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D'autres "adresses" pour le contre-désinformateur
Jeudi 27 Juin 2002 - 17 Tammouz 5762
  • Des révélations sur les liens de Arafat avec les terroristes expliquent la dureté de Bush, rapporte la presse US
    L'Orient Le Jour

    La position intransigeante du président George W. Bush à l’égard de Yasser Arafat s’expliquerait notamment par des rapports de services de renseignements liant le leader palestinien à un récent attentat-suicide en Israël, a rapporté hier la presse américaine.

    Ces rapports émaneraient, selon le Washington Post, des services de renseignements israéliens, alors que le New York Times, qui a révélé cette information dès mardi soir sur son site Internet, ne précise pas leur provenance.

    Ces informations montreraient que M. Arafat a autorisé le versement dune somme de 20 000 dollars aux Brigades des martyrs d’al-Aqsa, selon les quotidiens qui citent de hauts responsables américains. Ce groupe armé, lié au mouvement Fateh du président Arafat, a revendiqué plusieurs attaques anti-israéliennes dont l’attentat-suicide du 19 juin qui a tué 7 Israéliens à Jérusalem.

    Ces rapports auraient également retardé l’annonce dune conférence internationale sur le Proche-Orient ainsi qu’un voyage du secrétaire d’État Colin Powell dans la région.

    Jusqu’à lundi, M. Bush avait résisté aux appels israéliens demandant d’écarter Yasser Arafat du processus de paix, l’accusant d’avoir initié la vague de récents attentats en Israël, selon les quotidiens. Mais les renseignements récents montrant que Arafat continuait à financer les martyrs d’al-Aqsa auraient renforcé la détermination du président américain de se passer du dirigeant palestinien.

    « C’était la clé. C’est ça qui a fait la différence », a déclaré un haut responsable américain au Times.
    Selon un autre responsable cité par le Post, cette information, révélant que Arafat « continuait à jouer un double jeu », a contribué à rallier de nombreux hauts responsables américains au discours lundi de M. Bush.

  • L’espion qui venait du Liban
    Jerusalem Post

    Un immigrant originaire du Liban a été accusé de livrer des informations au Hezbollah sur les plans d’Israël concernant le Liban et le parti chiite. Nissim (son nom de famille est tenu secret) a émigré de son Liban natal, il y a dix ans. Il est le fils d’un musulman chiite et d’une femme juive, et à ce titre il bénéficie du droit au retour. Installé dans le centre du pays, il était resté en contact avec son frère au Liban. Apparemment, ce dernier lui a demandé des renseignements stratégiques que Nissim a fournis. Il s’agit de plans du pays avec indication des citernes de stockage de matières inflammables et d’évaluation militaire de la situation à la frontière nord d’Israël.
    Le tribunal a mis Nissim au secret et l’enquête se poursuit.

  • Toujours pas d’ambassadeur aux USA
    Jerusalem Post

    Danny Ayalon qui avait été pressenti pour devenir ambassadeur à Washington à la suite de David Ivry, n’a pas reçu l’approbation du ministère des affaires étrangères. Cela fait plus de deux mois que le poste est vacant en raison de désaccord entre le Premier ministre et Shimon Pérès sur le choix du prochain ambassadeur.

  • Coopération agricole malgré l’Intifada
    Jerusalem Post

    Depuis deux ans, la coopération n’a pas cessé entre Israël et les Palestiniens pour faciliter les exportations de produits agricoles des zones sous contrôle palestinien vers les autres pays arabes. En outre, tous les jours, des milliers de litres de lait de la coopérative Tnuva sont envoyés vers ces régions.

  • La situation sur le terrain
    Jerusalem Post

    L'armée israélienne encercle toujours le bâtiment de l'Autorité palestinienne à Hébron. Cette bâtisse est un fort construit à l'époque des anglais et ressemble à une forteresse, elle est connue sous le nom de Imara. La majeure partie de ceux qui y avaient trouvé refuge se sont rendus, sur 120 hommes Tsahal appréhendé 40 suspects de terrorisme.

    Il reste 10 à 15 hommes retranchés dans la forteresse, probablement les terroristes les plus endurcis et recherchés. Hier soir, les hélicoptères et les tireurs d'élite ont même tiré sur ceux qui se cachent derrière les hauts murs. Le lieutenant-colonel Blumenfeld du 101e régiment de parachutistes explique que "le temps est en notre faveur" et qu'ils n'ont pas attaqué l'Imara dès leur entrée dans Hébron afin de laisser les terroristes s'y réfugier. Il est ensuite plus facile de les prendre que s'ils sont partout dans la ville et peuvent fuir.

  • La Bible et la politique
    Ouri Dan ( Journaliste et proche d’Ariel Sharon, NdT) / Maariv- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    Le discours de Bush et le nouveau gouvernement français remettent les rapports franco-israéliens sur les rails du dialogue

    Une seule pièce de l’ambassade d’Israël à Paris n’a pas été été entièrement détruite par les flammes lors de l’incendie qui a ravagé celle-ci, pendant une nuit de mai dernier : celle du chef du service administratif. Les dossiers et les documents sont restés à leur place, et même des billets de banque… Il y avait aussi un meuble contenant des livres – dont une Bible. On dirait un texte de propagande de ceux qui ramènent les “ brebis égarées ” à la religion. Mais l’ambassadeur d’Israël à Paris, Elie Barnavi, que Shimon Pérès va remplacer sans raison, a confirmé cette anecdote devant moi. Je l’ai rencontré cette semaine à l’hôtel “ King David ” de Jérusalem, à l’occasion de la visite en Israël du nouveau ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin.

    Barnavi a entrepris la réhabilitation de l’ambassade d’Israël à Paris. Les autorités françaises et d’autres partenaires l’aident dans cette tâche de leur mieux. C’est peut-être symbolique de l’état des relations politiques entre les deux pays. Les flammes dévoraient aussi ces relations ces dernières années. Le précédent ministre français des A.E., Hubert Védrine, prenait régulièrement position contre Israël, de même qu’il soutenait l’OLP et Yasser Arafat ; même l’offensive terroriste d’Arafat n’avait rien changé dans sa ligne. Védrine était allé jusqu’à critiquer publiquement la politique du Président Bush et l’avait qualifiée de “ simpliste ”. A la veille des élections françaises, il y a eu une multiplication inquiétante des attaques contre des institutions juives, y compris des synagogues et des écoles, perpétrées pour la plupart par des musulmans, qui sont aujourd’hui 6 millions en France. Des deux côtés, à Paris et à Jérusalem, on avait fait entendre des déclarations trop hâtives.

    Le nouveau ministre français des Affaires étrangères est venu éteindre l’incendie diplomatique entre la France et Israël. Avant de venir en Israël, il avait fait plusieurs déclarations exprimant sa compassion et ses condoléances à Israël et pour condamner le terrorisme sans détour, sur un ton clair et ferme qu’on n’entendait pas à Paris auparavant. De cette façon, il avait annoncé la volonté de Paris qu’un vent nouveau souffle sur les relations bilatérales. Du côté israélien, le Premier ministre Ariel Sharon avait donné des instructions pour qu’un bon accueil soit réservé au visiteur, afin de marquer l’amitié et de tourner une page nouvelle dans les rapports avec la France, vu son rôle important au sein de l’Union européenne.

    Mais cette importante visite a été couverte par le bruit du discours du Président George Bush. Dans ce cas aussi, au lieu des critiques que formulait automatiquement Védrine vis-à-vis de la politique étrangère américaine, de Villepin s’est hâté de trouver des éléments positifs dans le discours du chef de la Maison-Blanche. Eléments où la France, un des Etats meneurs de l'Union européenne, pourra trouver les bases de sa participation au processus diplomatique au Moyen-Orient, quand les conditions en seront réunies.

    Bush a dit la vérité connue depuis longtemps de la C.I.A. aussi bien que des services français de Renseignement : l’Autorité palestinienne dirigée par Yasser Arafat est corrompue et entièrement mêlée au terrorisme, et c’est pourquoi il est impossible de parvenir à aucun règlement avec elle, à moins que ne soit formée une nouvelle direction démocratique. Cette vérité peut aujourd’hui servir de base de discussions entre Israël et l’Europe, entre Jérusalem et Paris. Le Président Bush a eu besoin de la Bible pour conclure son allocution inhabituelle. S’adressant aux Israéliens et aux Palestiniens à la fois, dans un effort pour éteindre le feu terrible qui les sépare, il a souligné : « Le choix est ici tout simple et clair. La Bible dit : Je t’ai donné la vie et la mort – et tu choisiras la vie ». Le Coran, Bush l’a laissé pour les kamikazes palestiniens d’Arafat et de Bin Laden./

  • Bush durcit le ton contre Arafat
    Orly Azoulaï-Katz, Roni Shaked, Itamar Eichner (Yediot Aharonot)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    Le président des Etats-Unis, George W. Bush, n’exclut pas d’employer la force pour contraindre l’Autorité palestinienne à entreprendre des réformes. « Nous allons exercer une pression diplomatique sur l’Autorité palestinienne afin qu’elle réalise des réformes dans tous les domaines. Je n’exclus jamais l’éventualité d’une action militaire, toutes les options sont ouvertes » -- a souligné le président américain lors d’un point de presse au Sommet du G8 qui s’ouvrait hier au Canada.

    Selon le quotidien américain New York Times, le président Bush aurait choisi d’évoquer la mise à l’écart d’Arafat dans son discours suite à un rapport des Renseignements faisant état de l’implication d’Arafat dans l’attentat du French Hill. En effet, le président de l’Autorité palestinienne aurait versé le montant de vingt mille dollars aux auteurs de l’attentat, les « Bataillons d’Al Aqsa ».
    Le conflit israélo-palestinien était hier au cœur des débats du Sommet du G8 au Canada. Le président américain a déclaré qu’il « pensait toujours ce qu’il avait dit à la Maison Blanche. « Quiconque est épris de paix doit impérativement choisir une direction qui ne soutient pas le terrorisme. Avec l’actuelle direction palestinienne, il est impossible d’avancer, et j’ai dit qu’il fallait en finir avec ce statu quo ». Interrogé sur la possible réélection du vieux dirigeant palestinien, le président américain a réitéré son souhait de voir émerger « une nouvelle direction ». « Arafat a tenu un double langage avec nous » a-t-il indiqué aux chefs de gouvernement canadien et japonais.

    Par ailleurs, le président Bush a chargé le secrétaire d’Etat Colin Powell de travailler avec les dirigeants du monde arabe afin de leur expliquer que les Etats-Unis avaient des exigences envers Israël : fin de l’occupation et création d’un Etat palestinien. Selon un haut fonctionnaire américain, Bush souhaiterait voir un Etat palestinien provisoire dans les 18 prochains mois.
    En outre, Saeb Erekat a annoncé hier au nom des Palestiniens que les élections législatives et présidentielles se tiendraient entre le 10 et le 20 janvier 2003. Pour Nabil Shaat, il est trop tôt pour savoir qui se présentera contre le président palestinien.

  • De nombreuses inconnues planent sur une hypothétique succession de Arafat

    L'Orient Le Jour

    La déclaration lundi du président américain George W. Bush en faveur d’une éviction du président palestinien Yasser Arafat a posé la question d’une succession de M. Arafat, qui a toujours tenté de l’éluder.

    « Il est vrai que Arafat n’a jamais délégué de responsabilités ou nommé un numéro deux, mais la succession est désormais une véritable question. Le problème, ce sont les élections et le droit des Palestiniens de choisir leurs dirigeants », a affirmé Hanane Achraoui, membre du Conseil législatif (Parlement) palestinien. Elle reconnaît qu’il existe « des candidats potentiels » pour succéder à M. Arafat, symbole et dirigeant du nationalisme palestinien depuis 33 ans, sans vouloir entrer dans les détails. Mais selon Mme Achraoui, si des élections avaient lieu en janvier comme prévu, « Arafat n’aura aucun problème pour les gagner », étant donné sa popularité.

    Néanmoins, les noms de quatre candidats potentiels, appartenant à deux générations différentes, mais tous membres du mouvement de M. Arafat, le Fateh, sont évoqués.
    Le secrétaire général du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Mahmoud Abbas, 68 ans, plus connu sous son nom de guerre Abou Mazen, figure parmi les favoris depuis qu’il a été un des architectes des accords d’autonomie d’Oslo en 1993.
    Mais le président du Conseil législatif Ahmad Qoreï (Abou Alaa), 66 ans, est plus populaire et intervient plus fréquemment en public. Selon les analystes palestiniens, les chances de M. Qoreï sont toutefois diminuées par son état de santé. Il a été hospitalisé à deux reprises pour des troubles cardiaques.

    L’un des autres prétendants, le secrétaire général en Cisjordanie du Fateh, Marwan Barghouthi, 43 ans, est détenu dans une prison israélienne depuis sa capture par l’armée israélienne le 15 avril. Pourvu d’un certain charisme, il est considéré par beaucoup de Palestiniens comme un dauphin naturel en raison de son rôle dans l’intifada qui a éclaté en septembre 2000. Un sondage réalisé récemment montre qu’il arrive en troisième position pour la cote de popularité, derrière le fondateur du mouvement islamiste radical Hamas, cheikh Ahmad Yassine, et M. Arafat.

    Parmi les héritiers possibles figure également l’ancien chef du service de sécurité préventive dans la bande de Gaza Mohammad Dahlane, 40 ans. Anticipant sa nomination à la tête du ministère de l’Intérieur du nouveau gouvernement par M. Arafat, M. Dahlane avait démissionné le 5 juin. Mais il s’est vu, à la place, proposer un poste de conseiller en matière de sécurité, qu’il n’a pas accepté pour l’instant. Il reste depuis très discret sur ses intentions. Parlant hébreu, il entretient des relations très étroites avec les États-Unis, l’Arabie saoudite et l’Égypte, dont l’appui est nécessaire à un éventuel successeur, estiment les analystes.

    Abou Mazen, Abou Alaa et M. Dahlane ont joué un rôle clé dans les accords d’autonomie, ce qui pourrait constituer un handicap, car ces accords sont rejetés par les islamistes et les autres forces radicales, qui bénéficient du soutien d’une bonne partie de l’opinion publique.

    Selon un analyste politique, aucun des candidats « n’a les capacités ni les qualifications pour se présenter seul aux élections, ils ont besoin de constituer une coalition ».

    Le ministre palestinien du Travail Ghassan Khatib relève pour sa part que le discours du président Bush a « limité les possibilités d’une compétition démocratique » aux futures élections. M. Khatib redoute en outre qu’en accroissant les pressions en faveur de réformes et d’une répression des activistes, Israël et les États-Unis ne contribuent à l’émergence de « dirigeants plus radicaux ».

  • Le chef du Mossad : Israël doit déjouer les plans d'armements nucléaires dans la région
    P
    ar Amir Oren, Correspondant d'Ha'aretz

    Israël ne doit pas épargner ses efforts pour déjouer, empêcher ou retarder l'accomplissement de la mise en place d'armes de destruction massive par des pays comme l'Iran, l'Irak, la Syrie et la Lybie, a dit le chef de Mossad d'Israël mercredi.

    En parlant à une réunion du Conseil Atlantique Nord de l'OTAN à Bruxelles, le directeur du Mossad, Ephraim Halevy, a averti que le terrorisme Islamique radical dans son ensemble et les attentats-suicide particulièrement posent "une menace formidable" aux Etats membres de l'OTAN car "les communautés musulmanes se développent rapidement et augmentent en nombre et en influence."

    Halevy a saisi l'occasion de critiquer durement le Président de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat, qui a-t-il dit "est d'accord pour effreindre les accords quand les circonstances du moment le lui permettent." Le chef palestinien entretient aussi "sa relation traditionnelle" avec le Président irakien Saddam Hussein, a dit Halevy.

    Le chef du service de renseignements d'Israël insiste pour "qu'un comportement approprié" soit une condition nécessaire pour n'importe quelle entité aspirant au rang de nation et à la souveraineté.

    La réunion a eu lieu en privé et a duré pendant environ trois heures, au-delà du temps prévu à l'origine. L'ambassadeur américain à l'OTAN, Nicholas Burns a cité le discours du Président George W. Bush de lundi, réitérant l'appui américain au droit d'Israël de se défendre et parlant du devoir de l'administration américaine envers son allié.

    Les ambassadeurs européens ont aussi parlé avec sympathie des victimes israéliennes du terrorisme et ont montré de la compréhension pour l'opération d'Israël contre le terrorisme, quoiqu'ils aient aussi parlé du besoin d'un horizon politique.

    Les participants à la réunion ont dit que c'était une occasion importante pour Israël pour présenter sa position, de convaincre les gouvernements étrangers du besoin urgent de coopération mondiale dans le combat contre le terrorisme, aussi bien que de comprendre les avis européens.

    Les dirigeants de la réunion étaient, le secrétaire général de l'OTAN, Lord Robertson, avec le président du comité militaire, l'Amiral italien Guido Venturoni. La délégation d'Israël était dirigée par son représentant à l''OTAN et à l'Union européenne, Harry Kney-Tal. Après la présentation d'Halevy, le Général Eival Gilady de l'Etat-major a présenté les aspects militaires de la lutte contre le terrorisme.

    La réunion de mercredi faisait partie du round annuel de l'OTAN de ses consultations politiques avec sept pays de la Méditerranée et de l'Afrique du Nord, les pourparlers de cette année se concentrant sur le terrorisme.

    Halevy a dit au conseil que le Mossad croit, malgré les démentis du ministre de la Défense Nationale iranien, que l'Iran investit lourdement dans le développement de missiles à longue portée, avec un rayon d'action de son Shihab-3, que l'on pense être de 3,000 kilomètres. Il a dit que l'Iran fait des recherches et développe "des missiles avec de plus longs rayons d'action, qui pourraient atteindre l'Europe dans l'avenir, même l'Amérique du Nord." Il a dit qu'il n'y avait "aucune raison pour cette entrée dans un développement à si longue portée," on ne sait pas quelles seraient les cibles potentielles.

    De plus, a dit Halevy, l'Iran développe "une catégorie d'armes des capacités nucléaires," quoiqu'il ait rapidement ajouté, "pour des raisons évidentes, je ne détaillerais pas notre information sur cette question sensible." Halevy a pointé que cette activité couplée avec l'investissement de l'Iran dans des systèmes de missiles "doit être un sujet d'attention constante pour chacun de nous dans cette salle."

    L'adhésion de l'Iran à la Convention des armes Chimique (CWC), Halevy croit, que ce n'est rien plus que "une couverture pour la construction d'une infrastructure civil avec un double but qui pourrait être convertie très rapidement dans des capacités de production des grandes quantités de VX [gaz]."
    En complément, Téhéran effectue aussi des recherches et développements sur la guerre biologique, selon le chef du Mossad.

    Quant aux dangers posés par Saddam Hussein, Halevy a dit qu'il faut supposer que l'Irak a essayé d'acquérir des capacités nucléaires depuis que le contrôle des Nations unies ait été retiré en 1998. "Comme vous le savez, à la veille de la Guerre de Golfe, l'Irak était sur le point d'obtenir une capacité nucléaire . Il manquait quelques mois pour produire du matériel fissile, " a-t-il dit aux délégués.

    "Nous avons des indications claires que cela a été et est leur désir inébranlable... Nous avons la preuve partielle qu'ils ont repris leur production de VX et probablement de la bactérie du Charbon. Quant aux systèmes d'envoi, nous avons la preuve suffisante pour affirmer qu'ils n'épargnent aucun effort pour préserver leurs capacités résiduelles et les augmenter à nouveau."

    En se tournant vers la Syrie, Halevy a dit qu'Israël avait "suivi" son acquisition et la production de missiles Nord-Coréen de Scud B, C et D" Il a ajouté que la plupart des ogives sont conventionnelles, mais "les Syriens ont aussi avec les B et C les capacités de missiles sol-sol." De plus, les Syriens ont aussi produit du gaz Sarin (GB) et étudient la fabrication de gaz VX .

    Halevy a demandé de se tenir un oeil rivé sur la Libye, "qui développe des missiles à longue portée avec l'appui Nord-Coréen, en leur rappelant aussi que" la Libye étaient souvent mentionné comme un pays s'efforçant de réaliser une capacité nucléaire. "

    Une partie significative de l'exposé d'Halevy a été consacrée au terrorisme. Les attentats-suicide , qui ont été "un phénomène marginal caractérisant l'approche d'un petit segment extrême de la société," est, selon le chef de Mossad, "en développement rapide dans une forme quasi-légitime de combat, encouragé et incité par la direction du camp palestinien. "Les attaques sur New York, Washington et Jérusalem sont un tout" l'accomplissement d'un modus operandi motivé non seulement par son utilité professionnelle, mais aussi pour son contenu idéologique et religieuse. "

    "Plus cet acte se répand," a-t-il averti, " plus la chance augmente que cela deviennne une arme puissante et soit la priorité dans des confrontations futures." Halevy alors demandé que "le terrorisme dans l'ensemble et l'attentat-suicide en particulier" soient reconnus comme "une forme de guerre" proscrit et interdit selon la loi internationale. Tout ceux qui sont impliqués dans de telles activités, ou ceux qui les favorisent, "doivent être placés hors-la-loi." Halevy a dit qu'il espérait que "les jours des états dévoyés et des autorités agissantes d'une manière autoritariste, non seulement pour leur propre destin, mais aussi pour le vôtre et le nôtre, doivent être comptés. "

    L'Autorité Palestinienne était en bonne place à côté de la Syrie, l'Iran et l'Irak dans la liste "des pays hôtes" qui facilite le terrorisme et l'attentat-suicide. Halevy a expliqué t au conseil comment "Arafat a placé le thème du terroriste-suicide - le martyr - le shaheed - au sommet de ses priorités." Les réformes promises par le leader palestinien ne sont rien plus que "des mouvements d'étalagiste pressé."

    Il a aussi cité l'appui grandissant de l'Iran pour le terrorisme et son influence en augmentation sur l'Autorité Palestinienne, avec comme exemple l'affaire du bateau d'armes Karine A .

    Dans sa conclusion , Halevy a dit que le terrorisme et l'attentat-suicide peuvent seulement être pratiqués si "il y a une zone de sécurité pour la formation, l'organisation et l'obtention d'armes." Il a dit que les états et des leaders individuels ont la responsabilité de ce qui se passe dans des secteurs sous leur contrôle. "En fin de compte", dit Halevy, "la communauté internationale n'aura d'autre option, que de les forcer à en être responsable. Autrement, le système international entier des nations en tant qu'Etats exerçant leur souveraineté sur terre et les peuples seront en danger."


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