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Est-ce qu'Arafat veut vraiment une patrie

WorldNetDaily.com - Joseph Farah

20 mai 2002
http://www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=27677

traduction francaise de Norbert L. de Paris


Yasser Arafat veut-il une " patrie palestinienne " ? Sa demande depuis 35 ans n’est-elle pas plutôt un stratagème, comme cela a déjà été suggéré, lui permettant de mener une guerre asymétrique contre l’état juif qu’est Israël ?

Je n’ai aucun doute quant au fait qu’Arafat n’a aucune envie de gouverner un nouvel état arabe jouxtant Israël en vivant en paix avec ce pays, mais beaucoup de gens en occident, y compris en Israël, restent convaincus qu’un tel plan représente le meilleur espoir pour la région.

Je viens de lire un livre publié en 1998, " Arafat " par Saïd K. Aburish, un auteur dont toutes les sympathies vont vers la cause palestinienne. Ce livre devrait effacer toutes les illusions de ceux qui rêvent éveillés d’une paix négociée par cet homme. Le chapitre de ce livre le plus instructif traite dela guerre civile en Jordanie en 1970 entre les forces d’Arafat et celles du défunt roi Hussein.

Israël et l’occident devrait tirer la leçon de cette histoire. " Entre la mi 1968 et la fin de 1969 il n’y eut pas moins de 500 heurts violents armés entre les membres des diverses factions palestiniennes et les forces de sécurité et l’armée jordaniennes ", écrit Aburish. " Ces incidents sérieux comprenaient le kidnapping de diplomates arabes et de journalistes jordaniens hostiles, des attaques sans provocation préalable contre des bureaux de l’administration, des viols, et l’humiliation d’officiers de l’ armée et des forces de sécurité. Les Palestiniens qui avaient légalement le droit d’établir des barrages filtrant sur les routes, molestaient les femmes, levaient des taxes illégales et insultaient le drapeau jordanien en présence de Jordaniens loyaux à leur pays. "

Tout comme dans le conflit actuel entre les Palestiniens et les Israéliens il y avait des débats pour savoir si Arafat contrôlait la violence ou s’il était incapable d’imposer une discipline à ses partisans ou de s’opposer aux groupes qui commettaient ces attaques. A chaque fois, montre Aburish, Hussein et Arafat forgeaient de nouveaux accords détaillés et spécifiques pour mettre fin au chaos. A chaque fois Arafat ignorait les traités et les violait lui-même.

Aburish documente en détail chaque mesure que prit Hussein pour essayer de désamorcer le conflit entre son régime et l’OLP, qui avait créé un état dans l’état en Jordanie. Alors même que les membres de la coalition d’Arafat s’activaient pour provoquer la chute de Hussein, le roi fit le gestestupéfiant et sans précédent d’offrir de former un gouvernement avec Arafat, un gouvernement dans lequel le leader de l’OLP aurait été Premier Ministre.

" Un Arafat médusé refusa l’offre parce qu’il n’avait aucun plan pour la Jordanie, ni pour transformer l’OLP en un état-nation en exercice avec ou sans Hussein " écrit Aburish. " Suivant ce refus, Arafat, qui survit par l’ improvisation et tourne la tourmente à chaque fois à son avantage, n’avait plus d’autre choix que de continuer à contribuer à cette situation chaotique insoutenable. Incapable de contrôler ses partisans ou de prendre le pouvoir, il ne lui restait plus qu’à essayer de maintenir le statu quo. Pour souligner l’absurdité de la situation, immédiatement après, en juin, il yeut l’échec d’une nouvelle tentative d’assassiner Hussein en tendant une embuscade à sa suite de voitures. "

Jusqu’où alla Hussein pour essayer de satisfaire Arafat ? Jusqu’à lui offrir un partenariat dans le gouvernement de la Jordanie, dans lequel Arafat aurait été Premier Ministre.

Si Arafat avait été tenté de gouverner un état palestinien, cette opportunité représentait pour lui sa meilleure chance. La population de Jordanie est à plus de 80% palestinienne. Il y a beaucoup plus dePalestiniens en Jordanie que dans les territoires sous Autorité palestinienne aujourd’hui.

Arafat n’en voulut pas. Pourquoi ? Parce qu’il savait qu’un tel accord présentait pour lui des obligations. Il devrait restreindre les opérations terroristes contre Israël. Le prix était trop élevé pour Arafat, et il l’est toujours. Au lieu de cela, à la suite d’encore plus d’attaques terroristes contre la Jordanie, y compris ce qui fut jusqu’au 11 septembre la plus dramatique série de détournements d’avions de l’histoire le 6 septembre 1970, Hussein déclara la guerre aux forces d’Arafat. Plus de 15000 personnes moururent dans les combats qui durèrent presque un an. L’assaut final desforces jordaniennes contre les forces d’Arafat fut si féroce que bien des combattants choisirent de se rendre aux Israéliens plutôt que de faire face à la terreur de leurs frères arabes.

Arafat s’enfuit en Syrie avec environ 2000 combattants, puis alla au Liban, où ils furent responsables du déclenchement d’une nouvelle et sanglante guerre civile inter-arabe.

Quelle leçon en tirer ?

C’est une leçon qui a été ignorée par l’histoire. Arafat ne se contentera de rien moins que la totalité d’Israël. Cela n’a pas de sens de négocier avec lui. D’autres leaders arabes ont appris cette leçon de manière brutale, c’est pourquoi il ne sera jamais autorisé à opérer sur leur sol.