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Samedi 11 Mai 2002 - 29 Lyar 5762
  • Toute l'actualité sur la propagande arabe en direct sur l'Agence France Propagande. Par son intermediaire l'Arabie pose ses conditions pour la destruction de facto d' Israël

    RYAD (AFP) -
    L'Arabie saoudite est prête à établir des relations diplomatiques avec Israël s'il se retire de tous les territoires arabes occupés et autorise le retour des réfugiés palestiniens, a déclaré le prince héritier saoudien Abdallah Ben Abdel Aziz dans une interview publiée samedi.

    "
    Un retrait (des territoires arabes) n'est pas suffisant. Israël doit retourner aux frontières d'avant l'agression de 1967. Il faut aussi le retour des réfugiés (palestiniens), la restitution du plateau syrien du Golan et ce qui reste de territoires occupés du Liban", a déclaré le prince Abdallah au quotidien arabe Asharq al-Awsat.

    Le prince, qui dirige de facto le royaume saoudien, a estimé que Ryad était prêt à payer le prix de la réalisation de la paix au Proche-Orient en établissant des relations avec l'Etat juif.

    "Si cela peut mettre fin aux souffrances de 5 millions de Palestiniens et assurer le restitution des territoires de trois pays arabes ainsi que la sécurité dans la région, cela voudrait la peine d'en payer le prix", a-t-il répondu au journal qui l'interrogeait sur l'établissement de relations diplomatiques avec Israël.

    Le prince Abdallah a été à l'origine d'un plan de paix, approuvé par le dernier sommet arabe fin mars à Beyrouth et proposant à Israël des relations normales en échange de son retrait de tous les territoires arabes occupés.

    Le plan a été bien accueilli par les Etats-Unis et en Europe mais le Premier ministre israélien Ariel Sharon a lancé, au lendemain de son adoption, une offensive en Cisjordanie pour répondre à des attentats suicide anti-israéliens.

    Evoquant sa visite fin avril aux Etats-Unis, le prince Abdallah a indiqué que le président George W. Bush "a contribué à la réussite de la rencontre (...) et montré de la compréhensif pour notre proposition", en allusion à la demande saoudienne d'une levée du siège imposé par Israël au président palestinien Yasser Arafat dans son QG de Ramallah, en Cisjordanie.

    Il a ajouté lui avoir fait part de l'analyse saoudienne sur la situation dans les territoires palestiniens et lui avoir "remis des photos et des enregistrements vidéo sur l'oppression de nos frères palestiniens".

    "Il en a été affecté", a-t-il dit.

    Le prince saoudien a indiqué qu'il était "prématuré" de parler d'une implication de son pays dans de futures négociations avec Israël, affirmant que "la priorité" devait être accordée aux moyens de "mettre fin aux souffrances des Palestiniens".
     
  • Jibril Rajoub : Mohammed Dahlan sape mon autorité dans la Rive occidentale
    Daniel Sobelman, Correspondent d'Ha'aretz


    Le chef des forces de sécurité préventive de l'Autorité Palestinienne dans la Rive occidentale, Jibril Rajoub, a fait sa première accusation publique contre le chef de la sécurité préventive dans la Bande de Gaza, Mohammed Dahlan et le conseiller économique de Yasser Arafat, Mohammed Rashid, il les accusé d'être "des associés dans la bataille contre les forces de sécurité préventives" dans la Rive occidentale. Dahlan était une des premières personnalités palestiniennes à avoir appeler à une réforme dans l'appareil de sécurité de toute l'Autorité Palestinienne, après les opérations de Tsahal dans la Rive occidentale.

    Dans un interview au journal El-Hayat, Rajoub prétend que, avant l'action de Tsahal contre le quartier général de sécurité préventif à Beituniya, il a été informé qu'Israël n'attaquerait pas le quartier général. Rajoub prétend que ce message - en provenance des Etats-Unis - lui a été adressé par Dahlan et le Ministre de l'Autorité palestinienne Saeb Erekat. Rajoub prétend que ce n'était rien de plus qu'une ruse, conçue pour diminuer sa réputation dans la Rive occidentale et que Dahlan y a été directement impliqué. Rajoub prétend aussi que les charges revelées contre lui - qu'il aurait remis à Israël, sept activistes du Hamas qui étaient emprisonnés à Beituniya -, ont été diffusées par des agents de renseignements israéliens.

    Rajoub a défendu son action, disant qu'il n'y avait aucune raison de mettre en danger 400 civils qui étaient à l'intérieur du quartier général de sécurité préventive, juste pour empêcher l'arrestation de sept activistes.

    "Est-ce que l'accord trouvé [pour Yasser Arafat à Ramallah] a été négocié par Dahlan lui-même, pouvait-on faire mieux ? Et l'accord de Bethléem, a-t-il été négocié par Rashid, pouvait-on faire mieux ? Au moins dans Beituniya, l'appareil de sécurité préventive a été debout jusqu'au dernier."

    Rajoub a souligné que n'importe quel régime palestinien futur qui serait soutenu par Israël et créé conformément aux voeux d'Israël, sera condamné à l'échec. Il a aussi prétendu qu'Israël aidait certains groupes palestiniens et a appelé "une restructuration des forces de sécurité palestiniennes," conformément à la loi palestinienne et sous surveillance palestinienne.

  • Abdallah II presse les États-Unis de créer une « alliance de la paix »

    Le roi Abdallah II de Jordanie a appelé les États-Unis à mettre sur pied une « alliance de la paix » au Proche-Orient qui apporterait son soutien politique, économique et sécuritaire à Israël et aux Palestiniens. Les propos du roi, prononcés jeudi à Houston, au Texas (États-Unis), au lendemain de ses entretiens avec le président George W. Bush axés sur la crise du Proche-Orient, étaient rapportés hier par la presse jordanienne.
    « J’appelle aujourd’hui les États-Unis à saisir ce moment historique pour créer une nouvelle alliance de la paix au Proche-Orient », a dit le souverain jordanien. « Cette coalition présidée par les États-Unis et regroupant les Européens, les Arabes et d’autres pays fournira à Israël et aux Palestiniens l’aide politique, économique et sécuritaire nécessaire », a-t-il ajouté. « Elle apportera son appui fort à un accord final (...) basé sur des principes justes et clairs », a-t-il pourusivi.
    Selon Abdallah II, cet accord doit être basé sur les principes de la conférence de paix de Madrid (1991) et sur l’initiative de paix adoptée lors du sommet arabe de Beyrouth, en mars, et prévoyant la paix avec Israël contre son retrait des territoires arabes occupés.
    « Cette initiative collective de paix offrira à Israël les garanties sécuritaires qu’il réclame (...) dans le même temps, les Arabes doivent voir leurs revendications réalisées : la fin de l’occupation israélienne de leurs territoires et la garantie de l’indépendance, de la liberté, de la dignité et de la sécurité des Palestiniens », a souligné le souverain hachémite.

  • Ben-Eliezer : Tsahal va réévaluer les plans pour l'opération dans la Bande de Gaza
    Par Amos Harel et Aluf Benn, Correspondants d'Ha'aretz

    Le Ministre de la Défense Nationale Benjamin Ben-Eliezer a annoncé vendredi qu'il a demandé à Tsahal de réévaluer les plans pour les opérations militaires dans la Bande de Gaza. Ben-Eliezer, qui a rencontré avec les hauts fonctionnaires de Tsahal, a cité le débat public des récents jours quant aux détails des opérations comme une des raisons de sa décision.

    La Canal Deux de télévision a annoncé que Ben-Eliezer a en réalité décidé de retarder l'opération et qu'il a accusé des ministres du gouvernement d'avoir divulgé l'information sur l'opération projetée à la presse.

    Les sources de sécurité ont dit que la possibilité était toujours envisagée pour une opération plus limitée dans la Bande de Gaza. Ils ont aussi dit que quelques réservistes qui avaient reçu un rappel pour les opérations projetées avaient été prévenus qu'ils seraient probablement libérés dimanche.

    Les sources de sécurité ont aussi exprimé leur stupéfaction que la censure militaire ait permis aux médias de sortir des détails opérationnels quant aux actions projetées.

    Tsahal a continué des préparatifs vendredi pour une incursion possible dans la Bande de Gaza, massant des forces à la frontière de la Bande, après que le cabinet ait approuvé, ce que les sources de sécurité seniors appellent "une opération concentrée et limitée dans le temps," mais ils ont laissé entendre qu'il pourrait être rappelé à la dernière minute suite à la pression américaine sur les deux côtés.

    Le ministre des Affaires Etrangères Shimon Peres a dit vendredi qu'il attendait "prudent et mesuré" l'action contre les centres activistes de la Bande de Gaza et a dit qu'Israël n'avait aucun plan de conquéte de territoire contrôlé par les Palestiniens.

    "Nous n'avons pas d'intention de conquérir la Bande de Gaza, mais juste d'atteindre des points où il y a les centres réels du terrorisme d'une façon très prudente et mesurée," a dit Peres aux journalistes peu de temps après son arrivée en Italie pour une visite officielle.

    Les résidants de la Bande de Gaza, en particulier ceux du nord, continuaient à s'approvisionner en l'alimentation jeudi, particulièrement de la farine et des légumineuses et des sacs de sable ont été érigés en barricade dans l'attente d'une opération de Tsahal dans le secteur.

    Des milliers de réservistes, surtout du Commandement du Sud, ont été rappelés jeudi conformément aux ordres de secours ("Tzav shmonah") pour préparer une opération de représailles dans la Bande après l'attentat-suicide dans Rishon Letzion qui a tué 15 personnes.

    Cependant, une discussion a éclaté à Tsahal sur la nécessité de l'opération et cette critique pourrait amener à une action à plus petite échelle .

    Des sources militaires ont dit il pourrait y avoir une opération aux abords des villes et des camps dans la Bande qui se concentrerait sur le Hamas et le Jihad Islamique. La plupart de l'infrastructure de ces deux organisations se situant dans le secteur nord de la Bande.

    Au sud, dans le secteur de Rafah, Tsahal est concerné par un trafic d'armes intensif faisant le long de la frontière égyptienne. Un nouveau tunnel a été trouvé jeudi, le quatrième en moins d'une semaine. Les officiers de Tsahal disent que la solution à ce problème est une expansion significative de la présence militaire le long du couloir Philadelphi à la frontière.

    Une source crédible du Quartier général a admis jeudi soir que l'opération dans la Bande de Gaza est controversée dans l'armée. Il a dit que la question est de savoir si une incursion dans la Bande de Gaza perturbera les efforts politiques internationaux qui pourraient arriver au moins à une accalmie provisoire.

  • Tsahal a détruit à Tulkarem une usine de bombes

    Les forces de Tsahal ont opéré dans plusieurs emplacements dans la Rive occidentale vendredi matin, faisant plusieurs arrestations et confisquant des armes et des munitions.

    Les troupes ont aussi agi la nuit à Tulkarem, où ils ont explosé une maison appartenant à un activiste du Hamas arrêté plus tôt dans la semaine. La maison contenait un laboratoire pour l'assemblage de dispositifs explosifs. Les soldats ont aussi découvert plusieurs grands dispositifs explosifs, des valises contenant des explosifs et des téléphones cellulaires installés pour agir comme des détonateurs éloignés. Ils ont aussi trouvé des explosifs faits sur place. Tsahal a agi à Tulkarem pendant toute la semaine passée, entrant et sortant de la ville plusieurs fois.

    Des sources palestiniennes dans Hebron ont annoncé que Tsahal avait tiré des missiles sur une maison au sud de la ville, dans laquelle un terroriste recherché était caché. La maison a été détruite et le terroriste s'est livré aux soldats de Tsahal.

    Vendredi matin, Tsahal a arrêté trois Palestiniens recherchés dans Kfar Ramana, près de Djénine et un activiste du Jihad Islamique dans Kfar T'koah, près de Bethléem. Des sources palestiniennes ont aussi annoncé que Tsahal est entré à Azoun, à l'est de Qalqilyah, et a imposé un couvre-feu et a arrêté beaucoup de suspects.

  • Un lieu saint transformé en capharnaüm nauséabond

    L'Orient-le Jour

    L’intérieur de la basilique de la Nativité de Bethléem tenait plus du capharnaüm nauséabond que du lieu de culte hier, après le départ des derniers Palestiniens qui l’occupaient depuis le 2 avril, à en juger par des images filmées par un « pool » de journalistes étrangers. En plus de leurs images, ces quatre journalistes mandatés pour représenter la presse ont aussi raconté ce que les images ne pouvaient rendre : l’odeur répugnante qui règne à l’intérieur.

    Dans le narthex (entrée) exigu auquel on accède par la petite porte de l’Humilité, qui oblige le visiteur à courber l’échine pour entrer, quelques sacs poubelle et détritus sont posés contre un mur.
    Vide, à part quelques chaises alignées, et particulièrement sales, le grand vaisseau central de la basilique a des airs de salle des pas perdus de Palais de justice. Le nez du visiteur est frappé par de forts relents de nourriture avariée, mais aussi par une odeur de fauve mêlée de vieux matelas qui le dispute aux remugles de sueur ou de pieds, selon le témoignage de ces journalistes.
    Il y a des impacts de balles, mais peu.
    Derrière la colonnade de gauche, le sol de la travée est couvert de tapis parsemés de couvertures, d’échelles, de draps, de matelas poussiéreux, de serviettes, de vaisselle sale, de mouchoirs et de paquets de cigarettes vides, ainsi que de quelques bombonnes de gaz. Ce qui semble être l’une des petites chapelles attenantes a dû être utilisé comme cuisine ou salle à manger. Le désordre y est total. La pièce est remplie de matelas sens dessus-dessous mêlés à des restes de nourritures ou, là encore, à de la vaisselle sale.
    L’autel en bois sculpté orné d’inscriptions grecques en lettres dorées a été transformé en étagère de cuisine ou en vide-poches : les cierges y côtoient une théière et divers objets hétéroclites.
    Les images montrent aussi toutes sortes de détritus traînant dans les endroits les plus improbables.
    Un autel a été retourné pour servir de table de salle à manger, mais les commensaux n’ont pas débarrassé. La caméra parcourt ensuite diverses salles du couvent franciscain attenant, où ont été installés des dortoirs de fortune, plus ou moins bien rangés selon leurs hôtes. Dans certaines, il y a eu un effort de rangement et les couvertures sont sagement pliées. Sur des stalles en bois pend du linge. Au deuxième étage, se trouve une grande salle, ravagée par un incendie dans la nuit du 1er au 2 mai, quand, selon les franciscains, les Israéliens ont voulu pénétrer dans le couvent – ce que l’armée dément. Toutes les fenêtres sont cassées et les matériaux qui devaient servir à installer un nouvel orgue ont été détruits.
    Dans le cloître, une statue de la Vierge de Lourdes a été décapitée et touchée au bras, victime, d’après des prêtres, de tirs israéliens. Planté dans un parterre de fleurs, un citronnier n’arbore plus que des branches nues : toutes ses feuilles ont été mangées.
    Cité par les journalistes, le père Giovanni Battistelli, secrétaire général de la Custodie franciscaine de Terre sainte, indique que, malgré l’état des lieux, il n’y a pas lieu de consacrer la basilique à nouveau.
    Au sous-sol de la basilique, la grotte où la tradition chrétienne situe la naissance du Christ ne semble pas avoir été profanée.
    Après le départ des Palestiniens, s’éclairant à la bougie, popes orthodoxes et moines franciscains en reprennent possession et s’y succèdent en psalmodiant. « C’est une église, et tout le monde a le droit d’y entrer, mais très vite, nous nous sommes retrouvés comme pris entre deux feux, entre deux forces opposées », explique le père franciscain Nicolas Marquez, dans une rue proche de la basilique, dont les soldats israéliens interdisent l’accès. « Tout est très sale, des vitres ont été cassées, ainsi qu’une partie d’une mosaïque », ajoute ce père d’origine mexicaine. « Ils (les Palestiniens armés) avaient toujours leur fusil avec eux, et un jour, ils ont cassé les vitres, pour accéder à la cuisine », en quête de nourriture, dit-il alors que l’armée israélienne charge dans des camions le matériel déployé à l’extérieur du lieu saint pendant le siège : filets de camouflage, barrières métalliques, projecteurs. Des vols ont été commis, accuse le père Marquez. « Ils prenaient tout ce qui ressemblait à de l’or, comme les candélabres, mais finalement, ils ont rendu ce qu’ils avaient pris », explique-t-il en compagnie du père Luc, un religieux d’origine britannique.
    Le père Raëd Abushalia, porte-parole du patriarcat latin de Jérusalem, a expliqué que la basilique devra être purifiée par un rite de « lavement » liturgique. L’édifice religieux « sera remis aux trois confessions chrétiennes chargées de sa gestion, les franciscains, les grecs-orthodoxes et les arméniens-orthodoxes », a-t-il expliqué à l’agence des évêques italiens Sir. « On procédera ensuite au rite du “lavement de l’église”, qui a lieu d’habitude une semaine avant Noël, selon une ancienne tradition, et qui sera célébré à nouveau à cette occasion ».
    Pour le supérieur général des franciscains, Giacomo Bini, arrivé jeudi à Bethléem, l’épreuve a été également très lourde pour les religieux, « avec toutes ces fausses fins de crise annoncées ». « Ils n’ont pas dormi les trois dernières nuits, et quand je suis arrivé de Rome hier, deux d’entre eux sont tombés dans mes bras en pleurant », raconte-t-il.

  • La liste nominative des treize Palestiniens bannis

    Voici la liste nominative des treize Palestiniens, considérés comme « très dangereux » par Israël, sortis hier de la basilique de la Nativité après 38 jours de siège, et en route pour l’exil :
    1 – Le colonel Abdallah Daoud, directeur des services de renseignements dans le secteur de Bethléem. Né dans le camp de Balata (Cisjordanie) en 1962. Il est accusé d’avoir préparé des attaques anti-israéliennes, d’avoir organisé des trafics d’armes, d’avoir protégé des auteurs d’attaques et de liens avec des combattants responsables de tirs sur la colonie de Gilo, près de Jérusalem.
    2 – Ibrahim Moussa Abayat, habitant de Bethléem, né en 1973. Israël l’accuse de diriger des groupes armés, d’être un membre important des Brigades des martyrs d’el-Aqsa, un groupe armé lié au mouvement Fatah du président palestinien Yasser Arafat et d’avoir tiré des obus de mortier sur Gilo. Il le considère responsable d’une attaque contre un officier des services de renseignements israéliens en juin 2001 et de la mort de deux autres Israéliens.
    3 – Jihad Jaara, né en 1971, habitant Bethléem. Il est accusé d’être un militant actif du Fatah, d’avoir lancé des attaques contre des soldats et des civils israéliens, à Gilo notamment en dépit du fait qu’il appartienne aux services de sécurité palestiniens.
    4 – Mohammad Saïd Atallah Salem, né en 1979, habite le camp de Dheishé, près de Bethléem. Israël l’accuse d’être un membre influent des Brigades des martyrs d’el-Aqsa et d’avoir planifié deux attentats-suicide en mars 2002.
    5 – Khaled Abou Nejmeh, membre des services de renseignements palestiniens.
    6 – Rami al-Kamel, membre des Brigades des martyrs d’el-Aqsa.
    7 – Mohammad Mouhanna, membre des services de renseignements palestiniens.
    8 – Aanan Khamis, membre du Fatah.
    9 – Khalil Abdallah, membre du Fatah.
    10 – Ahmad Hamamra, membre du Fatah.
    11 – Ibrahim Mohammad Salem Abayat, né en 1961, de Bethléem. Israël l’accuse d’être un responsable du mouvement islamiste radical Hamas et d’avoir perpétré des actes « terroristes ».
    12 – Aziz Joubrane, né en 1971, de Bethléem. Accusé d’être un responsable du Hamas et d’avoir fabriqué des armes destinées à des attentats anti-israéliens.
    13 – Mamdouh al-Wardiyane, membre du Hamas.

  • Chypre a voulu jouer un rôle régional en perspective de son adhésion à l’Union Européenne


    En accueillant temporairement sur son sol treize terroristes palestiniens et permettant ainsi un dénouement du siège de l’église de la Nativité, Chypre a voulu démontrer son aptitude à jouer un rôle régional, dans la perspective de son adhésion à l’Union européenne.
    « Avec cette décision d’accueillir les Palestiniens, Chypre a montré l’importance de sa situation géographique et a contribué à mettre fin au calvaire » des assiégés de Bethléem, a déclaré hier à la presse le ministre chypriote des Affaires étrangères, Yiannakis Cassoulidès.
    Si la petite île de la Méditerranée orientale n’abrite que 600 000 habitants, elle se trouve en effet à moins d’une heure d’avion des côtes du Proche-Orient, comme l’a montré la brièveté du voyage aérien des 13 exilés de Bethléem, de Tel-Aviv à Larnaca (sud de Chypre), dont l’avion a mis moins d’une heure pour rejoindre l’aéroport de Larnaca.
    L’offre de la partie grecque de Chypre est arrivée à point nommé pour offrir une solution acceptable pour les deux parties, après que l’Italie eut refusé d’héberger les bannis, contrairement à ce qui avait été évoqué dans un premier temps. Jeudi soir, M. Cassoulidès avait annoncé la conclusion d’un accord après des négociations entre son homologue espagnol Jose Piqué et lui-même.

    L’Espagne assure la présidence tournante de l’Union européenne, et la République de Chypre est consciente que son rôle dans la résolution de la crise lui permet de marquer des points dans la perspective de son adhésion à l’Union, espérée pour 2004.

    Le gouvernement chypriote-grec a aussi fait remarquer que Chypre, pays neutre qui entretient de bonnes relations aussi bien avec les pays arabes qu’avec Israël, avait encore une fois montré qu’elle pouvait jouer un rôle de médiateur dans la région et surtout permettre à l’UE d’étendre son influence vers l’Orient.
    « Grâce à sa proximité géographique, la politique du gouvernement de Chypre est d’aider à faire progresser tout effort de paix au Proche-Orient », a indiqué le porte-parole du gouvernement Michalis Papapétrou.

    L’Europe tout entière, et M. Piqué au premier chef, ont d’ailleurs exprimé leur gratitude aux autorités chypriotes pour leur rôle dans la solution de la crise de la Nativité, qui a duré depuis le 2 avril.

  • Internet au secours de la littérature en yiddish --par Adam Gorlick--
    AMHERST, Massachusetts (AP) -- En 22 ans, Aaron Lansky a sauvé de la disparition 1,5 million de livres en yiddish. Destinés à la poubelle, oubliés au fond des greniers et des caves, tombant en poussière, ces volumes n'avaient guère d'avenir. Une partie est à présent disponible sur Internet.

    «Pouvez-vous imaginer ce que ce serait si dans toutes les librairies et les bibliothèques du monde, il ne restait plus que trois exemplaires de 'Moby Dick'?», demande Aaron Lansky. «C'est la situation que nous avons dû affronter».

    A ce jour, les pages de 12.000 livres en yiddish ont été numérisées et l'on peut retrouver sur Internet depuis lundi de nombreux titres qui n'étaient plus publiés depuis plus d'un demi-siècle, grâce à quatre ans de travail du Centre national du livre yiddish, fondé par Aaron Lansky.

    Le yiddish -ensemble des parlers germaniques des communautés juives d'Europe orientale- était parlé par environ 11 millions de juifs d'Europe de l'Est et d'Amérique du Nord en particulier. Certains mots ont été assimilés par l'anglais à la faveur de l'immigration des juifs aux Etats-Unis après la Shoah mais les jeunes générations se sont détournées de la langue.

    Les livres recueillis par Aaron Lansky sont pour la plupart des copies de quelque 15.000 titres. Ils ont été stockés au siège du Centre national du livre yiddish au Hampshire College et vendus à des institutions et des érudits voulant agrandir leur bibliothèque en yiddish. Or il y a cinq ans environ, Aaron Lansky et ses collègues se sont rendu compte qu'ils arrivaient aux derniers exemplaires de certains titres. Grâce à des dons privés d'un total de 3,5 millions de dollars (3,8 millions d'euros), le centre a entamé la numérisation des titres.

    Enfermés dans un entrepôt de Mechanicsburg, en Pennsylvanie, les ouvriers ont déchiré les tranches de 12.000 oeuvres (poèmes, pièces de théâtre, romans) pour scanner (copier) chaque page et l'enregistrer dans le système informatique. «Il fallait détruire les livres pour les sauvegarder à tout jamais», affirme Nancy Sherman, vice-présidente de l'institution. «Notre mission n'était pas seulement de collecter les livres mais de les préserver».

    Quelque 3.000 livres -les plus fragiles- restent à numériser mais les autres sont disponibles sur le site Web du Centre. Pour 29 dollars (32 euros), l'imprimerie de Mechanicsburg peut resortir un livre de papier.

    Maintenant que les livres sont sauvés, Lansky et ses collègues veulent qu'il y ait un public capable de les lire. «Nous avons besoin de nous assurer qu'il y a une demande», déclare Jeremy Dauber, professeur de littérature yiddish à l'Université de Columbia.

    Sur le Web:

    http://www.yiddishbooks.org


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