Accueil

Google

Juin 2002
D L M M J V S
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
téléphones des rédactions pour réagir rapidement
emails des rédactions pour réagir rapidement
D'autres "adresses" pour le contre-désinformateur
Samedi 29 Juin 2002 - 19 Tammouz 5762
  • Le QG administratif de l'Autorité palestinienne à Hébron détruit par Tsahal

    Un amas de gravats gisait aujourd'hui à la place du quartier général de l'Autorité palestinienne à Hébron en Cisjordanie. Après quatre jours de siège, l'armée israélienne a fait exploser dans la nuit la forteresse, où Tsahal affirme qu'une quinzaine de Palestiniens armés étaient toujours retranchés. Mais le sort des fugitifs, qui auraient pu avoir quitté le bâtiment, demeurait incertain.

    Aucun corps n'avait encore été retrouvé samedi dans les ruines du quartier général de Hébron, entièrement détruit dans la nuit par deux explosions contrôlées, qui n'ont rien laissé de l'édifice de quatre étages, perché sur une colline dominant la ville.

    La dizaine de soldats qui évoluaient samedi parmi les débris et surveillaient le site, n'avaient découvert dans l'après-midi que des armes et des munitions, selon l'armée. Deux bulldozers achevaient pendant ce temps de mettre à terre les murs encore debout.

    Une centaine de Palestiniens, dont de nombreux policiers, étaient sortis du complexe dans les deux premiers jours du siège. L'armée dit avoir arrêté une vingtaine d'hommes recherchés et avoir relâché le reste.

    Le responsable de la Sécurité préventive pour la Cisjordanie, Jibril Rajoub, disait croire samedi qu»'il n'y avait personne à l'intérieur» du quartier général au moment des explosions. «Nous avons pensé dès le premier instant que l'objectif était de détruire le bâtiment parce que c'était un symbole pour l'Autorité palestinienne», a-t-il ajouté.

    Depuis mercredi, plus aucun Palestinien n'avait émergé du complexe, mais Israël assurait qu'une quinzaine de militants se trouvaient toujours dans les locaux et avaient tiré vendredi matin sur des positions de l'armée. Les tirs avaient ensuite cessé et un ministre palestinien avait été autorisé dans la journée à pénétrer dans l'enceinte du bâtiment pour tenter de négocier la reddition des assiégés. Mais il était ressorti peu de temps après en disant n'avoir pu trouver personne dans le bâtiment, déjà fortement endommagé.

    L'armée israélienne, qui avait commencé vendredi matin à s'attaquer à l'enceinte du quartier général avec des bulldozers, a provoqué dans la nuit deux importantes explosions. La première a soufflé dans la soirée une large partie des trois premiers étages, soit environ un quart de l'édifice. Aux environs de 3h du matin, une deuxième déflagration, encore plus puissante, a permis d'achever le travail de démolition.

    L'armée israélienne avait encerclé le quartier général de Hébron tôt mardi matin dans le cadre de la nouvelle offensive militaire en Cisjordanie, lancée il y a une semaine et demie par le gouvernement israélien après les deux attentats-suicide qui ont tué 26 Israéliens à Jérusalem. Quelque 700.000 Palestiniens ont été confinés chez eux tandis que les soldats israéliens traquent les militants soupçonnés d'activités terroristes.

    Alors que le couvre-feu était maintenu à Hébron samedi, les habitants des six autres villes de Cisjordanie réoccupées par l'armée bénéficiaient d'une levée de cinq heures pour que les lycéens puissent passer leurs examens de fin d'année.

  • Colin Powell optimiste quant au soutien apporté à la nouvelle politique Bush au Proche-Orient

    En prenant fermement position contre Yasser Arafat, le président des Etats-Unis George W. Bush a peut-être "heurté quelques sensibilités", mais le soutien international à sa politique au Proche-Orient demeure solide, estime Colin Powell.

    Dans une interview accordée vendredi à l'Associated Press, le secrétaire d'Etat américain a expressément mentionné le soutien des pays arabes et européens, même s'il y a très peu d'indications quant à leur approbation de la nouvelle politique américaine.

    "La plupart des nations arabes ont fait des déclarations positives respectant la vision que le président (Bush) a dévoilée dans son discours", a-t-il affirmé. "Cela a peut-être heurté quelques sensibilités, déplu à certaines personnes, mais c'est la réalité".

    Lors d'un discours très attendu prononcé lundi dernier à la Maison Blanche, le président américain avait appelé les Palestiniens à se doter de dirigeants "nouveaux et différents", "non compromis avec le terrorisme", et à adopter des réformes démocratiques pour parvenir "rapidement" à un Etat indépendant.

    Si son appel en faveur d'une mise à l'écart de Yasser Arafat n'a pas suscité l'adhésion de la communauté internationale, à l'exception d'Israël, sa proposition de créer un Etat palestinien a été généralement bien accueillie.

    Au sommet du G8 organisé cette semaine au Canada, aucun leader n'a approuvé l'appel au renvoi de Yasser Arafat, même si certains dirigeants ont convenu que la paix n'allait pas sans réformes. Jeudi au Soudan, les délégués de 57 pays islamiques ont publié un communiqué, déclarant que les musulmans soutenaient "le peuple palestinien sous l'autorité du vaillant président Yasser Arafat".

    Mais le chef palestinien a mérité les reproches de George W. Bush, selon Colin Powell. "C'est le prix à payer pour l'inaction contre le terrorisme, l'inaction pour réaliser des réformes", selon lui.

    Précisant avoir eu "les conversations les plus franches" avec le leader palestinien pour tenter de l'influencer, il a ajouté: "nous n'avons pas vu de changement ou d'amélioration". Selon le sécretaire d'Etat américain, Yasser Arafat a autorisé des paiements à un groupe islamiste qui a perpétré des attentats-suicide en Israël, ce qui a confirmé la décision de l'administration Bush de se tourner vers d'autres leaders palestiniens.

    L'argument de George W. Bush, selon lequel le chef de l'Autorité palestinienne et ses collègues ont échoué, est "universellement reconnu", a poyrsuivi Colin Powell, ajoutant que les Etats-Unis espèrent travailler avec les pays européens et arabes pour mener "une transformation" de la société palestinienne.

    Selon le secrétaire d'Etat américain, son adjoint William Burns rencontrera la semaine prochaine à Londres des responsables de l'ONU, de l'Union européenne et de la Russie afin d'explorer une nouvelle manière "d'aller de l'avant". William Burns pourrait se rendre ensuite au Proche-Orient pour discuter avec les dirigeants israéliens et palestiniens.


Juin 2002
D L M M J V S
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30