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FRANCE-ISRAËL
Alliance Général Koenig

Nous, membres de l'Association France-Israël,
réunis en Assemblée générale à Paris le 26 novembre 2000,
avons adopté à l'unanimité les RÉSOLUTIONS SUIVANTES :

1. Nous adressons à tous les Israéliens l'expression de la solidarité des Français qui, plus que jamais, considèrent Israël comme « notre ami et notre allié ». Nous affirmons à nouveau que notre message se veut à la fois un geste d'amitié pour Israël et un acte de civisme français.


2. Nous dénonçons la forme de guerre faite à Israël par l'Autorité palestinienne comme la conséquence logique du processus politique poursuivi par Arafat, à savoir :
- enseigner aux enfants palestiniens, depuis des années, la haine des Juifs et d'Israël,
- les éduquer tout jeunes au maniement des armes,
- les exhorter au martyre,
- orchestrer des émeutes et mettre les enfants en avant ; en droit, crime contre l'humanité,
- et enfin ameuter les médias et les gouvernements.


3. Nous soulignons que c'est pour des raisons éthiques qu'Israël ne met pas fin aux émeutes avec la brutalité dont la plupart des États sont coutumiers. En 1961, nous le rappelons sans plaisir, quand Bourguiba a voulu récupérer la base de Bizerte plus tôt que convenu et a envoyé la foule pour l'occuper, la répression des émeutes par la France a fait, en trois jours, un millier de morts tunisiens et une trentaine de morts français.


4. Nous avons déjà dénoncé le silence de la diplomatie européenne et surtout de la diplomatie française tandis qu'Arafat préparait les esprits à la guerre. Un silence qui équivaut à une complicité dès lors que ces diplomaties ne pouvaient ignorer ces préparatifs et qu'en outre, elles finançaient et continuent de financer largement l'éducation et la télévision palestiniennes.


5. Nous voyons avec angoisse le peuple d'Israël devoir affronter, après tant d'autres barbaries, celle des Palestiniens avec lesquels, dans son invincible espérance de paix, il a tenté de négocier. Et nous constatons avec effroi et colère que, sauf de trop rares exceptions, le pouvoir français, la classe politique, les médias et les prétendus intellectuels ont persévéré dans leur volonté de toujours complaire à Arafat et dans leur incapacité à témoigner à Israël la solidarité que l'Occident lui doit. Cette carence nous impose d'inquiétants rapprochements avec les périodes les plus sombres de notre histoire récente.


6. Nous rappelons avoir mis en garde en 1999 nos autorités et les faiseurs d'opinion contre la dose d'antijudaïsme que notre politique étrangère induisait dans notre pays. Les récents attentats contre les lieux de culte juifs, plus nombreux en France qu'ailleurs, en nous donnant hélas raison, accableront nos gouvernants devant le tribunal de l'Histoire.


7. Nous avons compris depuis longtemps que la politique faite au nom de la France, derrière un discours d'apparence humaniste en faveur des Palestiniens, a pour objectif principal la fin de la souveraineté israélienne sur Jérusalem, niant ainsi l'unicité de l'attachement trimillénaire du peuple d'Israël à sa capitale. Tous nos gouvernants se sont en effet accommodés sans réagir entre 1948 et 1967 d'une souveraineté arabe sur les Lieux saints en dépit des exactions et discriminations commises par les Jordaniens à l'égard des juifs comme des chrétiens.


8. Nous demandons à nouveau que les détenteurs d'autorité en France affirment – à l'intention des pays arabo-musulmans où la haine antijuive se déchaîne – que l'éradication de cette haine est un préalable essentiel à la paix au Proche-Orient. Nous considérons qu'avec un tel discours, la France renouerait sur la scène internationale avec les idéaux de la République.


9. Nous ne cesserons pas de proclamer que la re-naissance d'Israël sur sa terre demeurera dans l'Histoire comme la plus belle aventure humaine du XXe siècle si fertile en tragédies.