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D'autres "adresses" pour le contre-désinformateur
Mercredi 3 Juillet 2002 - 23 Tammouz 5762
  • La guerre des mots
    By Caroll Azoulay - Jerusalem Post

    Tsahal vient de créer il y a un mois à peine un service de communication en français. Désormais l’information donnée en hébreu et en anglais le sera également en français. Explications.

    La seconde Intifada a marqué un tournant dans l’art de la guerre. Une tactique d’un genre nouveau a bien failli nous faire perdre la bataille : La communication ou plutôt la désinformation parfaitement maîtrisée par les Palestiniens et diffusée en Europe : Les images montrant un pauvre père tentant de sauver désespérément la vie de son fils déjà mort, tué par des balles palestiniennes ; les cadavres de civils exhumés de Djénine destinés à entretenir le mythe d’un massacre perpétré par l’armée israélienne ; l’accusation de viol de femmes palestiniennes portée contre les soldats israéliens et rapportée par Sarah Daniel... causèrent autant de mal que les bombes humaines qui ont tué par centaines nos frères et nos sœurs dans les rues d’Israël.

    La communication a bien été négligée. Nous n’avons pas tenu à utiliser nos morts pour légitimer nos actions de représailles, et nous avions oublié que l’ennemi avait perfectionné son art du mensonge.

    Tsahal avait pourtant mis au point un site internet très documenté et mis à jour quotidiennement. Toutefois certains journalistes français sont réfractaires à l’anglais, et après l’attentat du 11 septembre, apprendre l’arabe devenait suspect même si cela leur aurait permis de percer les méandres de la désinformation palestinienne.

    Pour Estelle et quelques autres militaires français récemment engagés dans Tsahal, il fallait réagir. Il y a quelques années les hauts gradés auraient ri au nez de ces immigrants fraîchement arrivés de France. Aujourd’hui la problématique a changé, et le talent linguistique de Leila Shahid a prouvé qu’énoncer des mensonges dans la langue de Molière pouvait ouvrir des horizons politiques insoupçonnés. Alors pourquoi ne pas dire la vérité en français ?
    Il y a tout juste un mois, le service de communication (Hasbara) de l’armée israélienne a mis en place un service en français. Composé de trois personnes qui travaillent intensément à la traduction en français de documents de l’armée et d’articles de journaux arabes, ce département n’en est qu’à ses balbutiements. Mais déjà une soixantaine de sites internet de lutte contre la désinformation s’arrachent la précieuse documentation. Pour Estelle il s’agit d’offrir au public francophone et aux journalistes, des informations exactes et non déformées par une traduction souvent peu professionnelle.

    Interrogée sur la répercussion de ces informations sur les médias français, la jeune femme n’a aucune illusion. “Il est rare de retrouver les informations que nous donnons aux journalistes français dans Le Monde ou Le Figaro. Ces derniers sont gavés d’informations fournies par l’Autorité palestinienne qui dorlote particulièrement les journalistes européens. Mais nous avons la foi, et nous pensons que le public juif francophone à qui nous adressons également ces informations en fera un usage efficace. Un Juif convaincu sera automatiquement un Juif convainquant”.

    Concernant les médias en général, Estelle insiste sur l’importance d’une information traduite en français. “Si nous utilisons les termes adéquats, ils auront moins tendance à déformer les termes par manque de connaissance ou par fainéantise. Ainsi par exemple, si nous nommons Judée-Samarie ce que les journalistes ont pris coutume d’appeler la Cisjordanie, ils s’habitueront à prendre pour acquis ce terme qui nous est plus favorable”.

    Eden arrivée de France il y a tout juste 6 mois, n’imaginait pas faire son service militaire dans un bureau, face à 6 télévisions allumées en permanence.
    Cette dernière a en effet pour mission de visionner les chaînes de télévision émettant en français et de relever des erreurs, des déformations ou des troncages de l’information. Eden vit cette mission comme une récompense. “Quand je regardais les infos en France et que j’entendais les énormités diffusées contre Israël, je ne pouvais rien faire. Aujourd’hui dès que je relève une information non conforme à la réalité j’avertis mes supérieurs, et quand cela est vérifié, les chaînes françaises sont immédiatement contactées afin qu’elles rectifient, ou démentissent leurs propos (ce qui est très rare dans la réalité). Nathalie de Belgique le confirme : “C’est un travail de fourmi, mais il est indispensable”.

    Pour le responsable de cette nouvelle unité, le lieutenant-colonel Yonathan Dahoah Halevy, il est nécessaire de dénoncer le double langage utilisé par les Palestiniens. Pour cet arabophone confirmé, ancien des services de renseignements, la stratégie de communication de Tsahal consiste à présenter à un public aussi large que possible la preuve de la dichotomie qui existe entre les discours prononcés en anglais par les responsables de l’AP et les pamphlets de haine contre Israël qui circulent dans la presse arabe.

    “Nous ne dirigeons pas l’information, nous désirons seulement faire l’écho d’une réalité obstruée par la barrière linguistique”. Et Estelle de poursuivre : “Notre but n’est pas de démontrer notre force, mais de révéler la faiblesse de l’ennemi en utilisant ses propres documents”.

    Pour preuve flagrante la déclaration de l’épouse d’Arafat dans le journal libanais Almoustkbal (14 avril 2002) traduite en français par l’unité de communication. Elle encourage les attaques suicide à l’encontre d’Israël : “La résistance est un droit légitime réservé à tout peuple conquis et les attaques [suicide] sont une partie inséparable de ce droit”. En réponse à la question : “Si vous aviez un fils accepteriez-vous qu’il accomplisse un attentat suicide ?” Elle a répondu : “N’est-ce pas le plus grand honneur que de mourir pour Allah ?”
    “Nous ne sommes pas une dictature, la presse est libre et les journalistes écrivent ce qu’ils pensent. Ils peuvent désormais prendre connaissance des documents en arabe traduits en français exposant de manière explicite la volonté de détruire Israël. La démocratie restera toujours notre credo et nous espérons que l’objectivité journalistique demeurera le slogan des reporters”, indique Yonathan Dahoah Halevy, précisant enfin : “Israël n’a jamais perdu la guerre de la communication, et en ce moment, je peux vous affirmer que ce sont les Palestiniens qui pensent l’avoir perdue”.

    Vous pouvez consulter les informations officielles en français du porte-parole de Tsahal sur desinfos.com: http://www.desinfos.com/idf_infos.html

    Visitez le site de Tsahal : www.idf.il ou recevez les communiqués du porte-parole de Tsahal en français par e-mail (offre réservée aux abonnés)


  • La grogne s’amplifie contre la « corruption » de l’Autorité palestinienne

    L'Orient Le Jour

    La multiplication des manifestations contre la crise économique dans les territoires autonomes palestiniens témoigne d’un mécontentement croissant à l’égard de l’Autorité palestinienne, mais aussi d’une lutte d’influence, selon des responsables.

    En l’espace de 10 jours, plus de 5 000 Palestiniens ont manifesté à Gaza contre la hausse du taux de chômage en raison du bouclage imposé par Israël et contre la « corruption » de la direction palestinienne.

    Le mouvement islamiste radical Hamas serait à l’origine de ce mouvement de grogne, estiment des responsables de l’Autorité, qui ont requis l’anonymat. Le Hamas veut « marquer des points dans son bras de fer avec l’Autorité palestinienne et se préparer aux élections législatives », prévues en janvier 2003, affirme l’un d’eux.

    Mais pour le député Hossam Khader, membre du Fateh, le mouvement du président palestinien Yasser Arafat, « la pauvreté, la faim et la corruption sont derrière ces manifestations ».

    « Les Palestiniens ont vu de leurs propres yeux la corruption qui prévaut dans trois ministères, ceux du Travail, des Affaires sociales et de l’Approvisionnement », a-t-il déclaré sans plus de détails.

    Selon lui, « le peuple palestinien a le droit de se révolter contre ses dirigeants qui sont en partie responsables de cette situation ».

    Lundi, plus de 5 000 manifestants à Gaza ont appelé l’Autorité à « combattre la corruption », tout en condamnant le bouclage israélien qui empêche plus de 100 000 Palestiniens d’aller travailler en Israël.

    La foule en colère a crié : « Où sont les millions ? On veut manger ! »

    Le politologue Saleh Abdel Jawad, plus nuancé, affirme que la « crise est indiscutablement le résultat de la politique israélienne (...) mais il y a aussi beaucoup d’interrogations sur l’aide des pays arabes. Les gens ne la reçoivent pas et une grande partie de cette aide est absorbée par l’Autorité palestinienne ».

  • Allègement des conditions de vie des Palestiniens
    Jerusalem Post

    Le gouvernement a décidé d'alléger les restrictions imposées aux populations arabes de Judée et Samarie. Ainsi, le couvre-feu sera limité à la nuit. Des permis de travailler en Israël seront délivrés à 5000 travailleurs. Shimon Peres avait demandé que ce nombre soit porté à 30 000 mais les responsables de la sécurité s'y sont opposés. Avant la présente Intifada, 150 000 palestiniens travaillaient en Israël.
    En outre, les employés des organisations non-gouvernementales qui distribuent l'aide humanitaire seront autorisés à se déplacer librement.
    Le gouvernement a répété qu'Israël ne souhaite pas instaurer dans ces régions un gouvernement militaire qui prendrait la vie des populations civiles en charge, cette responsabilité doit rester aux autorités palestiniennes.

  • Pour et contre Arafat
    Jerusalem Post

    Le Fatah a organisé une manifestation de soutien à Arafat pour faire contrepoids à la manifestation de mardi dans les rues de Gaza.
    Le Hamas et le Djihad Islamique qui ne participaient à aucune des deux
    manifestations ont par contre jeté des pierres contre le commissariat de police de Rafiah dans la bande Gaza.

  • Arafat limoge ses responsables de la sécurité
    Jerusalem Post

    Dans une tentative de se conformer aux desiderata des américains, Arafat essaie de changer les chefs de ses services de sécurité. Il a ainsi limogé le général Ghazi Jabali qui dirigeait la police. Ce dernier sera remplacé par le général Salim Burdani. Quant à Mahmoud Abou Marzouk responsable de la sécurité civile, il sera remplacé par le général Omar Ashor. Jabali n’a pas admis sa mise à pied et prétend qu'il s'agit de rumeurs.
    Plus importante est le licenciement de Djibril Rajoub, le chef de la sécurité en Judée et Samarie qui sera remplacé par l'ancien gouverneur de Djenine. Rajoub, un des hommes forts du régime, est impliqué dans de nombreux actes de terrorisme. Il était également en compétition avec Mohammed Dahlan, l'ancien chef de la sécurité pour Gaza, pour un poste clé (voire pour la succession d'Arafat). Dahlan a pris ses distances de l'opposition à Arafat et affirme que tant que le Raïs est menacé par les USA et Israël, il reste son plus fervent partisan, quitte à se présenter contre lui si des élections "libres" sont organisées par les Palestiniens.

  • Moubarak va dépêcher son émissaire à Jérusalem
    Jerusalem Post

    Le président égyptien avait annoncé en début de semaine qu’il allait envoyer deux émissaires dans la région pour éclaircir “la situation chaotique”. On pense que l’émissaire qui se rendra en Israël sera Osama el Baz, le conseiller pour les affaires étrangères du président Moubarak. Un responsable égyptien a expliqué qu’il délèguerait le chef des renseignements à Arafat pour lui expliquer que sa position n’est plus ce qu’elle était et qu’il y a péril en la demeure. Il envisagerait même un rôle purement symbolique pour le leader palestinien.

  • Ehoud Barak qualifie Yasser Arafat de "menteur en série" dans une interview à la télévision israélienne

    L'ancien Premier ministre israélien Ehoud Barak a qualifié mardi Yasser Arafat de "menteur en série" et appelé les Israéliens modérés à ne plus hésiter à dénoncer le dirigeant palestinien.

    Au cours de sa première interview à la télévision israélienne depuis sa défaite électorale de février 2000, M. Barak a mis en exergue le manque de fiabilité du président de l'Autorité palestinienne, qui fut son partenaire de négociations.

    "Si on essaye de l'embrasser, il s'échappe comme de la fumée", a observé l'ancien Premier ministre travailliste.

    "C'est un menteur en série, tellement impossible à croire que c'est une perte de temps que de parler de lui", a encore souligné Ehoud Barak, estimant qu'Arafat est maintenant "venu à bout de son rôle historique".

    Pour l'ancien chef du gouvernement israélien, Arafat porte la responsabilité de la flambée de violence de septembre 2000 qui a déclenché la deuxième Intifada. M. Barak a ajouté que le camp des pacifistes en Israël ne reviendra pas au pouvoir "tant que ses leaders ne pourront regarder dans les gens dans les yeux et leur dire que le responsable de la vague de terreur (...) est Yasser Arafat."

    Ces violences, qui se poursuivent depuis lors, avaient éclaté moins de trois mois après l'échec du sommet de Camp David, qui réunissait les deux hommes sous l'égide du président Bill Clinton en fin de second mandat.

    "La seule erreur d'Arafat, qui est de n'avoir pas accepté la proposition (du président Clinton) comme une base de discussion, vaut les 150 erreurs (commises par les Israéliens dans le processus de paix)", a encore analysé Ehoud Barak. Cette proposition prévoyait l'instauration d'un Etat palestinien dans l'ensemble de la Bande de Gaza, 90% de la Cisjordanie et une partie de Jérusalem. Or le chef palestinien a fait valoir le droit au retour en Israël de millions de réfugiés palestiniens et insisté pour obtenir la souveraineté sur certains lieux saints de Jérusalem.

    Ehoud Barak s'est par ailleurs félicité mardi de l'appel du président George W. Bush pour le départ d'Arafat, initiative qu'il a qualifiée de "victoire pour Israël et (Ariel) Sharon". Mais il a également jugé que l'actuel Premier ministre israélien commettait "une erreur en ne mettant pas de plan de paix sur la table". Selon lui, l'Etat hébreu devrait laisser "la porte ouverte aux négociations sans précondition autre qu'un arrêt total des violences".

    M. Barak a enfin appuyé la décision du ministre de la Défense, le travailliste Benyamin Ben-Eliezer, de cloturer la Cisjordanie afin d'empêcher les militants radicaux palestiniens d'entrer en Israël. "C'est vraiment dommage que nous n'ayons pas fait cela un an plus tôt. Nous aurions sauvé des vies", a-t-il constaté.


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