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Lundi 29 Avril 2002 - 17 Lyar 5762- mise à jour 22:40 (heure de Paris, GMT +2)
  • Les sources de renseignements exclusives de DEBKAFILE'S :
    Israël a remis aux Américains les noms des chefs du Hezbollah et de al Qaeda à Djénine

    (...)
    Le gouvernement de Sharon à remis toutes les données des services de renseignements à Washington pour obtenir son appui avant que l'équipe d'enquêteurs nommée par le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan ne se mettent au travail. Les fonctionnaires israéliens font peu de cas de la bonne foi du Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et de son équipe d'enquêteurs. Pour contrer d'éventuelles découvertes hostiles, Israël a ériger trois lignes de défense.
    1. une campagne de l'information faisant la lumière sur la crédibilité et l'objectivité des membres de la mission de l'ONU.
    2. Sa remise des données des services de renseignement réunie dans le camp de Djénine et s'assurer il n'e sera pas enterré à vue.
    3. Pression sur le secrétaire dde 'ONU pour intéger des membres de services de renseignement et d'observateurs militaires qualifiés pour évaluer les preuves des services de renseignements.
    4. Les espoirs d'Israël que les données des services de renseignements qu'il a remises seront avancées par les Etats-Unis (ou Israël) comme des raisons pour appliquer un veto dà une résolution anti-Israël au Conseil de Sécurité de l'ONU, si un tel mouvemet se dessinait, basé sur des découvertes négatives par la délégation d'enquêteurs.

    Les sources militaires de DEBKAfile ont révèlé une partie du contenu de ces documents des services de renseignement :

    Ils incluent la preuve que les patrons du camp de Djénine ont été engagés - non seulement dans le lancement d'attaques- suicide à Netanya et à Tel-Aviv - mais aussi secrètement un complot et l'organisation d'actions-suicide à grande échelle dans des villes américaines. Des résidants locaux avec des parents en Amérique ont été contactés pour arranger des voyages pour des activistes terroristes chezr ces parents, s'envolant d'Amman ou de Beyrouth. On a donné à ces terroristes une formation spéciale dans la fabrication d'explosifs avec des substances chimiques et des engrais aisément disponibles dans les magasins américains et on les a équipé avec des faux passeports et des faux visas Américains . L'opération israélienne dans le camp a interrompu ce complot.

    Une autre collection de documents fournie à Washington inclut les photographies d'une pièce de torture spéciale dans le complexe du quartier général à Djénine de Yasser Arafat, qui a été placée dans le bâtiment en face de son bureau. Les officiers de renseignements israéliens ont pris les images des équipements qui ont été employée pour torturer les familles de Djénine qui ont refusé de libérer leurs fils pour des missions suicide. Ces découvertes ont été remises aux Américains comme preuve de la participation d'Arafat dans le recrutement "des martyrs".

    Les troisièmes archives montrent comment le camp de Djénine était secrètement dirigé par le Hezbollah libanais et par les agents de al Qaeda qui ont aussi formé les gens locaux pour des opérations terroristes. Le fichier contient leurs noms réels et les fonctions, aussi bien que leurs noms codés. Ils font créé une direction collective pour le camp de Djénine dans lequel tous les groupes locaux et des factions étaient représentés - selon le modèle des Talibans Afghans - par contraste avec l'établissement hiérarchique palestinien, dirigé par Arafat. Les chefs de Djénine ont surnommé le camp, connu en Israël comme la capitale du Suicide de la Rive occidentale, le Kandahar Palestinien.

  • Nominations de diplomates : Zvili en France, Shumer en Russie
    Itamar Eichner (Yediot Aharonot)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    Le Premier ministre israélien et le ministre des affaires étrangères doivent statuer définitivement sur une série d’accréditations importantes du ministère des AE. Pérès souhaite nommer Nissim Zvili au poste d’Ambassadeur en France.

  • Le rouleau compresseur américain
    Shimon Shiffer (Yediot Aharonot)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    Condoleeza Rice, la conseillère du président américain en matière de Sécurité avait du mal à cacher sa joie. « Nous vous sommes reconnaissants » a-t-elle dit à Dani Ayalon, le conseiller politique de Sharon. « Votre Premier ministre a pris une mesure courageuse. Nous savons à quel point il lui a été dur de convaincre le ministres. Le président Bush attend Sharon pour la semaine prochaine ».
    Cette conversation téléphonique a été le point d’orgue du ballet diplomatique de ces derniers jours, dont les 3 acteurs principaux étaient Bush, Abdallah et Sharon.
    « Sharon a fait d’Arafat le dirigeant politique le plus important de tout le Proche-Orient. Arafat nous met en danger et menace vos intérêts au Proche-Orient. Vous devez impérativement freiner Sharon. Vous devez impérativement l’empêcher de mener la région à la catastrophe ». Ces phrases sont celles, à en croire un haut fonctionnaire américain, qui auraient été prononcées par le prince héritier Abdallah lors de sa rencontre avec le président américain la semaine dernière.
    A la veille de la visite du prince saoudien à Washington, un article paru dans le New York Times évoquant une possible augmentation des tarifs du pétrole par Riyad ne faisait qu’ajouter à la pression.
    Depuis jeudi dernier, des contacts intensifs ont été entrepris entre Sharon et l’administration Bush : le président américain attend de Sharon qu’il se retire de Ramallah et de Bethléem et qu’il lève sans délai le siège sur Arafat.
    « Vous nous asphyxiez devant le monde arabe et les Européens », a indiqué un haut fonctionnaire américain à son homologue israélien. « Sharon a promis à Bush de se retirer il y a déjà plus d’un mois. Vous portez atteinte à son image dans le monde ».
    Bush de son côté a promis à Abdallah de régler le problème jusqu’à dimanche, et s’est entretenu avec le Premier ministre israélien. « Je m’adresse à vous en tant qu’ami. Nous devons impérativement en finir avec le siège d’Arafat. Les assassins de Zeevi seront réellement emprisonnés. Nous ne vous demandons pas de renoncer à votre souhait de les juger. », a précisé Bush.
    « Votre proposition m’est difficile à accepter. Difficile d’un point de vue moral et juridique, et difficile car l’opinion publique israélienne se tient à mes côtés sur ce point. L’affaire est si complexe que je ne peux décider sans demander l’approbation du gouvernement » lui a répondu Sharon.
    Lorsqu’il est apparu aux Américains que les ministres n’arrivaient toujours pas à se départager, Condoleeza Rice (14 pour , 14 contre) a appelé Dani Ayalon pour tenter de faire pencher la balance : « Je vous demande de transmettre un message personnel au Premier ministre : le président Bush tient à l’inviter mardi prochain à Washington, afin de coordonner les positions de nos deux pays en matière de stratégie au Proche-Orient ».
    « Dans une telle situation » a déclaré le Premier ministre israélien devant le Conseil des ministres, « pour des considérations touchant à la sécurité de notre pays, nous ne pouvons pas répondre négativement à la requête du président Bush, et je recommande par conséquent de voter pour la résolution".
    Sharon estime que cette mesure pourra lui rendre la tache plus facile à l’avenir, lorsqu’il s’agira, lors de la prochaine confrontation armée avec les Palestiniens, de convaincre l’administration américaine d’expulser Arafat de la région. Côté israélien, on espère également que suite à la décision d’accepter la formule de compromis de Bush, l’administration américaine contribuera à corriger les champs d’investigation de la commission d’établissement des faits de Jénine.

  • A la suite de l'assassinat sauvage, samedi, de quatre israéliens dont Danielle Shefi, une fillette de 5 ans, dans l'implantation d'Adora, près de Hébron, Tsahal mène une opération d'envergure pour réduire le nid terroriste de Hébron qui avait encore échappé à l'opération "Mur de protection.

    Sept terroristes Palestiniens dont un membre des forces de sécurité tôt ce matin lors de l'opération de blindés israéliens dans la ville d'Hébron.

    Dixautres terroristes palestiniens dont deux dirigeants locaux du Hamas ont été arrêtés. Les soldats de Tsahal ont conduit une fouille méthodique des maisons à la recherche de militants palestiniens.

    Selon les autorités militaires israéliennes, l'opération fait suite au carnage perpétré à Adora, samedi matin, par des terroristes Palestiniens déguisés en soldats israéliens, qui avait fait quatre victimes civiles sauvagement assassinées, dont Danielle Shefi une fillette de cinq ans tuée de sang-froid. Le Hamas a revendiqué le carnage et a promis de poursuivre sa lutte contre Israël.

    Une déclaration de l'armée israélienne a précisé que le but de l'incursion à Hébron était d'arrêter des terroristes palestiniens, de saisir des armes et de localiser "l'infrastructure terroriste".

    Jeudi, une vingtaine de chars et de véhicules blindés israéliens avaient pénétré brièvement dans Hébron, pour arrêter une vingtaine de militants palestiniens présumés. Au cours de cette opération, Ahmed Bachir, membre de la Force 17, unité d'élite de sécurité palestinienne, avait été tué, et au moins quatre Palestiniens avaient été blessés, selon les Palestiniens.

  • Le président Bush se réjouit de l'acceptation par les Israéliens et les Palestiniens de la proposition américaine

    Le président George W. Bush s'est félicité dimanche qu'Israéliens et Palestiniens aient accepté la proposition américaine visant à mettre fin au siège du QG de Yasser Arafat à Ramallah.

    Le chef de la Maison Blanche a appelé le président de l'Autorité palestinienne -confiné depuis des semaines dans son QG- à accentuer ses efforts pour mettre un terme aux actes terroristes, lorsqu'il aura retrouvé sa liberté de déplacement.

    "Le président Arafat est maintenant libre" de bouger et "libre de diriger", a déclaré George W. Bush à des journalistes présents dans son ranch de Crawford au Texas. "L'une des choses qu'il doit faire et de condamner et de contrecarrer les activités terroristes", a-t-il ajouté.

    Parlant d'un "jour plein d'espoir" dans la crise au Proche-Orient, le président américain a renouvelé sa promesse de fournir une aide humanitaire au peuple palestinien, et appelé les autres nations à faire de même. "J'ai de la peine lorsqu'un peuple n'a plus d'espoir, et nombreuses sont les personnes dans cette situation au Proche-Orient", a précisé M. Bush, avant d'ajouter qu'"il y a des Palestiniens qui se demandent si la vie vaut d'être vécue."

    Selon le président américain, "il reste encore beaucoup à accomplir, l'heure est maintenant venue pour nous tous de nous engager à combattre la terreur et à encourager la paix au Proche-Orient".

    M. Bush a contacté par téléphone le Premier ministre israélien Ariel Sharon samedi, et a dépêché des diplomates américains auprès du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat.

    Le président américain a obtenu que les six Palestiniens accusés de meurtre par Israël et réclamés par l'Etat hébreu qui se trouvent actuellement dans le QG assiégé de Yasser Arafat à Ramallah soient placés sous garde américaine et britannique. En retour, les soldats israéliens se retireront de Ramallah, laissant Yasser Arafat libre de quitter son enceinte de Ramallah et de circuler en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

    L'accord a été accepté par les deux parties, Arafat ayant donné son approbation après avoir rencontré des émissaires américains et britanniques dimanche. Des représentants palestiniens espèrent la levée du siège israélien du QG de l'Autorité palestinienne pour mardi.

    En plus des négociations téléphoniques entre Ariel Sharon et le président Bush, qui avait par ailleurs reçu dans la semaine le prince héritier saoudien Abdallah, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell s'est entretenu à trois reprises par téléphone ce week-end avec le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal. Il a aussi contacté Yasser Arafat, le secrétaire britannique au Foreign Office Jack Straw, le chef de la diplomatie israélienne Shimon Peres, le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, le haut représentant de la politique étrangère de l'Union européenne Javier Solana, et le ministre espagnol des Affaires Etrangères Josep Pique, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne.

  • Compromis pour la levée du siège d'Arafat à Ramallah

    Israël et Yasser Arafat ont accepté un compromis proposé par le président George Bush qui devrait conduire à la levée du siège du QG du président de l'Autorité palestinienne à Ramallah.

    La proposition Bush sur Ramallah a été approuvée dans la soirée par Arafat lors d'une réunion avec les consuls américain et britannique dans son QG assiégé depuis le 29 mars. Le cabinet israélien avait donné son feu vert plus tôt dans la journée.

    Aux termes du plan Bush, six assasins palestiniens réclamés par Israël et se trouvant dans le QG de Ramallah seraient placés sous la surveillance de gardes américains ou britanniques une fois transférés dans une prison palestinienne.

    "Dès que ce plan sera exécuté", Arafat sera libre de ses mouvements", a déclaré le porte-parole du cabinet israélien Amnon Perlman.


    Parmi les six hommes figurent quatre terroristes du FPLP "condamné"s jeudi par un "tribunal militaire" palestinien pour l'assassinat, en octobre, du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, et Fouad Choubaki, accusé de tentative d'importation d'armes pour l'Autorité palestinienne. On ignore la date de leur transfert.

    Les quatre hommes condamnés pour le meurtre du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, sont des membres du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Le groupe avait revendiqué l'assassinat pour venger la mort de son chef de file Abou Ali Moustafa, tué par Israël en août de la même année.

    Plusieurs centaines de partisans du FPLP ont défilé dimanche dans le camp de réfugiés de Djabalia, dans la bande de Gaza, pour protester contre leur condamnation.

    Le "encore"ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, s'est quant à lui "réjoui de la décision sage et attendue" du gouvernement israélien.
    "Je rends hommage aux efforts de tous ceux qui ont contribué à cette décision, en particulier les Etats-Unis, et je forme le voeu qu'elle permette une relance politique", a-t-il ajouté dans un communiqué.

  • La mission à Djénine en discussion

    En ce qui concerne la mission de l'Onu à Djénine, son départ prévu dimanche a de nouveau été reporté, a annoncé l'un de ses membres, Cornelio Sommaruga, qui se trouve toujours à Genève avec ses collègues en attendant le feu vert d'Israël.

    Le Conseil de sécurité de l'Onu a décidé de se réunir, pour discuter de la réponse à apporter à cette nouvelle demande israélienne de report.
    Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a indiqué que le principal obstacle au début de la mission était la volonté d'Israël de choisir les témoins israéliens.

  • A l'appel de l'UEJF et de la LICRA, 25 mille personnes au Panthéon contre Le Pen

    25 mille personnes, se sont rassemblées dimanche en fin d'après-midi à Paris face au Panthéon, à l'appel de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), derrière un seul slogan: "J'aime la République, je combats Le Pen".

    Le rassemblement a pris la forme d'un grand meeting où se sont succédé l'acteur Michel Boujenah, les philosophes Bernard-Henri Levy et Alain Finkielkraut, le réalisateur Claude Lanzmann, le Grand-maître du Grand-Orient de France Alain Bauer ou encore le psychanalyse Gérard Miller, appelant tous à voter Jacques Chirac le 5 mai prochain au second tour de l'élection présidentielle.

    "Ici devant le Panthéon où reposent ces grands hommes auxquels la France doit tant, nous devons nous dresser pour dire non", a déclaré, dans un discours, le président de la LICRA, Patrick Gaubert, évoquant René Cassin, auteur de la déclaration universelle des droits de l'homme, André Malraux et les combats contre le fascisme espagnol, ou encore Victor Hugo, Emile Zola et le capitaine Alfred Dreyfus"

    J'ai consacré un film de neuf heures et demie à ce que M. Le Pen appelé un détail, à savoir la mort de six millions de juifs dans les chambres à gaz", a rappelé le réalisateur de "Shoah" Claude Lanzmann, devant la foule qui brandissait des drapeaux français, "C'est pourquoi je suis ici devant vous pour vous dire que je faisais partie du comité de soutien à Lionel Jospin et que je voterai moi-même dimanche prochain Jacques Chirac".

    Egalement présent, Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles de déportés, estime que le deuxième tour sera "un référendum pour ou contre la République". "Nos voix doivent aller dimanche prochain à l'homme du discours du Vélodrome d'Hiver", a-t-il dit, faisant allusion au fait que le président sortant a reconnu en 1995 la responsabilité de l'Etat français dans la persécution des juifs pendant la Deuxième guerre mondiale.

    Symboliquement, trois importants représentants des cultes monothéistes -le grand moufti de Marseille Saheb Bencheikh, le Grand rabbin Gilles Bernheim, et Patrick Desbois, représentant du cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris- étaient également présents à cette manifestation, tenant ensemble un discours de paix et de tolérance et appelant eux aussi à voter pour Jacques Chirac au second tour.

    "Habituellement, le religieux dans une république démocratique doit transcender les rivalités politiques et ne donner aucune consigne de vote", a déclaré le grand moufti de Marseille, "mais aujourd'hui, tout silence, toute abstention, seraient une complicité".

    De très nombreuses personnalités politiques étaient présentes, parmi lesquelles Bertrand Delanoë, Claude Bartolone, Jean-Pierre Pierre Bloch, Jacques Tiberi, Jack Lang, etc... Plusieurs célébrités du cinéma comme Yves Boisset, Nicole Garcia, Thierry Lhermitte et Patrick Bruel, avait appelé à la manifestation

  • L'Histoire de Pâques couverte par Le Monde
    Yigal Palmor

    Un surveillant égyptien vient d'être abattu aujourd'hui par un extrémiste juif du nom de Moïse. La famille du surveillant tué alors qu'il ne portait pas d'armes accuse la communauté internationale de l'avoir abandonné. "Il aimait la vie", raconte son frère, ému aux larmes "Il voulait se marier et avoir des enfants, une maison et des esclaves, comme tout le monde. Maintenant, c'est fini. Pourquoi cette injustice? Pourquoi cette humiliation?" Le porte parole du Pharaon dénonce aujourd'hui la communauté internationale "qui mène une politique de deux poids deux mesures" profitant de façon "éhontée" aux juifs. Les sources juives prétendent que les conditions de vie que le Pharaon leur imposeraient seraient peu confortables, notamment pour les nouveaux nés de sexe masculin. Aucune source indépendante n'a pu confirmer ces allégations.

    Une délégation diplomatique Européenne dépêchée sur place n'a pu mener à bien sa mission à cause de l'obscurité totale dans laquelle les Juifs ont plongé le pays. Le dirigeant juif Moïse, responsable de l'assassinat ciblé du surveillant égyptien ainsi que d'autres crimes que lui imputent des ONG locales, martèle que son peuple devrait pouvoir occuper le Sinaï et Canaan. Les dirigeants de ces pays, dont le célèbre Og, roi du Bashan, protestent devant l'injustice (lire demain notre supplément spécial de huit pages sur la spoliation et la colonisation des peuples de Canaan)

    Le Quai d'Orsay a condamné "les actions inacceptables et disproportionnées du dieu des Juifs qui, en opposant dix plaies à un seul petit problème, l'esclavage, que nous rejetons d'autre part, ne fait pas preuve de la bonne foi qui serait un préalable de nature à encourager les égyptiens à reconsidérer les coups de fouet si seulement on leur proposait un horizon politique et non pas la force brute que nous condamnons vivement".

    A Paris, des intellectuels ont signé une pétition intitulée "Justice pour les Pharaons". Ce texte s'indigne du fait que "des grenouilles aient été utilisées pour terroriser la population égyptienne, au lieu d'être cuites et servies à la sauce béarnaise comme il se doit chez des gens civilisés". Cet appel, qui demande la fin de l'humiliation infligée au Pharaon, exige également "que le maintien de l'esclavage soit garanti par l'ONU, car c'est le seul moyen d'assurer la stabilité, la dignité et la justice immédiate pour la région."

    A l'initiative de plusieurs mairies, une exposition itinérante ("Souffrance et désespoir des maîtres d’œuvres égyptiens") sera présentée en France, accompagnée d'un cycle de conférence sur le thème: "Comment voulez vous que quarante siècles vous contemplent si les Juifs refusent de bâtir les pyramides?".

    Un appel à manifester contre l'usage abusif des eaux du fleuve par les Juifs a été lancé par l'association "NIL Obstat", qui dénonce particulièrement la transformation arbitraire des eaux égyptiennes en sang. Se joignent à l'appel le MRAP (Mouvement contre le Racisme Anti Pharaonien), la LDH (Ligue pour la Discrimination des Hébreux), la LCR, la CGT, SUD, LO, FO, ATTAC, les Verts et le PCF. Les manifestants se réuniront devant la pyramide du Louvre et marcheront jusqu'à l'obélisque de la Concorde.

    José Bové a déclaré sur Canal Minus que c'étaient les Juifs qui avaient organisé l'esclavage des Juifs , le Pharaon étant lui même un agent Juif, tout cela dans le but d'emmerder les Egyptiens. Cette éventualité semblerait être étayée par la manière inexplicable dont un juif nommé Joseph est parvenu à s'infiltrer dans les plus hauts cercles du pouvoir égyptien.

    Ces lourds soupçons pesant sur les israélites et le gouvernement mosaïque feront l'objet d'une série d'enquêtes dont nous commençons la publication demain.

  • Ambulance palestinienne et bombe roulante La charge découverte par les Israéliens était sous le brancard.
    Par Didier FRANCOIS Libération, Le jeudi 28 mars 2002

    L'interception d'une ambulance a provoqué l'embarras du Croissant-Rouge palestinien qui, au début du mois, lançait une campagne contre le harcèlement des militaires israéliens.

    Heureux coup de filet pour les services israéliens de sécurité qui ont découvert, hier, à l'entrée de la ville de Ramallah, une bombe de forte puissance cachée dans une ambulance du Croissant-Rouge palestinien. La charge, de dix kilogrammes, a été désamorcée par un robot télécommandé. L'engin, seize pains de plastic reliés à un détonateur manuel, était cousu à l'intérieur d'un manteau. Alerte.

    Dès le matin, tous les soldats stationnés en Cisjordanie étaient placés en état d'alerte maximale. Des renseignements laissaient penser que la branche armée du Fatah de Yasser Arafat allait transporter des explosifs au cours de la journée. Une unité de réservistes était chargée de placer sur les routes secondaires des "barrages mobiles" pour surveiller les voitures palestiniennes cherchant à éviter les contrôles. "A la hauteur du pont de Rama, vers 10 heures, les soldats ont arrêté une ambulance qui venait de Naplouse et se rendait à l'hôpital de Ramallah", raconte un porte-parole de Tsahal. A bord du véhicule, un médecin, une femme avec ses trois enfants, de 4 ans, de 3 ans et de 6 mois, ainsi que le chauffeur, Islam Jibril. Interrogé, ce dernier reconnaît avoir effectivement emprunté un itinéraire détourné pour éviter les contrôles de l'armée et qu'il transporte une bombe pour le compte de Mahmoud Tiqqi, l'un des responsables des brigades des martyrs d'Al-Aqsa pour le nord de la Cisjordanie. L'engin a été caché sous le matelas du brancard sur lequel sont assis les gamins, à l'insu du médecin et de la famille qu'il accompagne. Interrogés, ils seront rapidement relâchés.

    Preuve.

    Cette interception a provoqué l'embarras du Croissant-Rouge palestinien, qui, au début du mois, lançait une campagne contre le harcèlement de ses ambulances par les militaires israéliens. Les commandants de Tsahal se justifiaient par le fait que certains ambulanciers se livraient au transport illégal d'armements ou de combattants, sans jamais, jusqu'à ce jour, avoir pu en apporter la preuve. "Nous sommes choqués par cet incident, a déclaré Husam Sharqawi, un responsable de la société caritative, nous sommes prêts à coopérer à toute enquête sur les circonstances de cette affaire, qu'elle soit menée par l'Autorité palestinienne ou par Israël."

  • Jénine et Grozny
    LE MONDE 27 Avril 2002

    C'est une tradition et elle a été respectée. Chaque année, la commission des droits de l'homme de l'ONU bat des records d'hypocrisie. Sa session annuelle à Genève voit certains des Etats qui piétinent le plus massivement les droits de l'homme - la Chine et la Russie, par exemple - échapper à toute condamnation. Ils brandissent le même bouclier : pas touche au sacro-saint principe de la souveraineté des Etats. Il n'y a d'atteintes aux droits de l'homme que dans la mesure où Moscou et Pékin consentent à les dénoncer. C'est la défense des droits de l'homme la plus conditionnelle et la plus misérable. Et on vient de voir une répétition de ce pitoyable exercice.

    Premier acte : la commission se penche sur l'offensive israélienne en Cisjordanie. Elle vote le 15 avril, avec le soutien de la France, un texte stigmatisant Israël pour "les tueries massives" perpétrées contre le peuple palestinien. Moscou et Pékin sont au premier rang de l'offensive. Deuxième acte : quatre jours plus tard, vendredi 19, la commission rejette toute condamnation de la Russie pour la situation en Tchétchénie. Dans ce dernier vote, la Chine, qui a échappé à l'évocation de la situation au Tibet ou au Xinjiang, a apporté son soutien à Moscou, au nom de la "lutte antiterroriste" et de la défense de l'intégrité territoriale de la Fédération de Russie.

    Pour justifier leur vote, certains Etats ont fait valoir une affaire de date. La destruction d'une partie du camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie (sans doute de 50 à 80 morts) a eu lieu en avril, alors que l'anéantissement total (plusieurs dizaines de milliers de tués) de la capitale tchétchène, Grozny, une ville de 450 000 habitants, par les Russes remonte à 1999. L'argument relève de la chicanerie. Car, sans diminuer en rien les souffrances de la population palestinienne et sans atténuer en rien la condamnation de la politique d'Ariel Sharon, force est de constater que la situation en Tchétchénie est chaque jour plus tragique. Elle ne connaît aucune amélioration. L'armée poursuit une politique de l'horreur que confirment toutes les sources.

    Mi-avril, l'ONG Human Rights Watch mentionnait la disparition de 87 personnes depuis le début de l'année à Grozny : enlevées contre rançon par les forces russes ou retrouvées mortes, exécutées d'une balle à bout portant, le corps portant souvent la marque de tortures. Dans le reportage que nous avons publié, "Les disparus de Grozny" ( Le Monde du 24 avril), notre envoyée spéciale confirmait ces agissements. Les forces russes entendent terroriser, afin de le soumettre, un peuple qui a déjà connu un calvaire : peut-être 150 000 morts depuis la dernière offensive, celle de 1999, alors que seuls 300 000 à 400 000 Tchétchènes vivraient encore à l'intérieur du pays, sur une population d'environ 1 million de personnes avant la guerre. Les autres ont été forcés à l'exil dans les Républiques voisines.

    En refusant de dénoncer ce drame permanent, la commission de l'ONU a perdu encore un peu de sa crédibilité.

  • Des antisémites infiltrent la manif
    Ils ont multiplié les provocations.
    Par Karl Laske -Libération

    Place de la République, ils n'étaient que quel ques dizaines à suivre un bras brandissant le Coran. Cantonnés en fin de cortège. Une banderole, des drapeaux du Hezbollah. Puis les jeunes ont surgi. Ils sont une petite centaine. De 15 à 20 ans. Ils remontent la manifestation par les trottoirs. Visage masqué ou casque sur la tête pour certains. Ils se mettent à courir. "On est tous des kamikazes !" "Hezbollah, Hezbollah !" Les CRS font leur apparition, rue Saint-Denis. "Ben Laden, Ben Laden", hurlent les jeunes. Ils vont et viennent sur les grands boulevards. S'intègrent à la manifestation. Puis en ressortent soudain. Un cortège d'islamistes les acclame. Les autres manifestants les regardent passer en silence.

    Devant le Rex, ils forment un cortège. Les voilà près de 200, ils avancent au pas de course.
    "Les juifs au fourneau", lancent-ils soudain. Ils remontent sur les trottoirs, aux cris de "Jihad ! Jihad !" "Ne les suivez pas, hurle un manifestant, ils vont foutre le bordel !" Mais rien ne les arrête. Ils se mettent en rond pour brûler des étoiles de David. "A mort Israël", crient-ils. Puis "à mort les juifs", et ils reprennent leur course. Près de l'Opéra, ils sifflent soudain le McDo. Foncent dessus. Des manifestants s'interposent. Plus loin, une femme leur parle. Hurlements. Crachats. "Je leur ai dit que j'étais juive", raconte-t-elle. "Ce sont des jeunes. Il faut les rééduquer", lui dit un vieux manifestant. "Je ne m'en fais pas, mais on souffre de la bêtise", répond-elle. "Dans ces manifs, il faudrait qu'il y ait aussi des drapeaux israéliens", dit un militant.

    Place de l'Opéra, ils tentent d'approcher de la sono aux cris d'"Allah akbar!". Cette fois, le service d'ordre bloque leur passage. Hurlements : "Vous êtes des collaborateurs d'Israël!" Des anciens vont vers eux, discutent, sans succès. "On en est déjà venu aux mains avec les antisémites. Qu'est-ce qu'on peut faire ?", s'interroge une militante. "Les organisateurs devraient dire que le Hezbollah et le Hamas ne sont pas les bienvenus", dit un autre.

  • Le Likoud et le Parti travailliste feront campagne autour de l’idée de séparation unilatérale
    Nahoum Barnéa (supplément politique, ediot Aharonot)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

    (..) Seule une véritable barrière-frontière entre les Palestiniens et nous, établie ou non dans le cadre d’un accord, est susceptible d’éviter les massacres du type de celui perpétré dans la colonie d’Adoura. C’est en tout cas ce que pense une majorité d’Israéliens à en croire les sondages.
    Le concept de séparation unilatérale d’avec les Palestiniens est si populaire que le Likoud et le Parti travailliste semblent vouloir en faire leur slogan durant les prochaines élections. Pourtant les deux camps ne voient pas la séparation du même œil : Sharon rejette toute idée de séparation territoriale. Il sous-estime son apport sécuritaire et s’oppose à son sens politique. Les zones tampons qu’il crée aujourd’hui sont simplement le fruit d’une pression publique à laquelle il a cédé. Nétanyahou de son côté estime qu’en matière de sécurité, l’idée de séparation est accessoire et que plus Israël se retranche vers la Ligne verte, plus les Palestiniens sont tentés de nous pousser vers la Ligne bleue, celle de la Mer méditerranée. Pour Barak, il est possible d’engager un processus de séparation tout en conservant les colonies.
    Mais il existe des positions plus radicales. Le « Conseil pour la paix et la sécurité » mène actuellement une campagne visant à promouvoir l’idée d’une séparation démographique : les grandes colonies, le Goush Etzion, la région de Jérusalem et la vallée du Jourdain resteraient sous contrôle israélien tandis que toutes les autres colonies seraient évacuées. Selon un texte rédigé par les membres du Conseil, ce sont au total 46 colonies comptant en moyenne 30 000 habitants qui seraient démantelées. Cela revient à dire qu’aucun Israélien ne resterait du côté palestinien, et que seuls 10 000 Palestiniens resteraient du côté israélien.
    Sur le plan politique, ce plan n’est toutefois pas parfait. Sa mise en œuvre risquerait de pousser les colons dits « idéologues » à prendre les armes pour une guerre civile.
    (..) Les Israéliens souhaitent un changement. Ils ne peuvent plus vivre dans une telle situation. Pour l’heure il n’est ni question d’accord avec les Palestiniens ni de reconquête des territoires. Dans ce contexte, l’idée de séparation unilatérale semble être la « moins pire » des solutions. Mais pour la mettre en œuvre il faudrait un dirigeant de l’espèce de Ben-Gourion. Une espèce en voie de disparition.
Avril 2002
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