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Dossier Djénine

Savoir, preuves à l'appui, qu'il n'y a eu ni massacre ni tuerie à Djénine.


Les photos


L’ Union européenne reconnaît : il n’y a pas eu de massacre à Jenine
24 Juin 2002

Eytan Amit, New York (Yediot Aharonot ).
° En dépit de son hostilité prolongée à l’égard d’Israël, l'Union européenne repousse les allégations des Palestiniens disant qu’il y a eu un massacre dans le camp de réfugiés de Jenine. C’est ce qui ressort d’un document confidentiel dont le Yediyot Aharonot a pu avoir connaissance.
“ Les Palestiniens affirmaient que 400 à 500 civils et combattants avaient été tués dans ce camp. Ils ont également prétendu que leurs hommes avaient été passés par les armes et que certaines de leurs unités avaient été transportées vers une destination inconnue hors de Jenine ”, dit ce document, qui ajoute : “ Il s’avère cependant que les pertes des Palestiniens et les corps retrouvés à Jenine et dans le camp de réfugiés s’élèvent à 55 environ. Israël a perdu 23 hommes dans les combats ”.
Ce document confidentiel a été remis par l'UE au Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, sur sa demande. Ceci, après que l’Assemblée générale des Nations Unies l’ait chargé le mois dernier de lui remettre un rapport sur ce qui s’était passé à Jenine, même sans la coopération d’Israël.
“ Il est certain que quelques corps seront encore découverts quand les débris seront évacués ”, écrit le rapport. Mais “ les dernières estimations sur le nombre des victimes vont en diminuant, au fur et à mesure que Tsahal libère les personnes qu’il a arrêtées ”. Le rapport ajoute que l’évacuation des ruines amoncelées présente des dangers, “ vu la crainte qu’il reste des explosifs en-dessous – qu’ils aient été posés par Tsahal ou par les Palestiniens ”.
Comme on s’y attendait, ce rapport critique en termes très vifs l’action israélienne à Jenine. Il dit notamment que “ les destructions sont grandes, surtout au centre du camp de réfugiés ; on voit qu’il a été fait usage de beaucoup de force sans discernement, bien au-delà de ce qui est admis sur-le-champ de bataille ”. Il y a des détails précis : 160 bâtiments ont été totalement détruits dans ce camp, et 100 autres l’ont été partiellement ; 4.000 personnes restent sans toit ; une zone de 200 m de diamètre a été totalement “ rasée ” au centre du camp.
Les auteurs du rapport avouent que celui-ci n’a pas été établi sur la base de témoignages d’ “ observateurs indépendants ”, mais en s’appuyant principalement sur ceux de membres de divers organismes de l’ONU.
Le Secrétaire général continue de rassembler les données sur les événements de Jenine de divers côtés, et il devrait remettre prochainement son rapport définitif à l’Assemblée générale de l’ONU.


Israël a remis aux Américains les noms des chefs du Hezbollah et de al Qaeda à Djénine
sources de renseignements exclusives de DEBKAFILE'S
(...)

Le gouvernement de Sharon à remis toutes les données des services de renseignements à Washington pour obtenir son appui avant que l'équipe d'enquêteurs nommée par le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan ne se mettent au travail. Les fonctionnaires israéliens font peu de cas de la bonne foi du Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et de son équipe d'enquêteurs. Pour contrer d'éventuelles découvertes hostiles, Israël a ériger trois lignes de défense.

    1. une campagne de l'information faisant la lumière sur la crédibilité et l'objectivité des membres de la mission de l'ONU.
    2. Sa remise des données des services de renseignement réunie dans le camp de Djénine et s'assurer il n'e sera pas enterré à vue.
    3. Pression sur le secrétaire dde 'ONU pour intéger des membres de services de renseignement et d'observateurs militaires qualifiés pour évaluer les preuves des services de renseignements.
    4. Les espoirs d'Israël que les données des services de renseignements qu'il a remises seront avancées par les Etats-Unis (ou Israël) comme des raisons pour appliquer un veto dà une résolution anti-Israël au Conseil de Sécurité de l'ONU, si un tel mouvemet se dessinait, basé sur des découvertes négatives par la délégation d'enquêteurs.

    Les sources militaires de DEBKAfile ont révèlé une partie du contenu de ces documents des services de renseignement :

    Ils incluent la preuve que les patrons du camp de Djénine ont été engagés - non seulement dans le lancement d'attaques- suicide à Netanya et à Tel-Aviv - mais aussi secrètement un complot et l'organisation d'actions-suicide à grande échelle dans des villes américaines. Des résidants locaux avec des parents en Amérique ont été contactés pour arranger des voyages pour des activistes terroristes chezr ces parents, s'envolant d'Amman ou de Beyrouth. On a donné à ces terroristes une formation spéciale dans la fabrication d'explosifs avec des substances chimiques et des engrais aisément disponibles dans les magasins américains et on les a équipé avec des faux passeports et des faux visas Américains . L'opération israélienne dans le camp a interrompu ce complot.

    Une autre collection de documents fournie à Washington inclut les photographies d'une pièce de torture spéciale dans le complexe du quartier général à Djénine de Yasser Arafat, qui a été placée dans le bâtiment en face de son bureau. Les officiers de renseignements israéliens ont pris les images des équipements qui ont été employée pour torturer les familles de Djénine qui ont refusé de libérer leurs fils pour des missions suicide. Ces découvertes ont été remises aux Américains comme preuve de la participation d'Arafat dans le recrutement "des martyrs".

    Les troisièmes archives montrent comment le camp de Djénine était secrètement dirigé par le Hezbollah libanais et par les agents de al Qaeda qui ont aussi formé les gens locaux pour des opérations terroristes. Le fichier contient leurs noms réels et les fonctions, aussi bien que leurs noms codés. Ils font créé une direction collective pour le camp de Djénine dans lequel tous les groupes locaux et des factions étaient représentés - selon le modèle des Talibans Afghans - par contraste avec l'établissement hiérarchique palestinien, dirigé par Arafat. Les chefs de Djénine ont surnommé le camp, connu en Israël comme la capitale du Suicide de la Rive occidentale, le Kandahar Palestinien.


Un terroriste de Jénine : « Nous ne voulons pas dire tout ce que nous avons fait »
Par Véronique Hayoun 
13 mai 2002
La correspondante de Proche-Orient.info en Israël est allée à Djénine accompagnée d'un traducteur. Elle a rencontré des terroristes combattants palestiniens, entre autres des responsables locaux du Jihad islamique. Aucun d'eux ne parle de massacre.


La bataille de Jénine : Rapport palestinien

Ces derniers temps, les médias arabes se sont longuement étendus sur le " massacre " qu’aurait perpétré l’armée israélienne à Jénine. Parallèlement, de nombreux témoignages de commandants des factions palestiniennes à Jénine ont été publiés par la presse arabe, aussi bien pendant qu’après les affrontements. En voici des extraits rapporté par l'Institut de Recherche Médiatique du Proche-Orient (MEMRI)

Synthèse de Frédéric Lellouche
2 Mai 2002

O.L.I.P.O.
Observatoire pour une Lecture de l'Information sur le Proche-Orient

1. Jenine, capitale des attentats-suicide
Il est important de comprendre pourquoi ces opération ont eu lieu : des dizaines d'attentats suicide en Israël ont fait plus des centaines de morts (tous civils, hommes, femmes, enfants, bébés) dont plus de 100 en mars 2002. Au moins, 28 kamikazes ayant réussi leurs actions terroristes sont partis de Jenine pour faire ces attentats (sans compter ceux qui ont échoué). Cette ville était donc la capitale où était enseignée les méthodes de tuer et tout pays soucieux de défendre ses citoyens se devaient de mener une action contre ces terroristes pour les arrêter avant que d'autres civils ne soient tués.
Dans ces opérations, des centaines de documents, d'armes, d'explosifs, de laboratoires pour créer ses bombes ont été démantelés prouvant le bien-fondé de l'opération. Celle-ci a permis de sauver des centaines de vies.
Pourquoi Israël n'aurait-elle pas le droit de lutter contre le terrorisme ?
Aussi, il serait judicieux de montrer des images des attentats et des morts déchiquetés pour comprendre l'importance de l'action israélienne.

2. La version palestinienne change dans le temps
Dans un premier temps, les Palestiniens ont affirmé que les troupes de Tsahal avaient effectué un massacre d'abord de 3000 civils puis de centaines de civils dans le camp (au moins 500 morts) mais Israël a dit que les morts palestiniens étaient dans les dizaines et la plupart d'entre eux étaient des hommes armés ou des bombardiers. Israël a perdu 23 soldats dans la bataille.
Depuis quelques jours, Les Palestiniens revisent leurs estimations : 56 personnes ont trouve la mort dans les combats de Djenine
Un revirement complet semble, en effet, avoir ete opere, dans les contenus informationnels diffuses par les Palestiniens, a indiqué le journal americain Washington Times.
Alors qu’environ 500 victimes etaient annoncées a l’issue des combats qui se sont deroules dans le camp de refugies de Djenine, les sources palestiniennes font aujourd’hui etat de 56 morts. Ce tournant est intervenu, semble-t-il, apres que des informations annoncant plusieurs centaines de morts aient ete publiees en Europe, voici deux semaines. Ces différentes versions décrédibilisent les palestiniens et l'Autorité Palestinienne.
Pourquoi ce changement si ce n'est qu'ils se soient rendus compte que leur premier chiffre n'allait pas pouvoir être vérifié. Il fallait vite changer de version.
Il faut aussi savoir que des palestiniens ont transporté des corps morts avant ces opérations (le chiffre de 24 corps a été avancé) pour les enterrer à côté des autres corps et ceci afin d'augmenter le nombre de morts.
Détail macabre, fourni par un médecin israélien d’origine musulmane, qui s’était porté volontaire pour aider le Croissant rouge à Jénine : Le nombre de corps déplaçable ne sera pas plus de 24 car il n’y a plus, dans la ville, de corps dans un état crédible, à transférer dans la fosse commune et le blocus israélien autour de Jénine empêche toute livraison extérieure de cadavres frais.
Peu habitué à ce genre de trafics et écoeuré par ces méthodes, ce médecin israélien a posé son stéthoscope et a regagné son village de haute Galilée.
Peut-on parler de massacre quand sur les 56 morts donnés par les palestiniens maintenant, il n'y a que quelques civils tués dans les combats et plus de 50 combattants, prêts à se faire sauter en kamikaze-suicides ?

3. La version israélienne reste la même et est conforme à la réalité
Les combats ont été extrêmement durs. Les palestiniens n'ont pas hésité à piéger les immeubles. Pour preuve, 23 soldats israéliens sont morts à Jenine dans l'explosion de maisons piègés par les palestiniens.
Le nombre de morts palestiniens est de 51 (il n'a pas varié depuis le début) : 48 combattants prêts à se faire tuer et à tuer et 3 civils pris dans le feu des combats.
Les israéliens ont parcouru maison par maison pour évacuer les civils en prenant des risques énormes pour leur propre vie alors qu'il aurait été plus facile et plus simple de bombarder tout le camp comme l'ont fait les américains en Afghanistan (pays où personne ne s'est ému et n'a demandé d'enquête de l'ONU sur les morts civils).

4. Seulement une petite partie du camp a été touchée par ces combats, 100 m sur 100m
Ce n'est donc pas tout le camp qui a été détruit mais uniquement une petite partie. Ces destructions ont été faites par les combats, les maisons piégées par les palestiniens et les contrôles faits par les israéliens. Les photos du camp prouvent cette version.


5. Amnesty International reconnait qu'il n'y a pas eu de massacres à Jenine mais uniquement des destructions de maison
Un expert militaire d'Amnesty International, David Holly, a declare hier qu'il n'y a "pas eu de massacre dans le camp de refugies de Jenine". M. Holly a declare : "Il apparait clairement qu'une rude bataille a oppose les deux parties dans le camp. Au cours de ces combats, Israel avait tout a fait le droit de detruire les maisons de ceux qui luttaient contre ses soldats. Mais il me semble qu'apres la reddition des Palestiniens, les bulldozers ont continue a detruire des maisons dans le camp, et cela, c'est injustifie."
Amnesty International donne donc raison à la thèse israélienne.

6. Une organisation de medecins americains affirme qu’aucun massacre n’a ete perpetre a Djenine
Une organisation de medecins americains pour la defense des droits de l’Homme, basee a Boston, a revele pendant la nuit des éléments relatant les operations de Djenine. Il ressort de cette publication que le camp de refugies de Djenine n’a ete le siege d’aucun massacre. Selon le rapport, 45 Palestiniens ont ete tues et pres de 200 ont ete blesses. L’organisation exige cependant que soit réalisée une enquete concernant les «graves retards ayant empeche l’evacuation des blesses vers les dispositifs medicaux.»
Là aussi, Cette organisation donne raison à Israël.
A noter que tous les médias et organisations parlant au départ de massacres reviennent, les uns après les autres, à parler de combats violents entre combattants et non de tuerie ou massacre.


Communiqué du Ministère de Affaires étrangères à Jérusalem
[ Yigal Palmor-Conseiller a l'information-Ambassade d'Israel] -
24 avril 2002

    La mission d’enquête de l'ONU à Djénine

    Généralités

    Israël a toujours dit et répété ne rien avoir à cacher concernant le camp de réfugiés de Djénine et coopérera pleinement avec la mission d’enquête. Israël a été récemment étonné d’apprendre que la composition de l’équipe ainsi que les termes de son mandat avaient été formulés à son insu. C’est pourquoi, Israël a demandé au Secrétaire général de l’ONU de repousser l’arrivée de l’équipe et le début de ses activités jusqu’à ce qu’une composition adéquate et des termes de mandat acceptables soient arrêtés.

    A ces fins, une délégation de hauts responsables israéliens partira ce soir (24 avril) pour le quartier général de l’ONU à New York afin de rencontrer les responsables onusiens et mener des négociations en la matière.

    Israël n’a rien à cacher et coopérera pleinement avec la mission d’enquête. Nous travaillons actuellement de pair avec l’ONU afin de nous assurer que la formation de l’équipe soit conforme à ses objectifs de départ.

    Elargir le champ de la résolution 1405 du Conseil de Sécurité

    En lisant la résolution 1405 du Conseil de Sécurité et la comparant à la conférence de presse du Secrétaire général, il ressort que le mandat de l’équipe a été étendu au-delà de son mandat d’origine. La résolution 1405 se réfère à une équipe destinée à " développer une information précise concernant les derniers événements dans le camp de réfugiés de Jénine. " Cependant, le Secrétaire général évoque une équipe guidée par " des résolutions adéquates du Conseil de sécurité " ainsi que par " des normes universelles acceptées de droit international. " De surcroît, la résolution 1405 parle de " mission d’établissement des faits " alors que le Secrétaire général parle de " trouvailles et conclusions. " Cet élargissement du champ de la résolution du Conseil de Sécurité est incompatible avec la résolution originelle.

    Alors que le Conseil de Sécurité a accepté une certaine mission, le résultat semble être tout à fait autre.

    La focalisation de la mission

    Israël a pris connaissance des lignes directrices préparées par l’ONU à son insu. Alors que la résolution du Conseil de Sécurité a décidé d’une équipe destinée à " développer une information précise ", ces lignes directrices indiquent à l’équipe de se concentrer sur " l’action militaire israélienne. " Nous estimons qu’une " information précise " doit également prendre en compte les faits relatifs au camp de réfugiés de Djénine en tant que centre de terrorisme palestinien et en tant que site sur lequel des terroristes armés ont choisi d’affronter les forces israéliennes en se dissimulant au sein de la population civile.

    Le comportement palestinien devrait être examiné également : les rues, les maisons et les cadavres piégés ; l’établissement d’une forteresse terroriste au cœur d’un camp de réfugiés civils ; et le développement d’une industrie clandestine d’explosifs qui n’a sa pareille nulle part ailleurs dans le monde.

    Une équipe d’établissement des faits devrait pouvoir enquêter sur la totalité des faits. Chaque histoire a toujours deux versions.

    Deux poids, deux mesures

    L’infrastructure terroriste de Djénine s’est construite dans un camp de l’ONU au vu et au su des responsables onusiens. Permettre aux camps de réfugiés de détenir n’importe quelle sorte d’armes est totalement contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU, justement pour empêcher que de tels phénomènes se produisent. Pourquoi les agences de l’ONU n’ont-elles pas agi contre ces violations de la part des Palestiniens ? Pourquoi les critiques de l’ONU ont-elles été dirigées contre les victimes de ce terrorisme ?

    Se concentrer sur les opérations israéliennes équivaut à faire un procès à la victime et non à l’agresseur.


CORRECTION - -
Un massacre dans le camp de Djénine serait improbable
Reuters - mercredi 1 mai 2002 18h28

CORRECTION: bien lire aux 2e, 12e, 15e et 17e paragraphes que le bilan est de 102 blessés et non 201 blessés.

Une répétition corrigée suit:

par Elaine Monaghan

WASHINGTON (Reuters) - Dans un rapport préliminaire sur les victimes palestiniennes du camp de Djénine publié mardi, un groupe médical américain militant pour les droits de l'homme juge peu probable que l'armée israélienne y ait commis un massacre mais estime nécessaire qu'une enquête ait lieu et que soient préservés des éléments de preuve d'ordre médico-légal.

"Il y a de fortes raisons de croire que l'on a beaucoup tardé à permettre aux personnes blessées d'atteindre un centre médical", écrit le groupe Physicians for Human Rights (PHR) de Boston dans son rapport, qui fait état d'au moins 45 morts et de 102 blessés parmi les Palestiniens.

Le groupe fonde son appréciation sur un examen des données de l'hôpital de Djénine qui aurait traité plus de 90% des victimes des environs. Mais il souligne que le bilan des morts est probablement plus élevé que les 45 dont il a trouvé des traces précises dans les documents hospitaliers, en notant que l'on retirait en moyenne deux corps par jours des décombres quand son équipe a cessé son travail.

Il engage Israël à autoriser "sans délai" une mission d'enquête de l'Onu à se rendre dans le camp, qui a connu les plus violents combats livrés en avril par l'armée israélienne contre des Palestiniens.

L'Etat hébreu affirme que ses troupes ont tué une cinquantaine de personnes dans le camp, en majorité des activistes. Les Palestiniens affirment qu'un nombre beaucoup plus élevé de victimes pourraient être ensevelies sous les décombres du camp, dont 5.000 des 13.000 occupants sont sans abri.

"Ce qui est particulièrement préoccupant pour les futurs efforts d'établissement des faits réside dans le manque de contrôle centralisé sur le site lui-même, sur l'extraction des corps, la collecte d'éléments de preuve et de témoignages", a déclaré Leonard Rubenstein, directeur exécutif du groupe.

Un responsable de l'Onu a déclaré mardi que le secrétaire général de l'organisation, Kofi Annan, envisager de renoncer à la mission d'information qu'il a mise en place pour enquêter sur le camp de Djénine, en raison des objections qu'y oppose Israël.

ENQUETE DE L'ONU COMPROMISE

"Nous publions (ce rapport préliminaire) maintenant parce que nous sommes très inquiets à l'idée que la mission d'information ne puisse peut-être pas faire son travail", a déclaré Susannah Sirkin, directrice adjointe de PHR.

"Il serait raisonnable de dire que nous n'avons constaté aucun signe évident d'un massacre", a-t-elle dit par ailleurs au cours d'un entretien téléphonique.

PHR estime que son appréciation technique préliminaire soulève "plusieurs questions graves, qui ont trait en particulier à des tirs sur des civils et à l'accès aux soins médicaux".

Le groupe dit avoir étudié les données d'un hôpital où étaient admis plus de 90% des victimes des environs. Mais il souligne qu'en dehors des observations qu'il a pu faire dans deux morgues et des entretiens avec des habitants menés par trois experts les 22 et 23 avril, il ne disposait d'aucune confirmation des données de l'hôpital.

Selon le rapport, l'hôpital de Djénine a vu passer 45 morts - dont cinq femmes, sept hommes de plus de 51 ans et dix personnes de moins de 20 ans - et 102 blessés entre le 3 avril (entrée des forces dans le secteur) et le 22 avril (arrêt des combats).

Quinze des personnes ont tuées par balles, 19 ont succombé à des blessures indéterminées, cinq ont été écrasées, trois ont été tuées par des coups à la tête, une personne a été écrasée par un char et une autre a succombé à l'inhalation de fumées, selon les données recueillies par PHR.

Trente des personnes tuées l'ont été à l'intérieur du camp, cinq autres dans la ville voisine et dix dans des villages situés dans un rayon de 6 km.

Parmi les 102 blessés, 70 l'ont été dans le camp. Selon le rapport, 69 personnes ont été touchées par des balles ou des éclats d'obus, 13 ont été frappées par des débris volants et six ont été victimes d'explosions.

"Presque tous les autres patients qui sont encore à l'Hôpital gouvernemental de Djénine ont fait état de délais de trois à sept jours (pour accéder à l'hôpital)", dit le rapport. "En outre, plusieurs des blessés ont dit avoir été pris pour cibles par des tireurs d'élite des Forces de défense israéliennes ou par des soldats opérant à bord d'hélicoptères de combat".

Sept des 102 blessés étaient âgés de dix ans ou moins, et treize de plus de 51 ans, ajoute le rapport.

PHR dit avoir envoyé sur place son médecin-légiste principal, William Haglund, Nizam Peerwani, médecin-examinateur de Tarrant (Texas), et le colonel Brenda Hollis, enquêteur ayant mené des missions médico-légales auprès des tribunaux internationaux sur l'ex-Yougoslavie et le Rwanda.

Lien : http://fr.news.yahoo.com/020501/85/2kmwl.html --

Albert Capino


Traite des morts à Jénine ! (27 avril 2002)
© Metula News Agency
 
Selon des sources proches des renseignements de l’armée, corroborées par des témoignages oculaires, l’Autorité palestinienne a déterré 24 cadavres de personnes, décédées à Jénine avant l’opération israélienne, et les a re-ensevelis dans une fosse commune accueillant les individus tués durant les combats.
 
L’objectif de ce trafic de morbide consiste à tenter de flouer la mission de l’ONU qui doit arriver sur place au début de la semaine prochaine.
 
Jusqu’à présent, 51 corps de vraies victimes des combats ont été retirés de la partie du camp de réfugiés de Jénine où s’est déroulée la bataille. Il s’agit des dépouilles de 48 individus tués les armes à la main et de 3 civils pris dans le feu des belligérants.
 
Les responsables occidentaux sur place ont déclaré jeudi, qu’ils ne pensaient pas que d’autres corps seraient trouvés dans les décombres et qu’ils n’avaient pas connaissance de disparus qu’il faudrait encore chercher. Suite à ces affirmations, le responsable local de l’Autorité palestinienne s’est empressé de faire état de "165 familles qui cherchaient toujours leurs disparus."
 
Détail macabre, qui nous a été fourni par un médecin israélien d’origine musulmane, qui s’était porté volontaire pour aider le Croissant rouge à Jénine : le nombre définitif des victimes du "massacre" ne devrait pas dépasser les 75, car il n’y a plus, dans la ville, de corps dans un état crédible, à transférer dans la fosse commune et le blocus israélien autour de Jénine empêche toute livraison extérieure de cadavres frais.
 
Peu habitué à ce genre de trafics, le médecin israélien a posé son stéthoscope et a regagné son village de haute Galilée. D’après le praticien, ça n’est pas l’odeur des morts qui l’a écoeuré mais les agissements de vivants !      


Powell : aucune preuve de massacre dans le camp de Djénine
Haaretz - 25 avril 2002

Le secrétaire d'Etat Colin Powell a dit mercredi qu'il n'avait vu "aucune preuve" pour soutenir les affirmations que des soldats de Tsahal avait effectué un massacre dans le camp de Djénine pendant son opération dans la Rive occidentale.

"Tout de suite je n'ai vu aucune preuve de charniers et je n'ai vu aucune preuve qui suggérerait qu'un massacre ait eu lieu," a dit Powell au Sénat, au sous-comité des opérations à l'étranger, basant ses remarques sur la visite dans le camp d'un fonctionnaire du Département d'Etat, la semaine dernière.

"Clairement des gens sont morts à Djénine, des gens qui étaient des terroristes sont morts à Djénine et à la suite de cette bataille des vies innocentes ont du être perdues," a-t-il dit, mais une nouvelle enquête est nécessaire sur le terrain pour évaluer les faits.

Israël dit que 48 personnes ont été tuées tandis qu'il a perdu 23 soldats, tandis que les Palestiniens prétendent que les troupes de Tsahal ont effectué un massacre et qu'il y a eu des centaines de morts dans l'opération.

Powell a dit qu'il avait parlé avec le Premier Ministre Ariel Sharon dans la soirée précédente et avait compris ses soucis à propos de la mission d'enquête des Nations unies, envoyée à Djénine, mais li a dit qu'une telle mission était dans le meilleur intérêt de tous les côtés.

"Il semblé etre dans le meilleur intérêt de tous ceux qui sont concernés, particulièrement dans le meilleur intérêt des Israéliens,de laisser une équipe d'enquête entrer et voir quels sont les faits," a-t-il dit.

Il a dit que c'était préférable "à une spéculation sur ce qui est arrivé là-bas, avec des rumeurs colportées autour de massacre et de charniers, ce qui semble toutefois jusqu'ici ne pas être le cas."

Le chef de la mission britannique venue porter des secours dans le camp de réfugiés de Jénine affirme : “ Il n’y a pas eu de massacre dans ce camp ; nous avons découvert un petit nombre de corps, et pour 120 familles palestiniennes qui avaient fait état de parents ou proches “ disparus ”, ceux-ci ont été retrouvés en vie ultérieurement ”. Selon lui, les chances de retrouver encore des corps de victimes sous les décombres sont très minces. Mais de son côté, le maire de Jénine continue d’affirmer qu’il y a eu “ beaucoup de morts, tous les corps n’ont pas été exhumés ”…


Le mandat de la Commission a l’aspect d’un acte d’accusation
Amir Oren (Haaretz) - - 25 avril 2002 - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.

La décision de suspendre l’aval israélien donné à la Commission de l’ONU chargée d’enquêter sur les événements qui ont eu lieu a Jénine, a été prise hier soir, alors que les responsables de Tsahal se rendaient à la “ Mouqataa ” de Sharon. Les officiers supérieurs étaient unanimes pour s’y opposer, depuis Shaoul Mofaz, qui affiche généralement les positions les plus à droite à l’Etat-major, jusqu’au responsable de la Section des prévisions, Gyora Eyland, qui y est considéré comme le plus modéré. Tous s’entendaient pour dire que ce qui a commencé à New York et doit passer à Jenine, va se terminer à La Haye, au Tribunal des crimes de guerre, et débouchera sur le déploiement d’une force internationale dans les territoires. Ainsi, en dépit des difficultés politiques que cela suscitera, il n’y aura pas de Commission d’enquête, serait-ce au prix de concessions israéliennes sur le siège de la Mouqataa d’Arafat, et sur l’église de la Nativité.
Les allégations de massacre à Jénine n’inquiètent plus Tsahal, car il détient d’abondantes preuves (clichés, reportages filmés, enregistrements, cartes, transcriptions d’interrogatoires) les réfutant.

Le problème réside en deux autres points sur lesquels la Commission de l’ONU se penchera :

    • l’utilisation disproportionnée de la force armée
    • le barrage fait à tout octroi d’assistance humanitaire

Ces points ne seront pas soumis à des vérifications, mais prendront place dans l’acte d’accusation...


Breaking : Jénine ! (21 Avril 2002)
© Metula News Agency, à 12h 40, heure de Jérusalem
 
A Jénine, la bataille touche à sa fin (de sources israéliennes et palestiniennes). Durant la matinée, environ 300 combattants palestiniens ont déposé les armes et le flot des redditions continue.
 
L’armée israélienne a averti par haut-parleurs les Palestiniens du dernier carré, de l’interventionimminente d’avions F-16 contre ceux qui ne cesseront pas leur résistance.
 
Au cœur du camp, les soldats de l’Etat hébreu ont découvert les corps de 47 terroristes tué dans les décombres d’une maison. Parmi ceux-ci, Makhmoud Tawalbé, le chef du Jihad islamique pour la région de Jénine.
 
A la Ména, on tient à préciser que l’emploi du terme terroriste dans cette dépêche relève d’un souci sémantique et informatif et pas d’une appréciation militante, que nous ne pratiquons pas. Tawalbé, ainsi que la quasi-totalité des victimes et des prisonniers palestiniens de Jénine étaient directement impliqués dans l’industrie et la perpétration d’assassinats collectifs de civils israéliens.
 
Ainsi, des dizaines de civils innocents ont péri, dans des restaurants, des autobus et des salles de bals du fait des actions des individus – ils sont précisément et individuellement identifiés - qui sont en train de se rendre.
 
Tsahal a aussi découvert, à Jénine et à Naplouse, des dizaines de laboratoires pour la confection d’engins et de ceintures explosifs utilisés dans les attentats terroristes. Dans ces fabriques les militaires ont mis la main sur plusieurs tonnes de matière explosives brutes !
 
A midi, quelques dizaines de chefs d’organisations terroristes se terraient encore dans un minuscule périmètre situé au centre du camp de réfugiés de Jénine.   


Massacres post mortem ? (info # 030904/2)
Par Ilan Tsadik © Metula News Agency
 
Selon des informations sérieuses (mais dégueu) qui sont parvenus à nos oreilles, l’Autorité palestinienne s’apprêterait à procéder à une opération de propagande new look.
 
L’idée, c’est, juste après le retrait de l’armée israélienne, de rassembler artificiellement les corps de dizaines de Palestiniens tués durant plusieurs jours de combats, afin de faire croire à un massacre organisé.
 
Ces corps sont ceux, pour leur quasi-totalité, de Palestiniens tués les armes à la main, alors que plusieurs d’entre eux  étaient en plus ceints de ceintures d’explosifs. Le plan de l’AP consiste bien sûr à départir les corps de leurs armes et munitions et de les présenter à la presse comme des victimes innocentes d’un pseudo "génocide" perpétré par les Israéliens.
 
Lorsqu’ils ont à disposition des représentants de médias, privés de velléité d’analyse, de sens critique et de toute curiosité, les "stratèges" palestiniens pensent sans doute qu’ils auraient tort de ne pas profiter de l’opportunité.
 
Côté israélien, les responsables se grattent l’occiput pour trouver un moyen d’éviter les écueils de cette campagne publicitaire macabre.   

Jénine, évolution des chiffres selon le site Web de l'ONU...


La France envoie une mission de formation sur le site de Jénine
Dernière mise à jour : 24/04/02

Réponses du porte-parole aux questions du point de presse
(Paris, le 24 avril 2002)
Les autorités israéliennes viennent de donner leur accord à l'envoi par la France d'une mission de formation sur le site de Jénine, dans le cadre de notre coopération avec l'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) ( Il s'agit d'une équipe d'une dizaine de personnes comportant des experts, essentiellement de la sécurité civile française mais aussi de la Croix Rouge. Ils formeront plusieurs dizaines de Palestiniens pour que ces derniers puissent assurer dans des conditions sûres les opérations de déblaiement et de décontamination du camp de Jénine qu'il faut rendre à nouveau viable.
 
Quelle est la réaction de la France face au refus israélien d'accepter la mission des Nations unies pour enquêter sur les événements tragiques de Jénine ?
 
Nous savons qu'Israël a souhaité l'inclusion d'experts anti-terroristes dans la mission mais le Secrétaire général des Nations unies a déjà pris en compte cet élément. En compliquant, retardant ou refusant le travail de la mission des Nations unies à Jénine, Israël porte atteinte à son image. Israël doit accepter sans délai cette mission décidée par le Conseil de Sécurité des Nations unies à l'unanimité.
 
Suite à la réunion 'euromed' à Valence, quelle est la position française sur la question des réfugiés palestiniens? Doit-on comprendre que la France est favorable à un retour, et dans quelles conditions ?
 
Nous pensons qu'il faut trouver une solution au problème des réfugiés palestiniens comme le reconnaissent les Nations unies. La mise en oeuvre de ce droit et la solution de cette question font partie de la négociation de paix.
C'est à ce titre que s'est exprimé le ministre à Valence où il a évoqué une aide internationale pour contribuer à la solution de ce problème.
La position française est très proche de celle exprimée récemment avec courage sur ce sujet difficile par Sari Nusseibeh, Chef de la maison d'Orient
 
Qu'attend la France de la nouvelle mission de Javier Solana et quel est le mandat de cette mission ?
 
Nous attendons de cette mission, que nous soutenons, qu'elle remplisse d'abord les objectifs qui avaient été fixés à la précédente mission de MM. Piqué et Solana.
M. Solana et M. Moratinos doivent avoir des contacts avec les autorités israéliennes et palestiniennes, dont bien sûr Yasser Arafat.

























Un atelier de fabrication de "bombes-suicide" à Djénine

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