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Le courrier des lecteurs
écrire au courrier de la désinformation

Bonjour ,
voilà le mail que je viens d'envoyer au "Vif-L'Expres".
Qu'en pensez-vous ?
Merci pour votre action !
----- Original Message -----
From: Claire LEJEUNE
To: Jacques Gevers <mailto:levif@levif.be>
Cc: levif@levif.be
Sent: Monday, September 22, 2003 12:27 PM
Subject:
Opération "Sauvez Arafat" .- 235ème...

Et voilà , ça devait arriver : avec le titre qui semble aller de soi d'"Arafat doit partir" , vous lançez la xème opération "Sauvez Arafat".

Si "Sauvez Willie" avait comme but fort noble de sauver une brave orque , aller une fois de plus à la rescousse d'un caïd terroriste et gangster notoire (je doute que vous fassiez dans vos éditoriaux la moindre allusion à la dernière(!) péripétie où la banque mondiale affirme qu'Arafat vient de détourner 900 millions de dollars de l'aide européenne vers ses comptes personnels).

Quand vous affirmez que le raïs a été "régulièrement élu par son peuple" , vous faites preuve pour le moins d'un angélisme pathétique.Et quand vous suggérez que la situation actuelle incombe à Israël, alors que les Palestiniens n'ont jamais cessé les attentats-massacres, et incitent aujourd'hui encore leurs enfants à la haine du "Juif" et à la glorification des "martyrs" dans leur propagande au quotidien, ce ne peut décidément plus être de la naîveté , mais tout simplement la haine d'Israël qui vous motive.

Si vous prenez les manifestations "spontanées" des foules arabo-musulmanes illettrées et manipulées au sérieux , c'est que vous-même ne l'êtes pas.

Les peuples méritent les dirigeants qu'ils se donnent , dit-on .Ils méritent sans doute aussi leurs plumitifs..

Bonjour,

Un ami m'a envoyé ce texte. Je pense qu'il est important de le diffuser largement.

Jacques Marouani
lundi 22 septembre 2003

"A la veille de Rosh Hashanah - le moment de faire son bilan personnel - je vous fais part d'une petition adressée à l'ONU qui mérite quelques instants de votre attention et qui a déjà réçue plus de 150.000 signatures .

Il s'agit de demander à l'ONU de désigner les attentats comme crime de guerre. A ce titre, les instigateurs de ces actes barbares seront traités comme criminels de guerre qui seront jugés par le Tribunal International des Crimes de Guerre.

Vous trouvez le contenu de cette pétition rédigée par Dr. Edward S. Beck , Scholars for Peace in the Middle East, sur

http://www.PetitionOnline.com/bombings/petition.html

En cliquant sur PetitionOnline et en apportant votre signature électronique, chacun de nous contribue à s'opposer à un cycle de violence aveugle qui secoue Israel, Le Proche Orient et le monde entier. Faites passer la pétition à vos amis pour atteindre l'objectif de 1 million de signatures.

Je vous souhaite tous un nouvel an de paix et de bonnes perspectives, Shanah Tovah".

" Le Monde " appelle-t-il à célébrer le 3ème anniversaire de la 2ème intifada ?
Paule DUMINY et Danielle CRAUNOT- Avocates

Un article de Mme Mouna Naim paru dans l’édition du " MONDE " du 18.09.03. présente et appelle de manière étonnante à un concert du 27 septembre 2003 " Pour une paix juste au Proche-Orient ".

A la différence de " l’article " de Mme Naim, les communiqués des organisations les plus engagées aux côtés des Palestiniens appellent à ce concert sans cacher qu’il s’agit d’une manifestation de " solidarité à la Palestine " au " 3ème anniversaire de l’intifada " le 27.09.03. organisée par le Collectif National Palestine avec le soutien de Mme Leïla Shahid.

M. Nicolas Shashahani, mentionné dans l’article comme le Président du comité d’organisation de ce concert, est aussi fondateur, vice-président et trésorier de la CAPJPO.

Cette organisation a récemment fait parler d’elle à l’occasion de violences perpétrées par des manifestants sortis de son cortège à l’encontre de jeunes Juifs manifestant pour la paix en Irak.

La date anniversaire de la 2ème intifada comme les slogans, communiqués tendancieux et haineux de la CAPJPO (ex : sionisme = fascisme = terrorisme = nazisme) auraient justifié un supplément d’informations et à tout le moins une certaine retenue de la part de la journaliste du " MONDE ".

Les amis de " La paix maintenant " ont récemment appelé à un concert pour la paix au Proche-Orient (28 septembre 2003 à Sèvres).

Nous n’avons pas souvenir d’un quelconque entrefilet du journal à ce sujet.

Lettre à la rédaction de TV5
mardi 16 septembre 2003 19:36
Bonjour,

Je saisis ma plume afin de vous faire part de mon étonnement face à l'information diffusée lors de l'édition du journal de TV5 du mardi 16 septembre 2003 vers 00h15 heure de Pékin, ainsi que lors de l'édition précédente.

En effet, lors du traitement de la possible résolution de l'ONU concernant la décision d'expulsion ou d'élimination éventuelle de Yasser Arafat prise par le gouvernement israélien cette semaine, votre présentateur a rappelé la commémoration des évènement de Sabra et Chatila, en précisant que ce massacre (d'environ 1000 personnes selon votre rédaction) était le fruit d'une offensive de l'armée israélienne.

Je ne peux qu'être attristé de l'inexactitude factuelle de l'information présentée et je me dois malheureusement de vous rappeler les faits concernant les coupables de cette tragédie: en effet AUCUN soldat israélien n'a pénétré ces deux camps, qui ont été investis par la milice libanaise chrétienne d' Elie Hobeïka (qui après son revirement pro-syrien a pu être plusieurs fois ministre du gouvernement libanais supplétif des forces damascènes d'occupation du Liban sans être le moins du monde inquiété par la justice libanaise ou par la vindicte des média de l'hexagone tels que TV5...), alliés certes à l'époque d'Israël, mais ne comptant absolument AUCUN soldat israélien.

Présenter ces massacres comme des forfaits de l'armée israélienne, donc de soldats israéliens, relève au mieux de l'ignorance caractérisée de votre rédaction, qui n'est pas excusable vis à vis de ceux de vos téléspectateurs qui sont en droit d'exiger une exactitude factuelle à toute épreuve, et au pire, de malveillance et de mensonge envers de l'Etat d'Israël.

Attristé parce que cette inexactitude me pousse à douter la factualité de toute information traitée par votre rédaction, qui semble sacrifier la vérité sur l'autel de sa ligne éditoriale (ou qui semble biaisée par méconnaissance des dossiers qu'elle prétend traiter).

La critique de la politique du où des gouvernements israéliens (et de tout gouvernement en général) est totalement légitime, et même indispensable, si elle est fondée sur des faits avérés. Même plus: il est totalement légitime qu'un medium adopte une ligne éditoriale en donnant son interprétation de faits avérés afin de mettre en perspective les évènement qui ponctuent jours après jours l'actualité internationale, fut-on d'accord ou pas avec cette interprétation. Mais lorsque pour gagner en force, elle a recours sciemment à des mensonges (ou involontairement à des erreurs), elle devient nulle et non avenue et procède de la propagande ou de l'ignorance.

Serait-on en droit d'attendre de la part de TV5 une rectification rétablissant la vérité factuelle concernant cette erreur/malveillance, qui honorerait la rigueur dont TV5 se revendique? Ou doit-on considérer ces "informations" comme l'on peut s'intéresser à des informations émanant d'organes de presse biaisé et idéologiques émanant de régime dictatoriaux qui sont pléthore au Moyen-Orient... Il me semble que les média se revendiquant de la République Française, démocratie parmi toutes les démocraties (dont fait partie l'Etat d'Israël), n'ont pas besoin d'asséner des mensonges (ou des erreurs) pour justifier leur lecture de l'actualité internationale.

En attendant votre réponse avec impatience, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, à mes salutations teintées d'inquiétude...


Jean-David Slama

Shanghai - Chine


Une copie de ce message a été envoyée aux organismes suivants, organismes que, malgré ma mauvaise volonté, je n'ai jamais pu prendre à défaut quant à l'exactitude des informations qu'ils présentent:

Metula News Agency - agence de presse israélienne francophone, dont la réinformation face aux inexactitudes commises par certains media constitue une part importante de son activité. Les erreurs qu'ils ont rarement commises ont été tout de suite corrigées dans les dépêches suivant l'erreur, au même format et avec la même importance que l'erreur commise précédemment (ce que l'on est en droit d'attendre d'une rédaction rigoureuse). http://www.menapress.com

Proche-Orient.Info: site dont la rigueur factuelle est exemplaire. http://www.proche-orient.info

Désinfos.com
: site dont la réinformation face aux inexactitudes commises par certains media est la mission principale http://www.desinfos.com

UPJF: Union des professionnels juifs de France, dont le site s'attache aussi à rétablir la vérité lorsqu'elle est baffouée courrier@upjf.org


la télévison août 2003
dimanche 14 septembre 2003
Chers amis,
Je vous envoie ci-joint un texte pour votre site.
Je tiens à faire remarquer que si ce texte parait être loin de l'actualité de ces jours derniers, je le crois quand même important. J'ai eu connaissance du rapport annuel de reporters sans frontières 2003, dont la presse n'a pas encore parlé (à ma connaissance). Il est trés dur vis à vis d'Israël alors que ceux de 2001 et 2002 trouvaient quelques défauts à l'AP ( pression et chantage sur les journalistes et caméraman non alignés). En 2003, on ne parle que d'Israël (Territoires et Israël sont dans la même rubrique) et on reproche aux Israéliens de diminuer les accréditations des caméraman palestiniens et la suite......Et ce texte revient sur l'affaire Mohamed.
Bien à vous.
Renée Sebban.

Le plan B jamais évoqué

J.P.K.
mercredi 3 septembre 2003

En constatant jour après jour la partie de dupes que se jouent mutuellement Abou Mazen et Arafat, l'un menaçant de démissionner pendant que l'autre nomme son chef de la sécurité, et que parallèlement Israël tente de contenir les menaces d'attentats du Hamas qui, tel un festival avignonnais, interprète une trêve " in " pseudo pacifique et une trêve " off " à coups de bombes humaines, un plan B de la paix au proche orient n'est jamais mis sur la table. Celui qui conclurait que seule une guerre inter-palestinienne pourrait mettre au net les perspectives politiques. Jusqu'à aujourd'hui, le conflit inter-palestinien a été exporté vers Israël (chacun discutant à l'infini de l'opportunité de déclencher telle ou telle action), ainsi que contre les Etats-Unis à travers l'aide des groupes radicaux palestiniens au terrorisme islamique anti-US (et hier l'aide de l'OLP aux RAF et autres IRA).
Ajoutons que la France de Chirac par sa duplicité donne vie à ce double discours pacifico-terroriste des dirigeants palestiniens.

L'une des raisons de cette situation est évidemment l'absence de démocratie chez les palestiniens représentés par une nébuleuse politico-maffieuse considérée comme un représentant légitime et unique de ce même peuple. Abou Mazen à peine nommé, il est représenté comme une marionnette aux mains des impérialo-sionistes et doit même être protégé non des israéliens mais de ses propres compatriotes . C'est encore un exemple de ce double jeu permanent.

La véritable sanction ne viendra plus de négociations bilatérales ou sous l'égide d'un Quartet ou d 'un Quintet quelconque mais de la volonté, qui doit bien exister, du peuple palestinien. A lui de décider, par les armes puisque les urnes lui sont interdites, de la politique à suivre. Jusqu'à aujourd'hui les différents interpalestiniens se réglaient à la façon Cosa Nostra, au fond d'une ruelle. On peut d'ailleurs se souvenir que dans les années 70, certains cadres de l'OLP ont été assassinés par les radicaux dès qu'ils faisaient mine d'engager une négociation avec " l'entité sioniste ".
La clôture érigée par le gouvernement Sharon vise peut être aussi à cela : inviter les palestiniens à décider de leur avenir, de gré ou de force.
La révolution palestinienne doit effectivement avoir lieu, mais au cœur même de son territoire, par la lutte définitive entre les islamistes intégristes nihilistes et les nationalistes pragmatiques s'il en reste.

L'AFP fait son cinéma
Alain Legaret
Quel que soit le scénario, on sait bien que la première accroche d’un film, c’est son titre
.Dans ce domaine, l’AFP fait fort. La dépêche d’aujourd’hui s’intitule :
Arafat appelle à la reprise de la trêve, Israël veut poursuivre ses raids (AFP)
Je ne sais pas vous, mais chez moi, ça a fait tilt. J’ai tout de suite pensé au film de Sergio Leone, " le bon, la brute et le truand " présenté de la sorte :
Le bon, la brute (LE TRUAND)
Franchement, n’y a-t-il pas une certaine similitude ?
Original de la dépêche :
« Arafat appelle à la reprise de la trêve, Israël veut poursuivre ses raids
GAZA (AFP) - Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a appelé mercredi à la reprise de la trêve rompue la semaine dernière, alors qu'Israël annonçait vouloir poursuivre ses raids contre le Hamas.
"Le président Yasser Arafat a appelé tous les groupes et mouvements à s'engager à respecter un cessez-le-feu pour donner une chance aux efforts de paix internationaux en vue de mettre en oeuvre +la feuille de route+", le dernier plan de paix international pour le Proche-Orient, a indiqué un communiqué publié par l'agence Wafa.

Mais la Maison Blanche a ignoré l'appel de M. Arafat, estimant que celui-ci "a une fois de plus montré qu'il constitue une partie du problème. Il ne fait pas partie de la solution".
Les islamistes du Hamas et du Jihad islamique ont affirmé le 22 août qu'ils suspendaient leur trêve unilatérale de trois mois vis-à-vis d'Israël proclamée le 29 juin.

Cette annonce avait suivi la mort, la veille à Gaza, d'un haut responsable du Hamas, Ismaïl Abou Chanab, tué dans un raid lancé par Israël en représailles à l'attentat suicide perpétré le 19 août à Jérusalem et qui a fait 21 morts et 130 blessés.
Israël accuse l'Autorité palestinienne de ne rien faire pour démanteler les groupes armés et a lancé mardi soir un troisième raid en cinq jours contre le Hamas qui a fait deux morts, l'un des 23 blessés ayant succombé mercredi soir à ses blessures.


"Nos opérations de liquidation vont se poursuivre contre tous ceux qui sont impliqués dans des activités terroristes, dans des préparatifs d'attentats ou des tirs de roquettes", a déclaré à l'AFP un responsable israélien sous le couvert de l'anonymat.

"Aucun terroriste ne peut espérer bénéficier de la moindre impunité. Nous continuerons à agir quand et où nous le jugerons utile avec tous les moyens nécessaires, jusqu'à ce que l'Autorité palestinienne se décide à lutter contre les terroristes comme elle s'y est engagée", a-t-il prévenu.

De son côté, à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet palestinien à Gaza, le ministre de l'Information Nabil Amr a indiqué que son gouvernement tenait Israël pour "totalement responsable de la détérioration" actuelle de la situation.

M. Amr a annoncé également que le cabinet présenterait la semaine prochaine le bilan de ses 100 premiers jours au pouvoir, devant le Conseil législatif palestinien (Parlement).

MM. Abbas et Arafat s'affrontent pour le contrôle des services de sécurité. Ce conflit s'est accentué cette semaine quand M. Arafat a rappelé le colonel Jibril Rajoub, un homme à poigne, pour restructurer les forces de sécurité palestiniennes.

Israël a écarté d'avance tout dialogue avec un cabinet qui dépendrait de M. Arafat en cas de renversement de M. Abbas par le Parlement.

En Cisjordanie, près de Bethléem, un Palestinien de 17 ans armé d'un couteau a été tué par des tirs israéliens à un barrage militaire. Depuis le début de l'Intifda (fin septembre 2000), les violences israélo-palestiniennes ont fait 3.433 morts, dont 2.574 Palestiniens et 798 Israéliens.

D'autre part, deux Palestiniens ont été blessés à Ramallah lors de heurts entre soldats israéliens et manifestants après que l'armée eut fermé les bureaux du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) dans la ville.

Les manifestants, partisans de ce groupe radical, entendaient commémorer le second anniversaire de la mort d'Ali Abou Moustapha, chef du FPLP, tué dans un raid israélien le 27 août 2001 à Ramallah, et une quinzaine d'entre eux ont été interpellés.

Le chef actuel du FPLP, Ahmed Saadat, interné dans une prison de Jéricho sous garde internationale, a ensuite prononcé par téléphone un discours retransmis par haut-parleurs dans le centre de la ville.

Enfin, selon une source militaire, l'armée a découvert mercredi durant ses perquisitions dans la vieille ville de Naplouse (nord de la Cisjordanie) une importante cache du Jihad islamique contenant des armes, des explosifs et des produits chimiques.
»

Bonjour,

Visiteur régulier de votre site, et qui propose une modeste contribution.
Bravo en tout cas pour votre site !

Jean-Philippe Katz.
Jeudi 28 août 2003

Le choc des civilisations : l'Islam contre le reste du monde ?

Depuis le 11/09, une tonalité nouvelle apparaît dans bien des discours, dans bien des postures. Derrière le terrorisme islamique radical, il y aurait en vérité l'Islam à l'assaut de l'occident (qualifié de judéo-chrétien).

En France particulièrement, en raison d'une forte communauté musulmane, des incidents antisémites, des graffitis et des profanations dans les cimetières, une Marseillaise sifflée, des voiles dans les lycées, semblent indiquer tous ensemble un mouvement général d'islamisation du pays. Il est entendu que tous ces actes sont le fait de musulmans bien que les arrestations soient rarissimes (on va donc vite en besogne).

Il me semble que certaines analyses vont plus vite que la musique, même quand elles visent à défendre Israël ou la politique US. Imaginer l'Islam comme un ennemi induit une conséquence très grave : à savoir une lutte à mort. En effet, Ben Laden et ses filiales ne réclament rien, ne revendiquent rien sauf la mort de l'autre.

De deux choses l'une : soit ces groupes sont une minorité de radicaux haineux, soit ils sont la partie visible d'un mouvement de fond majoritaire dans les communautés musulmanes.

En tant que défenseur inconditionnel d'Israël et partisan de la politique US actuelle, je ne partage pourtant pas cette optique de lutte de civilisations. Paraphrasant BHL, je dirai que les premières victimes du terrorisme musulman sont les musulmans eux-mêmes, en Algérie comme en Afghanistan. Je rappellerai aussi que si les USA sont intervenu en Afghanistan et en Irak, c'est AUSSI pour rétablir un état de droit garant de certaines libertés fondamentales. Je ne sais pas s'ils réussiront, je regrette que la classe politique française parie sur leur échec, mais je ne crois pas que Georges Bush ai identifié l'axe du mal avec le monde musulman.

Si Israël est au premier rang de la lutte contre ce terrorisme, faut-il pour autant en faire la pointe avancée de la civilisation judéo-chrétienne en lutte contre l'Islam ? Bien sûr que le monde arabe accepte mal la présence de l'état juif, mais si l'objectif d'une paix relative au proche orient doit être abandonnée au motif que le judaïsme est " définitivement " rejeté par ses voisins, la guerre est le seul avenir possible.

On entend de plus en plus, hélas, une défense de la chrétienté derrière ce soi-disant choc des civilisations. L'occident est alors plus chrétien que judéo et l'histoire récente des Balkans est revisitée d'une drôle de manière. Sous prétexte que le terrorisme actuel est islamique, les Bosniaques et les Kosovars d'hier changent de visage et sont présentés à présent comme des faussaires et des intégristes. Plus de génocide des musulmans bosniaques, plus de détresse insondable des Kosovars mais une Serbie chrétienne injustement bombardée.

Le monde juif devrait à mon sens se méfier d'un tel amalgame entre terrorisme islamique et islam en général. Nous savons depuis des décennies que l'Arabie Saoudite est le point de départ de cet islam radical, rustique et barbare. Nous savons aussi qu'il n'est pas le seul courant de cette religion mais qu'il est le plus riche. Cette richesse d'ailleurs acquise grâce à l'occident et ses bons offices auprès des émirs et autres familles royales. Le monde juif devrait se méfier d'une totale adhésion à une défense de la chrétienté un peu trop incendiaire et apocalyptique. Tout simplement parce qu'Israël ne se bat pas contre l'Islam mais contre des pays arabes menés par des tyrans. Je rappelle au passage que la Turquie, dont les citoyens sont musulmans, s'est rapprochée d'Israël ces dernières années. Souvenons-nous aussi des groupes palestiniens des années 70 nationalistes et marxistes bien éloignés du Jihad actuel (et parfois aidés dans leurs tueries par des extrémistes Allemands ou Japonais).

Alors bien sûr monte une haine des juifs, des sionistes et de l'Amérique, haine puissamment relayée par l'alliance rouge-vert-brun. Bien sûr, des Boniface et des Raffarin font un calcul électoral et ne se soucie plus que du vote musulman.

Mais le premier à déclarer qu'une lutte à mort des civilisations a lieu, c'est Ben Laden. Accepter ce postulat, c'est accepter d'entrer dans un conflit " général ". Refuser cette hypothèse, c'est justement conserver l'esprit des lumières et faire crédit à l'individu (les fameuses masses arabes ont d'ailleurs peu manifesté leur soutien à Saddam ou à Ben Laden). Refuser cet engrenage, c'est aider les mouvements démocratiques en Algérie, en Egypte et même chez les palestiniens. Refuser cet engrenage, c'est ne pas céder à la réécriture de la guerre ethnique scandaleuse menée par Milosevic, c'est constater la brutalité russe en Tchétchénie, c'est se souvenir de tous les intellectuels Algériens assassinés par les barbares islamistes, des femmes décapitées par les Talibans.

Refuser cet engrenage, c'est ne pas regretter comme on le répète à l'envie aujourd'hui SOS Racisme fondée notamment par des juifs, c'est se rappeler la Fatwa iranienne contre un écrivain musulman accueilli de façon bien timide en Occident, c'est faire amende honorable quant à notre mépris institutionnel pour Massoud…

On peut aussi constater que le terrorisme islamique actuel existe grâce aux pétro-dollars, ceux versés aux kamikazes palestiniens, aux lanceurs de roquettes irakiens, aux écoles coraniques pakistanaises. Couper les vivres aux semeurs de mort implique de changer de comportement vis à vis des princes saoudiens, gagnants sur tous les tableaux (finance internationale et immobilier, hausse du prix du baril, ristournes alléchantes sur les armes, esclavage d'étrangers sur une terre quasi interdite aux non-musulmans, aimantation naturelle des musulmans du monde entier grâce au pèlerinage de la Mecque…).

Mais cette politique n'est pas compatible avec l'idolâtrie actuelle de l'ONU, assemblée qui a été la caisse de résonance permanente de l'antisionisme et de l'anti-américanisme. Ne pas choisir, c'est accepter qu'une bombe éclate à Karachi, à Djerba, à Boston…

Attentat du 19/08/03 en Israël vu par le journal le Monde
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3218--330997-,00.html

René LEVY - Ingénieur centralien

Le 20/08/03

Je relis votre article sur l'attentat commis dans un bus israélien et qui a coûté la vie à plus de 20 personnes dont la plupart sont des enfants et a fait plus de 100 blessés.



Je suis atterré par ce que je lis : après une description succincte de l'attentat qui ne transcrit pas l'ignominie de cet acte barbare, la plus grande partie de l'article est consacrée à des propos diffamatoires accordés aux commanditaires de ces actes . Mais quel est ce journal qui fait la part belle à des criminels et va jusqu'à diffuser leurs propos mot pour mot ? Quel crime Israël a-t-il commis sinon son devoir légitime de vouloir protéger sa population de ces kamikazes ?

Les propos que vous diffusez sont insultants pour la mémoire de toutes les victimes de cet attentat qui n'a rien de comparable à une élimination ciblée d'activistes palestiniens qui ont du sang sur les mains. Cet acte est injustifiable. Or, par vos écrits, vous essayez de le justifier voire de le légitimer. C'est une honte, une véritable honte.



Vous lancez à tous va les termes "crimes de l'occupation israélienne", "répondre aux crimes ou à toute action terroriste", "réponse aux crimes de l'occupation israélienne". On croit rêver ! Non seulement on nie aux victimes le fait qu'elles soient des victimes mais on les rend responsables de leur tragédie. Il y a une inversion totale des valeurs où la victime est coupable par définition même.

Et rien pour contrebalancer ces propos et permettre au lecteur de se faire une opinion juste. Vous orientez l'information, vous la déformez, vous la tronquez, vous la falsifier.



Plus tôt, le mouvement radical palestinien Hamas avait affirmé que cet attentat était "une réponse aux crimes de l'occupation israélienne". "Tous les mouvements palestiniens, islamistes et nationaux, ont clairement dit qu'il répondraient aux crimes ou à toute action terroriste commise", avait déclaré à l'AFP le dirigeant du Hamas, Abdelaziz Al-Rantissi. "Cette opération est alors une réponse aux crimes de l'occupation israélienne contre le peuple palestinien qui ne se sont pas arrêtés".



J'exige de voir dans vos colonnes un droit de réponse aux victimes de cet attentat, à ces hommes et femmes touchés dans leur chaire et dont les propos valent bien mieux que ceux de ces lâches terroristes pour lesquels ils semblerait que vous ayez une certaine fascination. A l'avenir, je vous demanderai de veiller à ne pas vous faire le messager des terroristes en reproduisant leur propos auxquels il n'a aucune raison d'accorder le moindre crédit.



Si ces terroristes ont choisi de frapper des enfants, ce n'est pas par hasard : ils voulaient avant tout tuer le plus de juifs possibles et à commencer par sa jeunesse. La mort d'un de leur commanditaire n'est qu'un prétexte, la preuve est qu'il n'ont décrété qu'une "pseudo trêve" de 3 mois, c'est dire leurs véritables intentions. Jamais dans leur esprit une paix avec Israël n’a été envisagée.



J’attire votre attention sur le fait que je vais envoyer une copie de cette lettre à la présidence de la république et au premier ministre parce que je pense qu’il est nécessaire de suivre dans la transcription de l’information une certaine déontologie et reproduire sans contre-pied les propos de terroristes est de nature à favoriser l’antisémitisme.


À : <mediateur@lemonde.fr>, <international@lemonde.fr>, <rousset@lemonde.fr>, <webmaster@lemonde.fr>
DE : René LEVY - Ingénieur Centralier
mardi 19 août 2003


Le Monde - un journal en pleine dérive

Il est loin le temps où le journal Le Monde se distinguait par la pertinence de ses analyses géopolitiques, l'excellence de ses articles et le professionnalisme de ses journalistes soucieux de transcrire la réalité au plus juste et de la manière la plus impartiale possible. Ce temps est hélas bien révolu !

Le Monde est devenu à l'image de ses lecteurs, un journal d'une médiocrité à faire pâlir les esprits les plus avertis.



Miné de l'intérieur par un mouvement gauchiste anti-mondialiste, le Monde est devenu en quelques années un journal de propagande pro-palestinien oubliant les devoirs et les obligations qui incombent à un journal de son envergure. On a vu ainsi, tour à tour, qualifiés les mouvements palestiniens terroristes de mouvement de résistance comme si les crimes atroces perpétrés par ces kamikazes d'un autre âge frappant aveuglement femme, enfant, vieillard parce qu'ils sont juifs étaient en soi des actes héroïques et inscriptibles dans les règles de la guerre. Le sursaut, «nous sommes tous des Américains» affichés à la suite des attentats du 11 septembre n’aura pas fait long feu et la haine anti-américaine et anti-sioniste a depuis repris le pas



Le journal a projeté, de la façon la plus ignoble et impardonnable, ses propres frustrations d'un passé colonialiste qu'il a voulu à tout pris retranscrire dans le conflit israëlo-palestinien pour soulager sa conscience collective et faire oublier un passé ô combien douloureux. Dans ce décor figé, la dimension fondamentaliste d’un islam extrémiste a été largement gommée. En fait, ce conflit ne se situe pas dans une dimension colonialiste telle que la France l'a vécu avec l'Algérie puisque les Israéliens vivent dans un pays qui a été reconnu comme le leur de façon indiscutable en 1948 par les Nations Unies, mais dans un conflit de civilisation entre l’Occident d’une part et un Islam, replié sur lui-même et fondamentaliste. L’objectif de tous les mouvements extrémistes palestiniens n’est-il pas de transformer le tout Israël en un pays musulman comme il le fut sur une très courte période de l’histoire, en appliquant rigoureusement la loi coranique suivant laquelle un terre qui a été un jour musulmane doit le rester pour l‘éternité.



Nul doute aussi que le journal a projeté dans ce conflit son sentiment de culpabilité de la shoah, sentiment lourd a porté et qui a longtemps constituait une ligne rouge à ne pas dépasser. Avant la guerre des 6 jours, ce sentiment dominait et l’attitude à l’égard d’Israël était alors différente. Avec le temps, ce sentiment de culpabilité dans le génocide du peuple juif en Europe s’est gommé pour laisser place à une haine grandissante pour l’état hébreu, considéré à tort, comme un état fort et dominant. A tort, parce qu’en fait le minuscule état d’Israël ne représente que 5 millions d’âmes, dont 20% est d’origine arabe dans une région de plus de 180 millions de musulmans. Et les anciens démons, que l’on croyait anéantis avec le nazisme, ont resurgi avec une gauche anti-mondialiste antisémite.



Le peuple d’Israël est devenu le peuple oppresseur, un état nazi qui inflige aux palestiniens ce que les juifs ont vécu pendant la shoah. Je ne compte plus ces caricatures d’Ariel Sharon déguisé en Hitler , les bottes des soldats de Tsahal qui rappellent étrangement celles des Waffen S. Le Monde s’est rendu coupable de cette haine déversée sur Israël, mais d’autres journaux en ont fait autant dans une politique largement encouragée par le quai d’Orsay. On a dit que l’obstacle à la paix, c’était Sharon quand l’Autorité Palestinienne armait les futurs kamikazes de leur ceinture d’explosifs financés par l’union européenne. On a voulu traduire le premier ministre israélien devant le tribunal pénal international pour des crimes commis par des milices chrétiennes à Sabra et Chatila et orchestrés par Hobeika, ministre d’état libanais qui n’a jamais été inquiété de son vivant.



La désinformation a atteint son paroxysme avec l’épisode de Jénine où les massacres imputées à l’armée Israélienne avaient été montés de toute pièce par l’autorité palestinienne et largement relayés par les médias du monde entier. Ces médias, si prompts à diffuser l’information sans l’avoir vérifiée et qui s’autocensurent certaines images comme le lynchage de soldats israéliens par des palestiniens ou la pendaison de certains palestiniens pour coopération avec l’ennemi. A qui profite le crime ? Le sentiment de culpabilité de la shoah était si pesant que l’Europe s’en ait affranchi en le projetant dans le conflit israëlo-palestinien : « nous ne sommes plus redevables de ce sentiment puisqu’ Israël fait pareil avec les palestiniens ». L’image de ce petit gosse de 7 ans levant les mains dans le ghettos de Varsovie a été comparée à celle du petit Mohammed, qui a vraisemblablement été tué par une balle palestinienne.



A qui profite ces crimes et cette désinformation ? Cette altération de la vérité a été à l’origine d’une vague antisémite sans précédent en France depuis Vichy. La dernière en date est la profanation du cimetière de Saint Denis, le 30 juillet 2003. A qui profite cette désinformation et qui la fomente , dans quel but ?



Le mur de sécurité que construit Israël pour protéger sa population de fanatiques prêts à tout pour aller « au paradis » est qualifié de mur de la honte, mur de Berlin. Les clichés, toujours et encore. Quand sortira-t-on enfin de ces symboles qui altèrent la vérité et font le jeu du fondamentalisme islamique.



Israël n’est pas un détail dans l’histoire, comme l’a écrit un jour le Monde, mais à travers Israël, c’est toute la surie du monde occidentale qui se joue face à un Islam obscurantiste menaçant et prêt à tout pour arriver à ses fins .



Je suis atterré de voir le si peu de culture des journalistes du Monde qui parlent de la guerre de 1948 comme de la guerre israëlo-palestinienne alors que la notion de peuple palestinien n’est née qu’à partir de 1967 (fondation au Caire de l’OLP, organisation terroriste à sa base, et qui n’a pas changé de nature depuis). En 1948, il y avait une nation arabe, mais pas de palestinien. La guerre de 1948 a été déclarée de façon unilatérale par 7 armées arabes, parmi lesquelles figuraient L’Egypte, la Jordanie, le Liban, la Syrie, l’Arabie Saoudite. Arrêtez de réécrire l’histoire, Messieurs du Monde.



Le crime ne paie pas. Un jour viendra où vous devrez répondre de vos actes. L'Histoire vous jugera .


pour information
amities
Mi
et pour ceux qui ne comprennent pas l'anglais la traduction en francais en fin de message
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To: reader@observer.co.uk
Sent: Tuesday, August 12, 2003 11:06 PM
Subject: to sir Stephen Pritchard concerning "I`m still on the train" of Richard Ingrams

Dear Sir,

I read with great interest "I`m still on the train" of Richard Ingrams (Sunday July 13, 2003), and was very surprised to read a paragraph concerning Mrs Barbara Amiel "Amiel`s animus" and particularly those lines :

" I have developed a habit when confronted by letters to the editor in support of the israeli government to look at the signature to see if the writer has a jewish name. If so, I tend not to read it".

I would like to underline that this racist phrase bring me back to my childhood, in France, when we were forced to hide from the Gestapo and that I had more luck than some of my family`s members not to end in ashes in the gas-chambers.
I dare to write you in memory of them,as what Mr.Ingram wrote is the phraseology of the nazis and their collaborators.
I didn`t expect to endure again this new hunting of Jews, but this time we won`t hide anymore and won`t bow our heads.

I suppose that Mr Ingram won`t loose his time to read my lines, as I am Jew (french and israeli) and bear proudly the star of David, but I refuse to put the yellow star as a sign of indignity.

Your journalist writes in the same article :
'' The other day, for example, the canadian journalist Barbara Amiel wrote a long denunciation of the BBC in the Daily Telegraph, accusing the Corporation of beng anti-Israel in its Middle East coverage".

Therefore I read what is about :
http://www.telegraph.co.uk/opinion/main.jhtml?xml=/opinion/2003/07/07/do0701.xml
and to paraphrase Mrs Barbara Amiel who wrote : "Disinfect the BBC before it poisons a new generation",
I give you the same advice :
Desinfect the Observer-Guardian before it poisons a new generation!

Michele Doubior
Cyprus
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Cher Monsieur

j'ai lu avec avec interet '' I'm still on the train '' de Richard Ingrams' week (Sunday July 13, 2003) mais qu'elle ne fut pas ma surprise de lire le passage concernant Mme Barbara Amiel intitule '' Amiel's animus '' et specialement ces lignes :
'' I have developed a habit when confronted by letters to the editor in support of the Israeli government to look at the signature to see if the writer has a Jewish name. If so, I tend not to read it.''

J'ajouterais que ces propos racistes me ramenent a mon enfance a Paris ou nous etions obliges de nous cacher de la gestapo et que j'ai eu plus de chance que certains des miens de ne pas finir en cendres dans les chambres a gaz.

C'est pour leur souvenir que je vous ecris car la remarque de Mr Ingram est digne des nazis et de leur collaborateurs
Je ne pensais pas vivre a nouveau cette epoque de chasse aux juifs....mais a la difference de cette epoque nous ne nous cachons plus et nous ne courberons jamais la tete!

Je suppose que Mr Ingram ne perdra pas son temps a me lire car je suis juive ( francaise et israelienne) et je porte fierement l'Etoile de David mais je refuse que l'on mette l'etoile jaune marque d'opprobe.

Votre journaliste ecrit dans ce meme article :
''The other day, for example, the Canadian journalist Barbara Amiel wrote a long denunciation of the BBC in the Daily Telegraph, accusing the Corporation of being anti-Israel in its Middle East coverage. ''

J'ai donc ete lire ce dont il s'agit : http://www.telegraph.co.uk/opinion/main.jhtml?xml=/opinion/2003/07/07/do0701.xmlet pour paraphraser Mme Barbara Amiel qui ecrit : '' Disinfect the BBC before it poisons a new generation '', je me permet de vous donner le meme conseil:
'' Desinfect '' the Observer- Guardian '' before it poisons a new generation!

Michele D.
Chypre

À la rédaction d’Europe 1
Assez de mentir et d’occulter la vérité à vos auditeurs

Encore ce matin, lundi 11 août 2003, vous avez travesti et déguisé l’information à votre convenance, à votre parti pris. A 8 h 18’ sur vos ondes nationales d’Europe 1, votre flash annonce une nouvelle incursion de l’aviation israélienne avec franchissement du mur du son au sud Liban (occupé par la Syrie et le Hezbollah, devriez-vous dire, pour être plus précis). Puis votre commentateur rajoute à la hâte, qu’il s’agit d’une "riposte après les bombardements d’un centre commercial".


Quelle méprise pour l’auditeur qui cherche à analyser les sources de votre information !



Simple auditeur, je ne suis pas abonné à vos dépêches de l’AFP. Cependant toute la presse israélienne et internationale, en parle. Sur Internet, la presse électronique instantanée : d’Aroutz Sheva ( a7fr.com ) de Guysen.com, et du Jérusalem Post fait état d’un week-end sous pression à la frontière Nord d’Israël. Comment cette information a pu échapper à des professionnels de l’information tels que vous !



Le Nord du Liban est occupé par le Hezbollah (Syrie) qui depuis samedi après-midi bombarde à plusieurs reprises avec des obus anti-aériens et des katiouchot le Mont Hermon, le village druze de Madjal Shames. Ce dimanche vers 12H 30 c’est le village de Shlomi, situé à l’ouest de la frontière israélo-libanaise qui a été sévèrement bombardé par le Hezbollah. Un obus est tombé sur un jardin d’enfant, heureusement vide, un autre a tué Haviv Hadoun âgé de 16 ans et quatre autres citoyens israéliens ont été blessés assez grièvement par les éclats d’obus. Un autre obus est tombé sur une maison de personnes âgées.



Pendant que vous ressassez sur vos ondes les obsèques d’Audrey (16 ans) à l’Ile de Ré, victime d’un violeur, probablement malade mental dont vous plombez l’origine ethnique, au Nord d’Israël, on meurt et on enterre Haviv Hadoun (16 ans) innocente victime juive, de la folie meurtrière du Hezbollah. Dans le choix du traitement de l’information, deux jeunes adolescents, du même âge, une jeune fille de l’Ile de Ré et un jeune citoyen israélien ne semblent pas égaux devant la mort ou devant votre volonté à rendre l’information "équitable".



Sachez une fois pour toutes que l’armée israélienne ne peut rester indifférente aux bombardements de sa population et à la menace incessante qui pèse sur la vie de ses civils. La riposte est ainsi justifiée et expliquée.

Ces tirs, ces bombardements préfigurent des menaces d’invasion par les terroristes du Hezbollah. Vous feriez bien d’y réfléchir en transposant les propos de Bernard Kouchner que vous avez interviewé ce matin même à votre station.

Joseph Hattab


(ex-fidèle auditeur d’Europe 1)

Le 19 mai dernier, Enderlin a reçu le Prix Peabody pour son documentaire «Le rève brisé»...
Mardi 29 juillet 2003 Claude Goulet - Primo-Europe

Charles Enderlin est un homme relativement discret. On ne le voit apparaître dans les journaux de France 2 que lorsqu’il y a une demande forte du directeur de l’info. « Allez, coco, fais nous 30 secondes sur Israël, il faut meubler le 20 heures, et s’il te plait, enfile ton battle-dress pour la caméra, c’est vendeur, ça, coco !!! ». Et notre Charles Enderlin s’exécute, pond son habituel laïus, en uniforme, celui qui sied tant aux grands reporters, à ceci près que Charles Enderlin parle du haut de la terrasse d’un grand hôtel ou le seul risque qu’il court est de glisser sur le carrelage de la piscine.

Dans un entretien accordé à VSD, à la date du 4 juin 2003 (page 52), Charles Enderlin s’explique sur l’attribution de ce prix. Il reconnaît modestement que ce prix est une « pour l’équipe de France 2 une reconnaissance qui couronne des années d’interviews et de recherches ».

A la question de VSD « tous les interlocuteurs se sont ils prêtés au jeu ? » Charles Enderlin répond : « oui, y compris les américains. Ils savaient que nous savions. Les questions se devaient donc d’être précises. L’ancien chef des renseignements israéliens est tombé des nues quand je lui ai demandé d’évoquer les négociations secrètes avec la Syrie qu’il avait eu à Berne ».

D’emblée, on est frappé par la clairvoyance de Charles Enderlin. Il savait et les services secrets savaient qu’il savait. On frémit à la pensée que des services secrets puissent savoir quelque chose que Charles Enderlin ignore.

Il est à noter que ces négociations étaient, au moment du tournage de ces interviews, un secret de polichinelle. Benjamin Netanyahaou, en 1999, a déclaré à qui voulait l’entendre (médias occidentaux sauf, en apparence France 2) qu’il avait engagé depuis plusieurs mois des négociations secrètes avec le président syrien El-Assad.

Dans ces conditions, il serait bien étonnant que l’ancien chef des renseignements israélien soit tombé des nues à la question de Charles Enderlin. Sur ce point, nous devons donc conclure que Charles Enderlin s’attribue des mérites qu’il n’a pas, prétend avoir des scoops qui n’existent que dans son imagination et donne à VSD des informations tombées largement dans le domaine public, ce qui n’est pas gentil pour ses confrères de la presse écrite.

Faire trembler les gouvernements est le rêve de tout journaliste ambitieux. Celui d’Enderlin s’est brisé là.

Mais VSD, tout esbaudi devant tant de prestance journalistique, continue derechef : « qu’avez vous ressenti après les accusations à votre encontre sur de fausses informations à propos de la mort du petit Mohamad Al Dura devant les caméras le 30 septembre 2000 ? ».

La réponse d’Enderlin fuse : « c’est de la diffamation propagée par des organisations d’extrême droite qui ont prétendu que cette image était une mise en scène. L’armée Israélienne n’a jamais enquêté. Nous lui avons proposé de nous contacter pour obtenir les rushes mais aucune demande n’est parvenue au service juridique ».

Il faut saluer la performance d’Enderlin qui, en une seule phrase et devant les micros du journaliste de VSD, profère trois mensonges.

    1. Ceux qui ont émis l’hypothèse de la mise en scène ne sont pas d’extrême droite. Metula News Agency est composé d’intellectuels, de gauche pour certains. ZDF est une chaîne de télévision allemande.

    2. L’armée Israélienne a bel et bien enquêté. Le rapport a été rendu public le 27 novembre 2000 et est parvenu à des conclusions radicalement opposées à la thèse d’Enderlin (Mythes et réalités des conflits du Proche-Orient – Editions Raphael, page 155)

    3. France 2 a été contactée pour visionnage des rushes mais a toujours refusé de livrer son matériel journalistique.

En gros titre, l’article de VSD souligne « Charles Enderlin au chevet de la Paix ». Il serait temps que les grands seigneurs de l’information, ceux qui ont le temps d’antenne, cessent de prendre les téléspectateurs pour des crétins définitifs. Il se trouve qu’il y a encore quelques individus qui prennent le temps de lire un ancien numéro de VSD, une matinée de farniente, dans la salle d’attente d’un cabinet médical, en ce mois de juillet 2003.

Charles Enderlin, en fin d’interview, signale qu’il a déposé 4 plaintes conjointement avec France 2. Le site www.antisémitisme.info est bien placé pour le savoir. Bizarrement, et jusqu’à plus ample informé, Metula News Agency, les Editions Raphael qui ont sorti le livre de Gérard Huber « contre-expertise d’une mise en scène » n’ont pas reçu de courrier de leur avocat respectif. Charles Enderlin, du haut de sa terrasse, n’a même pas l’élégance intellectuelle de s’attaquer à ceux qui pourraient apporter la preuve de sa forfaiture.

Dame ! mettez vous une seconde à sa place ! Pour lui, le Prix Peabody n’est que le marche-pied vers le Pulitzer. Cela ferait tâche dans le curriculum vitae si l’on apprenait qu’il n’a pas assisté en personne au tournage du seul véritable scoop de sa carrière.


L'antisémitisme
21 Juillet 2003
Bonjour.

Dans les temps qui courent, on entend souvent parler d'antisémitisme" via les médias d'information, mais sans toutefois se rendre compte que ce terme est tout à fait inapproprié pour désigner spécifiquement la haine contre les Juifs.

Je m'explique. Si je me réfère exclusivement à la source même du terme "sémite", il me faudra nécessairement en déduire que ce terme a été développé à partir d'un des noms des fils de Noé, à savoir de "Sem". Or, d'après la Thora, Sem a été le père de nombreux fils : Élam, Assur, Arpacschad, Lud et Aram sont tous issus des reins de Sem. (Gen. 10:22) On peut lire encore dans la Thora qu'Abraham provient, en fait, de la lignée d'Arpacschad, fils de Sem. En effet, Arpacschad engendra Schélach, qui engendra à son tour Héber, qui engendra à son tour Péleg, qui engendra à son tour Réhu, qui engendra à son tour Serug, qui engendra à son tour Nachor, qui engendra à son tour Térach, qui engendra à son tour Abram, Nachor et Haran! (Gen. 11:10à26) Comme on peut le constater ici, il y a donc une dizaine de générations en tout qui séparent Sem, fils de Noé, du patriarche Abraham.

Mais il faut tout de même admettre ici que tous ces individus sont de la descendance de Sem, lesquels ont tous eu de nombreux fils qui ont eux-mêmes été les pères fondateurs de nombreux peuples sémites, non-juifs, disséminés ici et là au Proche et Moyen-Orient! De plus, il m'apparaît évident que même Ismaël et Ésaü sont des descendants de Sem! Conclusion :
Tous ces peuples ont, en principe, une origine "sémite"!.. Et il n'y a donc pas uniquement que les Juifs qui soient des Sémites! Même les Arabes en sont!

C.Q.F.D.

Serge Bessette - Mardi 1 juillet 2003

Deux perles dans le dernier point de presse de la porte parole adjointe du Quai d'Orsay
samedi 28 juin 2003 Armand Laferrère
La dernière trouvaille du Quai d'Orsay semble être l'utilisation du terme
"les violences" pour dénoncer les seules opérations de protection de sa
population par Israël. Dans un point de presse d'hier (27 juin), la
porte-parole adjointe du Quai ne pouvait se sentir de joie de cette
trouvaille et ne cessait de l'utiliser :
"Les négociations actuellement menées entre Israéliens et Palestiniens et
entre le Gouvernement d'Abou Mazen et les groupes armés palestiniens
semblent progresser. Ces efforts sont essentiels pour parvenir à un arrêt
des violences dont on a encore vu malheureusement les effets avec les
opérations de l'armée israélienne en territoire palestinien qui ont fait 4
victimes la nuit dernière à Gaza. Ces efforts sont également essentiels à la
poursuite du processus prévu par la Feuille de route du Quartet."

Donc, les terroristes ne sont que des "groupes armés" - cela, c'est assez
classique. "Les violences", quant à elles, sont illustrées par les seules
actions défensives et non par les attentats terroristes, passés et en
préparation, qui les ont motivées. Enfin, la meilleure manière de
"poursuivre le processus prévu par la feuille de route" est apparemment de
faire exactement le contraire : Abu Mazen est félicité de négocier avec les
terroristes alors que la Feuille de route lui fait obligation de démanteler
leurs organisations...

Deux minutes plus tard, la porte-parole recommence :

(Question du journaliste) :
- Au moment où Abou Mazen est en pourparlers avec le Hamas pour tenter
d'arrêter les violences, n'est-ce pas contre-productif d'avoir en même temps
des opération israéliennes de ce genre ?

(Réponse)
- Je viens de vous dire les commentaires de la France sur la situation. Nous
estimons essentiel un arrêt des violences et ces opérations ne vont pas dans
ce sens.

- Souhaitez-vous qu'elles cessent ?

- Oui, naturellement, nous souhaitons que les violences cessent.

Là, cela devient absolument sublime. Tuer des responsables terroristes en
activité - c'est-à-dire sauver des vies humaines - devient le seul exemple
des "violences" qui vient à l'esprit de la représentante du gouvernement
français. Des activités terroristes qui causent ces attaques, pas un mot.

Cette vision volontairement déformée émane du Quai d'Orsay, quel que soit le
gouvernement, aussi naturellement que la haine antisémite sort des mosquées
du Proche Orient. L'amour persistant du Quai pour le seul allié d'Hitler
(les Arabes de Palestine) qui n'ait jamais été dénazifié n'aurait-il pas,
tout de même, quelque chose à voir avec l'absence d'épuration dans ce
ministère ?

Encore bravo à vos deux institutions ( <desinfos@desinfos.com>, <redaction@menapress.com> )

Fw: des informations que vous n'avez peut-être pas eues
linformateur
(diffusion cachée à de nombreux médias)

Jeudi 26 juin au soir, les journaux télévisés et radio parlent d'une trêve possible au Proche-Orient. La situation parait se calmer, aucune violence n'est signalée ce soir là. Vendredi matin, on se réveille à Paris en apprenant qu'un nouveau raid israélien à Gaza vient de tuer des palestiniens, dont on nous donne le nom, l'âge.
On se dit, décidément, ces israéliens, ils n'arrêteront jamais!

MAIS NOTRE INFORMATION EST TRONQUEE!!
Ce que nous n'avons pas su ce jeudi, sauf à tomber par chance sur un flash radio en pleine journée, et encore très imprécis car dans l'heure qui suit les événements, ce sont toutes les attaques meurtrières et aveugles des palestiniens. Un technicien de 31 ans de la compagnie israélienne des téléphones est assassiné le matin d'un coup de révolver à bout portant alors qu'il stationnait dans son véhicule avant d'aller réparer une ligne alimentant un village arabe israélien proche d'un village dépendant de l'Autorité palestinienne (l'attaque est revendiquée par les brigades des Martyrs d'Al aqsah). Les Israéliens interceptent et neutralisent dans l'après midi 2 palestiniens (on écrit "abat 2 palestiniens" pour titrer des dépêches d'agence relatant l'événement) alors qu'ils pénètrent en Israël en provenance de territoires palestiniens, en route pour des attentats suicides avec des sacs à dos bourrés d'explosifs et de clous. On sait le résultat quand ces sacs explosent dans un bus ou un café plutôt qu'en rase campagne sous contrôle de la police israélienne. Et c'est la 3ème fois en 36 heures que la police israélienne intercepte des "activistes" et fait sauter leur charge. Je passe sur les tirs de 2 roquettes sur un village israélien près de la bande de Gaza et sur une tentative ratée, le soir, de tirs sur une voiture israélienne près de Hébron. L'avant veille, Le Monde, qui ne nous détaille pas trop ces attaques incessantes écrit que le mur de protection qu'érige les Israéliens est un des obstacles majeurs à l'application du plan de paix. Comprenne qui pourra!

dernier détail: les palestiniens tués le lendemain ne sont pas des passants pris au hasard. Il s'agit "d'activistes" si aguerris qu'ils tuent même un des soldats israéliens venus les appréhender.

Manque d'eau ? Sécheresse ? La faute des Juifs, bien sûr !
Lettre de Norbert Lipszyc à ARTE

Mr Jérôme Clément
Président
ARTE France
8 rue Marceau
92130 - Issy-les-Moulineaux

Le 11 juin 2003


Monsieur le Président,

La thèse que cherchait à défendre l’émission d’ARTE du 3 juin sur la " Guerre de l’eau au Proche-Orient " avait été clairement énoncée par Mr Claude dans son introduction : l’eau serait une des causes majeures d’affrontement au Proche-Orient. Tout devenait bon ensuite pour la démontrer, et nier en passant que le terrorisme palestinien fût en rien responsable de la situation actuelle.

Cela commence par un mariage avec cette remarque de la voix off « c’est un miracle qu’ils aient encore l’occasion de faire la fête », et les complaintes de Palestiniens au sujet de leur manque d’eau. Puis le commentateur affirme que « 130 agglomérations n’ont pas encore l’eau courante ». Ceci est suivi d’un bref reportage sur un village où le responsable affirme qu’avec $35000 ils pourraient régler leur problème. Viens alors l’affirmation d’un villageois : « les Israéliens nous empêchent de creuser des puits, mais eux ils creusent où ils veulent ». Commentaire final de cette séquence, par la voix off : « Les Colons ont toute l’eau qu’ils veulent, l’état assure leur approvisionnement en eau ». Toute cette séquence cherche clairement à établir dans l’esprit du téléspectateur que les Israéliens sont seuls responsables des misères des Palestiniens. Elle ne démontre rien, et plusieurs questions restent non posées et donc sans réponses :

1. Combien d’agglomérations n’avaient pas l’eau courante avant 1967, et donc combien ont pu construire leur système d’adduction d’eau sous administration israélienne ?
2. Combien d’aggloméraitons ont construit leur système d’adduction d’eau sous l’administration palestinienne, après Oslo, avant que ne débute la guerre actuelle, dite deuxième intifada, en septembre 2000 ?
3. Pourquoi Arafat, avec une fortune personnelle estimée à $3 milliards (provenant en grande partie des fonds alloués par l’Union Européenne pour le développement des infrastructures), ne finance-t-il pas l’amélioration du service des eaux des zones sous sa responsabilité ?
4. D’où vient l’eau que l’état d’Israël fournit aux implantations juives en Judée et Samarie ?
5. Pourquoi les Israéliens limitent-ils le creusement de puits et les débits autorisés de ces puits ?

Les réponses à ces questions auraient vraiment éclairé la situation. On aurait ainsi pu savoir que les Israéliens avaient proposé de relier la totalité de la Judée –Samarie à la canalisation centrale d’Israël et contribuer ainsi à leur approvisionnement. Cela a été refusé d’abord par l’ONU pour raison de " changement du statu-quo " (peu importe le bien-être des populations), puis par l’Autorité Palestinienne.

On aurait pu savoir que la sécheresse qui durait depuis 5 ans, avant les pluies abondantes de cet hiver, était la cause de la limitation actuelle des quantités d’eau prélevées sur les nappes phréatiques. Que cette limitation concerne tout autant les paysans israéliens pour lesquels les quantités d’eau disponibles ont été réduites encore plus drastiquement durant ces 5 ans, alors que le prix qu’ils paient a été multiplé presque par trois.

La séquence suivante, à laquelle on passe sans transition pour mieux marquer le contraste visuel entre la sécheresse dans la première séquence et l’abondance dans la deuxième, se situe sur les hauteurs du Golan. Le commentateur commence par affirmer que « les patrouilles militaires le long de la frontière sont là pour le contrôle de l’eau ». Car bien sûr Israël n’a jamais eu à souffrir d’infiltrations de terroristes par ses frontières. Viennent ensuite toute une série d’affirmations montrant une ignorance totale de l’histoire et de la géographie des lieux :

1 – « Nasser bloquait la Mer Rouge afin de couper l’eau aux Israéliens ». (Eau, quelle eau ? celle du Sinaï ?). C’est d’une telle absurdité que cela ne mérite même pas de réponse.
2 – « Les Colons (sur le Golan) cultivent les champs laissés par les paysans syriens ». Quiconque est allé sur place avant la guerre de 1967 pouvait voir que la totalité du plateau du Golan sous occupation syrienne était un immense camp militaire où il n’y avait aucune culture et d’où l’armée syrienne bombardait les paysans israéliens en contrebas. Les traces en sont encore nombreuses. Ce sont les Israéliens qui en ont fait un jardin. La partie du Golan qui était exploitée par des paysans (druses), autour de Kuneitra, a été restituée aux Syriens, lesquels n’avaient pas hésité à expulser des milliers de Druses du reste du Golan pour établir leurs bases d’attaque contre Israël.
3 – La liste des cultures sur le Golan donnée par le commentateur dans le film montre qu’il n’y a pas mis les pieds. Il parle d’oranges, de pamplemousses. Si le réalisateur y était allé il n’aurait vu que des pommiers, des poiriers, des vignes et de l’élevage, toutes choses qu’il ne mentionne pas.

La séquence suivante passe sans transition au kibboutz Kinéreth, créé encore du temps de l’occupation turque, où on cultive de la banane. Elle cherche à démontrer que les Israéliens gaspillent l’eau sans tenir compte des besoins des Palestiniens, ce qui culmine par l’affirmation « grâce à l’irrigation au goutte à goutte on pourrait économiser jusqu’à 200 millions de m3 d’eau, plus que n’en diposent les Palestiniens ». Et cela se termine par l’affirmation, après le pompage des eaux du lac de Tibériade « il ne reste pas grand chose pour les Syriens et les Jordaniens ».

C’est déjà faire fi de la géographie (les Syriens sont en amont des affluents du Jourdain et ne sont pas riverains, ni ne l’ont jamais été, du Lac de Tibériade. C’est oublier que ce sont les Israéliens qui ont inventé le système du goutte à goutte utilisé maintenant de manière systématique en Israël, par les Palestiniens et dans tout le Moyen-Orient, sauf en Syrie, comme on a pu le voir dans le sujet précédent de la soirée, car les systèmes provenant d’Israël y sont inacceptables. Cela aurait pû être l’occasion de poser les données physiques du problème. En voici quelques unes qui éclairent le sujet et dont on peut regretter l’absence dans un tel documentaire :

1. L’ONU définit le seuil de pénurie à 1000 m3 d’eau par habitant par an. Israël dispose par ses ressources naturelles de moins de 500 m3 d’eau par habitant par an, la Jordanie dispose de 350 m3 d’eau par habitant par an environ et les Palestiniens de 180 m3 d’eau par habitant par an. Les trois populations vivent donc sous le seuil de pauvreté en eau.
2. Lors du traité de paix entre Israël et la Jordanie, Israël a accepté de céder à la Jordanie une partie de ses propres ressources en eau, et cette clause du traité de paix est appliquée intégralement.
3. Israël applique dans l’exploitation du bassin hydrologique du Jourdain (qui comprend son affluent le Yarmouk) ce qui avait été défini dans le plan Lowdermilk de 1936. Ce plan, réalisé suite à l’étude d’un expert américain, l’ingénieur Lowdermilk, fondateur de la Tennessee Valley Authority aux Etats-Unis, à la demande de la SDN, montrait comment réaliser une exploitation optimale de ce bassin hydrologique pour l’ensemble des populations riveraines. Après sa création, Israël avait proposé à ses voisins de mettre en oeuvre ce plan. Ils avaient tous refusé, Israël avait donc décidé la mise en œuvre unilatérale de la partie du plan qui le concernait.
4. Depuis 1978 la consommation d’eau d’Israël est restée plafonnée à environ 1,8 milliards de m3 d’eau par an, malgré une augmentation de sa population de plus de 25% et un triplement, au moins, du niveau de vie. Ceci a été réalisé par économies systématiques, au niveau agricole (par généralisation du goutte-à-goutte, et par changement de la nature et du type de cultures, sous tunnel plastique et en serres en particulier) comme au niveau domestique.
5. La productivité agricole en Cisjordanie après 1967 a été multipliée par quatre ou cinq grâce à l’apport des technologies israéliennes aux paysans palestiniens. (voir statistiques de l’ONU et de l’OCDE).
6. Les israéliens recyclent maintenant 80% des eaux usées et les re-exploitent pour l’agriculture et l’industrie.

Après cette séquence sur « l’abondance et le gaspillage israélien » on revient aux Palestiniens avec des phrases comme « alors quel espoir pour les Palestiniens ? », « devront-ils toujours se soumettre à la loi du plus fort, c’est-à-dire l’armée israélienne ? », « dès l’enfance ils apprennent que dans un pays occupé tout le monde n’a pas les mêmes droits ». Puis on montre un paysan palestinien qui a creusé un puits, avec l’autorisation des Israéliens, affirmer « on n’a plus le droit de creuser de puits, le droit ancien jordanien n’est plus reconnu ». Je passe sur la contradiction (démontrée encore par une séquence suivante où on apprend qu’une ONG américaine a reçu l’autorisation de creuser 4 puits près de Hébron). L’explication que la sécheresse de ces 5 dernières années ayant épuisé les nappes phréatiques, exploitées conjointement par Israël et les Palestiniens, oblige le service des eaux qui gère ces nappes à limiter la consommation, pour tous ceux qui y sont raccordés, n’a pas été donnée.

Suit alors une séquence sur le délabrement des systèmes d’adduction d’eau des grandes villes de Cisjordanie et le travail fait par des entreprises ou associations allemandes pour pallier à cet état de fait en reconstruisant ces systèmes. « Tout est délabré, l’argent manque, on ne peut pas réparer les installations ». Il serait utile alors de rappeler que ces villes sont depuis 10 ans sous administration palestinienne, suite aux accords d’Oslo, et que l’Autorité Palestinienne n’a pas mis ses priorités à améliorer la vie des gens, mais à construire des villas luxueuses pour ses dirigeants. Cela n’a pas été fait, mais la séquence visuelle cherche à faire porter la responsabilité de cet état de fait aux Israéliens en montrant les difficultés que les mesures de sécurité actuelles (résultant de la campagne d’attentats contre les Israéliens) causent aux services d’entretien.

Durant cette séquence on a encore droit à des affirmations de Palestiniens, sans fondements mais sans contradiction, cherchant à démontrer que les Israéliens sont coupables du manque d’eau des Palestiniens. « Les Israéliens ne respectent pas les accords » dit le responable du service des eaux palestinien. Lesquels ? qui stipulent quoi concernant l’eau ? Nous n’en saurons rien. Dans la région de Hébron « les autorités n’ont rien fait pour remettre en état les canalisations, c’est à cause de cela qu’il y a des incidents (terme utilisé pour désigner les massacres de civils israéliens), et c’est la preuve que ce gouvernement ne veut pas la paix ». Or cette remise en état du système d’adduction d’eau de la ville de Hébron était de la responsabilité de l’Autorité Palestinienne et d’elle seule.

Cette volonté de faire de l’eau la seule cause de la campagne actuelle de violence se retrouve encore dans la séquence sur le camp de réfugiés alimentée en eau par la Compagnie des Eaux israélienne Mékorot, qui fait donc le travail que l’Autorité Palestinienne ne remplit pas. Le commentateur affirme que ce sont « des refugiés qui ont fui les combats de Hébron en 1948 », faisant ainsi suite logique avec la séquence sur Hébron qui précédait. Mais en 1948, la ville de Hébron était depuis longtemps " judenfrei " car tous les Juifs en avaient été chassés par les pogromes arabes de 1929 et de 1936. Il n’y a donc pas eu de combats en 1948, et cette ville a simplement été occupée par la Légion Arabe de Transjordanie. Il n’y a donc pas eu de réfugiés de Hébron en 1948.

Ces séquences sur la pénurie en Cisjordanie alternent avec une séquence sur les hôtels de Ein Bokek au bord de la Mer Morte et la source d’Ein Guédi, et avec l’usine de dessalement d’Eilat, pour montrer encore que les uns gaspillent et les autres souffrent. Soit dit en passant, lorsqu’il est dit que « nulle part on ne recommande de ne pas gaspiller d’eau », c’est faux, c’est une recommandation faite en permanence en Israël, partout, et, de par la loi, tous les équipements collectifs doivent installer des systèmes d’économie d’eau sur toutes les chasses d’eau, les douches et autres points de consommation importante.

A la suite de l’interview d’un ingénieur de l’usine de dessalement d’Eilat, le film parle des « trois usines de dessalement en contruction, sans qu’Israël fasse référence aux besoins des Palestiniens ». Et le film conclut alors sur Armaggedon, avec une menace claire qu’Israël disparaîtra dans la tourmente car il ne subvient pas aux besoins des Palestiniens en eau. Aucune référence n’est citée aux propositions de subvenir à ces besoins, faites par les Israéliens, par la mise en place de moyens appropriés dans le cadre d’un traité de paix, refusé par Arafat qui continue à affirmer sa volonté de détruire Israël comme état juif. On peut espérer que les négociations en cours aboutiront à un vrai traité de paix, et tous savent qu’une égalisation des consommations d’eau sera nécessaire et qu’Israël apportera la technologie requise, comme il a déjà apporté aux Palestiniens et aux états de la région l’ensemble des technologies de culture en zones arides, y compris celles d’économies d’eau.

La Société pour la Protection de la Nature et de l’Environnement en Israël (ONG, la plus importante en Israël) étudie les problèmes de l’eau depuis des dizaines d’années. Elle a, avec le centre Truman pour la Paix de l’Université Hébraïque et des universitaires palestiniens, élaboré des plans d’exploitation durable des ressources en eau de la région pour le bénéfice de toutes les populations, l’objectif étant d’amener l’ensemble des populations du bassin du Jordain (Palestiniens, Israéliens et Jordaniens) au même niveau de consommation par habitant. Ces plans sont connus et reconnus comme équitables, mais les mentionner dans ce reportage aurait détruit toute la tentative de délégitimation d’Israël que représente le film projeté par ARTE.

ARTE est une chaîne de qualité qui nous a habitués à l’excellence de ses documentaires et émissions d’analyse politique. Ne laissez pas le ver dans le fruit. Il semble que malheureusement sur le sujet d’Israël la chaîne ait un parti pris idéologique systématique de critique destructive en adoptant le point de vue d’Arafat et de ses supporters, et en rapportant sa propagande comme si c’était des faits avérés. Cela détruit tout l’esprit d’ARTE et ce serait dommage de vous laisser ainsi pervertir. Merci de réagir.

Objet : message subliminal ?
Date : dimanche 15 juin 2003 16:14
À : <ternisien@lemonde.fr>
Cc : <international@lemonde.fr>, <mediateur@lemonde.fr>, <rousset@lemonde.fr>, <webmaster@lemonde.fr>
Monsieur

Je ne suis pas un fervent lecteur de votre " journal " mais au détour de quelques articles, je me suis rendu compte d’une particularité : l’utilisation du nom Juif (et non de l’adjectif), le " j " est en minuscule; dans d’autres articles, lors de l’évocation d’autres peuples ou de nations (Arabes, Kurdes, Français …) les majuscules sont respectées.

Je ne suis pas spécialement paranoïaque, je n’ai pas fait non plus de vastes recherches dans des centaines d’articles, mais le fait de repérer deux articles récents me surprennent d’un journal qui se veut donneur de leçon, possédant – j’en suis sûr – un comité de relecture pour les fautes d’orthographe.

Si je l’avais lu dans un autre journal, je n’aurai même pas écrit, mais venant de votre journal, avec votre passé d’articles hideux et indigestes, le doute m’est venu : est-ce un message subliminal à vos lecteurs ?

Je vous prie Monsieur Ternissien, de mettre une majuscule au mot " Juif " quand vous l’utilisez pour le nom, comme vous le faites pour les autres peuples. En cas d’utilidation pour adjectif, je ne m’offusquerai pas des minuscules, qui est d'usage dans la langue française (minuscule pour le f, car adjectif)

Au fait, les militants de Shalom Akhchav France, vous communiquent-ils encore les confidences qu’ils reçoivent auprès de Juifs extrémistes ?

Ariel Pinkus Paris

" il s'en est pris aussi avec humour aux juifs de France " :

http://www.lemonde.fr/recherche_articleweb/1%2C9687%2C323490%2C00.html?query=sioniste%2Bpro%2Bpalestinien%2B%E0%2Bla%2Bfois&query2=&booleen=et&num_page=1&auteur=&dans=dansarticle&periode=7&ordre=pertinence&debutjour=&debutmois=&debutannee=&finjour=&finmois=&finannee=&G_NBARCHIVES=778%2B577

http://www.lemonde.fr/recherche_articleweb/1,9687,323835,00.html?query=juif&query2=&booleen=et&num_page=1&auteur=&dans=dansarticle&periode=7&ordre=pertinence&debutjour=&debutmois=&debutannee=&finjour=&finmois=&finannee=&G_NBARCHIVES=778+577

Ahmed le Kurde et Ali l'Arabe :

http://www.lemonde.fr/recherche_articleweb/1,9687,323529,00.html?query=kurde&query2=&booleen=et&num_page=1&auteur=&dans=dansarticle&periode=7&ordre=pertinence&debutjour=&debutmois=&debutannee=&finjour=&finmois=&finannee=&G_NBARCHIVES=778+577

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