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Au feu les pompiers !Dans ses déclarations à l'Associated Press Arafat fait, une fois de plus, office de "pompier incendiaire".

En effet, lorsqu'il déclare qu'il croit "possible la reprise de pourparlers avec Israël" à condition toutefois que la communauté internationale exerce de "fortes pressions pour obliger Ariel Sharon à revenir à la table des négociations", c'est la seule demande de pressions qu'il faut retenir de son discours.

Pour ceux qui ont la mémoire courte, dois-je rappeler qu'Arafat a unilatéralement décidé : - de rendre les accords de Camp David inapplicables par des exigences supplémentaires de dernière minute alors qu'un accord était sur le point d'être signé ? *

- de déclencher une seconde Intifada aussi inutile que sanglante alors qu'Ehud Barak était encore au pouvoir ? **

- d'encourager les attentats par ses appels au martyre et par la remise en liberté de terroristes identifiés ?

Lorsque Arafat déclare par ailleurs qu'il faut "revenir à ce qui a été décidé", il me rappelle l'un de mes interlocuteurs qui jadis revint sur sa parole donnée en me disant: "c'est MA parole, je te l'ai donnée, je peux la reprendre". Très commode ...

Arafat juge que le fait que la pression américaine s'exerce surtout sur lui ''n'est pas très important''. En d'autres termes, il s'en fout. Tant qu'il a une réserve de "shahyds" à envoyer au casse-pipe, il peut continuer à mener sa campagne d'attaques suicidaires, tout en "tendant la main" devant les médias occidentaux.

Le "candidat-unique-maréchal-docteur-président à vie" (et titulaire du prix Nobel de la paix, ne l'oublions pas) fait battre mon cœur de démocrate quand il nous dit : "Ne sommes-nous pas les premiers dans le monde arabe à avoir organisé des élections démocratiques sous contrôle international?" Organisé est bien le mot. Au fait, qui était le candidat de l'opposition ? Allô ?? Le cimetière ??

Dernière ficelle (ou corde ou poutre comme vous voudrez) utilisée par Arafat (© Beria et NKVD) : je calomnie pour cacher mes propres turpitudes. Ainsi, les Israéliens "bombardent les écoles, les hôpitaux avec des bombes utilisant de l'Uranium appauvri". Mais c'est la crédibilité d'Arafat qui est tellement appauvrie pour qu'il en vienne à utiliser des arguments pareils !

1 : l'armée d'Israël ne bombarde pas les objectifs civils 2 : les armes utilisées sont conventionnelles 3 : les bâtiments utilisés par les factions armées palestiniennes sont systématiquement évacués après leurs "coups de main" par peur de représailles.

Le nerf de la guerre (car il s'agit bien d'une guerre), c'est le renseignement. Nul n'est infaillible mais à chaque fois qu'elle avait un doute, Tsahal s'est abstenue.

Si des assassins - potentiels ou déclarés - choisissent de s'abriter dans une école ou un hôpital (préalablement évacué), cela signifie-t-il qu'ils doivent tout à coup bénéficier de l'immunité accordée à ces édifices ? ***

Il est important que ceux qui commettent des assassinats sachent qu'il n'y aura ni abri, ni rémission.

Albert Capino - 21 février 2002

 

 

* statut de Jérusalem Est et droit de retour des réfugiés Palestiniens en Israël

** la visite de Sharon sur le mont du temple, dûment validée par les autorités religieuses musulmanes de Jérusalem, n'eut lieu que plusieurs mois après le déclenchement de la 2è Intifada. Elle fut montée en épingle par les médias et servit de prétexte pour passer à sa seconde phase.

*** A titre d'exemple, vous pouvez voir la dépêche Reuters, reprise et diffusée par Yahoo intitulée :"Yasser Arafat au milieu des débris à Ramallah", où il inspecte les dégâts causés dans une "pension" !!! http://fr.news.yahoo.com/020221/85/2hqif.html Ben oui. Ce que la dépêche ne dit pas, c'est que les pensionnaires étaient des Tanzim... Chez nous, on appelle ça une caserne.