Dim 1 juin 2003 17:51

APPEL POUR UNE COEXISTENCE PACIFIQUE ENTRE JUIFS ET ARABES

"Collectif 112"

Pour autant, une véritable Paix ne peut se fonder que sur la connaissance des faits historiques. Ils s’agit en effet de ne pas laisser prise à la manipulation de ceux qui cherchent à poursuivre les violences (par d’autres), ou à justifier leurs pouvoirs dictatoriaux pendant qu’ils amassent des fortunes au détriment de populations entières. C’est ce que se propose ce document.

La Palestine mandataire (110 000 kms) a été confiée par la Société des nations à la Grande-Bretagne en mars 1920 afin de concourir à l’édification d’un Etat arabe et d'un Etat juif. En 1922, les kms de la Palestine sont soustraits avec la formation de l’actuelle Jordanie (83 000 kms). Aujourd’hui, la Jordanie compte 5,1 millions d’habitants dont 60% sont d’origine palestinienne.

Le 23 novembre 1947, l’ONU vote un plan de partage sur les 28 000 km_ restants. Il concernait alors 1.1 millions d’arabes et 650 000 juifs. Ce plan est accepté par les Juifs mais unanimement rejeté par les représentants arabes de Palestine et la Ligue arabe. Le 14 mai 1948, les Britanniques quittent la Palestine et abandonnent les juifs jusqu’alors désarmés et protégés par les Britanniques, face à 4 armées arabes (Syrie, Jordanie, Irak, Egypte).

Les Juifs ont donné la pleine citoyenneté aux 160 000 Arabes qui sont restés en Israël. Israël compte aujourd’hui 1.1 million d’Arabes israéliens et 10% de députés arabes. Deux députés arabes israéliens sont membres du Likoud de la droite d’Ariel Sharon.

Le 14 mai 1948, Ben Gourion proclame dans la déclaration d’indépendance " A la veille de l’agression absurde (des Etats arabes), nous continuons à appeler les habitants arabes de l’Etat d’Israël à préserver les voies de la Paix et à jouer leur part dans le développement de l’Etat sur la base d’une totale et égale citoyenneté et d’une représentation dans tous les corps et institutions…Nous étendons notre main en signe de Paix et de bon voisinage à tous les Etats voisins et à leurs sujets, et les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous ".

Au cours de la guerre de 1948-49, à la demande insistante et répétée des armées arabes, 500 000 arabes de Palestine sont partis à quelques dizaines de kilomètres dans la partie arabe de la Palestine, ou dans leurs familles dans les pays voisins. Les premiers à partir ont été les riches familles palestiniennes.

Des 62 000 arabes qui habitaient à Haïfa, pas plus de 5000 ou 6000 sont restés. Plusieurs facteurs ont influencé la décision de chercher la sécurité par le départ. Il y a peu de doute que le plus probable des facteurs était constitué par les annonces lancées à la radio par le Haut exécutif arabe, exigeant des arabes de partir… Il était clairement dit que les arabes qui resteraient à Haifa seraient considérés comme des renégats " (The Economist, 2 octobre 1948)

" Les pays arabes ont encouragé les arabes de Palestine à quitter leurs maisons temporairement afin de laisser place aux armées arabes envahissantes " (Filistin, journal jordanien, 19 février 1949)

Les pays arabes ne veulent pas résoudre le problème des réfugiés. Ils veulent le maintenir comme une plaie ouverte, comme un affront aux Nations unies et comme une arme contre Israël. Les dirigeants arabes n’ont que faire que les réfugiés vivent ou meurent " (Directeur de l’office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, Ralf Garroway, août 1958, Pritti in curtis, p55)

Pendant le même temps, près d’un million de juifs originaires de pays arabes ont été forcés à l’exil, dont plus de 600 000 ont été intégrés en Israël.

 
Juifs dans les pays arabes en 1945/1948
Juifs dans les pays arabes en 2000
Juifs des pays arabes intégrés en Israël
Maroc
300 000
5000
260 000
Algérie
150 000
100
27 000
Tunisie
120 000
1500
65 000
Lybie
38 000
0
35 000
Egypte
90 000
100
30 000
Liban
20 000
100
2 000
Syrie
35 000
100
8 000
Yemen
60 000
2000
55 000
Irak
150 000
100
130 000
TOTAL
963 000
9 500
612 000

La condition du juif dans les pays arabes : Les pays arabes, en dépit de l’opposition de certains de leurs sujets courageux qui en ont parfois payé de leur vie, ne sont pas démocratiques. Le statut du juif dans les pays arabes est celui de " dhimmi ", de soumis. C’est un sous-citoyen exposé aux brimades et à l’injustice, et parfois à l’oppression.

Des exactions (extraits) :

Egypte : juin/novembre 1948, attentats à la bombe dans le quartier juif, 70 morts et 200 blessés ;

1956 : 25 000 expulsions avec confiscation de leurs biens et 1000 juifs envoyés en prison pour plusieurs années ; 23 nov.1956 : les juifs sont déclarés " ennemis d’Etat " et leur expulsion est annoncée ; 1967 : tous les biens juifs sont confisqués et des milliers de juifs sont expulsés ; des centaines d’anciens nazis ont des fonctions importantes dans la police égyptienne Libye : 5 novembre 1945, pogroms : 140 morts ; juin 1948 : Pogrom : 12 morts, 280 maisons détruites ; 1967 : 18 morts ; 1969 : confiscation des biens juifs ; février 2002 : mort d’Esmeralda Meghnagi, dernière Juive de Libye après 2300 ans de présence ininterrompue. Maroc : Juin 1948, Pogroms à Oujda et Djerada : 44 morts. Boycott contre les juifs. Aujourd’hui, le royaume marocain protège " ses " derniers juifs… Algérie : Guerre d’Algérie. La centaine de juifs restant est menacée par le GIA Tunisie : Décrets anti-juifs en 1956 ; expropriation de synagogues et de cimetières pour construire ; 1967 : attaques contre les juifs qui sont encouragés à partir Liban : 1967 et 1975 nombreux départs sous la pression de la guerre ; meurtres par le Hizbolla dans les années 80  Syrie : 197, pogrom à Alep ; peine de mort pour les juifs tentant de fuir la Syrie ; interdiction des droits civiques ; torture Yemen : 1947, pogrom : 87 morts ; 1948 : deux jeunes filles lapidées ; 1949 : Israël organise un pont aérien qui permet de rapatrier 50 000 juifs, opération " tapis magique " Irak : Pogroms : 180 morts ; 1950 : les juifs sont autorisés à fuir en laissant leurs bens ; 1968 : 14 condamnations à mort.

* * *

" Mon ami, je ne t’accuse pas d’antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés et la discrimination. Mais je sais que tu as été trompé, comme d’autres l’ont été, en te faisant croire que tu pouvais être anti-sioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons toi et moi du fond du cœur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les hommes critiquent le sionisme, ne te trompe pas, ils pensent les juifs ".

" L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tâche sur l’âme de l’humanité. Nous sommes pleinement d’accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémitisme et il en sera toujours ainsi ".

(Deux extraits tirés de Martin Luther King, Lettre à un ami antisioniste, Saturday review, Août 1976)

Ne nous trompons pas de combat : Pour soutenir les enfants palestiniens, soutenons la démocratie israélienne et les opposants palestiniens contre l’opulente mafia palestinienne au pouvoir qui augmente toujours ses exigences pour poursuivre son trafic.

" L’exigence des palestiniens du droit au retour est totalement irréaliste et devra être résolue par des compensations financières et par l’établissement dans les pays arabes "

(Président égyptien Hosni MOUBARAK, 26 janvier 1989)

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