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Des activités terroristes dans une école d’infirmières
Traduction d’un article de l’hebdomadaire « Makor Rishon »
23 Avril 2002

Midi à Ramallah. Il fait très chaud. Des réservistes combattant dans une unité d’infanterie, qui avaient été mobilisés d’urgence, à l’issue de la première fête de Pessah, se dirigent vers l’école d’infirmières qui se trouve au centre de la ville. Des renseignements ont fait état d’activités terroristes menées dans l’établissement. Les soldats se déploient autour de l’édifice, escortés de plusieurs chars de combat et de transports de troupes alors que des hélicoptères survolent le secteur. Ils pénètrent rapidement à l’intérieur de l’immeuble. Les instructions sont précises : veiller à ne pas porter atteinte aux infirmières et aux médecins et à ne pas toucher au matériel éducatif. « Dès notre entrée », témoigne le sergent Guideon, « nous avons compris l’ampleur de notre prise. Nous n’avions pas besoin de tenir compte des directives que nous avions reçues. On pouvait tout trouver dans cet établissement, tout sauf des infirmières ou des ouvrages scolaires. Nous avons découvert une quantité considérable d’armements, à commencer par des grenades, des fusils, des pistolets, mais il y avait surtout des tracts incitant à la violence contre Israël. Les murs étaient couverts de portraits de « chaïdim », les « martyrs » prêts à commettre des attentats suicides, et les laboratoires contenaient des produits utilisés pour la préparation d’explosifs ».

Le sergent Guideon a alors raconté que quelques jours plus tôt, il avait assisté à une discussion chez le commandant d’une unité de réservistes, et que des critiques avaient été émises contre les prétendues attaques qui auraient été menées par les soldats israéliens contre des institutions médicales palestiniennes. « Tout s’explique lorsqu’on entend d’une part ces arguments et qu’au bout de quelques jours, on découvre ce qu’abritait un établissement au sein duquel des élèves infirmières étaient censées étudier ». Le commandant des opérations de l’unité de Judée-Samarie, Gal Hirsch, qui exerçait encore l’an dernier les fonctions de commandant de l’unité de la région de Binyamin, connaît bien les moyens utilisés par les terroristes palestiniens, qui n’hésitent pas à utiliser des instituts médicaux ou des véhicules de premier secours. « Depuis le début des opérations, il y a 20 mois », explique-t-il, « Tsahal et les forces de sécurité disposent de renseignements, indiquant que les Palestiniens utilisent des ambulances et des dispensaires pour faire transiter leurs armements. Mais ce n’est que le 27 mars dernier que nous avons mis la main sur une ambulance et nous avons pu enfin prouver au monde que les informations qui nous étaient parvenues étaient véridiques ».

La dernière semaine du mois de mars en effet, un mercredi plus précisément, lors d’un contrôle de routine effectué dans la région du pont de Rama, au sud de Ramallah, une unité de réservistes a arrêté une ambulance à bord de laquelle se trouvait un médecin. Les soldats ont demandé au chauffeur s’il transportait d’autres passagers et celui-ci a répondu par la négative. Les soldats ont alors ouvert les portières du véhicule et ont aperçu à l’arrière une femme et trois petits enfants. Ils leur ont demandé de sortir et les ont séparés des autres. Après un bref interrogatoire, le conducteur a avoué qu’une ceinture explosive avait été dissimulée près de la couchette. Des artificiers, alertés sur les lieux, ont décelé également la présence de 10 kilos d’explosifs qui avaient été enfouis à l’intérieur du matelas recouvrant la couche du « malade ». « Nous savons avec certitude, a ajouté le commandant, que depuis le début des événements, il y a un an et demi, les Palestiniens ont utilisé, à de nombreuses reprises, de façon particulièrement cynique, des ambulances et des véhicules médicaux pour transporter des explosifs et des terroristes. Cet incident a permis de révéler au grand public les mensonges des Palestiniens ». Lorsque l’identité du chauffeur a été révélée, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un terroriste appartenant aux Tanzim, qui travaillait pour le Croissant Rouge. Au cours de son interrogatoire, il a reconnu que la ceinture explosive lui avait été confiée par Mahmoud Titi, l’un des plus dangereux terroristes de cette organisation en Samarie, qui faisait partie des proches de Bargouty. Ce matériel était destiné aux terroristes des Tanzim de Ramallah, agissant directement sous les ordres de Bargouty et d’Arafat.

Au mois de janvier dernier, une certaine Waffa Adriss, qui était, elle aussi, employée par le Croissant Rouge, est arrivée dans le centre de Jérusalem, à bord d’une voiture de cette organisation. Elle est descendue du véhicule, s’est approchée de l’immeuble à colonnades de la rue Jaffa et a fait exploser la charge qu’elle portait sur elle. Au cours de cet attentat, deux personnes ont été assassinées et des dizaines d’autres ont été blessées. Le fait que l’ambulance, qui avait transporté la terroriste, portait les insignes du Croissant Rouge, bien avant la nouvelle vague d’attentats particulièrement meurtriers, a facilité son passage à l’intérieur de Jérusalem. Les soldats qui ont été interrogés par la suite ont témoigné que dans le véhicule se trouvait un contrôleur du Croissant Rouge, qui leur avait indiqué que s’il ne laissait pas passer rapidement l’ambulance, «une femme enceinte, en route pour l’hôpital, risquait de mourir par leur faute». La femme enceinte n’était autre que la terroriste et le bébé qu’elle était censée porter était une charge explosive.

Le même scénario s’est produit pour l’attentat perpétré vendredi dernier, dans le marché de Mahané Yehouda, qui a coûté la vie à six personnes. La terroriste s’est également fait passer pour une femme enceinte. C’est ainsi qu’avec cynisme et cruauté, les Palestiniens abusent des sentiments humanitaires des soldats israéliens.

La semaine dernière, après avoir reçu des informations de la part d’un terroriste recherché qui avait été arrêté et interrogé par le Chabak (le Service de Sûreté nationale), une unité de Tsahal a pénétré à l’intérieur de Tul Karem et a interpellé une femme qui s’apprêtait à commettre un attentat-suicide. Elle a avoué, lors de son interrogatoire, qu’elle prévoyait de se rendre dans une des villes du centre du pays (il s’agissait apparemment de Natanya) à bord d’une ambulance et déguisée en femme enceinte. « Ces organismes, a encore affirmé Ilan Paz, agissent ainsi car ils estiment que des équipes médicales n’éveilleront aucun soupçon et ne seront pas contrôlées sérieusement aux barrages routiers établis par Tsahal. Ils profitent également des instructions précises données aux soldats, leur indiquant comment se comporter avec la population palestinienne. Notre expérience sur le terrain prouve que la situation est totalement différente ».

Au cours des combats à Djénine, de nombreux incidents ont prouvé combien les Palestiniens profitaient des directives données aux militaires israéliens, à qui on recommande de ne pas porter atteinte aux enfants et aux malades. Mercredi dernier, par exemple, alors que les combats faisaient rage dans le camp de réfugiés, le Chabak a transmis une information précise, selon laquelle un terroriste allait sortir de chez lui, d’un moment à l’autre, assis dans une chaise roulante. Quelques minutes plus tard, les soldats l’ont aperçu, ont tiré en direction des roues de la chaise roulante qui a explosé.

C’est également à Djénine que les Palestiniens ont utilisé des ambulances, la dernière fois que les troupes de Tsahal avaient pénétré dans la ville. Le 20 février dernier, alors que les soldats israéliens avaient pris position aux abords de la ville, une ambulance, portant les insignes du Croissant Rouge, est arrivée en trombe. Le chauffeur n’ayant pas obtempéré aux ordres donnés par les militaires, ces derniers ont ouvert le feu sur le véhicule qui a explosé. Les artificiers qui ont ensuite examiné les débris de la voiture ont découvert des fragments d’explosifs qui avaient été dissimulés à l’intérieur. Les services de sécurité sont formels : les Palestiniens cherchent, par tous les moyens, à abuser de notre bonté et de notre indulgence.