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Albert Capino réagit ...


Le « cas » d'Israël discuté à la réunion annuelle de l'AIEA

15.09.2003 – « Les pays arabes vont certainement dénoncer lundi la possession présumée de l'arme nucléaire par Israël, lors d'une réunion annuelle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, estiment des diplomates. » - VIENNE (AFP).

Dans ce cadre, l'Iran est sommé de prouver d'ici le 31 octobre prochain que son programme nucléaire civil n'a pas de visées militaires.

Mis en demeure par l’AIEA de donner des clarifications sur son programme nucléaire, l’Iran s’agite donc comme un beau diable pour éluder la question. Cible de choix pour détourner l’attention : Israël.

« Les Etats du Proche-Orient ont déjà utilisé la conférence générale dans le passé pour exprimer leur frustration sur le silence de l'Agence onusienne vis-à-vis d'Israël, qui, selon les experts possède depuis longtemps l'arme nucléaire, et qui n'a pas signé le Traité de non prolifération nucléaire (TNP). »

Il est intéressant de relire la déclaration de Mohammed El Baradeï, directeur de l’AIEA, à ce sujet. Il a affirmé, le 25.11.2002, qu'Israël ne devait pas être soumis au même traitement que l’Irak, par exemple.

M. Baradeï s’opposait en cela aux déclarations de son Président, Hosni Moubarak, qui avait réclamé dans une allocution le 16 novembre 2002 de soumettre les armes de destruction massive d'Israël aux mêmes normes d'inspection imposées à l'Irak (et maintenant à l’Iran).

"Il y a une différence entre le cas de l'Irak, qui a été soumis à des sanctions pour avoir envahi le Koweït (en 1990) et qui a violé les accords de non prolifération nucléaire, et le cas d'Israël", a estimé le directeur de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique.

Il a souligné que "le cas d'Israël est similaire à celui de l'Inde et du Pakistan, qui malgré leur possession d'armes de destruction massive, n'ont toutefois pas violé un accord international, et n'ont également pas utilisé ces armes tandis que l'Irak a utilisé des armes chimiques".

Le cas de l’Iran est encore différent, puisqu’il s’agit de démontrer que leurs installations « civiles » n’ont pas de visées militaires.

Les soupçons qui pèsent sur la République islamique d’Iran sont extrêmement graves, à plusieurs titres :

- La prolifération nucléaire revêt un aspect particulier avec les pays producteurs de pétrole du Golfe persique. Leur exploitation des technologies nucléaires ne peut avoir que des objectifs militaires et non la production d’électricité, puisqu’ils possèdent les réserves pétrolières parmi les plus importantes du monde, qui leur assurent une indépendance énergétique à bas prix.

- Par ailleurs, ces pays sont les bailleurs de fonds des pays occidentaux maîtrisant ces techniques et investissent massivement dans les économies de ces pays. La France à elle seule a un déficit équivalent à 60% de son PIB annuel : 1.000 milliards d’Euros – garanti pour partie par la Libye, l’Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats et... l’Iran.

- Avant 1973 et la révolution iranienne, la politique occidentale consistait à faire de l’Iran du Chah la cinquième puissance militaire du monde, le « gendarme du Golfe ». En contrepartie, il devait faire payer le pétrole à son juste prix. Suivirent dans la foulée les méga-contrats d’équipement et d’armement, financés par les pétrodollars. Un contrat est signé pour la livraison de quatre centrales (2 vendues par les Français, 2 par les Allemands) et l’Iran entre à hauteur de 10 % dans le capital du consortium Eurodif, qui assure en France, avec une participation italienne, espagnole et belge, la production d’uranium enrichi. L’Iran a le droit d’enlever 10 % de la production. Quand surgit la révolution iranienne qui renverse le chah, les Français font tout pour favoriser Khomeyni. Son islamisme était supposé écraser les forces politiques et sociales de gauche qui ont fait la révolution. On connaît le résultat...

- Les essais du nouveau missile « Shahab III », d’une portée accrue pouvant atteindre Israël, s’accompagne d'une coopération nucléaire entre l'Iran et la Corée du Nord, dont plusieurs scientifiques militaires auraient récemment été vus entrant dans des sites nucléaires iraniens. Ils participeraient à la conception d'une ogive nucléaire, selon des Iraniens et des responsables du renseignement. Le nombre de Nord-Coréens travaillant sur des projets nucléaires et balistiques en Iran est tel qu'une station balnéaire sur la mer Caspienne a été réservée à leur usage exclusif, précise le « Los Angeles Times ».

- La présence de scientifiques russes, dont certains se rendent en Iran sous une fausse identité et travaillent sans l'accord de leur gouvernement, participent à la réalisation d'un réacteur capable de produire du plutonium à usage militaire, indique par ailleurs l'enquête.

- Enfin, selon des sources du renseignement européen, la liste des commandes de Téhéran est un indice fort que l'Iran a atteint les ultimes étapes du développement d'armes nucléaires.

Au surplus, la réticence affichée du refus de l’Iran de livrer les membres d'Al-Qaïda détenus sur son sol en dit long sur ses sympathies et ses intentions :
"Nous livrerons les agents d'Al-Qaïda ressortissants de pays amis ou de pays avec lesquels nous avons signé des traités d'extradition", a précisé le porte-parole du gouvernement Abollah Ramezanzadeh. Ainsi, les détenus d'origine saoudienne seraient remis à l'Arabie saoudite...

Ali Younesi, ministre iranien des Renseignements, avait en effet confirmé en juillet dernier que Téhéran détenait "un grand nombre de petits et de grands éléments d'Al-Qaïda", sans dévoiler leurs identités.

Les renseignements recueillis par Washington suggèrent que plusieurs « hautes personnalités » d'Al-Qaïda figurent parmi le groupe détenu en Iran, dont l'Egyptien Saïf al-Adl, qui serait lié aux attentats du 12 mai à Riyad en Arabie saoudite, Abou Mohammed al-Masri, un Egyptien recherché pour son implication présumée dans les attentats des deux ambassades américaines en Afrique de l'Est en 1998, le Jordanien Abou Moussab Zarkaoui, décrit par Washington comme le lien clé entre Al-Qaïda et Saddam Hussein, sans compter Saad ben Laden, l'un des fils d'Oussama BinLaden.

Mais l'ambassadeur iranien à l'AIEA Ali Akbar Salehi n’a que faire de ces « peccadilles ». Pour lui : « on pardonne le crime à Israël, lequel "est choyé au lieu d'être puni". »

Il tâchera donc de mettre les "capacités nucléaires et la menace israéliennes" au menu officiel de la conférence. Les pays arabes pourraient même présenter un projet de résolution, qu'ils retireraient par la suite dans un "jeu de procédures afin de soulever une nouvelle fois le sujet" d'Israël non-signataire du TNP.

Outre le programme nucléaire de l’Iran, une autre préoccupation essentielle telle que le risque de groupes terroristes de mettre la main sur des matériaux radioactifs pour fabriquer des "bombes sales" contaminant des régions entières, risque donc de passer à la trappe.

Que dit-on déjà de son chien quand on veut s'en débarrasser ?

Albert Capino


Pour ceux qui auraient encore des illusions...

22 juin 2003: François Hollande aux “12 heures pour Israël”:

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a affirmé à l'auditoire « l'attachement indéfectible des socialistes à l'Etat d'Israël »

Et

Hollande à Lille [ville jumelée à Jénine par Martine Aubry juste avant les élections...] hier:

François Hollande: "Aujourd'hui la paix c'est Arafat en Palestine"
LILLE (Nord), 13 sept (AFP) © 2003 AFP

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a condamné samedi à Lomme, près de Lille, la décision de principe d'Israël de "chasser" Yasser Arafat de "chez lui" en estimant qu'"aujourd'hui la paix c'est Arafat en Palestine".

"Nous devons dire comme socialistes, comme citoyens du monde, que nous sommes concernés par la situation en Palestine, non pas solidaires de tel ou tel, non pas partisans, mais tout simplement militants de la paix, et aujourd'hui la paix c'est Arafat en Palestine", a déclaré M. Hollande en clôture de l'université de rentrée du PS du Nord.

"Comment imaginer que la force puisse être le préalable à la paix ?", s'est interrogé le premier secrétaire en critiquant la "volonté du gouvernement (d'Ariel) Sharon de droite et d'extrême droite de chasser Arafat de chez lui, de faire en sorte que, plutôt que de rechercher la paix, il y ait une nouvelle fois l'exil pour des dirigeants palestiniens et l'abandon de la population".

Bref, pour Hollande, Arafat=peuple=gauche=la PAIX
À en croire son comportement, le “petit père du peuple palestinien” a plutôt une conception mafieuse de “sa” population.

Je ne savais pas que la Mafia était socialiste... On m’aurait mal informé ??

Albert Capino


Avec notre sang, avec notre âme...

13.09.2003 – (Dépêche AP) : RAMALLAH, Cisjordanie. Yasser Arafat invite Israël à reprendre les négociations de paix
« Dix ans après la signature des accords d'Oslo, le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a invité samedi Israël à reprendre les négociations de paix samedi, malgré la menace d'expulsion que l'Etat hébreu fait peser sur lui depuis jeudi. »

Exemple parfait s’il en est, de l’inversion des réalités par la rhétorique pseudo-journalistique de scribouillards à l’Associated Press, ou “d’analystes” auto-proclamés dans les journaux du soir...

C’est justement PARCE QUE Israël menace de l’expulser qu’Arafat lance l’idée de « reprise des négociations de paix. »

Il exploite la bulle de popularité gonflée par les médias, à qui il destine le symbole d’Oslo. Bien loin de rappeler l’imposture du jury du prix Nobel en 1993, ces derniers, au contraire, fixent hypocritement l’attention du public sur des prétendus « appels à la paix ».

"Notre devoir à tous est (...) de parvenir à une paix qui soit juste, qui soit permanente et qui concerne l'ensemble de la région", a estimé le raïs palestinien. Il s'est également adressé à Israël: "Venez à la paix. Venez faire la paix ensemble".

Invariablement, les « appels à la paix » ne sont venus de la part d’Arafat que lorsqu’il se sentait menacé.

S'exprimant devant des diplomates le jour anniversaire de la signature des accords d'Oslo, le 13 septembre 1993, Yasser Arafat ne présentait que des exigences.

Une fois de plus, son discours vide de sens mais très « médiatique » ne mentionne ni la souffrance des victimes, ni les appels au meurtre et ses « Shahids » lancés contre les foules de civils et d’enfants israéliens, ni l’abandon de ses ambitions par la terreur.
Terreur dirigée contre ses “ennemis”, mais aussi contre son propre peuple.

Fidèle à son ego démesuré, il en fait une affaire personnelle : "Le problème n'est pas simplement mon problème et les menaces d'Israël de m'éliminer ou de m'écarter", a dit Arafat. "Le problème, le vrai danger, c'est l'intention du gouvernement israélien de se passer du partenaire palestinien et d'éliminer la présence de l'Autorité palestinienne".

Comme si l’avenir du peuple palestinien, c’était lui et lui seul !

En fait d’avenir, il ne laisse aucun espoir à la jeunesse de son peuple à qui il a déjà légué son testament : la haine.

Mais un testament, cela se rejette aussi.

N’en déplaise aux “analystes” de tout poil: un père qui envoie ses enfants au casse-pipe, un patron qui vole dans la caisse, un mari qui trompe sa femme et qui dresse sa descendance à tuer pour que lui survive cette haine profonde qui suinte de chacun de ses pores, cet être ne mérite pas le titre d’homme. Cet être est un monstre, une hydre, à qui Israël fait un cadeau : l’exil.

Les Américains ont certes raison lorsqu’ils disent qu’il s’agit d’un cadeau empoisonné car, même de loin, la bête blessée peut nuire.

Et s’il est vrai qu’Israël a envisagé l’expulsion du vieux mégalo, c’est du peuple palestinien que viendra la réponse. Il n’a que trop attendu.

Laissons donc au peuple palestinien le soin de décider de son sort.

Il veut s’auto-déterminer ? Soit ! Alors qu’il prenne son avenir en mains et qu’il règle lui-même le problème avec celui qui, depuis 39 ans, ne fait qu’interférer en liant le sort de ces malheureux à la seule chose qui ne l’ait jamais préoccupée : lui-même, l’ampleur de sa fortune, le maintien de ses privilèges et le monstrueux mépris qu’il affiche pour la vie humaine. Celle des autres.

La paix est comme le mariage: un consentement mutuel. Elle ne s’impose pas par la force de tierces parties.

Que le peuple palestinien sache qu’il a en Israël un partenaire de bonne foi, qui n’exige ni son sang, ni son âme, qui ne demande qu’à vivre en bonne intelligence. Arafat n’a JAMAIS été un partenaire pour Israël. Il a été l’obstacle, celui qui a gloutonnement dévoré la foi de son peuple en la paix et l’a rendu sourd et aveugle.

Et la contagion a atteint le monde. Le monde ligué contre Israël pour lui demander de plier devant l’immonde.

Israël ne pliera pas. Nos yeux sont secs d’avoir tant pleuré, notre bouche est sèche d’avoir tant plaidé. Au risque de paraître grandiloquent, en nous sauvant, nous sauvons l’humanité. Celle qui a abandonné l’esprit d’un monde devenu fou et qui acclame une marionnette à son balcon, cet Ubu tragique et sanguinaire qui pérore et rit de les voir tous à ses pieds.

Notre dernier espoir est de déchirer ce rideau de fumée, d’arracher cet écran qui existe entre les deux peuples, pour qu’enfin puisse s’instaurer un VRAI dialogue, sans parasite.



Albert Capino


Dans une lettre que le journal arabe international Al-Hayat a publiée trois jours après sa démission, le 9 septembre, Mahmoud Abbas s’exprime.

Le premier paragraphe incrimine, bien entendu, « le gouvernement israélien, qui fait de son mieux pour bloquer tout progrès dans le processus de paix, exerce une vile oppression sur notre peuple et ignore ses propres engagements ».

Mais le reste de la missive est d’une autre trempe : « Je ne peux pas continuer mon travail en qualité de chef du gouvernement palestinien en raison des campagnes malveillantes, des calomnies et des obstacles auxquels mon gouvernement a été confronté dans le but de le rendre incapable de remplir les missions qui lui avaient été confiées par la direction de l’OLP. »

Abbas souligne qu’il s’est bien agi d’une campagne « délibérée et conçue à l’avance », menée « par des moyens légitimes et illégitimes ». Avant de préciser : « Cher frère, vous aviez le pouvoir de renvoyer mon gouvernement à n’importe quel moment. Vous auriez pu le faire à de multiples occasions. Vous avez préféré le maintenir en place, comme un leurre destiné à détourner de vous la haine. »

Deux accusations, donc : avoir saboté le nouveau gouvernement et l’avoir en même temps manipulé. Dans d’autres déclarations, citées également par Al-Hayat, Abbas est encore plus explicite.

D’après lui, Arafat a conservé pendant toute cette période le contrôle effectif de toutes les institutions palestiniennes, tant et si bien que « les ministres n’ont jamais été en mesure de se faire obéir de leurs fonctionnaires ». Il a gardé la haute main sur l’économie palestinienne, à commencer par « le trafic de pétrole et les transports aériens ». Il a interdit aux médias palestiniens de soutenir le nouveau gouvernement et la feuille de route : « Quand le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell, m’a rendu officiellement visite, la télévision palestinienne n’en a pas fait état, alors que les trois principales télévisions arabes transmettaient l’événement en direct, et a préféré diffuser, à la place, des dessins animés. J’ai demandé des explications au ministre de l’Information. Il m’a dit que des instructions venues d’en haut avaient exigé la diffusion des dessins animés. »

Enfin et ce point est crucial, Mahmoud Abbas fait retomber sur Arafat l’entière responsabilité de l’échec de la feuille de route. Sur le plan diplomatique, « puisqu’aucune négociation n’a été entreprise sans son accord, aucun engagement n’a été pris sans son aval et aucun mot n’a été prononcé sans sa bénédiction ». Et sur le plan de la lutte antiterroriste : « La feuille de route, entérinée par le précédent gouvernement, stipulait, entre autres choses, l’unification des services de sécurité et l’élimination des organisations terroristes. Sur ce deuxième point, c’est mon gouvernement qui a fait l’impasse, pour éviter une guerre civile. Mais en ce qui concerne l’unification des services de sécurité, elle a été bloquée par Arafat, qui confisque les trois quarts des services et refuse qu’ils se coordonnent entre eux. Alors que mon gouvernement voulait précisément le contraire : que ces services coopèrent et coordonnent entre eux leur action. »

C’est Mahmoud Abbas qui le dit, dans un journal arabe, relayé par “Valeurs Actuelles” (lien: http://www.valeursactuelles.com/magazine/monde/index.php?num=3485&position=0&nb=2&PHPSESSID=d9ff35ab0ce070ecc489b3987bdca44a)

Les mécanismes que Mahmoud Abbas décrit ici sont connus. C’est le “système Arafat”, pratiqué autrefois dans le “Fatahland” que l’OLP s’était taillé à Beyrouth-Ouest et dans le sud du Liban, et qui, dans le cadre de l’Autorité palestinienne, a été transplanté tel quel en Cisjordanie et à Gaza après la signature des accords d’Oslo, en 1993. Yasser Arafat exerce son contrôle sur les Palestiniens à la manière d’un parrain mafieux, par l’argent et par la menace physique.

Le système est presque indestructible parce qu’il parasite l’ensemble de la société palestinienne. Personne ne sachant qui commande, ni dans le cadre de quelles compétences, tout remonte, en définitive, au “Vieux”.

Et s’il est une raison pour laquelle il faut éloigner le “parrain” du pouvoir, c’est bien celle-là !



AC


QCM
Quel est le plus grand exportateur d’armes légères au monde ?
Les Etats-Unis d’Amérique
Israël
L’Europe
Le Pakistan

Alors ?

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L’Union européenne est le plus grand exportateur d’armes légères au monde, avec 170 millions de $ DE PLUS que les Etats-Unis cette année.
[Small Arms Survey 2003 compiled by the Geneva-based Graduate Institute of International Studies.
Via Jane's Defence Weekly - 5 September 2003]

AC

Des énergies (très) mal employées

12.09.2003 - Alors que la position américaine sur l’expulsion d’Arafat ne parle que de décision contre-productive, celle de la France fait référence à la légitimité d’Arafat...

“L 'armée israélienne a le feu vert pour expulser le dirigeant palestinien au moment opportun, toutefois, aucune mesure n’a été prise en vue d'un bannissement immédiat.”

Arafat s’est toutefois octroyé le statut « d’immortel » :
"Personne ne me chassera", a déclaré Yasser Arafat, de son quartier général de Ramallah, "ils peuvent me tuer avec leurs bombes, mais je ne partirai pas", a-t-il ajouté.

Employant le même langage que le Hamas, Nabil Abou Rdainah, conseiller de M. Arafat, a averti Israël que celui-ci "aurait à payer le prix fort" s'il expulse le dirigeant palestinien.
La Ligue arabe, quant à elle, désigne les Etats-Unis comme principaux responsables dans la décision de principe d'Israël d'expulser le chef de l'Autorité palestinienne.

Côté français, le président Jacques Chirac a condamné, jeudi, l'éventualité d'une expulsion de Yasser Arafat. "Je pense, et je crois, que l'Union européenne considère également que ce serait une grave erreur de chercher à l'éliminer du champ politique".
Dominique de Villepin a, quant à lui, demandé à Israël de revenir sur sa décision. "Le recours à une telle extrémité serait une grave erreur", a déclaré le ministre français des affaires étrangères dans un communiqué. "Je demande au gouvernement israélien de revenir sur cette décision, compte tenu des conséquences qu'elle ne manquerait pas d'avoir pour les Territoires palestiniens, pour Israël et pour l'ensemble de la région".

Le chef de la diplomatie française rappelle qu'Arafat est le "président élu et légitime de l'Autorité palestinienne". "La France appelle le gouvernement israélien à bien mesurer aussi toutes les implications internationales d'une telle action", poursuit le communiqué du ministre. Il réaffirme qu'il n'y a "d'autre issue à la crise actuelle qu'une reprise du processus sur lequel les parties se sont engagées à Aqaba en acceptant la 'feuille de route' du Quartet".

Et qu’a fait l’Autorité palestinienne depuis Aqaba ? Elle a lamentablement tergiversé sur les mesures à prendre, refusé de freiner les Brigades A-Aqsa – chiens fous du Fatah d’Arafat – refusé d’agir contre le Hamas et le Jihad islamique, auteurs d’attentats suicide plus épouvantables les uns que les autres contre la population civile, mis des bâtons dans les roues à Mohammed Dahlan – Chef de la Sécurité – et, pour finir, elle a acculé Mahmoud Abbas à la démission.

Aujourd’hui, Arafat a de nouveau les cartes en main et on demande à Israël de faire comme si rien ne s’était passé ? D’œuvrer dans « l’esprit d’Aqaba » comme on est censé être transcendé par « l’esprit de Noël » ?

Si M. de Villepin croit encore au père Noël, les Israéliens n’y croient plus depuis longtemps. Les « cadeaux » qu’on leur a faits récemment ont un goût trop amer. Un goût de mort, un goût de cendres.

Et en parlant de cadeaux, si l’Elysée et le Quai d’Orsay balayaient devant leur porte ?
Et si la demande d'indemnisation réclamée par la France à la Libye n'en était pas une, mais une aide déguisée par notre gouvernement ?
La France va tirer un trait sur le meurtres de ses ressortissants par des assassins Libyens et payer elle-même les dédommagements !
Comment est-ce possible ? C’est le fils de Kadhafi qui le déclare lui-même dans les colonnes du « Figaro » :

« Et pour le DC-10 d'UTA:

"La Libye ne versera-t-elle rien elle-même ?
Ce n'est pas un accord conclu par l'Etat libyen, mais par l'association charitable que je préside. S'agissant d'une organisation non gouvernementale, elle ne dispose pas à sa guise des fonds publics. Elle ne peut opérer que grâce à des contributions volontaires. Toutes les sociétés françaises travaillant en Libye devraient contribuer à ce fonds."

http://www.lefigaro.fr/international/20030912.FIG0152.html »

M. de Villepin nous dit également réfléchir à la meilleure solution pour que soient précisées «les conditions auxquelles (les Européens) pourraient revenir, si cela était possible, sur cette décision », [mettre la “branche politique” du Hamas sur la liste des organisations terroristes] comme si une organisation dont la charte préconise la destruction d’un Etat, l’assassinat de ses civils et l’appel systématique à la violence devait bénéficier du moindre égard.
Pour illustrer mon propos, le « Hamburger Abendblatt » dans son édition d’aujourd’hui révèle qu’un attentat aurait été évité de justesse au salon de l’auto à Francfort. La piste suivie par l’enquête du BKA (Bundeskriminalamt), oriente les policiers sur la branche Rhein-Main du Hamas...

Si le gouvernement français – et M. de Villepin en particulier – mettait autant d’énergie à déclarer hors la loi des organisations qui manipulent la terreur qu’il en consacre à les légitimer, sans doute le « quartette » aurait-il déjà fait des progrès conséquents.

En parlant de légitimité, le Quai d’Orsay et l’Elysée« regrettent » la décision du cabinet israélien entérinant la possibilité d’expulser Arafat.

"Une telle décision serait une erreur, et même une faute", faute "contre la sécurité" et "contre la paix" en soulignant que Yasser Arafat est "le président élu et légitime de l'Autorité palestinienne".

Argument intéressant.... C’est exactement celui qu’on aurait employé avant guerre pour un certain chancelier Adolf Hitler, élu “légitime” avec 99,99 % de “JA !”

Albert Capino


Menaces terroristes en Europe

12.09.2003 - Francfort-sur-le-Main - deux jours avant l'ouverture officielle du salon de l’auto à Francfort-sur-le-Main, le plus important à l'échelle mondiale, les forces spéciales de la police ont fouillé hier 13 logements de Francfort occupés par des islamistes présumés et ont peut-être mis ainsi un attentat suicide en échec au salon de l’auto.

Les enquêteurs auraient reçu des indications concrètes de différents services étrangers qu'au moins un terroriste potentiel se serait rendu à Francfort dans ce but, a révélé le journal de soir de Hambourg, alors qu’avaient lieu des perquisitions ordonnées par la justice et effectuées par le Bundeskriminalamt (BKA) de Francfort.

Les cinq logements – dont un situé à proximité directe du lieu de l’exposition -, auraient été loués par Abdul H. venant du Liban qui travaille à Francfort depuis des années dans une entreprise de construction de pavillons d’expos.

Un télex du BKA mis à la disposition du journal de soir, rappelle que Abdul H. est "un homme de paille présumé pour la location des logements qu'il paye". Il y apparaît aussi en tant qu'"abonné" de leurs lignes téléphoniques.

Abdul H., d’après les constatations du BKA, se révélerait être un chef de haut rang du groupe terroriste palestinien Hamas pour le secteur du Rhin-Main, ayant mis à disposition d’un terroriste potentiel l’un des logements. Le ministère public de Francfort admettait certes hier midi ne pas avoir trouvé de preuves qui confirment les premiers soupçons, mais l'évaluation des pistes mises à jour vont se poursuivre.

D’après les constatations du BKA, Abdul a aussi eu, au moins indirectement, des relations avec le réseau terroriste Al Qaïda. On le soupçonne entre autres d’avoir transféré sous un nom d’emprunt de l'argent sur un compte du Marocain Ramzi Binalshibh.

Binalshibh est soupçonné d’avoir servi de base arrière aux pilotes-kamikazes du 11 septembre 2001 à Hambourg. Il a été arrêté l’année dernière au Pakistan. Les mesures de sécurité autour du site du salon de l’auto étaient déjà renforcées depuis quelque temps.

Les forces d’intervention fixent particulièrement leur attention sur les groupes radicaux évoluant dans la mouvance du Hamas en Europe.

Traduction Albert Capino
Udo Ulfkotte pour Hamburger Abendblatt ©
http://www.abendblatt.de/daten/2003/09/10/206327.html


C'est la France qui va payer !!

Vu dans “Le Figaro”, via Antisemitisme.info:

 Le fils Kadhafi : «Les sociétés françaises financeront les indemnités»
Auteur: Lior (195.25.213.---)
Date:   12-09-2003 10:06

Dans le Figaro:
http://www.lefigaro.fr/international/20030912.FIG0152.html

En résumé, la demande d'indemnisation réclamée par la France n'en était pas une, mais une aide déguisée par Chirac. La France va libérer des assassins Lybiens et payer des dédommagements eux-même ! Et pour le DC-10 d'UTA:

"La Libye ne versera-t-elle rien elle-même ?
Ce n'est pas un accord conclu par l'Etat libyen, mais par l'association charitable que je préside. S'agissant d'une organisation non gouvernementale, elle ne dispose pas à sa guise des fonds publics. Elle ne peut opérer que grâce à des contributions volontaires. Toutes les sociétés françaises travaillant en Libye devraient contribuer à ce fonds."

De notre poche!

AC


Condamnation du maire de Seclin en appel

11.09.2003 - Le maire de Seclin (Nord) condamné à 1.000 euros d'amende pour un appel au boycott de produits israéliens

DOUAI (AP) - Jean-Claude Willem, le maire communiste de Seclin (Nord), a été condamné jeudi matin par la cour d'appel de Douai à 1.000 euros d'amende pour discrimination à l'égard d'une nation, en l'occurrence Israël, a-t-on appris de source judiciaire.

Il avait été relaxé en instance.

Le maire avait souhaité en octobre 2002 que les jus de fruits israéliens ne soient pas servis dans les cantines de sa ville qui n'en avait d'ailleurs jamais acheté. L'élu voulait à l'époque attirer l'attention sur "la situation du peuple palestinien" et signifier son désaccord avec la "politique guerrière d'Ariel Sharon".

Deux plaintes avec constitution de partie civile pour discrimination à l'encontre d'une nation, d'une race ou d'une religion avaient alors été déposées à Lille (Nord) par deux membres de la communauté juive du Nord-Pas-de-Calais, dont son président Jean-Claude Komar.

Le maire de Seclin étant injoignable jeudi matin, on ignore s'il entend déposer un pourvoi en cassation. AP


Important: deux visions d'une commémoration du 11/9

11.09.2003 - Alors que le monde se recueille autour des cérémonies commémorant le deuxième anniversaire des attentats du 11 septembre, un groupe d’islamistes : « Al-Muhajiroun » s’apprête à célébrer à Londres l’événement à sa manière.

Une manifestation dédiée aux 19 pirates de l’air qui ont tué plus de 3000 personnes doit accompagner une conférence dans la mosquée de Finsbury Park, au Nord de Londres, où des centaines de jeunes musulmans sont attendus.

Al-Muhajiroun qui nomme les pirates « les magnifiques 19 », après avoir été entendus par la police, ont vu deux de leurs membres considérés comme « conseillers spirituels » des deux islamistes responsables de l’attentat du « Mike’s Place » [Assif Mohammed Hanif et Omar Khan Sharif], un pub à Tel Aviv [qui avait fait 3 morts dont une jeune Française et plusieurs dizaines de blessés le 30 avril dernier].

Les tracts appelant à la manifestation [aujourd’hui à Londres] glorifient les attaquants du 11 septembre, sur fond de versets coraniques, déclarant que ces hommes « étaient des jeunes qui croyaient en leur Dieu ».

Le leader de Al-Muhajiroun Omar Bakri Mohammed nie que le rassemblement soit une célébration des atrocités du 11 septembre.

“C’est une exploration sur les causes qui ont provoqué les événements” a-t-il dit à « L’Observer ».

Les locaux de Al-Muhajiroun ont été perquisitionnés plus tôt cette année, en vertu de la nouvelle loi anti-terroriste qui s’applique à présent au Royaume-Uni.

Albert Capino
(Avec AFP Londres)
Dépêche originale: http://uk.news.yahoo.com/030906/323/e7pnm.html


Mauvais diagnostic

11.09.2003 – Dans son édition du jour, “Le Monde” écrit:

VU de Jordanie : les commémorations du 11/9
Deux ans après les attentats, "des questions subsistent", titre l'éditorialiste du Jordan Times. "Ce qui a mené une vingtaine de gens à faire main basse sur des avions pour remplir une mission-suicide d'une telle effroyable ampleur demeure mystérieux à ce jour", écrit-il. Seule certitude, poursuit l'hebdomadaire jordanien : "Les attaques terroristes ne résultent pas d'un choc des civilisations ou des religions". Elles sont essentiellement le fait de "minorités potentiellement violentes", souvent "regardées comme une aberration".

Le “quotidien de référence” français commente de la façon suivante:

Là est, peut-être, l'erreur à ne pas commettre, pour l'éditorialiste. Prévenir tout nouvel attentat implique de mieux connaître ces minorités, et donc de faire acte de "compréhension, contact et dialogue".

S’il s’agissait de minorités utilisant un raisonnement rationnel, lucide, on pourrait effectivement tenter de les comprendre, s’en rapprocher, dialoguer.

Erreur fatale de diagnostic, pour le patient et pour le soignant.


Partant d’une bonne intention, la solution proposée fait totalement abstraction d’un élément fondamental: la haine.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : la haine pure. Comment penser encore qu’il soit possible que des hommes (et des femmes) assez vicieux pour se faire sauter au milieu d’enfants soient sensibles aux arguments évoqués ?

Dans le cas du Hamas par exemple, ses membres n’ont pas de réactions rationnelles, mais des réflexes bestiaux qui consistent à tuer. Point. Quand Ahmed Qoreï déclare « qu’il ne veut pas se mettre le Hamas à dos », il est à l’opposé de la posture qu’il devrait adopter face à ces organisations : démanteler leurs infrastructures et non pas les ménager.

Vous ne changerez pas une mentalité nihiliste. Un homme (ou une femme) qui préfère la mort à la vie, à celle d’enfants innocents est irrécupérable. À la limite contrôlable, mais dans ce cas il faut commencer par les désarmer, puis les soigner.

Jean-Sélim Kanaan, jeune cadre onusien mort dans l’attentat du QG de l’ONU à Bagdad avait écrit dans son livre « Ma guerre à l’indifférence » une excellente définition de la haine et de la difficulté à l’arrêter :

« La haine est comparable à un immense paquebot lancé à trente nœuds, toutes manettes en avant, dont l’OTAN prend subitement le contrôle et stoppe les machines. L’inertie fera que ce paquebot ne s’arrêtera qu’après avoir parcouru encore un bon bout de chemin. »

C’était au Kosovo. C’est tout aussi complexe, sinon plus, au Proche-Orient.

Tous les efforts de la communauté internationale doivent être employés pour convaincre l’Autorité palestinienne – et tous les pays abritant des structures terroristes - qu’il n’y a pas d’espoir en dehors de l’éradication du terrorisme et de les aider à y parvenir.

En ce jour anniversaire du 11 septembre, cette obligation me paraît d’autant plus évidente. Après seulement, pourra-t-on faire acte de "compréhension, contact et dialogue".


Sincèrement,

Albert Capino
Paris


Les feuilles mortes

10.09.2003 - Le contre-terrorisme est loin d’être une " riposte " ou de simples " représailles " que les médias nous présentent dans leur rhétorique réductrice. Sa pratique comprend le renseignement, l’évaluation du risque et, le cas échéant, l'intervention préventive si des vies sont en jeu.

Même si les Palestiniens en profitent pour le désigner du doigt, Israël ne peut se permettre — pour des raisons d’image - de voir la capacité de son armée limitée dans son intervention contre des terroristes qui s’apprêtent à commettre des attentats.

C’est ce qu’ont bien intégré les Palestiniens, qui exploitent à fond cette " guerre de l’image ", où ils font figure de victimes. Car en matière de contre-terrorisme, le facteur temps n’est pas le même: le flagrant délit correspond à l’instant où la bombe humaine se fait sauter dans la foule et c’est déjà trop tard.

On le voit encore avec l’attentat d’hier soir à Tzrifin et à Jérusalem. La seule réponse, c’est la prévention. Contre les commanditaires, contre les organisations radicales, contre d’autres attentats.

Un élément dont les médias n’ont certes pas tenu compte dans leur analyse des raisons de la démission d’Abbas et sur la "road map". Et si, dans une chanson, les feuilles mortes se ramassent à la pelle, dans les médias francophones, tout le monde était à l’appel pour qualifier la " road map " de feuille morte.

Mais pas tous pour les mêmes raisons.

Pour la " Tribune de Genève " (Suisse) MAHMOUD ABBAS était un "pantin"

La version du journaliste Pierre Meyer rend responsables MM. Sharon et Bush : "l'un par son intransigeance, l'autre par son inaction, [ils ont] constamment savonné la planche de Mahmoud Abbas, qu'ils assuraient vouloir mettre en selle. "

L’éditorial du quotidien " Le Temps " (Suisse) avance quant à lui l’hypothèse selon laquelle M. Abbas "n'avait qu'un rôle à jouer : être l'homme qui signerait la reddition palestinienne".

Il me semble plutôt que ce soit justement le rôle qu’Abbas a refusé de jouer, après qu’Arafat lui ait progressivement retiré ses pouvoirs.

LA MANCHETTE DU JOUR (Le Monde)

Proche-Orient, le retour de la guerre

L'ampleur de la crise et les tractations au sein de la direction palestinienne. La "feuille de route" est restée lettre morte.

Et, sans transition, de nous brosser le portrait du cheikh Ahmed Yassine, leader " spirituel " du Hamas, puis de nous livrer l'analyse - critique bien évidemment - de la politique de Sharon par Ephraïm Halévy, ancien directeur du Mossad.

L'ÉDITORIAL (Le Monde)

Arafat et Sharon : responsables de l'escalade

Yasser Arafat est, avec Ariel Sharon, celui qui a contribué à déstabiliser Mahmoud Abbas, le premier ministre palestinien, qui tentait d'appliquer la "feuille de route" et de ramener la paix dans la région.

Donc, plus de pantin mais deux alpinistes...

" Le Soir " (Belgique), outre la défunte " feuille de route morte ", s’insurgeait quant à lui contre l’inscription de la " branche politique " du Hamas sur la liste des organisations terroristes :

" Pourtant, le Hamas reste très populaire, il serait plus disponible que les administrations de l'autorité palestinienne, il propose des soins médicaux et des repas gratuits, il dispense des conseils juridiques, une série de positions que l’Autorité palestinienne n’occupe toujours pas. "

Mais bien sûr. Et si une " branche militaire " des Restos du cœur dégommait des civils et des nourrissons à coups de bombe : est-ce que je pourrais quand même déduire fiscalement mes versements au titre de " dons aux personnes en difficulté " ??

La palme revient toutefois à " Ouest France ", qui prouve bien que la France est complètement à l’Ouest en matière d’analyse géopolitique.

Extrait de l’article de Didier EUGÈNE, planteur d’artichauts mais aussi " journaliste présumé " à ses heures :

" Pour Bush, il s'agissait de justifier, a posteriori, l'intervention américaine en Irak en prouvant qu'elle avait déblayé le terrain au règlement israélo-palestinien. "

Z’avez compris la finesse de l’analyse ? M. Eugène peut maintenant retourner à ses artichauts.

Plus sérieusement, Marc Tobiass analyse pour " Proche Orient Info " ce qui a pu déclencher la démission du Premier ministre palestinien.

Il nous y donne les détails, constitués du non-respect de la " trêve " unilatérale à laquelle le Hamas et le Jihad islamique s’étaient engagés, des tergiversations du gouvernement Abbas, auquel Israël a tenté donner le temps de prendre des mesures contre les infrastructures du terrorisme. Malgré cela, Abbas a préconisé de ne pas " rompre le dialogue " avec les factions palestiniennes sous prétexte de prévenir la violence et " éviter une guerre civile ".

Les attentats anti-israéliens se succèdent dès le lendemain de la proclamation de la "trêve", le 29 juin.

Tout en pratiquant la retenue jusqu’au 14 août, Israël a insisté sur le fait que les organisations extrémistes profitaient de la trêve pour se réarmer, se réorganiser, et améliorer la portée de leurs missiles artisanaux.

Arafat, qui avait décidé de reprendre la main, accusait Abbas de mollesse, lui retirait ses pouvoirs, confisquait la Sécurité à Dahlan, tout en refusant de freiner le bras armé de son parti, le Fatah : les Brigades Al-Aqsa.

Pour enfoncer le clou, il dressa la rue palestinienne contre Abbas et les Israéliens en qualifiant la libération des prisonniers de " tromperie " !

Mais qui a trompé qui ? Les Israéliens, qui n’étaient nullement tenus à la moindre libération et dont la bonne volonté a été sapée par de nouveaux attentats ? Ou bien Arafat qui a sciemment lâché ses " Shahids " pour faire porter le blâme à Abbas et Sharon ?

Le 2 septembre, Arafat effectuait un retour en fanfare dans l’arène médiatique en qualifiant sur CNN la " feuille de route " de morte.

Le 6 septembre, Abbas démissionnait.

Il semble que la tactique d’Arafat ait, pour l’heure, fonctionné : il est de nouveau en selle après qu’il eût poussé Abbas à la démission et désigné Israël comme agresseur et responsable de la situation. Pour le plus grand malheur de son peuple et de la paix, grands perdants de ses manipulations. Il se paie en outre le luxe de pratiquer un chantage à travers Ahmed Qoreï, considéré comme un "modéré" (parce qu’il ne vitupère pas en public comme Rantissi ?), pour "demander des garanties" à l’UE, aux Etats Unis que "les Israéliens se retirent, renoncent à toute option militaire, libèrent tous les prisonniers et redonnent sa liberté de mouvement à Arafat".

Mais pas un mot sur le fond du problème: le démantèlement des infrastructures terroristes.

C’est comme si Raffarin posait ses conditions — avant de prendre ses fonctions — pour que la croissance soit à deux chiffres, le déficit nul, le chômage absorbé ainsi que le trou de la Sécu... tout en reportant la responsabilité de la situation sur la bonne santé de l’Économie américaine...

Et demain, que se passera-t-il ?

Je n’ai pas ma boule de cristal, mais j’entrevois trois hypothèses plausibles :

1- La pire: Intifada III, avec la violence qui l’accompagne et un retour en arrière d’au moins dix ans.

2- L’incontrôlable: les différentes factions décident de pousser leur avantage par le départ d’Abbas et de se lancer dans une lutte sans merci pour le pouvoir. Brigades Al-Aqsa, Hamas et Jihad s’affrontent, espérant en sortir vainqueurs et " Libaniser " la frontière israélienne comme le Hezbollah au Nord.

3- La moins probable, même si je l’appelle de tous mes vœux: un Premier ministre désigné par Arafat prend son rôle au sérieux, nomme des statures compétentes aux postes clefs, désarme les factions paramilitaires et s’engage dans un round de négociations concrètes avec l’Etat hébreu.

Mais un élément peut changer la donne et si Arafat venait à disparaître, par inadvertance, par remords, parce qu’il aurait été visité dans ses songes, ou parce qu’il y a un Dieu sur terre, ce serait tout bénéfice dans tous les cas de figure: l’Intifada s’arrêterait faute de "guide", les factions radicales s’entre-tueraient pour les mêmes raisons, et, le combat cessant faute de combattants, on verrait des figures intellectuelles pragmatiques telles Nusseibeh prendre la tête d’une société civile œuvrant pour le bien du peuple et pour la paix.

Je rêve ? Peut-être... Demain, cela fera deux ans que les tours jumelles du WTC s’effondraient sous les coups de boutoir du terrorisme.

Hier le monde prenait conscience des Ousama BinLaden, Saddam Hussein... Demain ? Qui sait ... On s’apercevra peut-être qu’on a donné le prix Nobel à un monstre ?

La face B des " Feuilles mortes " n’aurait-elle pas dû être intitulée " À la mort succède l’espoir d’une vie nouvelle " ?

Albert Capino

Lien vers le dossier de Marc Tobiass pour POI: http://www.proche-orient.info/xjournal_pol_analyse.php3?id_article=15763


L'Europe: enfin prête à adopter une vision "réaliste" sur le Proche Orient ?
6.09.2003
Les écrivains et poètes ne sont pas tenus de se conformer à la réalité. De nombreux romans, récits et poèmes ont vu le jour au sujet de l’Intifada.

Beaucoup d’intervenants ont ainsi participé au débat politique dans des journaux, des tribunes, des essais qui ont eu tendance à déformer la réalité du terrain, par un lyrisme à chaud aux motifs idéologiques divers.

Il faut pourtant beaucoup de temps, d’analyse et de rigueur morale pour donner à des récits artistiques la possibilité de rendre compte d’une expérience tragique.

En France par exemple, il a fallu cinq mois de réflexion à Arte pour finalement renoncer à diffuser le film pamphlétaire de Mohamed Bakri « Jenine Jénine », qui décrivait de manière totalement surréaliste l’opération militaire « Rempart » comme un « massacre de centaines de civils ». La “chaîne culturelle” a opté en la circonstance pour préserver son image du ridicule: l’enquête officielle des instances onusiennes et de plusieurs ONG ayant conclu à la mort de 52 personnes, dont 38 hommes en armes, 14 civils et 23 soldats israéliens.

Cela ne l’a toutefois pas empêché de diffuser une émission de remplacement faisant perfidement intervenir – pour la partie israélienne - Gideon Levy, journaliste controversé d’ultra-gauche, opposé aux gouvernements successifs de son pays. Aucun hasard de la part d’Arte dans le choix de cette personnalité pour représenter le “point de vue israélien”. Il s’agit d’une volonté délibérée d’orienter à sa manière le débat pourtant sensible qu’est l’éthique du contre-terrorisme: la réponse militaire d’un Etat touché par un terrorisme dirigé sciemment contre ses civils.

David Grossmann, écrivain israélien pourtant connu pour ses positions de gauche visant à trouver une solution de paix à travers l’écoute de la motivation des terroristes et des propres peurs de ses concitoyens, concède lui-même : « la force des mots utilisés pour faire passer un message faux peut pénétrer la psychologie du lecteur de manière telle à modifier sa perception de “l’Autre”. »

La nécessité de comprendre la souffrance du peuple palestinien ne doit pas pour autant aliéner l’identité israélienne.

Quand certains vont jusqu’à qualifier la désobéissance de militaires comme une forme de patriotisme, des limites ont été dépassées et on atteint l’inversion des valeurs: celle dont souffre par exemple toute une partie du peuple israélien, traumatisé par les attentats. Celle qui, à l’évocation de « populations occupées », serait prête à faire des concessions irrationnelles aux factions qui ont porté le conflit au cœur d’un pays dans une guerre totale contre ses ressortissants. Singulière vision consistant à adopter le point de vue de ceux qui considèrent l’occupation comme une cause et non pas une conséquence: n’a-t-elle pas fait suite aux tentatives infructueuses de coalitions successives arabo-musulmanes de rayer Israël de la carte du Proche-Orient ?

Les civils de ces deux peuples sont les otages d’enjeux idéologiques, économiques et politiques qui les dépassent. Ils sont les patients, autour desquels sont réunis un aréopage de chirurgiens se prétendant tous plus qualifiés les uns que les autres à intervenir sur le malade. Mais le patient est beaucoup plus disposé à l’opération que le praticien et les deux sociétés civiles plus mûres pour la paix que ceux qui s’en réclament, au nom des grands principes.

Benni Morris, historien qui a voulu ébranler la conscience israélienne en victimisant les Palestiniens il y a une dizaine d’années dans son ouvrage, « Victimes », reconnaît aujourd’hui qu’en fait « les Palestiniens n’en seront jamais quittes dans un esprit de réconciliation et certains d’entre eux chercheront toujours à détruire Israël ».

Ce n’est pas Javier Solana, représentant de la diplomatie de la Communauté Européenne persistant dans son soutien à Arafat, qui nous apportera un nouvel éclairage sur ce point pourtant fondamental.

Arafat a déclaré sur CNN mardi 2 septembre que, selon lui, la “feuille de route” était morte. Si, comme il le prétend au nom de l’Europe, Javier Solana estime que c’est pourtant la seule voie pour la paix, alors, en toute logique Arafat en est l’obstacle.

Plutôt que d’apporter son soutien à de nouvelles statures politiques pragmatiques dont la priorité est l’avenir de leur peuple à qui ils voudraient apporter la paix, l’Europe, peut-elle encore se laisser piéger par l’image de l’enfant lanceur de pierres contre le soldat, propulsée par les envolées lyriques de pseudos “guerilleros romantiques” qui plongent les peuples de la région dans l’horreur et dans le sang ?

En cette fin de semaine, le sommet de la diplomatie européenne devra faire un choix crucial: soit cautionner la mise en scène théâtrale, stalinienne, de Ramallah et co-signer ainsi un nouvel acte de cette tragédie régionale, ou bien, prendre ses responsabilités et donner enfin la priorité aux réalités géo-politiques.

L’Europe s’est déjà commise par le passé en scellant des alliances contre-nature avec des tyrans sanguinaires: Bokassa, Duvalier, Amin Dada pour ne citer qu’eux. Il lui faut trouver la force morale d’admettre qu’elle ait pu faire fausse route et valider la constatation selon laquelle même les “Présidents-représentants-légitimes-démocratiquement-élus” peuvent déjanter. L’UE n’a d’autre choix que de considérer les paramètres objectifs qui, seuls, peuvent permettre de sortir le Proche-Orient de l’impasse.

La dernière facétie de l’ex comique-troupier de la Muqata’a transformé en Néron incendiaire a consisté à pousser à la démission son Premier ministre en lui retirant progressivement ses pouvoirs. Il faudrait à l’Europe la lucidité et le courage politique d’accomplir un geste fort en déclarant officiellement Arafat définitivement inapte, dans le même élan salutaire qui l’a décidée à inscrire aujourd’hui la branche “politique” du Hamas sur la liste des organisation terroristes, aux côtés de la “branche militaire”.

L’Union européenne a une occasion historique de se donner la stature d’une grande puissance et d’ouvrir ainsi une voie permettant aux peuples de la région d’aspirer à la paix.

Mais peut-on s’attendre à un sursaut européen d’une telle envergure ?

Et doit-on espérer, à l’instar d’Oriana Fallaci, qu’un « rayon de lumière de la part de l’Europe dans ces jours sombres de son attitude envers Israël et le peuple juif », mais aussi envers le peuple palestinien, parvienne à percer l’horizon menaçant depuis les bords du lac de Garde ? Les ministres des Affaires Étrangères de l’UE qui y sont réunis, sauront-ils tenir tête aux voix dissonantes de la France et de l’Allemagne ?

S’ils parviennent à surpasser leurs dissensions, ils aboutiront à la seule vision qui soit réaliste: celle qui consiste à éloigner du pouvoir Arafat: l’homme qui a miné Oslo, torpillé Camp David et qui s’apprête à nouveau à détruire les espoirs de deux peuples.

L’Europe a le pouvoir de faire en sorte que ces espérances ne soient pas anéanties par ce mégalomane manœuvrier, fou de puissance. En aura-t-elle la volonté ?

Albert Capino
Avec Simonetta Della Seta © PANORAMA

Dr. Araud et Mr. Ladsous
2.09.2003
Lors d’une conversation privée, au cours d’un cocktail organisé la semaine dernière par le ministre des Affaires Étrangères français, Dominique de Villepin, Gérard Araud, pressenti comme futur Ambassadeur de France en Israël a qualifié le Premier ministre Ariel Sharon de «voyou» et l’Etat d’Israël de «paranoïaque».

Boaz Bismuth, correspondant du quotidien israélien Yedioth Aharonot, présent au cocktail, a entendu Araud traiter Ariel Sharon de «voyou». Par la suite, ce dernier aurait estimé que Sharon désirait, par le biais de la construction de la barrière de sécurité, “fixer de-facto les frontières du prochain Etat palestinien.”

Que M. Araud ait ses opinions concernant la personnalité du Premier ministre israélien, soit. Qu’il considère l’attitude de son gouvernement en fonction de certains critères liés aux attentats que sa population civile a dû subir, passe encore. Qu’il tire enfin des conclusions sur les solutions apportés à cette situation n’engage que lui-même: ne s’agissait-il pas, après tout, d’une conversation privée ?

Là où cela se gâte franchement, c’est lorsque M. Araud s’adresse au journaliste israélien, réalisant qu’il l’avait entendu, et lui dit: “Vous n’allez pas publier ça tout de même ? Je n’aurais pas utilisé ces termes s’il s’était agi d’une interview”.
Première bourde.

Comprenant que Bismuth avait bien l’intention d’en rendre compte, il tente de se rattraper aux branches et précise alors qu’il fallait prendre « l’utilisation de l’expression “paranoïaque’’ dans le sens “clinique” du terme ». La réception avait pourtant lieu au Quai d’Orsay, pas aux consultations psychiatriques du Val de Grâce.
Seconde bourde.

Mais le pire est à venir: comme si la gaffe du futur Ambassadeur ne suffisait pas, le porte-parole du ministère français des affaires étrangères, Hervé Ladsous, a affirmé dans une déclaration que: "Gérard Araud dément formellement avoir tenu les propos que lui attribue un journaliste israélien, concernant l'Etat d'Israël et son Premier ministre".

De la même manière qu’Hervé Ladsous a déclaré quelques jours plus tôt à l’Ambassadeur d’Israël en France, Nissim Zvili, qu’il “n’existait pas de preuves que le Hamas et le Jihad islamique fussent des organisations terroristes”;

A travers les déclarations de son porte-parole, le Quai d’Orsay redonne au négationnisme des lettres de noblesse aux conséquences graves. Ça n’a jamais existé, point. Et d’une manière fort arrogante et déplaisante, consistant à dire qu’on allait tout de même pas mettre leur parole en doute en devenant “cliniquement” paranoïaques.

D’ailleurs, qui sont ces personnes qui s’autorisent ces libertés: un journaliste israélien ? Il ne peut être impartial, puisque Israélien !
De la même manière le Quai d’Orsay avait volé au secours de Daniel Bernard, notre pathétique ex Ambassadeur à Londres, “promu” en poste à Alger. Sa “promotion” fit suite à une autre “réception privée” au cours de laquelle il avait traité Israël de “petit pays de m...”. Le représentant du Ministère des Affaires Étrangères français avait pris fort mal les “indiscrétions” de l’hôtesse de ce dîner, Lady Black, qui se vit accusée d’indélicatesse, le porte-parole de l’ambassade, Yves Charpentier, se bornant, quant à lui, à nier farouchement les déclarations insultantes de son Ambassadeur.

Accessoirement, un journaliste de “L’Observer” britannique écrivit dans un article que Lady Black n’avait pas vocation à être considérée comme impartiale, puisque Juive et de surcroît ayant un mari possédant des intérêts dans le “Jerusalem Post” et le “Daily Telegraph”, concurrent de son journal, “L’Observer”... Ah, l’impartialité: c’est important !

Voici donc deux cas similaires où le Quai d’Orsay en particulier, mais aussi des organes d’expression publics en général, font montre d’une attitude nuisant gravement à toute une communauté, au motif que des grands commis de l’Etat sont libres d’exprimer leurs pensées, même si elles sont préjudiciables, pourvu qu’elles soient exprimées en comité restreint.

Bien sûr, comme le disait un “conseiller stratégique” du parti socialiste dans un ouvrage très controversé, on peut critiquer Israël.

À condition que l’on puisse aussi s’en défendre sans que cela passe pour un alignement inconditionnel sur la politique de son gouvernement décrit comme “paranoïaque” et dirigé par un “voyou” !

À condition, par ailleurs, qu’on ne lui oppose pas des pratiques tour à tour négativistes: l’accusation de partialité - la fameuse “double allégeance” - , ou de véritables dénis de droit et de justice en réclamant des preuves par l’absurde: nier l’existence de preuves que le Hamas et le Jihad islamique soient des organisations terroristes, alors même que ces deux factions radicales ont revendiqué officiellement des attentats suicide ayant fait huit cents morts et cinq mille blessés parmi la population civile israélienne.

La France enverrait-elle son armée pour protéger les quelque 541.000 Français vivant à l’étranger si leur vie était mise en péril ?

Comment doit-on qualifier l’évacuation des Français menacés en Côte d’Ivoire: serait-ce de la “paranoïa” ? Un coup de force ordonné par un “voyou” ?

La France et son peuple ne sont pas antisémites. Ce sont juste quelques uns de leurs grand serviteurs qui en ont tous les stigmates. Les serviteurs d’un Etat “de Droit” qui, de plus, se veut donneur de leçons sur la scène internationale tout en tenant deux discours – l’un privé, l’autre officiel – et qui dément ensuite cette dualité, en la niant farouchement.

Mais où a-t-on jamais entendu une chose pareille ?

À Ramallah peut-être ?


Albert Capino


Message de condoléances à tiroirs

Le leader suprême iranien, l’Ayatollah Khamenei, a adressé un message de condoléances à l’Irak, pour la perte de l’Ayatollah Baqer Hakim, mort au cours de l’attentat à Nadjaf.

“The Supreme Leader further stressed in his message that the
enemies of Muslims and of an independent Iraq should be aware of the
fact that this sad event would never result in demoralizing the Iraqi
nation so as not to confront the plans and goals of the hegemonic
powers and the Zionists or to weaken their faith in Islam and the
religious leadership.
The message concluded by reminding the Iraqi nation of the fact
that the only way for them to get rid of the dangerous plots of the
hegemonic powers and the Zionists was their unity under the glorious
flag of Islam.
The Supreme Leader also declared three days of mourning to mark
the martyrdom of Ayatollah Hakim and his associates.
President Mohammad Khatami, too, issued a message on the occasion.
He condemned the killing of the ayatollah in his message and
described it as an "ugly terrorist act".
He also condoled with the Najaf Seminary, Iraqi nation and the
Hakim Household over the ayatollah`s martyrdom.
The Majlis speaker, Iranian cabinet, Foreign Minister Kamal
Kharrazi and the head of the joint chiefs of staff of the armed
forces issued similar messages on the occasion on Friday as well.
1424/210
End

[
"Le Leader Suprême a plus loin souligné dans son message que les ennemis des Musulmans et d'un Irak indépendant doivent être conscients du fait que cet événement triste n'aboutirait jamais à la démoralisation de la nation irakienne afin de ne pas confronter aux plans et aux pouvoirs hégémoniques et aux sionistes pour affaiblir la foi des musulmans et leur suprématie religieuse. Le message se conclu en rappelant à la nation irakienne le fait que la seule voie pour eux pour se débarrasser des complots dangereux des pouvoirs hégémoniques et des Sionistes est leur unité sous le drapeau glorieux d'Islam. Le Leader Suprême a aussi déclaré trois jours de deuil pour marquer le martyr de l'Ayatollah Hakim et de ses associés. Le président Mohammad Khatami, aussi, a publié un message sur l'occasion. Il a condamné le meurtre de l'ayatollah dans son message et l'a décrit comme" un acte terroriste hideux ". Il a aussi exprimé ses condoléances au Séminaire de Najaf, à la nation irakienne et à la famille de Hakim sur le martyr de l'ayatollah. Le président des Majlis, le cabinet iranien, le Ministre des Affaires Etrangères Kamal Kharrazi et le chef des chefs communs du personnel des forces armées ont publié des messages semblables sur l'occasionde vendredi aussi. 1424/210 Fin]
(traduction "rapide" de desinfos.com)


L’agence de presse IRNA nous fait donc part du message officiel de condoléance du guide suprême iranien, dans lequel ce dernier fustige “les plans et des pouvoirs hégémoniques et des sionistes pour affaiblir la foi des musulmans et leur suprématie religieuse.
Le message conclut par un rappel à la nation irakienne que le seul moyen de se débarasser des complots dangereux des pouvoirs hégémoniques et des sionistes est leur unité sous le glorieux drapeau de l’Islam”

Des réactions à chaud après l’attentat en Irak avaient évoqué parmi les agresseurs, outre naturellement les Etats-Unis, les extrêmistes Sunnites ou l' IRAN ...

Les condoléances de Khamenei tenteraient-elles une quelconque diversion ?

Lien de la dépêche originale: http://www.irna.ir/#2003_08_3010_27_020

Albert Capino


Attentats suicide = crimes de guerre
You can visit & sign a petition,
"A Call for UN &World Leaders to Prosecute Organizers of
Suicide/Homicide Bombings Against Civilians as War Criminals"
hosted on the web by our free online petition service, at:

http://www.PetitionOnline.com/bombings/

Vous pouvez aller voir et signer une pétition, intitulée
"Un appel à l’ONU et aux dirigeants du monde à poursuivre les organisateurs d’attentats suicide contre des civils en tant que criminels de guerre"
sur le lien:

http://www.PetitionOnline.com/bombings/

Je panse... donc je suis !
29.08.2003
L’identité des médias contemporains s’est largement construite, au cours des trente dernières années, sur des blessures d’amour-propre plutôt que sur une pensée objective sur le fond tout en étant originale sur la forme, respectueuse du public, clef de voûte de l’information.

La grande diversité de besoins particuliers a entraîné la naissance de nouveaux médias, magazines, chaînes culturelles, et toute une foison de chaînes thématiques sur les bouquets satellitaires. Le phénomène est en passe de s’accélérer avec le « tout numérique » qui permettra aux détenteurs de TV non reliées au câble, de recevoir par les canaux traditionnels quatre fois plus de chaînes: 24 au lieu des 6 actuelles.

Au fur et à mesure de sa mission, le service public des chaînes nationales s’est transformé en une énorme machine d’acquisition de parts de marché, calée sur les panels et les taux d’écoute.

Pour être, ou plutôt pour subsister dans un marché très concurrentiel, les médias nous servent un replâtrage fait de diverses tendances, qui n’ont qu’un rapport lointain avec leur métier: l’information.

La crise identitaire des médias européens et Français en particulier est très profonde. Omnubilés par la mondialisation, ils adoptent une posture d’opposition contre une “américanisation” qu’il rejettent, plutôt que de faire de l’information objective.

On retrouve cette attitude à l’intérieur même des bureaux régionaux des grandes agences de presse mondiales comme l’AP, Reuters ou l’AFP pour qui le « besoin d’afficher leur différence » par rapport au « système » n’est plus une alternative mais est devenu une partie intégrante de leur approche de l’actualité. Pour faire passer un message original, ces médias n’hésitent plus à déformer les faits, pour aboutir à une véritable inversion. C’est une manœuvre devenue, hélas, récurrente.

Un exemple simple, mais significatif l’illustre:

Lundi 25 août. Depuis dimanche, Yasser Arafat, qui s’est engagé dans une lutte interne pour reprendre le pouvoir à Mahmoud Abbas, instrumentalise, une fois de plus, les attentats suicide en Israël. Il les condamne officiellement mais soutient sans réserve les « Brigades des martyrs d’Al-Aqsa », bras armé de son parti, le Fatah. Il refuse de s’opposer au Hamas et au Jihad islamique, de poursuivre ses leaders, pendant qu’Israël doit subir des attentats meurtriers parmi sa population civile. Le dernier en date, le 19 août écoulé, a fait 20 morts parmi les civils israéliens dont 6 enfants et 3 nourrissons et 127 blessés dont 40 enfants à Jérusalem. Devant une telle situation – plaidant la légitime défense – le gouvernement israélien a décidé de décapiter les factions regroupant les commanditaires d’assassinats de masse de ses citoyens.
Jeudi 28 août, le machiavélisme de rédacteurs de l’Agence France Presse transforme Arafat en apôtre de la paix et Israël en meurtrier, dans une dépêche qui titre: “Arafat appelle à la reprise de la trêve, Israël veut poursuivre ses raids (AFP)”

On voit, au motif d’une prétendue « hégémonie » américaine, que le besoin de se démarquer passe par une manipulation des faits, fut-ce au détriment de la vérité. Et ce sont toujours les mêmes qui en font systématiquement les frais.

Les médias se font ainsi le porte-parole de « causes » contestataires: mouvements minoritaires, les « pauvres », les « faibles », les « soumis ». Palestiniens, Cubains, mouvances anti-mondialisation, anti-OGM, anti-OMC, anti-américaines et tout ce qui y est associé: en particulier Israël.

Mais que sont donc devenus nos brillants philosophes français ? Nos penseurs ? Fossiles d’une civilisation passée ? Relégués aux oubliettes au nom de la « une »à sensation ? Doit-on supporter qu’à ce titre, nos médias nous privent d’une information impartiale ?

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait Rabelais. Aujourd’hui, la conscience est sacrifiée à la concurrence pour les parts de marché. Le nouveau veau d’or. Clonages, manipulations génétiques, euthanasie: les mêmes stigmates se reflètent sur les médias contemporains qui clonent l’information, la manipulent et finissent par la tuer.

Les chaînes d’info 24h/24 ont contribué à modifier la donne. On ne fait plus de l’info avec du remplissage, mais du remplissage avec de l’info. Il faut « alimenter le tube » celui qui diffuse, de manière ininterrompue, le fil info, celui auquel est désormais accroché notre vie quotidienne : catastrophes, guerres, massacres. Les ménages s’abrutissent d’images horribles, devenues d’une banalité affligeante, en regardant le journal de 20h.

Tout devient motif à prendre une revanche sur l’Amérique triomphante, à soigner les complexes de la décolonisation encore mal digérée, d’une nation jadis grande, aujourd’hui déchue, à revendiquer des particularismes tels que l’exception culturelle au titre de son Identité Nationale par opposition à son intégration internationale.

Curieux phénomène où simultanément, la France se fond dans le cadre de l’ONU – mais toujours par opposition aux USA – ou dans celui de l’Union européenne, dont elle prétend être à la pointe, et toujours par opposition au Royaume-Uni, allié naturel des Etats-Unis. Tout ce qui contribue à panser les plaies de la France blessée dans son amour-propre est bon à saisir. La fameuse phrase de René Descartes issue du Discours de la Méthode est devenue: « Je panse, donc je suis ». Plutôt que de valoriser son système, la France a axé ses qualités sur les défauts de celui des anglo-saxons.

L’amour-haine de la France pour ces derniers a connu une ampleur sans précédent au cours de la crise irakienne, pendant laquelle elle a brandi régulièrement sa menace de veto. Les tiraillements du gouvernement français sont apparus au grand jour. Pour la France, le conflit irakien était devenu la « guerre pour le pétrole ». Une guerre que la France refusait de mener, pour les mêmes raisons qu’elle reprochait son bellicisme à « l’ami américain ». Impuissante, la France voyait que les marchés qu’elle considérait comme acquis allaient lui échapper. Son admiration pour ceux qui avaient osé braver l’ONU en allant régler sur place une situation dangereusement inextricable n’avait d’égale que sa frustration.

En fait, la France n’a pas eu le courage politique de ses idées: rejoindre le camp des non-alignés. Elle reste officiellement dans l’alliance traditionnelle aux côtés du pacte Atlantique, mais depuis que de Gaulle l’a faite sortir de l’OTAN, le Quai d’Orsay tire son épingle du jeu en menant une politique de division dans le camp européen en même temps que de confrontation face aux Etats Unis.

À force de ne vouloir ressembler à personne, les médias français ont revêtu un uniforme: celui de l’anti-conformisme de leur gouvernement, auquel ils emboîtent la pas pour ne plus s’exprimer que d’une seule voix.

Dans le halo du paysage médiatique devenus confus, on finit par ne plus bien distinguer qui, des politiques ou des médias, tente de suivre l’autre pour mieux nous servir leur « prêt à penser ». Telle une vague récurrente, ils nous imposent quotidiennement une surabondance d’information qui finit par éroder toute aspérité dans l’opinion, qu’ils voudraient modeler sous la forme de galets lisses et identiques.

Les moyens de communication contemporains font qu’aujourd’hui, la propagation d’une information touche la planète en 24 heures. L’effet de loupe est tel qu’en leur donnant de l’écho, des tendances marginales prennent une ampleur disproportionnée, font d’un Bové une figure de proue et transforment un bouffon folklorique local en phénomène de mode à travers le monde !

Résultat ? Le public ne pense plus. Il suit... et tente de s’insérer dans le courant de la « tendance ».

Mais, à force de les gaver, les citoyens ont acquis des habitudes de consommateurs et il y a un retour de flamme. Les politiques se voient ainsi pris à leur propre piège dans un paysage surmédiatisé. Ils sont constamment sur la défensive, oscillent entre le risque de prises de position impopulaires, et la “bien pensance”. Notre Président fait de l’écologie, les écologistes de la politique, d’aucuns font du social, d’autres du communautaire: une bonne couche superficielle de généralités rassurantes débitées sur un ton badin, par dessus laquelle les médias passent la seconde couche.

“ Servir au public ce qu’il veut entendre... ”. L’éternel problème de la poule et de l’œuf: est-ce qu’on abêtit le public en lui faisant ingurgiter tout ce qu’on lui propose sans discernement, à l’aide de présentateurs insultant son intelligence, ou est-ce le public qui en redemande ?

Une enquête effectuée par BVA (1) à l’occasion de l’Université d’été de la communication nous apporte un début de réponse:
49% des personnes interrogées estiment que les journalistes sont peu ou pas du tout indépendants
22% seulement font confiance dans la fiabilité et la précision de l’information diffusée par la télévision
89% pensent que les médias d’information traitent tous des mêmes sujets au même moment
40% estiment que la télévision est indépendante des annonceurs publicitaires, mais la proportion chute à:
25% lorsqu’il s’agit de l’indépendance face aux entreprises et à leurs dirigeants,
23% face au gouvernement actuel et
22% par rapport aux dirigeants politiques en général.

Si je calcule bien, 88% des Français pensent que leur télévision est dépendante du pouvoir politique !

L’évolution du conflit Israélo-palestinien occupe souvent la une. Plus d’un tiers des sondés estiment que les médias en rendent compte plutôt mal. Au demeurant, il n’intéresse proportionnellement qu’un Français sur deux, loin derrière le naufrage du “Prestige”, de la canicule, de la réforme des retraites, du différend Franco-américain sur la guerre en Irak, du mouvement des enseignants, des suites de la situation en Irak depuis le cessez-le-feu, la mort de Marie Trintignant et le suivi des opérations militaires en Irak.
En dernière position, on trouve 28 Français sur 100 qui sont intéressés par les travaux sur l’avenir de l’Europe. Leur avenir...

Télévision, radio, presse quotidienne: entre 21 et 29% seulement “se retrouvent bien dans ce qui est exprimé”,
entre 13 et 28% y retrouvent des informations utiles pour leur vie quotidienne et
entre 18 et 40% y trouvent les informations “les plus crédibles”.

En faisant la moyenne de ces chiffres, on peut conclure que les Français traversent une grave crise de confiance dans leurs médias:
75% ne se reconnaissent pas dans ce qui y est exprimé, 69% trouvent les informations qui y sont diffusées inutiles et 74% ne les créditent que de peu de crédibilité: un sacré défi à relever !

On peut être légitimement préoccupé à la perspective d’une chaîne d’info supplémentaire, 100% française. Ce n’est pas de quantité dont la France a besoin si elle veut faire concurrence aux CNN et autres BBC International. Elle a déjà tous les outils pour ce faire. C’est de qualité, de diversité, d’intelligence et de détermination.

Indépendance des pouvoirs politique et économique, fiabilité des informations et intégrité des journalistes, sont les éléments indispensables pour lui permettre de relever ce défi.

C’est le chemin que la France devra emprunter si elle veut exister par elle même, plutôt que par opposition aux autres.

Ce n’est pas d’originalité mais d’audace dont nos médias ont besoin. Le courage qui leur permette de tenir tête aux modes, au tendances et à ne pas sacrifier l’impartialité de leur “ligne éditoriale” aux craintes des réactions du marché ou du pouvoir.

Les Américains ont le mérite de l’avoir compris: aux Etats-Unis ce sont les médias qui font trembler le pouvoir. Richard Nixon (2) en a fait la douloureuse expérience, tout comme Bill Clinton, dont l’Administration fut sévèrement secouée par le scandale “Monica Lewinsky”. (3)


Albert Capino

(1) http://www.liberation.fr/img/boites/web_sondage_media.pdf

(2) Président américain contraint à démissionner après la révélation de l’affaire du Watergate par le “Washington Post”.

(3) Matt Drudge, un ancien marchand de tee-shirts devenu journaliste tenait un quotidien, le “Drudge Report”: un site de liens, de rumeurs et de scoops ancêtre du weblog. Il a déclenché à lui tout seul, depuis la petite pièce où il maintenait son journal qu’il diffusait par Internet depuis son ordinateur personnel, l'affaire Clinton-Lewinsky, qui a bien failli coûter à Bill Clinton son mandat à la présidence des Etats-Unis.

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