Accueil

Google

Juillet 2002
D L M M J V S
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
téléphones des rédactions pour réagir rapidement
emails des rédactions pour réagir rapidement
D'autres "adresses" pour le contre-désinformateur
Vendredi 12 Juillet 2002 - 3 Av 5762
  • Barghouti et quatre autres militants de haut rang seront jugés devant un tribunal civil
    Yonathan Lis, Amos Harel, Daniel Sobelman ( Haa., manchette et page 2)

    Le conseiller juridique du gouvernement, Elyakim Rubinstein, a demandé au procureur général de présenter des actes d’accusation contre Marwan Barghouti et quatre autres militants de haut rang au sein du Tanzim, du Hamas et du Djihad islamique, devant un tribunal civil et non militaire. (…)
    La décision de transférer le dossier des cinq palestiniens à des juges de tribunaux civils a été prise, après examen de cette possibilité avec le procureur de l’armée et avec son accord. Plusieurs sources au ministère de la justice ont reconnu que le fait de les juger devant des tribunaux civils permettra d’empêcher toute critique de la communauté internationale face à un jugement militaire injuste.

    Selon certaines sources au ministère de la justice, l’acte d’accusation contre Barghouti sera prêt dans plusieurs semaines. (…)

    De son côté, l’avocat de Barghouti, Jawed Bolos, a dit qu’il n’y avait pas de différence entre un tribunal militaire et un tribunal.(…)

    Parallèlement, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah , a dit hier qu’il y avait une “ certaine avancée ” dans les négociations avec Israël concernant l’échange de prisonniers. (…) Nasrallah a nié hier les publications selon lesquelles le Hezbollah a repoussé la proposition israélienne de libérer l’Israélien kidnappé Elhanan Tenenbaum en échange de la libération de 100 prisonniers libanais et palestiniens détenus en Israël, dont Barghouti. Nasrallah affirme avoir entendu cette idée pour la première fois dans la presse, et qu’aucune proposition de ce type n’a été transmise au Hezbollah.

  • L’Ambassadeur des Etats-unis en Israël M.Kurtzer : “ Nous avons convenu avec Israël de ne pas expulser Arafat ”
    Amir Rappoport, Itamar Eichner (Yediot Aharonot) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.


    Lors d’une interview accordée à la radio publique israélienne, l’Ambassadeur des Etats-unis en Israël a déclaré que “ les Etats-Unis et Israël s’étaient mis d’accord pour ne pas expulser de dirigeants palestiniens des territoires ”.

    Par ailleurs, la conseillère du président Bush en matière de Sécurité nationale, a affirmé hier qu’il “ fallait changer toute la direction palestinienne ”. “ C’est tout un système qui doit changer afin d’assurer une certaine responsabilité face au peuple palestinien ” a-t-elle poursuivi.

    Sur le terrain, les forces israéliennes commencent à mettre en œuvre la politique du nouveau chef d’état-major : consentir des allègements à la population palestinienne. Dès la semaine prochaine, Tsahal pourrait bien passer à un couvre-feu nocturne dans les villes relativement calmes comme Tulkarem ou Kalkiliyah.

    Des permis de travail pourraient également être délivrés à plusieurs milliers de palestiniens et la liberté de circulation pourrait être retrouvée ici et là.

  • Sharon sollicite l’aide des Saoudiens
    Alex Fischmann (supplément politique - Yediot Aharonot) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    L’oxygène s’amenuise dans les bureaux encerclés d’Arafat. Les forces de sécurité israéliennes estiment que Tsahal devra demeurer 6 mois dans les territoires avant qu’Arafat ne “ disparaisse ”. Chez les Palestiniens, la lassitude, la crise économique et la capitulation absolue rappellent l’année 1967. Sharon a fixé son calendrier à novembre 2003, date des élections. D’ici là, un Etat palestinien verra le jour sur moins de 50% des territoires. En attendant, il cherche de l’aide et tente d’organiser une rencontre entre Pérès et une personnalité saoudienne de haut rang.

    Plus personne ne se presse aux portes des bâtiments présidentiels de Yasser Arafat à Ramallah. Les Américains ont donné l’ordre à leurs représentants à Jérusalem de ne plus rendre visite au vieux dirigeant palestinien. Les Européens, semblent également s’aligner, bien que plus discrètement, sur le discours du président américain appelant à la mise à l’écart d’Arafat. Du côté israélien, on est convaincu que le “ fruit ” finira par tomber de l’arbre sans qu’on ait à le cueillir. Selon les forces israéliennes, une présence militaire de 6 mois dans les territoires devrait suffire à “ faire disparaître ” Arafat de la scène politique.

    Dans 23 jours exactement, Yasser Arafat fêtera son 73ème anniversaire. Las, usé, il ne perçoit aujourd’hui aucun horizon capable de le rassurer. Le Premier ministre israélien n’entend pas manquer cette “ opportunité ”. Après une série de concertation avec le chef du gouvernement israélien, Washington a fini par adopter le plan Sharon, dont les grandes lignes ont été énoncées dans le discours de George.W.Bush. Cependant quelques accords secrets entre Jérusalem et Washington n’ont pas encore été publiés :
    Sharon s’est fixé un calendrier de 12 à 15 mois pour la mise en œuvre de son plan. D’ici à novembre 2003, date des élections en Israël, Sharon souhaite qu’un Etat palestinien provisoire soit proclamé sur l’ensemble des zones A et B, soit l’équivalent de moins de 50% de la Cisjordanie et de Gaza. Le plan Sharon évoque un Etat palestinien démilitarisé.

    Il cherche à présent à solliciter le soutien des Saoudiens, qui pourraient contribuer grandement à la restructuration économique de l’Autorité palestinienne. Pour ce faire, il fait pression sur les Américains pour qu’ils organisent une rencontre entre Shimon Pérès et une personnalité saoudienne de haut rang. Selon le plan Sharon, Israël délivrerait immédiatement au nouvel Etat palestinien des permis de travail à quelque 50 000 ouvriers palestiniens, et débloquerait les fonds revenant à l’Autorité palestinienne conformément aux accords d’ Oslo.

    Pour que le plan Sharon-Bush soit mis en œuvre, il faut que deux conditions soient réunies : la mise à l’écart d’Arafat et les réformes substantielles au sein de l’Autorité palestinienne.

    Si le chef du gouvernement israélien parvient , avec l’appui des Américains, jusqu’en novembre 2003, à prouver aux Israéliens qu’il a réussi à faire régner le calme et à faire avancer le processus politique, Nétanyahou et Binyamin Ben-Eliezer ne constitueront qu’une très faible menace lors des prochaines élections.

    Sharon est occupé aujourd’hui à mobiliser la communauté internationale pour promouvoir un processus politique, et force est de reconnaître qu’il enregistre des résultats plus que satisfaisants. ??Même les Français ont décidé, après leurs élections nationales, de changer de cap, tout du moins publiquement. Cette nouvelle orientation s’est ressentie notamment durant la visite du ministre des AE français. La France commence à comprendre que pour être influent au Proche-Orient, il n’existe pas d’autres alternatives que de dialoguer avec le gouvernement Sharon. Le nouveau gouvernement français accuse aisément l’ancien Premier ministre socialiste ainsi que l’ex-chef de la diplomatie française de l’hostilité à l’égard d’Israël. L’actuel gouvernement sera beaucoup plus souple, dit-on, et cela devrait se traduire dans les rapports commerciaux et dans le ton employé par les diplomates français.


Juillet 2002
D L M M J V S
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31