autre de la Ligne verte. L’attentat d’Emmanuel s’est produit après – et avant -- d’autres attentats perpétrés dans les villes d’Israël.
    (…)
    Israël est donc entraîné dans une lutte qui lui est imposée. Il est plus commode d’affirmer que côté palestinien, on ne dénombre que quelques centaines d’extrémistes, et que si nos propositions diplomatiques étaient plus généreuses, un accord aurait été possible, et nous pourrions vivre en paix, des deux côtés du mur de protection construit ces jours-ci.
    Y croire revient à faire la politique de l’autruche. Que doit-on nous dire de plus d’Arafat pour que l’on comprenne que lui seul donne le feu vert aux actes terroristes, qu’il finance ces opérations et subvient aux besoins des familles des Shahid ?
    (…)
    Les Palestiniens sont responsables de l’actuelle situation. Le gouvernement israélien doit tout faire pour en sortir. Avant de prendre des décisions, il devra prendre en considération que ceux qui affirment depuis longtemps que la seule solution est l’éviction d’Arafat, ont bien raison.

  • Israël maintienait la pression sur Arafat avant la réunion du quartette 

    Israël maintenait hier la pression sur l’Autorité palestinienne, accusée d’utiliser des fonds européens pour « financer le terrorisme », et consultait l’Égypte sur la nécessité de trouver un interlocuteur palestinien « acceptable » pour tous. L’activité sur la scène diplomatique israélo-égyptienne intervient à la veille d’une réunion à New York des principaux acteurs internationaux au Proche-Orient, qui doivent aussi rencontrer les chefs de la diplomatie égyptienne et jordanienne.

    Poursuivant sa campagne contre le président palestinien Yasser Arafat, le Premier ministre israélien Ariel Sharon a affirmé, dans des lettres adressées aux responsables du quartette (UE, Onu, Russie, États-Unis), que l’argent versé par l’UE à l’Autorité continuait à « financer le terrorisme, tandis qu’une autre partie va dans les poches de certains responsables palestiniens », a indiqué un responsable israélien. Le porte-parole du commissaire européen aux Relations extérieures Chris Patten a minimisé la portée de ces propos. « Nous avons déjà entendu cette position. Nous ne sommes en possession d’aucune preuve nouvelle qui pourrait appuyer ces propos », a-t-il dit. Depuis juin 2001, l’UE accorde chaque mois une assistance directe de 10 M d’euros à l’Autorité palestinienne pour compenser l’arrêt des versements par Israël de la TVA et des taxes douanières.

    M. Sharon a également souligné dans ses missives que la « réforme de fond en comble des services de sécurité palestiniens constitue la première condition à la lutte contre le terrorisme », a également indiqué ce responsable. Interrogé sur la réunion du quartette, ce responsable a estimé qu’» il y a peu de chance pour qu’il en sorte quelque chose de concret ». En dévoilant le 24 juin sa vision de la paix au Proche-Orient, le président américain George W. Bush avait fait de l’éviction de M. Arafat une condition préalable à son soutien à la création d’un État palestinien.

  • L'ONU, l'Union Européenne et la Russie en désaccord avec les Etats-Unis sur la
    légitimité( !!...??) de Yasser Arafat, ils ont fait valoir que, qu'il est nécessaire de contenir les violences ( !!...??)

    Les dirigeants européen, russe et des Nations Unies ont marqué leur désaccord mardi avec le secrétaire d'Etat américain Colin Powell quant à l'avenir de Yasser Arafat, que Washington souhaite voir écarté de la présidence de l'Autorité palestinienne.

    Lors d'une réunion sur le Proche-Orient à New York, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov et le haut représentant des Quinze pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) Javier Solana ont affirmé la légitimité de Yasser Arafat à guider son peuple vers la création d'un Etat palestinien.

    Durant les deux heures de débat, les trois hommes ont fait valoir que, s'il est nécessaire de contenir les violences, il faut aussi s'attacher à résoudre le conflit israélo-palestinien.

    Le «quartet» s'est toutefois accordé à dire que des moyens devaient être trouvés pour acheminer davantage d'aide aux Palestiniens. Les quatre dirigeants ont exprimé dans un communiqué commun leur «inquiétude grandissante sur la crise humanitaire dans les zones palestiniennes et leur détermination à répondre aux besoins urgents des Palestiniens».

    Ils ont estimé qu'une action internationale concertée était nécessaire pour soutenir les efforts de réforme politique et économique des Palestiniens. Et ils ont exhorté Israël à assouplir les restrictions de déplacements et à retirer ses troupes des territoires palestiniens.

    Mais même sur la question de l'aide, des divergences apparaissaient. Alors que l'administration Bush accuse l'Autorité palestinienne de corruption, Javier Solana - furieux des allégations de détournement de l'aide humanitaire- a assuré qu'aucun programme international ne fonctionnait mieux que celui destiné aux Palestiniens.

    L'UE donne environ 9 millions d'euros d'aide par an. Contrairement à l'assistance américaine, ces fonds sont directement versés à l'Autorité palestinienne.

    Tandis que Colin Powell a estimé que «tout commence par la création d'un plus grand sentiment de sécurité», illustrant ainsi la détermination de Washington à mettre fin avant tout aux attentats-suicide, Kofi Annan a souligné que «nous devons accomplir des progrès sur d'autres fronts». Le numéro un de l'ONU a estimé que sans ces progrès, la violence ne pouvait diminuer.

    Igor Ivanov a défendu la légitimité de Yasser Arafat, rappelant qu'il était le dirigeant élu des Palestiniens. Le ministre danois des Affaires étrangère Per Stig Moeller, dont le pays préside actuellement l'UE, a considéré que l'élection de Yasser Arafat imposait de traiter avec lui.

    Dans les principales capitales européennes, il a été décidé de s’aligner sur l’administration américaine et de ne pas présenter de politique contraire. Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a donné le ton. De Villepin a entendu le discours de Bush lors de sa visite à Jérusalem, et il a demandé à ses collaborateurs de rédiger une réponse positive. Maintenant, on parle au Quai d’Orsay d’une approche “ complémentaire ” de la politique américaine.

  • Une grande partie des kamikazes sont des personnes malades en phase finale
    Amir Oren - Haaretz - - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    En visite à Paris la semaine dernière, le chef des services de sécurité intérieure israélien, Avi Dichter, a rencontré le ministre de la Sécurité intérieure français, Nicolas Sarkozy et lui a fait savoir que les choix politiques erronés de Yasser Arafat attestaient de l’affaiblissement de l’état de santé, physique et mental du président de l’Autorité palestinienne. Le chef du Shin Beth a également indiqué à son interlocuteur qu’il continuait néanmoins de recommander à l’échelon politique israélien de ne pas avoir recours à l’expulsion d’Arafat hors des territoires palestiniens.

    Dichter s’est rendu à Paris pour une mission de « briefing » auprès de ses homologues français et italiens, à qui il a demandé par ailleurs de prendre des mesures de sécurité renforcées pour protéger les représentations israéliennes et les institutions juives locales.

    Jérusalem estime en effet que les organisations islamistes, appuyées par le Hezbollah et par l’Iran, dont l’action à la frontière libanaise demeure limitée, planifient des attentats anti-israéliens ou contre des objectifs juifs hors des frontières israéliennes.

    Nommé ministre d’Etat au sein du nouveau gouvernement Raffarin, fait qui témoigne de l’importance accordée par Jacques Chirac au dossier de l’insécurité, Nicolas Sarkozy a été qualifié pour mettre en place une politique ferme en matière d’ordre et de loi sur le sol français, notamment en matière de lutte contre les actes antisémites. Dôté d’une personnalité au moins aussi forte que celle de ses prédécesseurs Michel Poniatovsky et Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy incarne la préoccupation des gouvernements européens face aux problèmes de l’immigration. Dernièrement, le ministre français de la Sécurité intérieure s’est d’ailleurs aligné sur la position de son homologue britannique préconisant l’expulsion d’immigrés clandestins. Nicolas Sarkozy est un pro-israélien connu également pour les relations amicales qu’il entretient avec l’ambassadeur d’Israël en France, Elie Barnavi.

    Lors de sa visite, Avi Dichter a exposé à ses homologues français et italiens les moyens employés par Israël pour faire face au terrorisme palestinien, et les probabilités de voir émerger une nouvelle direction palestinienne susceptible de préférer le dialogue avec Israël à la violence. Le chef du Shin Beth a également fait valoir que les opérations « Rempart » et « Voie ferme » avaient largement contribué à réduire le nombre d’attentats suicide. D'après Dichter, Arafat est de plus en plus éloigné de la réalité du terrain, et ses subordonnés souffrent de ses excès de colère répétitifs. Arafat ne parvient pas à saisir les nouvelles donnes de l’arène diplomatique et se livre à une interprétation erronée du discours du président Bush et de ce qu’exigent conjointement Américains et Européens en matière de réformes substantielles des institutions sécuritaires et financières de l’Autorité palestinienne..

    Après avoir souscrit aux dires de Dichter sur l’importance du discours du président Bush, les chefs des services de sécurité français et italiens ont admis qu’Arafat avait visiblement du mal à en intégrer le contenu.

    Dichter a également insisté sur la gravité des attentats suicide, qui jouissent selon lui d’un soutien large mais instable auprès de la population palestinienne. Selon un officier des renseignements militaires israélien, le nombre de candidats au suicide a tendance à croître, mais leurs commanditaires doivent à présent faire face à une carence en explosifs, ce qui explique qu’en dépit des aspirations, l’exécution reste limitée. La contre productivité politique du terrorisme devrait à long terme encourager le peuple palestinien à se démarquer des attentats suicide selon les services de renseignements militaires.

    Le Shin Beth et les renseignements militaires israéliens ont dernièrement achevé à ce sujet un travail d’investigation visant à définir un profil type du kamikaze palestinien. Aucun dénominateur commun n’a pu être constaté mais deux données non moins importantes résultent de l'enquête :
    1. Une grande partie (le chiffre exact ne peut être divulgué) des kamikazes ayant perpétré, ou tenté de perpétrer des attentats suicide étaient des personnes malades en phase finale, ou des personnes soufflant de graves maladies mentales.

    2. En choisissant le suicide, le kamikaze entend concourir au projet d’indépendance du peuple palestinien ou à l’ascension sociale de sa famille, grâce notamment aux subventions que perçoivent les familles des kamikazes.

    Selon les estimations des renseignements militaires et du Shin Beth, les Palestiniens commencent à prendre conscience du préjudice politique causé par les attentats suicide, ce qui pourrait avoir pour effet de réduire le phénomène de manière significative.

    Suivant de deux semaines Moshé Yahalon, le nouveau chef d’état-major israélien, Avi Dichter a été accueilli à Paris dans une atmosphère très chaleureuse.

    Les services de sécurité français ont en outre été agréablement surpris de constater que des figures aussi importantes que Dichter et Yaalon étaient disposées à entendre l’avis ou les conseils (professionnels, et non idéologiques) sur les opérations militaires d’Israël.

  • Coopération militaire entre la Syrie et l’Irak
    Amir Rappoport (Yediot Aharonot) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    La coopération militaire secrète entre la Syrie et l’Irak prouve que le nouveau président syrien est extrémiste, observe-t-on dans les milieux de la Défense israéliens.

    “ Contrairement à son père, Bashar n’a pas encore connu de défaite militaire. C’est pour cette raison qu’il est beaucoup moins prudent ” précise-t-on de mêmes sources.

    En optant pour cette stratégie, la Syrie pourrait bien s’attirer les foudres des Etats-Unis. Pour les services de sécurité israéliens, il ne fait aucun doute que la confrontation avec le Hezbollah à la frontière libanaise pourrait déboucher sur un affrontement israélo-syrien.

  • Un parapluie nucléaire pour Israël
    Shimon Shiffer (Yediot Aharonot) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    A Camp David, le président Clinton et Ehoud Barak auraient évoqué la signature d’un traité de défense entre Israël et les Etats-Unis, qui aurait comporté entre autres la mise en place d’un “ parapluie ” nucléaire en cas d’attaque d’un Etat voisin. L’ex-président des Etats-Unis souhaitait convaincre le peuple israélien de soutenir le processus de paix avec les Palestiniens et le retrait des forces israéliennes des territoires. L’ex-Premier ministre israélien a quant à lui demandé à Clinton une aide économique de 35 milliards de dollars. Ces révélations sont celles de Bruce Riedel, celui qui fut le conseiller du président américain pour le Proche-Orient, dans un article publié sur le site Internet “ Bitter Lemons ” qui traite du dialogue israélo-palestinien.

  • M. Dominique de Villepin, le ministre des affaires étrangères, a été l’invité exceptionnel du comité directeur du CRIF, mardi 16 juillet 2002.

    Le chef de la diplomatie française s’est livré à un large tour d’horizon sur la situation au Proche-Orient et les relations bilatérales entre la France et Israël.
    M. de Villepin, qui a effectué récemment deux missions d’information dans la région, dont une en Israël, a insisté sur « l’extraordinaire urgence à agir », afin de favoriser une solution pacifique.
    Au nom de son comité directeur, M. Roger Cukierman, président du CRIF, a félicité M. Dominique de Villepin pour la pertinence de son analyse et l’appréhension globale des problèmes de la région.


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