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Mercredi 1 Mai 2002 - 19 Lyar 5762
  • Mission de Jénine : fin du feuilleton
    ?
    Eytan Amit, Itamar Eichner (Yediot Aharonot)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    ° La tension est vive entre Israël et les Nations unies. Hier dans la journée, il semblait même que le Secrétaire général Kofi Annan « tendait à vouloir démanteler » la commission, suite à la décision du gouvernement israélien de ne pas coopérer. Une réunion du Conseil de Sécurité devrait avoir lieu dès ce soir pour débattre des nouveaux développements.
    Le représentant syrien devrait exiger du Conseil de Sécurité qu’il impose des sanctions à Israël, conformément au chapitre VII de la Charte des Nations unies. Toutefois, les Américains devraient faire échec à toute initiative évoquant ce chapitre.
    Selon un diplomate israélien à l’ONU, « les propositions les plus extrémistes présentent un certain avantage pour Israël du fait qu’elles ont peu de chance d’être acceptées par l’ensemble du Conseil de Sécurité ».
    Par ailleurs, le Sous-Secrétaire des Nations unies pour les Réfugiés a indiqué au Conseil de Sécurité que suite à la décision d’Israël, deux options se présentaient à Kofi Annan : décider du début des travaux de la Commission à Genève dans l’espoir de trouver un compromis avec Israël, ou bien démanteler la Comission.
    Même si les Etats-Unis devraient s’opposer à une résolution visant à sanctionner Israël conformément au chapitre VII, il n’est pas certain qu’ils feront échec à la décision d’envoyer une force internationale dans la région, tel qu’Annan l’avait proposé à Genève il y a deux semaines.
    Le secrétaire des Nations unies avait l’air déçu et profondément blessé hier par la décision du gouvernement israélien. « les Israéliens ont souhaité ajouter des experts en matière de lutte anti-terroriste, et nous avons répondu à cette exigence. Nous avons tout fait pour répondre à leurs exigences » a-t-il précisé. Kofi Annan a également rappelé que Shimon Pérès lui avait assuré qu’ « Israël n’avait rien à cacher ».
    Hier durant la réunion du cabinet de sécurité israélien, Sharon a déclaré qu’ « Israël ne serait pas jugé en temps de guerre ». Le Premier ministre israélien a accusé Kofi Annan de tenter d’élargir les champs d’investigation de la Commission Jénine, contrairement à ce qui avait été convenu avec Israël et les Etats-Unis. Selon les ministres membres du cabinet, le Premier ministre israélien souhaite gagner du temps jusqu’à son prochain voyage à Washington, où il rencontrera le président américain.
    Les représentants de l’armée israélienne se sont vivement opposés à la venue de la commission Jénine. « Les conséquences d’une telle mission sont connues d’avance. Ils ne souhaitent pas faire la lumière sur la vérité, mais seulement nous accuser », a indiqué le chef d’état-major Shaoul Mofaz.
    Finalement, les membres du cabinet ont décidé qu’Israël ne coopérerait pas tant que toutes les exigences israéliennes ne seront pas prises en compte.

  • Le chef des Renseignements militaires : Arafat s’est renforcé après l’opération Rempart

    Arieh Bender (Maariv)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    § Lors d’une réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, le général Aharon Zeevi-Farkasz a fait valoir que l’opération a restauré la capacité de dissuasion d’Israël aux yeux des Palestiniens.

    ° « La position personnelle de Yasser Arafat s’est renforcée à la suite de l’opération Rempart », a déclaré hier devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset le chef des Renseignements militaires, le général Aharon Zeevi-Farkasz – en tirant le bilan de ladite opération.
    Aux dires de Zeevi, Arafat est considéré aujourd’hui comme le symbole des Palestiniens et leur seul représentant attitré, aussi bien au sein de l’Autorité palestinienne que dans l’arène internationale, bien qu’aux Etats-Unis, en Egypte et en Jordanie, sa cote soit en baisse. Arafat n’a aujourd’hui aucun problème s’il veut agir contre le terrorisme ; mais il ne le veut pas et son objectif stratégique est de poursuivre le djihad jusqu’aux buts qu’il s’est fixé. Selon le chef des Renseignements militaires, Arafat n’a pas cessé un seul instant de contrôler le terrain, même assiégé à la Mouqataa. Arafat désire par-dessus tout l’internationalisation du conflit, et il est persuadé qu’il est sur le point d’y parvenir.
    En ce qui concerne l’influence de l’opération sur le front palestinien intérieur, le général Farkasz a fait valoir que les rouages sécuritaires de l’Autorité palestinienne ont été affaiblis et de ce fait, d’autres acteurs tels que Mohammed Dahlan et Tawfik Tirawi se sont renforcés, au détriment de Djibril Rajoub. Dans les milieux internes de l’Autonomie, des débats très animés ont lieu sur la question de savoir ce qui se passera « après Arafat » : on constate un début de séparation entre la personne d’Arafat et l’Autorité palestinienne en soi.
    L’opération Rempart a également contribué à restaurer la cacapité de dissuasion d’Israël, quand les Palestiniens ont été stupéfaits par l’ampleur de l’action de l’armée et sa grande précision. « L’Autorité palestinienne voulait créer un bilan du sang très lourd destiné à casser le moral du peuple israélien, au moyen d’actions terroristes ; mais ils ont été surpris par la détermination israélienne qui s’est traduite par la mobilisation totale des réservistes – en dépit du phénomène de ceux qui refusaient de servir ».
    Pour illustrer l’effet de dissuasion de Tsahal, Farkasz a cité les efforts considérables des Palestiniens dans la Bande de Gaza, pour empêcher les tirs de mortiers et de roquettes « Kassam » contre des objectifs israéliens – pour ôter à Tsahal tout prétexte de pénétrer en force dans la bande.
    Parmi les succès enregistrés dans cette opération, le chef des RM a énuméré la capture ou l’élimination de 12 des 33 individus recherchés (« poids lourds ») dont la liste avait en son temps été remise à Arafat par le général Zinni. Selon lui, l’opération a effectivement permis de frapper les infrastructures physiques des différents organes palestiniens de sécurité ; mais les cadres organisationnels sont toujours en place, et « s’ils le veulent, ils peuvent immédiatement entrer en action contre le terrorisme ». Farkasz a ajouté que dès maintenant, les organismes de sécurité manifestent de nouveau leur présence dans les grandes villes palestiniennes.

  • L'Arabie saoudite a financé à hauteur de 5000 dollars les familles des kamikazes

    Itamar Eichner, Eytan Amit (Yediot Aharonot)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    ° Les récentes pressions exercées par Riad sur les Etats-Unis ont contraint Israël à « sortir les griffes » et dévoiler au grand jour des documents trouvés durant l’Opération Rempart mettent en évidence le soutien financier de l’Arabie saoudite aux familles des kamikazes palestiniens.
    Selon ces documents, le gouvernement saoudien aurait financé à hauteur de 5000 dollars quelque 102 familles de kamikazes palestiniens. D’autres documents témoignent également d’un soutien saoudien direct aux mouvements du Jihad et du Hamas, lesquels figurent sur la liste noire des Etats-Unis.
  • L'Union Européenne prête à ajouter le FPLP à la liste des groupes terrorismes

    L'Union européenne est prête pour mettre à jour sa liste commune de groupes "terroristes" et y inclure le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) et d'autres, cette semaine, pourvu qu'aucun Etat membre ne lève d'objections, ont convenu les représentants de l'UE lundi.

    Conformément à une procédure écrite, les 15 Etats membres ont jusqu'à jeudi pour rejeter la mise à jour de la liste .

    "On connaîtra la décision finale quant à la liste définitive une fois, la fin des procédure écrites jeudi, le 2 mai à midi," a dit un porte-parole du président de l'UE actuel, l'Espagne dans une déclaration. Les organisations dans la liste sont susceptibles d'avoir leurs actifs geleés dans les pays de l'UE.

    Le FPLP est une organisation Marxiste basée à Damas qui inclut beaucoup de Palestiniens d'origine Chrétienne. Le groupe a été derrière l'assassinat du Ministre israélien du Tourisme Rehavam Ze'evi à Jérusalem l'année dernière.

    Un diplomate de l'UE a dit Reuters la semaine dernière que l'Union Européenne mettrait aussi sur sa liste le PKK du Kurdistan, qui a au début du mois a changé son nom en "Kurdistan Freedom and Democracy Congress"

    La liste fait partie des efforts communs de l'Union après les attaquesdu 11 septembre sur les Etats-Unis. Une première version de la liste a été publiée à la fin de décembre et incluait les séparatiste basque radicaux, des groupes irlandais et du Nord du Moyen-Orient .

  • Tractations autour de la proposition de compromis américaine
    Les Palestiniens font marche arrière : seuls les assassins de Zeevi seront emprisonnés
    Roni Shaked, Haïm Shibi (Yediot Aharonot) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    Alors qu’une équipe américano-britannique s’est rendu hier à Ramallah pour débattre des modalités d’emprisonnement des « prisonniers » du QG d’Arafat, dans le cadre de la proposition de compromis américaine, un nouveau désaccord semble faire surface. En effet, les Palestiniens ont décrété que seuls les 4 auteurs de l’assassinat du ministre israélien devaient être emprisonnés tandis que le document américain fait état de 6 personnes au total, comprenant Ahmed Saadat ( le chef du FPLP) et Fouad Shoubaki (le trésorier de l’Autorité palestinienne).
    Selon des sources politiques israéliennes, Israël ne peut faire l’impasse sur ces deux hommes, et sans leur emprisonnement l’armée israélienne ne lèvera pas le siège autour d’Arafat. «Que les Américains se débrouillent avec les Palestiniens » indique-t-on de même source, précisant qu’Israël avait accepté le compromis américain à la seule condition que les 6 hommes soient emprisonnés.
    Vraisemblablement, c’est dans une prison à Jéricho que les prisonniers devraient être transportés.
    Le ministre de la défense Ben-Eliezer a déclaré hier devant la commission des AE et de la Défense qu’une fois réglée l’affaire des prisonniers, Arafat pourra recouvrer sa liberté de mouvement ». Le ministre de la défense a également évoqué la nécessité d’établir une « séparation » dont la trajectoire devrait être tracée à proximité de la ligne verte. Sur le long terme, nous n’aurons pas d’autre choix que de choisir la séparation « sécuritaire » d’avec les territoires palestiniens. Nous devrons mettre sur pied une barrière tout le long de la ligne verte afin d’assurer une totale séparation « sécuritaire », tout en luttant sans compromis contre le terrorisme et tout en tentant de retrouver le chemin du dialogue politique ».

  • Les avions de l’ONU ne pourront atterrir en Israël
    Eli Kamir et Gaby Kessler ( Maariv) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    Cette décision sera appliquée tant que le mandat de cette mission ne sera pas clairement défini, et agréé.
    L’entourage du Premier ministre a transmis hier des instructions très claires à ce sujet à l’Autorité des aéroports, de ne pas donner – à ce stade – d’autorisation d’atterrir sur le sol israélien aux avions de l’ONU.
    Sharon est en colère contre Kofi Annan qui rejette la position israélienne. Le différend porte sur deux points : Israël s’oppose à ce que la Commission rédige également un avis, au bas du rapport ; Israël refuse également que les membres de la mission puissent convoquer des témoins -–essentiellement parmi les soldats israéliens, et ce même sans son accord.

  • Le centre de gravité des forces de sécurité palestiniennes se déplace désormais dans la bande de Gaza

    Dani Rubinstein ( Haaretz) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    § Les atteintes portées par Tsahal aux forces de sécurité palestiniennes en Cisjordanie, dont l’essentiel de l’armement a été démantelé, transfèrent le centre de gravité des services de sécurité palestiniens dans la bande de Gaza. Le statut de personnalités telles que Mohamad Dahlan ( le chef de la sécurité préventive à Gaza) ou Amin El Hindi
    (le chef des renseignements généraux à Gaza), pourrait se renforcer. Le statut de certains militants politiques à Gaza pourrait également changer si Israël réussit à maintenir entre ses mains le contrôle sécuritaire dans les villes de Cisjordanie.
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