Décryptage

Un excellent film à voir de Jacques Tarnero et Philippe Bensoussan, présenté par Sophie Dulac. Il sort sur les écrans en France le 22 janvier. Il sera projeté au cinéma L'Arlequin, 76 rue de Rennes, Paris 6ème. Métro St-Sulpice.
Le film a un site : http://www.decryptage-lefilm.com


pré-achetez vos places au 08 92 68 48 24
Séances : 14h, 16h, 18, 20h,


"La critique est aisée, c'est l'art qui est difficile"
J’ai vu le film de Jacques Tarnero et Philippe Bensoussan : « DECRYPTAGE » hier.(Albert Capino)


Excellente crtique de "Décryptage" sur TF1


 
L'affiche est choc : on y voit l'image qui a fait, en son temps, la une de Libération : en gros plan un Israélien casqué et en uniforme qui hurle, la matraque à la main. Plus bas le visage ensanglanté d'un jeune homme en état de choc. Pour le quotidien, point de doute : c'était-là un exemple criant de l'équation Israélien = soldatesque brutale, victime brutalisée = Palestinien. Seulement, voilà, la vérité n'est pas celle que l'on nous a présentée: le policier, en fait, vient de sauver un jeune étudiant américain d'un début de lynchage. Les coupables étant des Palestiniens.
 
Certes, comme nous le dit le film, le quotidien avait rectifié, mais quelques jours plus tard et de manière discrète, en page 13.
[ voir les documents] 

Et des exemples de ce type, Décryptage nous en donne d'autres, démontant notamment les images soi-disant à charge contre Israël les plus chocs de l'Intifada actuelle. Avec, point capital, ce qui a été faussement qualifié de déclencheur de celle-ci, à savoir la visite d'Ariel Sharon sur le Mont du Temple. Alors que nombre de témoignages et commentateurs démontrent ici que cette agression avait été planifiée bien avant par Yasser Arafat. Ainsi peut-on voir un ministre de l'Autorité palestinienne le clamer haut et fort lors d'un meeting du Hezbollah au Liban.
 
Contre images peu connues, voire totalement inconnues. La question étant de savoir pourquoi.
 
Et, au-delà du choc de la vérité qui jaillit ainsi, Décryptage, est également un film de réflexion. Pour dresser un constat, d'abord, mais aussi réfléchir sur les raisons de cette désinformation.
 
Des témoins privilégiés, tels que l'ancien Premier ministre Ehoud Barak ou Shlomo Ben Ami, ministre et négociateur de ce gouvernement travailliste qui offrit la paix à Camp David, puis à Taba, James Rubin, porte-parole de Madeleine Albright et conseiller au département d'Etat, disent très clairement le refus de Yasser Arafat.
 
Des intellectuels, des journalistes, des professeurs, décortiquent, analysent ces représentations faussées du conflit israélo-palestinien.
 
La réflexion passe aussi par Durban pour aboutir aux Twin Towers du World Trade Center, un certain 11 septembre.
 
Compte tenu de la persistance inquiétante de la désinformation, compte tenu de la véritable nature du terrorisme, qui nous menace tous, il est essentiel de voir ce film, de le revoir, pour mieux percevoir la complexité de tous les mécanismes en cause, et voir ce qui se profile derrière le conflit proche-oriental. Et il est essentiel que ce film, qui n'est pas un film communautaire, soit vu par tous.
 
Hélène Keller-Lind


« Un seul chiffre :au cours de la première année de l’Intifada, donc de décembre 87 à décembre 88, il y avait sur 5700 km2 de territoires palestiniens, ce qu’on appelle la Cisjordanie et Gaza, c’est-à-dire à peu prés un département français, il y avait à l’époque plus de correspondants étrangers, c’est-à-dire 800, que sur l’ensemble du continent africain : 56 états souverains, une guerre d’extermination au Soudan, un véritable apartheid, plusieurs guerres avec des centaines de millions de personnes, avec une maladie épouvantable, une pandémie, le sida, mais ça, ça n’intéresse pas beaucoup. »

Frédéric Encel
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