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D'autres "adresses" pour le contre-désinformateur
Jeudi 4 Juillet 2002 - 24 Tammouz 5762
  • La sécurité palestinienne plongée dans la confusion

    Le chef de la police palestinienne a décidé de démissionner pour se porter candidat à la présidence, à la suite de rumeurs selon lesquelles Yasser Arafat aurait tenté de le limoger en même temps qu'un haut responsable de la sécurité, apprend-on de sources palestiniennes.

    La décision de Ghazi Djabali met en évidence l'ébullition où est plongée l'Autorité palestinienne, qui procède à des remaniements importants sous la pression des Etats-Unis.

    Le bruit a couru que le président Arafat avait cherché mercredi à évincer Djabali et le colonel Djibril Radjoub, chef de la sécurité préventive en Cisjordanie.

    L'incertitude qui entoure les positions de Djabali et Radjoub renforce l'impression de chaos donnée par l'Autorité palestinienne après 21 mois d'intifada, sans contribuer d'aucune manière à redorer le blason d'Arafat, dont les Etats-Unis prônent la mise à l'écart.

    Le ministre de l'Information Yasser Abed Rabbo, premier responsable palestinien à s'exprimer sur la question, a démenti qu'Arafat ait cherché à limoger Radjoub, souvent présenté comme un successeur possible au vieux dirigeant palestinien.

    Abed Rabbo a cependant ajouté que l'Autorité annoncerait dans les prochains jours des remaniements concernant les forces de sécurité.

    Il reste possible que Radjoub et Djabali soient révoqués dans le cadre des réformes que réclame Washington en vue d'un retour à la paix au Proche-Orient. Djabali semble avoir voulu devancer une telle mesure.

    "Le général Ghazi al Djabali a décidé de démissionner de son poste pour préparer sa candidature à la prochaine élection présidentielle", a déclaré un haut responsable des services de sécurité sans préciser si le chef de la police palestinienne avait déjà présenté sa démission.

    Radjoub a quant à lui déclaré qu'il resterait à son poste à moins qu'on ne lui présente un décret portant sa révocation.

    Arafat n'a fait aucun commentaire sur cette agitation interne. On s'attend à ce qu'il brigue et obtienne sa réélection à l'occasion du scrutin présidentiel qu'il a fixé à janvier 2003.

    Quelle que soit l'issue de la lutte pour le pouvoir dans le camp palestinien, elle ne semble pas de nature à apaiser les critiques qu'inspire Arafat aux Etats-Unis.

    Dans une interview accordée mercredi à Reuters, le secrétaire d'Etat Colin Powell a réaffirmé que Washington n'avait plus l'intention de traiter avec Arafat. Il a indiqué que des responsables américains s'efforçaient de rallier à leur point de vue des partenaires européens très réticents.

  • L'ONU pointe les handicaps des pays arabes
    [CID-DemocratieMoyenOrient] Le Figaro [03 juillet 2002]

    Une croissance démographique considérable, une pénurie chronique d'eau, mais aussi un déficit inquiétant sur le plan des capacités humaines, les pays arabes n'ont pas un avenir radieux. Du moins si l'on suit les conclusions du dernier rapport de l'ONU sur la région. Les 22 États membres de la Ligue arabe comptent aujourd'hui 280 millions d'habitants. Ils seront, selon les projections de l'ONU, 400 voire 450 millions d'ici à vingt ans.

    Le poids d'une population analphabète, éloignée du développement et de la recherche, souvent au chômage, qui souffre souvent de malnutrition est un handicap supplémentaire. En dépit d'un revenu par habitant assez élevé, le monde arabe s'inscrit derrière l'Amérique latine, les Caraïbes et l'Asie de l'Est.

    Si le pétrole constitue une ressource considérable pour les pays riches, les réinvestissements issus de ces revenus alimentent souvent des secteurs improductifs et ne contribuent que faiblement à la croissance. Par ailleurs, le monde arabe enregistre d'énormes disparités en termes de développement humain. Toutefois, les politiques sociales de solidarité et d'aide aux pays pauvres ont permis de réduire l'écart entre riches et pauvres et de freiner la pauvreté au sein des pays arabes.

    Les jeunes éduqués, s'inquiète le rapport, continueront à quitter la région si de meilleures perspectives ne leur sont pas offertes. Ils rejoindront ainsi les cohortes d'experts qui ont émigré vers d'autres contrées du monde.

  • Après le timide projet de début de projet de réformes, manifestations et contre-manifestations palestiniennes

    A Gaza, plus de 5.000 Palestiniens ont manifesté en soutien à M. Arafat et pour dénoncer le discours du président américain George W. Bush demandant sa mise à l'écart.

    Dans le sud de la bande de Gaza, des affrontements ont opposé des policiers palestiniens à 500 partisans du Hamas, qui manifestaient pour demander l'exécution d'un collaborateur présumé.

    Le général Ghazi Jabali, chef de la police, Mahmoud Abou Marzouk, chef de la défense civile, et le colonel Jibril Rajoub, chef de la sécurité préventive dans la Rive occidentale ont été démis de leurs fonctions mardi par M. Arafat. M. Rajoub a démenti avoir été limogé. Ces mesures s'inscrivent dans le train de réformes exigées par Washington.

    L'Autorité a dévoilé le 26 juin un vaste plan de réformes en 100 jours, en particulier dans les domaines des finances, de la justice et de la sécurité. A Londres, le quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) a envisagé mardi la création d'une commission pour aider aux réformes que doit engager la direction palestinienne.

    Deux ONG basées à Paris, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et Médecins du Monde (MDM), n'ont pas publié pas un seul rapport accusant les palestiniens " d'infractions graves au droit international humanitaire et des droits de l'homme", à la suite des attentats, assasinats et poses de bombes diverses contre des civils israéliens. Depuis septembre 2000, 561 Israéliens ont été assassinés et 4206 ont été sérieusement blessés

  • Sharon : Tsahal va rester dans le secteur "A" pendant une longue période
    Par Herbe Keinon - The Jerusalem Post

    Tsahal restera dans les territoires palestiniens pendant une période prolongée, a dit le Premier Ministre Ariel Sharon, au cabinet de sécurité hier, deux semaines après le début d'Opération "Voie ferme".

    "Nous resterons dans le centre des villes pendant une très longue période ," aurait di Sharon à la réunion.

    En même temps, le cabinet de sécurité - comme application de la politique déclarée du gouvernement de différenciation entre ceux qui sont et ceux qui ne sont pas impliqué dans le terrorisme - a décidé de graduellement soulager les conditions de vie des Palestiniens, en commençant par les secteurs qui sont calmes.

    Un haut fonctionnaire de la Présidence a dit que la levée de ces restrictions est, ce que Sharon a voulu dire au début de la semaine, quand il a parlé à plusieurs reprises "de se saisir de l'initiative" après le discours de Bush.

    Le cabinet de sécurité a décidé que les couvre-feu en place depuis presque deux semaines dans plusieurs villes ne seront maintenant appliqués aux villes que la nuit et on permettra à environ à encore 5.000 Palestiniens de travailler à l'intérieur d'Israël .

    De plus, le cabinet de sécurité a décidé de donner aux représentants d'organismes d'aide humanitaire internationaux et à quelques fonctionnaires locaux la liberté de mouvement dans les territoires.

    Le cabinet de sécurité a aussi décidé de débloquer une partie de l'argent fiscal palestinien gelé par Israël depuis le commencement de la violence pour payer les considérables factures d'électricité et d'eau de l'AP.

    La réunion d'hier, le premier cabinet de sécurité se réunissant depuis le début de l'opération militaire actuelle, a comporté un certain nombre d'échanges pointus entre les ministres Travaillistes et Likud à propos de l'importance de la pression nécessaire pour provoquer l'écroulement du gouvernement du Président de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat.

    Bien que le cabinet de sécurité ait approuvéle permis à 5,000 ouvriers, le Ministre des Affaires Etrangères Shimon Peres - renforcé par le Ministre de la Défense Nationale Binyamin Ben-Eliezer - a demandé au cabinet de permettre à environ 30,000 ouvriers d'entrer en Israël. Peres a dit qu'Israël doit s'abstenir d'employer la punition collective, même en se battant contre le terrorisme.

    Actuellement environ 2,000 Palestiniens ont des cartes de travail, en baisse dramatique par rapport à l'évaluation des 150,000 Palestiniens qu travaillait à Israël avant l'éruption de la violence.

    Les représentants de Shin Bet auraient averti à la réunion que la levée de trop de restrictions en peu de temps pourrait mener à une augmentation du terrorisme et ont appelé à une approche graduelle de la levée des restrictions.

    Un haut fonctionnaire de la Présidence a dit que les commandants de Tsahal dans chaque région seront autorisés à rétablir les restrictions s'ils pensent que la situation de sécurité le réclame. "Les restrictions reviendront s'il y a un autre attentat-suicide," a-t-il dit.

    Bien que dans le passé le levée de restrictions, y compris l'élargissement du mouvement des palestiniens dans les territoires, aient souvent rencontré une reprise des attentats terroristes, cette fois Tsahal restera dans les villes pour avoirr un regard sur les événements, a dit le fonctionnaire.

    Ben-Eliezer a dit après la réunion que la décision de soulager les conditions sera évaluée et s'il semble que tout va bien, le nombre de cartes de travail pourra être augmenté. Il a dit que malgré les risques de sécurité, Israël doit laisser autant de Palestiniens qu'il faut travailler à l'intérieur du pays.

    Le cabinet de sécurité a agi face à la pression croissante des Etats-Unis et de l'Europe pour soulager les mesures dans les territoires. Le conseiller de Sécurité nationale Américain Condoleezza Rice a ouvertement invité Israël à donner aux Palestiniens, une liberté plus grande de mouvement.

    Peres a dit qu'il ne suffit pas de commencer à soulager les conditions de vie des Palestiniens et a appelé au renouvellement immédiat d'un dialogue avec les représentants seniors de l'Autorité Palestinienne.

    Sharon avait rejeté cette idée quand il a rencontré Peres dimanche, disant que cela donnerait seulemen tune légitimité à l'Autorité Palestinienne au moemnt où il y a une forte pression internationale pour écarter Arafat et mettre en oeuvre des réformes d'une grande portée.

    Peres a aussi demandé au cabinet de sécurité de transférer à l'Autorité Palestinienne - sous la surveillance américaine et de l'Union Européenne - l'argent fiscal qu'Israël a retenu depuis le commencement de la violence, pour permettre aux autorités locales de continuer à fournir des services.

    Sharon, cependant, a rejeté l'idée, disant que seulement cela pourra être fait quand un mécanisme sera mis en place pour s'assurer que l'argent va, comme le fonctionnaire de la Présidence l' a dit, "dans les mains des nécessiteux (needy), pas des cupides (greedy)." Le fonctionnaire a dit que le mécanisme devra s'assurer qu'aucun argent ne va appuyer le terrorisme.

  • A Gaza, les pays donateurs saluent les réformes palestiniennes ...

    Les 27 représentants de pays donateurs réunis dans la bande de Gaza ont approuvé le plan de réforme palestinien, mais ont indiqué que le bouclage israélien de la Cisjordanie risquait de rendre difficile toute mise en oeuvre des réformes.


    La plupart des participants provenaient d'Etats membres de l'Union européenne, mais des diplomates américains ont également assisté à la réunion au point de passage d'Erez entre Israël et la Bande de Gaza.


    "C'est le plus sérieux engagement que nous ayons vu depuis. Il est d'une large portée, ambitieux et suffisamment spécifique. Je pense qu'il obtiendra l'appui (financier)", a indiqué le directeur de la Banque mondiale pour la bande de Gaza et la Cisjordanie Nigel Roberts.


    Le ministre palestinien de l'Economie et de l'Industrie Maher al-Masri a de son côté confirmé que les pays donateurs n'avaient pas émis comme condition une avancée visible des réformes, mais qu'ils observeraient tout de même l'évolution.
    [No Comment]

    Roberts a estimé que, pour que les réformes palestiniennes aient une chance d'aboutir, Israël devrait non seulement retirer ses blindés et ses troupes, mais aussi débloquer les fonds appartenants à l'Autorité palestinienne.

    "Les restrictions de mouvement réduisent la capacité d'agir en tant que gouvernement", a affirmé le responsable de la Banque mondiale, faisant allusion au blocus israélien, mis en place devant la carence de l'Autorité Palestinienne, pour prévenir les attentas terroristes.

    Le ministre palestinien des Finances, Salam Fayyad, a ainsi souligné que l'Autorité palestinienne souffrait d'un manque à gagner de 20 à 30 millions de dollars par mois, nécessaire au paiement des salaires et à la fourniture des services essentiels.

    Israël a affirmé que l'occupation des villes palestiniennes durerait jusqu'à ce que les violences terroristes cessent et a accusé l'Autorité palestinienne d'être maître d'œuvre du terrorisme et de financer des mouvements terroristes.

    "Les Palestiniens ont expliqué que pour réussir leurs réformes, ils ont besoin du soutien de l'opinion publique. S'ils sont incapables de payer les salaires des fonctionnaires
    [s'ils continuent à financer le terrorisme], la population ne verra pas d'avantages tangibles et la crédibilité des réformateurs sera mise à mal", a résumé Roberts.

    D'après des diplomates, les donateurs craignent aussi qu'en cas de désintégration de l'Autorité palestinienne, le vide risque d'être rempli par des groupes islamistes terroristes comme le Hamas, qui ont gagné en popularité depuis qu'ils ont engagé des actions caritatives auprès des Palestiniens.
  • La justice française refuse d’instruire une plainte de pieds-noirs pour « crimes contre l’humanité »

    La justice française a refusé d’instruire, en raison d’obstacles juridiques, une plainte contre X pour « crimes contre l’humanité, arrestations et séquestrations arbitraires » déposée en mars par onze familles de pieds-noirs, a-t-on appris de source proche du dossier. Cette plainte avait été déposée à Paris par des proches – épouses, enfants, frères, sœurs – d’une douzaine de personnes disparues ou assassinées, principalement entre la signature des accords d’Évian, le 19 mars 1962, mettant fin à la guerre, et l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet de la même année.

    Le juge d’instruction Jean-Baptiste Parlos a signé son ordonnance de refus d’instruire début juin, suivant les réquisitions du parquet de Paris, a-t-on précisé de même source. Les avocats des onze familles de pieds-noirs ont fait appel le 12 juin de cette décision qui sera donc examinée par la Cour d’appel de Paris. L’ordonnance du juge d’instruction et les réquisitions du parquet de Paris sont conformes à la jurisprudence actuelle concernant ces plaintes dont la valeur symbolique se heurte régulièrement à des obstacles juridiques quasiment infranchissables.


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