Sam 22 fév 2003 18:04
La Dangereuse interférence des Belges
par Nagi N. Najjar
Directeur du Lebanon Foundation for Peace (Fondation Libanaise pour la Paix)
From: Rafi
Traduit par L. Schemoul
http://www.free-lebanon.com/LFPNews/Belgium/belgium.html
 
En prenant partie dans un cas tel que Sabra et Chatila, la Belgique joue avec le feu, en autorisant à cet affaire de se développer sur son territoire, et en blâmant le Premier Ministre Ariel Sharon. Il est important que le monde comprenne que si la Belgique est en train d’ouvrir le cas, c’est  pour des objectifs politiques, et qu’ils sont en train de faire  un faux mouvement, au mauvais moment historique, et avec la mauvaise victime.
 
OUI, un massacre a été perpétré en 1982, et tout le monde sait qui furent les instigateurs et qui les exécutants. Celle ci ne fût pas le premier massacre au Liban, et, hélas, probablement pas le dernier.
 
Le même coté palestinien qui remplit une plainte contre Ariel Sharon devant un Tribunal Belge, est imputable pour assassinats, extorsions, tortures et massacres au Liban. Un Liban qui reçut les Palestiniens avec les bras ouverts, et qui finit en victime de la violence et la terreur Palestiniennes.
 
C’est l’OLP et toutes les bandes armées palestiniennes qui commencèrent les tueries au Liban, établissant des barrages routiers, tuant des chrétiens pendant la confession à Beyrouth, violant de jeunes filles dans la ville chrétienne tombée de Damour, de Beyrouth, et Mont Liban. Où était la Cour de Justice Belge alors? Pourquoi le BBC ne couvrait-il pas Arafat et ses meurtriers abattant les chrétiens, les femmes et les enfants libanais? Le monde entier était silencieux en étant témoin du massacre des chrétiens au Liban. Personne ne s’est tenu avec eux, pas la France, pas le Vatican, même pas Israël en général; cependant, le défunt Menachem Begin et Ariel Sharon l’ont fait, de façon personnelle et courageuse.
Les Libanais chrétiens ne sont pas des meurtriers. Ils ont réagi à l’extrême violence perpétrée sur eux par les Palestiniens, censés être des invités paisibles dans un pays qui les a accueillis en 1948.
C'était un moment où les milices chrétiennes agissaient indépendamment de l'Etat libanais, afin de protéger l'existence de la communauté chrétienne au Liban. Pourquoi la Cour de Belgique n'a-t-elle pas défendu la communauté chrétienne au Liban du gangstérisme palestinien?
 
La publication du nom d’Ariel Sharon dans une telle affaire n’est rien d’autre que du chantage politique, de la part d’un pays européen autrement respectable. Pour quelqu’un qui a livré et gagnée des courageuses batailles au Moyen Orient, défendant Israël et les autres minorités de la région, Ariel Sharon n’est ni un terroriste, ni le diable. Il n'est pas Yasser Arafat, qui a commandé l'abattage des diplomates américains dans Khartoum*, ou les shootings à l'aéroport de l'Italie, ou l'affaire d'Achile Lauro, aux diverses attentats à Paris, et aux politiques d'assassinat à Londres.
La liste palestinienne des terroristes est très longue, s'étendant de Leila Khaled, à Okamoto dans Lod, à Carlos à Beyrouth et à Damas, et dans beaucoup d'autres secteurs, aussi divers que les régions.
 
Sabra et Shatila ont été incités et commis par Elias Hobeika, un meurtrier impitoyable travaillant pour l’Intelligence syrienne. **Aujourd’hui il enseigne la plongée sous marine dans un petit port de mer nommé DBAYEH, à 20 Km au Nord de Beyrouth. Si les palestiniens cherchent vraiment la justice, la route au cœur du Liban est beaucoup plus courte que celle de Bruxelles. 
Hobeika est responsable d’une longue liste de massacres et assassinats contre les Chrétiens au Liban, les musulmans, les Druzes et les palestiniens y inclus. Mais il ne craint pas la justice, et il jouit de la protection de ses amis syriens. Le rapport de Kahane détaille sa participation
 
L’histoire du Moyen Orient est remplie de massacres et, soit vous les présentez toutes devant la Justice, soit vous ne le faites avec aucune. Commencez par Saddam Hussein, assassinant et intoxiquant par des gazes les Kurdes irakiens, aux malfaiteurs du massacre de Hama par la Syrie en 1982, aux massacres de Septembre Noir en Jordanie.
 
Contester un massacre qui a eu lieu au Liban aux dépens des autres est une action malhonnête et est une position politique dangereuse pour la Belgique, avec les conséquences et les répercussions dangereuses qui pourraient précipiter des réactions imprévisibles et négatives.
 
Avant d'accuser un général courageux défendant la seule démocratie dans le Moyen-Orient, faisant face à un ennemi islamique fondamentaliste, frappant aussi dehors à l'occident sans pitié, accusez plutôt les despotes islamiques impitoyables, qui emploient le terrorisme comme action diplomatique efficace contre l'occident et l'Amérique.
Ces Islamistes utilisent les mêmes traits d'Yasser Arafat, qui ont fait de lui un homme célèbre de la "paix", en incendiant des ambassades partout dans le monde, visant les USA, les diplomates étrangers et Israéliens, détruisant et détournant des avions, et plantant le terrorisme comme graine quotidienne de la vie. Ce sont des politiques «de facto»  aujourd'hui en Iran, en Irak, en Syrie, au Liban, et le PLO.
 
Le mélange des pommes et des oranges dans la politique est une erreur mortelle, il ne faut pas mélanger l'Afrique ni l'Europe au Moyen-Orient. L’Afrique est l’Afrique, l’Europe est l’Europe, et le Moyen Orient est le Moyen Orient. Et l’histoire est encore en train d’être écrite.


LE ROI DES BELGES EN ACCUSATION
ou "la Belgique se distingue une fois de plus par un antisémitisme d'Etat"

En pleine crise irakienne, la Cour suprême belge a réactivé les poursuites pour "crime contre l'humanité" à l'encontre d'Ariel Sharon pour ses responsabilités au Liban en 1981. Derrière l'homme, c'est en fait le premier ministre israélien qui est directement visé, puisque les plaintes datent de la dernière intifada. Bien entendu, elles ont été suivies en retour de plaintes israéliennes symétriques contre le chef de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat.

La Belgique, qui s'enorgueillit d'être le siège principal des institutions de l'Union Européenne, prétend également avoir des compétences universelles en matière de défense des Droits de l'Homme. Cette prétention autoproclamée à l'universalité est évidemment dirimante pour des raisons tant juridiques que pratiques. Mais enfin, avant l'instauration de la Cour pénale internationale, cette initiative avait le mérite de mettre en évidence une lacune dans les institutions. A titre personnel, on aurait aimé voir condamner, ne serait-ce que moralement, l'ancien ministre de la défense et ancien premier ministre français Pierre Mesmer, l'ancien président algérien Ben Bela ainsi que M. Khadafi, dirigeant de la Libye, qui préside actuellement la Commission des Droits de l'Homme de l'O.N.U.

Toutefois, pour ce qui est de M. Sharon aujourd'hui, la Belgique ne peut pas se draper dans sa neutralité. La coïncidence entre la décision de la Cour et les altercations avec les Etats-Unis met en évidence le poids des intérêts pétroliers du groupe binational Total-Fina, les affinités du gouvernement belge avec le parti Baas et enfin, le rôle croissant joué par l'électorat musulman.

Au surplus, M. Sharon a déjà été jugé et blâmé par la justice israélienne pour les faits incriminés. Au nom de quoi la Cour belge se prétendrait-elle d'un degré supérieur à la juridiction israélienne légale ?

La prétention de la Cour à vouloir rejuger le premier ministre israélien, dès la fin de ses fonctions, au nom du Roi des Belges est surréaliste quand on sait que cette dynastie s'est gravement compromise avec l'hitlérisme et n'a jamais traduit en justice ses collaborateurs nazis flamande et wallons. Quel est le sens de ce tableau à la Magritte ? En 1964, lors de ma première venue à Bruxelles j'ai été choqué de voir en plein centre ville, avenue Louise, des vitrines de magasins brisées et revêtues d'étoiles juives, à 500 mètres du Parlement, vingt ans après la fin de la guerre. Plus récemment à Anvers, un parti islamo-belge, sans doute allié du ministre des Affaires étrangères Louis Michel, a manifesté pour réclamer l'expulsion des Juifs de Belgique.

A l'heure où l'Allemagne prête ses antimissiles Patriot à Israël, à l'heure où le gouvernement français fait de son mieux pour protéger les communautés menacées par la conjonction des populismes islamistes, d'extrême gauche et d'extrême droite, la Belgique se distingue une fois de plus par un antisémitisme d'Etat.

Julius, Paris.
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