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L'Iran accueille une conférence internationale de soutien à l'Intifada

L'Iran, hostile à tout compromis avec Israël, organise mardi et mercredi 24 et 25 avril 2001, une conférence de soutien à l'Intifada qui sera marquée par des retrouvailles entre les anciens radicaux islamiques, regroupés aujourd'hui autour des réformateurs, et les dirigeants des mouvements palestiniens.

Pour donner une importance particulière à cette réunion, qui intervient après sept mois de soulèvement palestinien, le Parlement iranien, dominé par les réformateurs, a mobilisé de gros moyens médiatiques et invité des personnalités de 35 pays.

La réunion est baptisée "Conférence internationale de soutien à l'Intifada et à la révolution islamique en Palestine".

Elle doit permettre aux anciens dirigeants radicaux iraniens, au pouvoir dans les années 90 et aujourd'hui le "noyau dur" de la coalition réformatrice soutenant le président Mohammad Khatami, de retrouver leurs alliés au sein du monde islamique et arabe.

Il y a dix ans, le Parlement iranien avait organisé une première conférence consacrée à l'Intifada à laquelle avaient participé les ténors des mouvements palestiniens.

Depuis plusieurs jours, les médias officiels et le camp réformateur se mobilisent pour cette réunion et soulignent qu'elle doit définir un "plan d'action islamique" pour apporter un "soutien concret et actif" à l'Intifada.

Le secrétaire de la conférence, Ali Akbar Mohtachémi, l'un des fondateurs du Hezbollah chiite libanais et un ancien ambassadeur d'Iran à Damas, a qualifié Israël de "couteau planté dans le coeur du monde islamique".

"Si le monde islamique décide de vivre malgré ce couteau, il acceptera une mort lente", a souligné dimanche l'hodjatoleslam Mohtachémi, député réformateur et allié du président Khatami.

Le numéro un iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a demandé samedi au Hezbollah "de prendre l'initiative sur l'ennemi sioniste" en l'appelant implicitement à continuer à attaquer Israël.

Le Guide iranien, qui recevait une délégation du Hezbollah conduite par le secrétaire général de cette organisation soutenue par Téhéran, cheikh Hassan Nasrallah, a affirmé que "le régime sioniste est actuellement ébranlé".

Ces derniers mois, Téhéran avait proposé un plan de paix, qui devrait être repris à la conférence, prévoyant notamment le droit au retour de tous les réfugiés palestiniens et un référendum sur l'avenir de la Palestine auquel participeraient tous ceux qui y habitaient avant la création d'Israël en 1948 (musulmans, juifs et chrétiens) et leurs familles.

Outre le Hezbollah libanais, la conférence réunira les mouvements palestiniens radicaux comme le Jihad islamique, le Hamas et des formations palestiniennes basées à Damas. Le président du Conseil central de l'OLP (CCOLP), Selim al-Zeenoun, y représentera l'organisation du président palestinien Yasser Arafat.

Au total, 35 pays arabes --notamment l'Algérie, le Maroc, la Jordanie et la Syrie-- et islamiques sont invités à la conférence.

Lundi 23 Avril 2001, à la veille de la conférence, une cinquantaine d'organisations non-gouvernementales (ONG) iraniennes et étrangères se réuniront à Téhéran pour lancer une campagne de solidarité avec "les enfants et les femmes de Palestine".