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POUR UNE COMPREHENSION IMPARTIALE DU CONFLIT ISRAELO - PALESTINIEN

c.ben…31 Août 2001

Toutes les souverainetés nationales, c'est à dire tous les Etats, se sont créés soit par la négociation soit à la suite d'un conflit armé précédent un accord imposé. On peut citer de multiples exemples pour illustrer cette donnée fondamentale. En ce qui concerne la négociation il y a l'exemple de l'Inde, des Etats africains, de l'Egypte, de la Jordanie etc.etc. Pour les états ou les territoires annexés à la suite d'affrontements armés, les cas sont innombrables : L'Algérie, le Viêt-Nam pour les plus récents, et d'autres conflits sont encore en cours. En regard de cette donnée essentielle la situation au Proche-Orient devient aisément compréhensible. Le rappel des faits paraît cependant nécessaire. De la fin du 19° siècle jusqu'en 1947 les juifs, ayant décidé leur retour, n'avait d'autre possibilité pour s'y fixer que le rachat effectif des terres sous souveraineté étrangère (turque puis britannique). En 1947, afin de résoudre l'affrontement entre juifs et arabes, les Nations Unies décident la partition de la partie restante de Palestine après son démembrement par l'Angleterre pour la création d'un Etat souverain en Jordanie, à l'Est du Jourdain. Les résidents juifs acceptent cette partition, prennent possession de la partie de territoire attribué et proclament leur indépendance nationale sous le nom d'Etat d'Israël. Il est aussitôt reconnu par la majorité des nations du monde. Les résidents arabes refusent ce partage. Tous les Etats voisins : Egypte, Syrie, Jordanie, Irak, aidés par des contingents d'autres états moins proches, envahissent le nouvel Etat d'Israël. Ce dernier prend l'avantage dans la bataille et un armistice est signé, entérinant la situation du moment. Israël occupe tout son territoire dont une partie de la population arabe irréductible part en exil. La Syrie occupe une partie de la rive orientale du lac de Tibériade. La Jordanie établit sa souveraineté sur tous les territoires à l'ouest du Jourdain, sur la partie Est de Jérusalem et la totalité de la vielle ville. L'Egypte s'installe sur le territoire de Gaza. C'était une situation issue d'un conflit armé. Le problème de l'Etat palestinien à créer n'était pas résolu bien que la totalité du territoire qui lui avait été attribué était sous domination arabe. La situation restera ainsi figée jusqu'en 1967, soit pendant plus de 20 ans. L'accès de la partie arabe vers la partie juive et vis-versa restait impossible. Cette situation était d'autant plus dramatique que la presque totalité des lieux saints se trouvait sous domination jordanienne et que la vielle ville juive était entièrement démolie et ses habitants survivants expulsés. En 1967, changement de situation. Après une autre guerre entre l'état hébreu et ses voisins, ( Egypte, Syrie, Jordanie), Israël occupe le Golan jusqu'à Kuneitra ( à 100 Kms de Damas), toute la rive occidentale du Jourdain et toute la presqu'île du Sinaï et la bande de Gaza. Après une autre guerre dite de Kippour, l'Egypte opte pour la négociation, récupère tous ses anciens territoires sauf la région de Gaza dont elle se désintéresse. Elle signe un traité de paix avec Israël. Plus tard, aussi la Jordanie suit la même voie de la négociation, signe un traité de paix en abandonnant toutes revendications territoriales sur la Judée et la Samarie et la partie de Jérusalem, territoires qu'elle avait occupés pendant plus de vingt ans et perdus en 1967. C'est là que se trouve toute la complexité apparente du problème palestinien. Pour quelles raisons la Jordanie et l'Egypte, pays frères, n'ont-ils pas appelé les habitants (exclusivement arabes) des territoires sous leur domination, à créer leur propre état indépendant ? Il est certain que tout le monde musulman, les 21 pays frères, auraient obtenu, très facilement de la communauté mondiale la reconnaissance de nouvel Etat.
Ou alors faut-il imaginer d'autres desseins secrets et plus sombres pour l'avenir de l'ennemi israélien ? AUJOURD'HUI, PAR LA VOLONTE DES UNS ET DES AUTRES, QU'ELLE EST LA SITUATION AINSI CREE ? La population arabe de Judée, Samarie et Gaza semble enfin vouloir créer son propre état indépendant. Depuis 1967 prés de 250 000 israéliens se sont installés dans les provinces conquises, sous souveraineté israélienne et en dehors des lieux habités ou appartenant aux populations établies. En droit, Israël occupe ces territoires suite à une guerre victorieuse contre la Jordanie et L'Egypte. Ce fait résulte d'un conflit armé, c'est un acquis admis dans tous les conflits internationaux. Il ne peut être remis en cause, comme expliqué plus haut, que par une guerre victorieuse de l'adversaire ou par une négociation engagée par ce dernier. Les seuls pays habilités légalement à mener ces options ont décidé de laisser la population en place s'emparer de ces prérogatives. Israël a accepté ce choix. La négociation s'est engagée depuis les accords d'Oslo. Rappelons qu'il s'agit bien de trouver une solution suite au conflit de 1967 au vu d'une situation plus complexe qu'à l'époque du fait de l'intransigeance constamment affichée des dirigeants palestiniens et en aucun cas de revenir au partage de 1948 repoussé sans équivoque par la partie palestinienne depuis plus de 50 ans. Pourquoi la négociation n'a pas abouti ?
1) Parce que la partie palestinienne sait n'avoir jamais eu aucun droit de souveraineté sur la Judée et la Samarie celle-ci ayant toujours était exercée, depuis des siècles, par une puissance extérieure : Turquie, Angleterre, Jordanie, Egypte, Israël. Aucun état souverain n'a été établi sur ces terres depuis la destruction du royaume de Juda. On peut admettre seulement la propriété privée dans les endroits habités qui représentent une petite partie de cette région mais en aucun cas une quelconque souveraineté.
2) Parce que la négociation ne lui fournit pas les atouts juridiques auxquels elle voudrait prétendre.
3) Peut-être et surtout aussi parce que ses desseins ne sont pas ceux qu'elle exprime à l'adresse de l'opinion mondiale : à savoir l'application de la décision Onusienne du retrait par Israël des territoires conquis en 1967 et le replis derrière des frontières sûres et reconnues. Là encore, cette résolution intervenant après la guerre contre L'Egypte et la Jordanie, ces territoires devaient tout normalement leur être restitués. Il n'est en aucune façon prévu qu'à leur lieu et place cette restitution devrait se faire au profit d'une inexistante autorité palestinienne.
4) Parce que la situation a évoluée sur le terrain. Israël profitant de sa conquête, a installé, en toute légitimité, ses citoyens sur des terres vierges sous sa souveraineté effective incontestable.
5) Parce que les Palestiniens n'ont aucune intention d'accepter un partage et cela invariablement depuis 1948.
Que reste t-il aux palestiniens hors la négociation ? : l'option militaire avec les moyens qui pourraient leur apporter la victoire et la souveraineté sur toute la Judée, la Samarie et la bande de Gaza dans un premier temps. Quels sont ces moyens : le terrorisme pour déséquilibrer l'adversaire, puis l'intervention des forces de l'Otan et celles des forces des pays frères. Il est inutile de spécifier qu'aucun habitant juif ne serait toléré dans les territoires reconquis. On voit mal le gouvernement israélien accepter un tel scénario catastrophe. En définitive il ne reste que la solution négociée. Le gouvernement israélien a prouvé sa bonne volonté en repoussant les limites de ses concessions au détriment de son droit. Il semble que la partie palestinienne ne soit pas encore arrivée à l'évaluation réelle de ses possibilités et oublie que souvent le droit n'est pas là où l'on croit le trouver. Les dirigeants palestiniens devraient prendre conscience des réalités pour construire un avenir meilleur aux populations dont ils ont la charge. Ils devraient évaluer tout le malheur qui a été le leur par la faute de despotes de pays qui auraient dù les aider. Ils devraient faire abstraction de dogmes et de préjugés d'une époque révolue et prendre ce qui est possible. Ils devraient être assez réalistes pour savoir que l'Etat d'Israël n'est pas prêt de se saborder et de voir répéter une deuxième catastrophe humaine même si une grande partie de l'humanité s'acharne à sa destruction. Les temps ont changé et les moyens aussi.