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Ce que dira le dictateur syrien Bachar el-Assad à Jacques Chirac et Lionel Jospin lors de son voyage officiel en France en juin 2001 (s'il vient à Paris…)

  1. Ce qu'il a dit lors d'une visite officielle à Madrid, que "le racisme des Israéliens surpasse le nazisme"

  2. Ce qu'il a dit lors d'un sommet des pays arabes à Damas, où il avait alors accusé les électeurs du Premier ministre israélien de droite Ariel Sharon d'être plus racistes que les nazis.

  3. Ce qu'il a dit en saluant Jean Paul II à son arrivée à Damas, il a estimé que des "territoires au Liban, le Golan et la Palestine sont occupés par ceux-là mêmes qui ont tué le principe d'égalité lorsqu'ils ont affirmé que Dieu avait créé un peuple élu au-dessus de tous les autres. Ils ont tenté de tuer les principes de toutes les religions, en ayant la même mentalité avec laquelle ils ont trahi Jésus Christ et de la même façon qu'ils ont tenté de trahir et de tuer le prophète Mahomet".

  4. Ce qu'a écrit en "une" du quotidien gouvernemental syrien Tichreen son directeur, Khalaf al-Jarad.
    "Les sionistes d'aujourd'hui ne diffèrent pas de ces juifs chassés par Jésus-Christ, qui a été en retour victime de leur hypocrisie et de leurs crimes",

  5. Ce que l'on peut lire dans l'éditorial de Jarad quotidien syrien, sous le titre "Assassins de prophètes et d'enfants", qui accuse les Israéliens d'avoir systématiquement pris pour cible les mosquées, les églises, les hôpitaux et les écoles dans les territoires arabes occupés et à Jérusalem.
    "Les forces d'occupation sionistes ont perpétré une série de massacres, de tueries et d'effusions du sang de Palestiniens innocents", dénonce-t-il.

  6. NOUS MANIFESTERONS contre sa venue le 25 juin à 18 heures - Square de la place des Martyrs Juifs du Vélodrome d'Hiver, Paris 15ème - Métro Bir-Hakeim
    comme le 17 juillet 1998, où des membres de l'association des Fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF), s'étaient rassemblés en fin d'après-midi à Paris près de l'ambassade de Syrie, pour protester contre la venue en France de son père le président syrien Hafez al-Assad, « protecteur » du criminel nazi Aloïs Brunner.

    Serge Klarsfeld, le président-fondateur de la FFDJF avait dit sa « honte de voir le président syrien, protecteur du SS Brunner, ancien chef du camp de Drancy, invité en France le jour du 56e anniversaire de la rafle du Vélodrome d'hiver ».

    Plusieurs manifestants brandissaient des pancartes proclamant « Pas d'embrassades pour Assad le dictateur, protecteur du SS Brunner ».

    Le président Jacques Chirac avait évoqué le cas de l'ancien nazi Aloïs Brunner devant son homologue syrien Hafez El-Assad, mais n'avait pas obtenu « de réponses précises », selon l'Elysée.

    Principal artisan de la déportation
    Le chef de l'Etat avait l'intention d'évoquer à nouveau cette question lors du dîner d'Etat qu'il devait offrir dans la soirée.

    Le criminel de guerre nazi Aloïs Brunner, 86 ans, a été le bras droit d'Adolf Eichmann chargé de la « solution finale du problème juif » et le principal artisan de la déportation de plus de 130.000 juifs en Europe.

    « Les Juifs exterminés ont mérité de mourir. Je n'ai aucun regret. Et je le referais encore », déclarait en 1987 au Chicago Sunday Times, Aloïs Brunner un des derniers grands criminels de guerre nazis connus encore en fuite.

    De juin 1943 à juillet 1944, le lieutenant d'Eichmann dirige le camp de Drancy (banlieue parisienne), principal centre de regroupement et de transit des Juifs en France avant leur déportation.

    Aloïs Brunner, né le 8 avril 1912 à Rohrbrunn (Autriche), adhère à 19 ans au parti nazi autrichien clandestin et devient membre des SS sept ans plus tard quand l'Autriche est annexée par le 3e Reich. Secrétaire d'Eichmann qui apprécie son « efficacité », il devient son proche collaborateur.

    En mai 1945, il prend le nom d'un de ses cousins, Schmaldienst. Fait prisonnier puis libéré par les Américains en Autriche, il vit jusqu'en 1954 dans la région d'Essen (RFA).

    Identifié par les polices autrichienne et allemande, il part début 1954 pour la Syrie avec un passeport au nom de Georg Fischer et participe à la création des services secrets syriens.

    « Je ne veux pas être un second Eichman »
    Dès la fin des années 1950, le chasseur de nazis Simon Wiesenthal retrouve sa trace à Damas. En 1961, un rapport du SDECE (le service de Renseignements français, aujourd'hui DGSE) le cite dans une liste d'anciens nazis installés en Syrie. En 1954, il est deux fois condamné à mort par contumace en France.

    Les autorites syriennes, dont le président Hafez al-Assad, ont nié sa présence sur leur territoire et n'ont jamais donné suite aux demandes d'extradition formulées par la France, la RFA, l'Autriche et Israël.

    D'autres informations, non confirmées, ont fait état de sa présence en Argentine, ce qu'a exclu Me Serge Klarsfeld, président de l'association des Fils et Filles de Déportés Juifs de France (FFDJF).

    Les services secrets israéliens lui auraient adressé des lettres piégées lorsqu'il vivait à Damas. L'une d'entre elles lui aurait fait perdre un oeil, une autre lui aurait déchiqueté les mains.

    En 1985, Alois Brunner avait déclaré à un hebdomadaire ouest-allemand : « Je suis prêt à me rendre à un tribunal international pour répondre de mes actes. Seul Israël ne m'aura jamais, je ne veux pas être un second Eichman », son ancien patron jugé et exécuté à Jérusalem en 1961

Voir le dossier " Google" sur AloÏs Brunner