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Analyse de l’article de Dominique Vidal : " Israël contre Israël " — Contre-arguments par Catherine Leuchter -Responsable de la commission média du CRIF Midi-Pyrénées

Monde diplomatique janvier 2002

Cet article a intégralement servi de base à la conférence de Vidal à l’école de Commerce de Toulouse, le 17 janvier dernier, dans le cadre du GREP.

En bleu (ou introduit par une flèche), se trouvent des contre-arguments.

Les méthodes de Vidal (qui ne lui sont malheureusement pas propres) sont simples et efficaces : le mensonge par omission, qui consiste à ne présenter qu’une seule facette de la réalité et à occulter des pans entiers et déterminants, permet, avec le manichéisme le plus pur, de faire passer Sharon pour le plus vil des individus, contrairement à Arafat, à la politique limpide, de noircir la politique israélienne, d’attribuer tous les échecs des négociations au Likoud de Sharon, tout en discréditant les travaillistes faisant partie de son gouvernement et donc le " cautionnant ".

Parfois, quelques mensonges seront nécessaires, qui noyés dans un récit apparemment exhaustif des faits, passent comme une lettre à la poste et transforment la propagande en vérité (son collègue du Monde diplomatique, Alain Greish, n’a-t-il pas commis un livre intitulé " vérités sur le conflit " ?).

Le Monde diplomatique recèle la vérité…

Enfin, de partir de considérations empruntées à d’autres - souvent des Israéliens, pour se rendre plus crédible — pour en faire la base d’un état de fait.

Le but pour nous n’est pas de prendre une défense inconditionnelle de Sharon, mais de rétablir une réalité, d’équilibrer un débat, de pointer les responsabilités, fort nombreuses, des dirigeants palestiniens (entre autres), afin de montrer qu’on ne peut défendre une cause (palestinienne) en cachant tant de choses, et en se faisant passer pour un analyste hors-pair et objectif, " grand spécialiste " du Proche-Orient dont les points de vue se veulent LE seul point de vue possible.

1er partie : Sharon

Le texte commence par une citation de Jabotinsky de 1923 où celui-ci stipule qu’un accord avec les Arabes palestiniens [puisqu’à l’époque, les Palestiniens désignaient également les Juifs ou tout autre population habitant la Palestine] ne sera possible que lorsque ceux-ci auront ôté de leur esprit l’idée qu’ils peuvent se défaire des Juifs. Et qu’il faut colmater toute brèche de la " muraille de fer ".

® ce qui est toujours d’actualité, si l’on considère :

  1. De la charte de l’OLP, charte datant de 1964, révisée en 1968 et depuis jamais actualisée au vu des accords d’Oslo. Quelques exemples :
  1. De l’éducation des Palestiniens. Quelques exemples :

En septembre 2000, 14 nouveaux manuels ont été diffusés dans les écoles palestiniennes à l’intention des enfants de 6 et 11 ans. La géographie ignore toujours le mot " Israël " et les cartes politiques de la " Palestine conquise " continuent d’englober la totalité du territoire israélien.

Aucun des manuels scolaires israéliens ne mettent en cause les Arabes, en tant que nation, ni n’appelle à la violence ou à la guerre. (Le Monde du 13 février 2001, reprenant une étude du CMIP : Center for Monitoring the Impact of Peace, Observatoire de l’impact de la paix, ONG américaine).

  1. De l’utopie d’un état binational et/ou du retour des réfugiés qui reviendraient à tuer Israël démographiquement et à lui enlever sa nature d’Etat juif (nature d’ailleurs que Vidal ne semble pas lui contester).

Vidal enchaîne en disant que Jabotinsky voulait un Etat sur les deux rives du Jourdain, qu’il est le fondateur du sionisme dit " révisionniste " - et fit pour cela scission de l’Organisation mondiale du sionisme — et que Mussolini le reconnaissait comme un fasciste.

Pour finir par dire que Sharon est l’héritier direct, après Begin et Shamir - de Jabotinsky.

® comment dire de façon indirecte que Sharon est un fasciste.

Cela nous rappelle l’article 22 de la charte de l’OLP : " (…) [Le sionisme] est raciste et fanatique dans sa nature, agressif, expansionniste, et colonial dans ses buts, et fascistes dans ses méthodes. (…) ".

® comment ne pas dire que l’autre " fasciste " Begin a fait la paix avec l’Egypte de Saddate

On parle ensuite du premier grand échec d’Israël : l’invasion du Liban en 1982, " conçue par le ministre de la défense Ariel Sharon ".

® comment éviter de parler des autres guerres visant à exterminer Israël : 1948, 1967, 1973, et le refus arabe de coexistence…

Article 6 de la charte de l’OLP : " Les Juifs qui ont résidé en Palestine jusqu’au début de l’invasion sioniste seront considérés comme palestiniens ".

® comment éviter de parler du rôle terroriste de l’OLP. Quelques exemples avant 1982 :

Tous ces actes et bien d’autres étant directement organisé par l’OLP et Arafat, comme le témoigne un ancien chef des services de renseignement roumain, Mihai Pacepa, directement impliqué avec Arafat vers la fin des années 60, à l’époque où il était financé et manipulé par le KGB (Wall Street Journal, 10 janvier 2002).

Second revers israélien : la première intifada (1987 — 1991), où " la répression israélienne dégrade l’image internationale d’Israël ", et " David devient Goliath ".

Même si pendant la guerre du Golfe, " Israël récupère son statut de victime ", les scuds irakiens " démontrent qu’à l’heure des missiles, l’occupation des territoires palestiniens ne garantit plus sa sécurité… "

® Pour Vidal, être victime est un statut, nullement une conséquence des actes terroristes que subissent les Juifs, pas seulement depuis la création de l’Etat d’Israël, mais depuis le début du XXe siècle (attaques contre les Juifs de Galilée de 1920, émeutes à Jérusalem, pogroms de mai 1921 — assassinat de 43 Juifs -, attaques de 1936…).

® On a le droit au cliché de " David et Goliath ", où l’on emprunte au vocabulaire biblique pour renvoyer une image d’Israël culpabilisante : vous qui vous revendiquez de la Bible, voyez ce que vous faites…

Mais comment vivre en Juif si l’on n’existe pas ? Si l’on est anéanti ?

® Enfin, et c’est un leit motiv et une des conclusions de Vidal : à quoi sert d’occuper les territoires puisque la technologie de guerre actuelle peut anéantir Israël ? Preuve du caractère caduc de la " muraille de fer ".

Monsieur Vidal confond deux choses, deux problèmes intriqués :

Quand Vidal parle de 1967, c’est uniquement pour parler des territoires occupés.

® L’occupation des territoires, oublie de préciser Vidal, est la conséquence directe de la guerre de 1967, où les Etats arabes ont tenté encore une fois d’exterminer " l’ennemi sioniste ".

N’oublions pas que Tsahal a mené une offensive " défensive " : depuis 1966, la Syrie bombardait Israël depuis le Golan, les attaques à la frontière jordanienne étaient incessantes ; en mai 1967, l’Egypte expulsa les forces de l’ONU à la frontière israélo-égyptienne et massa ses troupes dans le Sinaï, de même que la Syrie, la Jordanie, l’Irak et l’Arabie saoudite mobilisèrent leurs troupes aux frontières israéliennes. Le 26 mai 1967, Nasser déclarait : " Notre principal but est la destruction d’Israël ".

Quand Vidal parle des accords d’Oslo, c’est pour insister sur l’assassinat de Rabin, qu’il lie, sans avoir l’air de le faire, au fait que Sharon et le Likoud ont mené une " campagne hystérique, certains allant jusqu’à le représenter [Rabin] en uniforme SS ".

Ou pour dire que Pérès, en 1996, " exploite " une vague d’attentats du Hamas. Et qu’aujourd’hui, " Sharon provoque les Palestiniens jour après jour, jusqu’à ce qu’ils commettent un acte terroriste qui, médiatisé, justifie alors le déferlement du terrorisme d’Etat israélien ".

® On pourra rétorquer qu’entre 1992, juste avant les accords d’Oslo, et septembre 1994, il y a une recrudescence record des attaques terroristes, se traduisant par une augmentation de 68 % des Israéliens tués dans de telles attaques (source : Peace-Watch, ONG).

® Quant à l’ " exploitation " des attentats, c’est aussi un refrain de Dominique Vidal, qui atteste qu’Israël provoque des actes à son encontre pour pouvoir humilier, riposter, tuer " de sang-froid des enfants " (il nous a sorti cela textuellement à la conférence, mimant un soldat arme en joug et visant la salle…).

Pour lui, la guerre terroriste n’est nullement la conséquence de la politique d’Arafat (cf. charte de l’OLP), de l’éducation scolaire palestinienne et de l’éducation par les médias, qui fonctionne d’autant mieux que les dirigeants palestiniens, corrompus et opulents, maintiennent leur population dans la misère, et ne cherche nullement à développer l’économie palestinienne, et de l’impossibilité pour la majorité des Palestiniens à envisager une coexistence avec Israël.

Lui qui se définit comme un spécialiste du Moyen-Orient, il ignore vraisemblablement que la logique orientale n’est pas la logique occidentale ; et par conséquent que la violence impunie ouvre grand la porte à plus de violences. De même qu’offrir à ses adversaires des concessions et des compromis équivaut, nous le mesurons malheureusement à nos dépens, à laisser libre cours à la " condition temporaire " d’Israël, autrement dit à laisser envisager son éradication future.

® Retournement de sens : le terrorisme n’est pas l’acte des terroristes palestiniens, c’est le fait pour Israël de se défendre et de liquider les chefs terroristes que l’Autorité palestinienne se refuse à arrêter (ou bien elle les arrête et les relâche deux jours après).

Quand enfin il cite les pourparlers de Camp David II, c’est pour uniquement citer les " ennemis d’Oslo ", à savoir la droite israélienne.

® La droite israélienne représente donc " l’ennemi d’Oslo ", l’ennemi de la paix, ce qui n’est absolument pas le cas pour l’Autorité palestinienne…Qui, il ne le dit pas, a refusé les propositions de Barak.

On revient directement à Sharon pour lui imputer le déclenchement de l’intifada et le sabotage des négociations.

® Pour le déclenchement de l’intifada, une simple citation du discours du Ministre palestinien de la communication, Imad Falouji, (Associated Press, mars 2001) :

Ce serait une erreur que de croire que la raison de l’irruption de l’intifada était la visite de Sharon sur l’Esplanade des mosquées…cela a été planifié depuis le retour d’Arafat de Camp David [juillet 2000], où il a refusé les propositions de Clinton".

® Pour le sabotage des négociations, nous rappellerons simplement quelques faits :

 

2em partie : le gouvernement cherche à détruire le processus de paix et Arafat

La grande tactique de Vidal est de citer des Israéliens (journalistes, politiques, écrivains…) qui critique de façon virulente Sharon et sa politique.

Ces extraits de propos par ailleurs authentiques ont beaucoup d’avantages :

Symétriquement, ou plutôt non symétriquement, ces citations ne sont jamais l’occasion pour Vidal de démontrer le véritable caractère démocratique de la société israélienne, par opposition aux territoires de l’Autorité palestinienne où les opposants ou simples " collaborateurs " sont emprisonnés, souvent torturés, parfois tués (puis on en fait des martyrs pour apaiser la famille, sachant que toute famille de " martyr " se voit octroyer une pension à vie, moins importante toutefois que pour les " martyrs " qui se sont fait sauter dans des attentats-suicides).

 

Ainsi donc, " Sharon a préparé son piège ", entendez qu’il a planifié d’isoler Arafat et son Autorité palestinienne, ainsi que de faire échouer les négociations de paix.

D’ailleurs, le meurtre par Israël d’un responsable du Hamas, Abou Hanoud, a été réalisé car Israël sait bien que " le mouvement islamiste ripostera spectaculairement, fournissant ainsi le prétexte d’une guerre totale contre l’Autorité palestinienne… ".

On exige de M. Arafat qu’il réprime le Hamas, tout en l’en empêchant matériellement (en paralysant sa police) et politiquement (en le privant de toutes perspectives de négociation). L’objectif, avoué, est de harceler trois millions de Palestiniens et de marginaliser leur président, voire de l’éliminer ".

® Côté matériel, il est vrai que la constitution de patrouilles policières mixtes (israélo-palestinienne), prévu par les accords d’Oslo, a conduit à l’exécution de sang-froid de policiers israéliens par leurs collègues palestiniens ; que le lynchage de Ramallah a eu lieu dans un commissariat….

® Côté politique, il est aussi vrai qu’Arafat a toujours eu la liste des terroristes palestiniens ayant commandités ou accomplis des attentats, qu’il a toujours dit refuser d’exécuter les " ordres israéliens ", qu’il a relâché tous les terroristes emprisonnés dans ses geôles dès le début de l’intifada, et quand il en a emprisonné quelques-uns pour complaire l’opinion internationale, il les a relâchés quelques jours après.

Que son double jeu se traduit par des discours emprunts de paix adressés aux diplomates occidentaux, et des discours de guerre pour son peuple. A tel point que même des modérés, artisans des accords d’Oslo et des négociations de Camp David, comme Schlomo Ben Ami, reconnaissent l’hypocrisie d’Arafat, sa tactique visant à faire échouer tout accord en demandant toujours plus, et surtout l’impossible, finalement sa stratégie visant à miner progressivement les Israéliens pour reconquérir " sa " Palestine entière, de la Méditerranée au Jourdain.

® Aussi, il n’est pas étonnant que de plus en plus de dirigeants israéliens, de gauche ou de droite, en soient venus à préférer négocier avec des Palestiniens qui affichent clairement leurs buts, plutôt que de se prêter au jeu louvoyant d’Arafat qui brouille les pistes et éloigne toute perpective de paix.

Mais cela ne veut pas dire que le gouvernement, Sharon en tête, veut l’élimination d’Arafat, comme il a été annoncé officiellement. C’est de lui faire comprendre qu’il doit cesser ce jeu de dupes, que les Israéliens, de gauche comme de droite, en ont assez.

C’est d’ailleurs seulement sous la contrainte (isolement à Ramallah) qu’Arafat fait timidement arrêter quelques terroristes. Il est plus habitué à respecter la force que le langage diplomatique.

" (…) En réalité, le général Sharon veut simplement ne plus avoir d’interlocuteur reconnu, à l’intérieur comme à l’étranger, afin de ne plus devoir négocier ".

® Dans sa conférence, Vidal a en grande partie parlé de Sharon comme s’il le connaissait intimement, comme s’il était dans son esprit : ce qu’il dit sur Sharon a valeur de " reportage ", d’authenticité.

Il s’est même adonné à l’exercice psychologique, " expliquant " la " nature mortifère " de Sharon par le fait qu’il avait été très affecté par la mort de sa femme puis de son fils, enterrés tous deux dans son jardin ; qu’il vivait entouré de la mort.

 

3em partie : un gouvernement suicidaire et un gouvernement de mort

La thèse de Vidal est de dire que la politique israélienne est suicidaire : étant donné le rapport de force démographique, où les Palestiniens deviendront majoritaires en 2010, Israël n’a que deux armes : une immigration juive massive, et/ou une expulsion non moins massive de Palestiniens.

Pour lui, " Israël refusant à ses côtés un Etat palestinien ", il fera face à une contradiction : en tant qu’Etat juif démocratique, soit il choisira la démocratie et perdra son caractère juif du fait de la démographie favorable aux Arabes, soit il choisira l’Etat juif et perdra sa démocratie par " le maintien d’un véritable apartheid ".

® On note que Vidal insinue tacitement qu’Israël ne veut pas d’un Etat palestinien à ses côtés.

Il faudra lui expliquer que quand Israël acceptait tous les plans de partage, les Arabes refusaient, de 1947 à 2000.

La situation actuelle est grandement la conséquence des refus arabes, officiels et traduits concrètement sur le terrain.

" (…) L’immense aspiration [de la société israélienne] à la normalisation d’une population qui rêve plus de consommer en paix que de faire la guerre pour sauver des colons ".

® D’abord, Israël ne fait pas la guerre, il la subit.

® Israël veut la paix, certes. Cela ne veut pas dire qu’il peut rendre les territoires sans préalables. Pas tant pour " sauver les colons " (opinion minoritaire en Israël), que pour établir une relation de confiance avec les Palestiniens et les Etats arabes (on se rappellera des tentatives désespérées et vaines de Barak pour se rapprocher de la Syrie), afin que la création d’un Etat palestinien ne soit pas le foyer de terrorisme et de guerres anti-israéliennes, comme l’histoire l’a déjà montré (violation de pactes officiels de la part des Etats arabes).

Le principe " la paix contre la terre " demeure vivace, mais ne perdons pas de vue que si échange il doit y avoir, les valeurs ne sont pas de même nature : Israël échangera des actes contre une promesse, du tangible contre de l’abstrait.

Aussi, Israël veut-il baliser cet " abstrait " en réglant une partie des problèmes sur le terrain. C’est pourquoi la paix se doit d’être graduelle, non bâclée.

® Quant au " maintien de l’apartheid ", cela suppose qu’il y en ait un.

Israël n’a jamais édicté à l'instar de l'Afrique du Sud des lois raciales à l'encontre d'une population jugée inférieure, méprisante.

Pourtant, comme rien n'est comparable à la Shoah, rien n'est comparable à la politique d'apartheid qui s'exerça en Afrique du Sud.

Aucune disposition d'Israël n'est d'ordre raciste, et les difficultés de coexistence entre les deux communautés sont liées aux violences inhérentes au conflit, et les torts sont largement partagés (par exemple quand des Arabes israéliens refusent la rénovation par Israël de leur réseau d'eau).

Au sein de la démocratie israélienne, les Arabes israéliens disposent de tous les droits civiques (hormis la conscription qu’ils n’effectuent pas pour raison humanitaire) et d'une représentation parlementaire. Ils ne sont pas des dhimmis.

Difficulté de coexistence, certainement. Apartheid, sûrement pas.

Vidal nous apprend, de sa très grande et intime connaissance de Sharon, que celui-ci " combat de toutes ses forces la création d’un Etat palestinien qui contribuerait justement à sauvegarder l’existence de l’Etat et son caractère juif ".

Et la " politique suicidaire " du premier ministre entraîne des conséquences graves : augmentation du nombre de victimes israéliennes, crise économique, augmentation du chômage et de la pauvreté.

® Encore une fois, il y a inversion totale des causes et des conséquences : c’est l’Autorité palestinienne, qui a raté à chaque fois les conditions d’un état palestinien plusieurs fois créées, et qui a raté toutes ses tentatives d’élimination directe d’Israël, qui cherche à rendre son existence impossible (ce qui revient à vouloir l’éliminer) par une guerre d’usure.

C’est donc elle la responsable de l’augmentation du nombre de victimes, tant israéliennes que palestiniennes (quel respect les dirigeants ont-ils pour leur peuple ?), et de la crise économique affectant Israël et donc les Palestiniens.

C’est elle qui a une politique suicidaire.

Quand Vidal cite Sharon lui-même : " La guerre d’indépendance de 1948 n’est pas achevée. Non. 1948 n’était qu’un chapitre ", c’est pour attribuer à cette phrase la volonté de dénier aux palestiniens leur Etat, de rejeter la paix.

Pas pour estimer que la reconnaissance d’Israël n’a toujours pas eu lieu.

® Article 20 de la charte de l’OLP : " La déclaration Balfour, le mandat sur la Palestine, et tout ce qui est basé sur cela, sont considérés comme nul et non avenu. Les revendications des liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits historiques et la véritable conception de ce qui constitue un Etat. Le judaïsme, étant une religion, n’est pas une nationalité indépendante. Les Juifs ne constituent pas une nation unique avec une identité propre ; ils sont citoyens des Etats où ils résident ".